Bolivie : la tension reste vive avec les régions sécessionnistes

1- Rappel du contexte
Pays le plus pauvre d’Amérique du Sud mais pourvu de richesses minières (étain, fer, cuivre…), la Bolivie, peuplée de 10 millions d’habitants, possède aussi la 2e réserve de gaz d’Amérique du sud, après celle du Venezuela. La majorité de la population est d’origine indienne, mais la vie politique et économique a longtemps été dominée par une petite élite sociale d’origine européenne.

Evo Morales, un Indien Aymara, est le premier président bolivien issu de la communauté indigène. Il est au pouvoir depuis décembre 2005 et est l’allié d’Hugo Chavez, le président vénézuélien farouche opposant des Etats-Unis et admirateur du communiste cubain Fidel Castro.
Le président socialiste et son gouvernement de gauche sont en butte à l’opposition de régions autonomistes.

La Bolivie est clairement coupée en 2 :
–          Les partisans de Morales : les communautés misérables des hauts-plateaux andins à l’ouest. Ce sont 3 régions peuplées de paysans aymaras et quechuas, petits producteurs de coca.
–          Les partisans des gouverneurs défendant l’autonomie et le système économique libéral : la population métisse ou blanche qui vit dans les plaines de l’est et du sud où sont concentrées les terres fertiles et les hydrocarbures. Ce sont 6 régions. Le … Lire la suite