Iran : la révolte gronde

1- Des clefs pour comprendre
L’enjeu de l’élection présidentielle en Iran était crucial, car ce pays pose problème à la fois pour la région et pour le monde :
– Malgré plusieurs vagues de sanctions du conseil de sécurité de l’ONU, l’Iran refuse toujours de geler ses activités sensibles, comme l’enrichissement d’uranium, pouvant servir à la fabrication d’armes nucléaires ;
– L’Iran ne reconnaît pas Israël et se fait régulièrement menaçant ;
– Il s’interpose dans le conflit en Irak ;
– Il soutient et finance le Hezbollah libanais et le Hamas dirigeant la bande de Gaza.

En Iran, qui est un système théocratique, le Guide suprême de la révolution, l’ayatollah Ali Khamenei, détient le pouvoir décisionnaire sur les grands sujets, soit directement soit par le biais d’un réseau de dirigeants ou d’institutions sous sa coupe, tels que les puissants Gardiens de la révolution (pasdaran), ou les services judiciaires et de renseignements.

Les pouvoirs du président de la République sont en revanche limités. Il participe à l’élaboration des politiques économique, sociale, éducative et publique de l’Etat. Il a également voix au chapitre en matière de libertés des médias et d’ouverture politique, mais ses décisions peuvent être annulées par les mollahs. … Lire la suite