A Dublin, l’Onu appelle à la fin des bombes à sous-munitions

Les représentants d’une centaine de pays se sont réunis à Dublin pour l’ouverture d’une conférence de deux semaines sur les bombes à sous-munitions, dont l’Onu souhaite obtenir l’interdiction mondiale.
La réunion souffrira toutefois de l’absence des Etats-Unis, de la Chine, de la Russie, de l’Inde, Pakistan et Israël, opposés à cette interdiction et importants producteurs de ces bombes.
Ces armes sont récemment utilisées en Irak, ou en 2006 au Liban.
Selon Handicap International, 75 pays possèdent des stocks totalisant 4 milliards de sous-munitions, les Etats-Unis possédant à eux seuls un quart du total.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a appelé à interdire l’emploi, le développement, la production, le stockage et la diffusion des bombes à sous-munitions.
« Par nature imprécises et souvent défectueuses, (ces armes) frappent de façon particulièrement aveugle et peu fiable », a déclaré Ban dans un discours retransmis par vidéo.
Les bombes à sous-munitions dispersent jusqu’à plusieurs centaines de petites bombes, qui se répandent sur de grandes surfaces. Un grand nombre n’explose pas immédiatement et crée des champs de mines souvent mortels pour les passants, fréquemment des enfants.
Selon le Programme des nations unies pour le développement, ces armes ont fait plus de 13.000 … Lire la suite