Népal : légers progrès mais la violence menace

1- Des clefs pour comprendre
Après une dizaine d’années de guerre civile contre la monarchie hindouiste, ayant fait 13.000 morts, 70.000 personnes déplacées et une économie ruinée, les rebelles maoïstes ont cessé la lutte armée en 2006, pour rejoindre la politique par des moyens classiques, et disputer les élections d’avril 2008 à l’assemblée constituante, qu’ils ont remportées, abolissant du même coup la monarchie.
Ils ont participé à la formation d’un gouvernement de coallition, mené par leur dirigeant Pushpa Kamal Dahal, dit Prachanda.

Un point-clé des accords de paix consistait dans l’incorporation dans l’armée des 19.000 ex-combattants maoïstes cantonnés dans des camps supervisés par l’ONU, mais le chef des armées l’a refusé. L’armée népalaise est considérée comme un bastion des royalistes.
Le gouvernement l’a limogé pour insubordination, mais le chef de l’Etat a décidé de le maintenir dans ses fonctions.
Du coup, le Premier ministre Prachanda a démissionné le 4 mai 2009 et le Parti communiste népalais unifié/maoïste (PCNU-M) a quitté la coalition gouvernementale.

Un nouveau Premier ministre, Madhav Kumar Nepal, chef du Parti communiste du Népal-Marxiste léniniste unifié (PCN-MLU, centre-gauche), dirige depuis la fin mai un fragile gouvernement de coalition boycotté depuis par les maoïstes, qui détiennent 40% des sièges … Lire la suite