L’OTAN suspend sa formation de la force de sécurité du Kosovo

AP – L’OTAN a annoncé dimanche qu’elle suspendait ses actions de formation de la Force de sécurité du Kosovo car cette dernière a participé à un défilé militaire.
Une garde d’honneur en armes a pris part vendredi à une parade qui marquait le 12e anniversaire du meurtre du commandant de l’UCK (Armée de libération du Kosovo).

Cette apparition est “en contradiction avec le statut non-militaire” de la Force de sécurité du Kosovo, estime l’Alliance atlantique dans un communiqué.
Cette force de 2.500 hommes a été créée l’an dernier pour remplacer une formation similaire qui était constituée essentiellement d’anciens membres de l’UCK. Le rôle de la Force de sécurité du Kosovo est censé se limiter aux urgences civiles. Ses membres ont le droit de porter des armes légères – pistolets et fusils – mais n’ont pas le droit d’utiliser d’artillerie lourde ou des chars.

L’OTAN s’est engagée à lui fournir des armes et à former ses membres pour qu’ils puissent à terme remplir une mission de maintien de l’ordre.
L’Alliance atlantique a suspendu dimanche son soutien et ce jusqu’à ce qu’elle reçoive une explication pour l’incident de vendredi et l’assurance que cela ne se reproduira pas.… Lire la suite

Icesave : l’Islande contrainte de vite renégocier avec Londres et La Haye

REYKJAVIK (AFP) – L’écrasante victoire du non au référendum sur l’accord Icesave a mis sous pression le gouvernement de Reykjavik pour renégocier avec le Royaume-Uni et les Pays-Bas le remboursement de la dette de la banque, dont les Islandais refusent de payer la facture.
“Le référendum passé, il est de notre devoir de reprendre la fin des négociations”, a déclaré la chef du gouvernement de coalition de gauche, Johanna Sigurdardottir, après le verdict sans appel du scrutin de samedi.

Reykjavik a assuré qu’il allait “continuer dans les prochains jours ses efforts déterminés pour trouver une solution satisfaisante” avec Londres et La Haye.
Le non l’a emporté avec 93,2% des suffrages, contre seulement 1,8% pour le oui, selon les derniers résultats annoncés avec seulement 2.500 bulletins restant à dépouiller, pour une participation finale de 62,51%.

Ce résultat “est un message tellement fort que le gouvernement ne peut pas rester sur les mêmes bases de négociation” entamées avec les gouvernements britannique et néerlandais, estime Olafur Isleifsson, professeur d’écononomie à l’Université de Reykjavik.
Quelque 230.000 Islandais ont été appelés samedi à se prononcer sur un accord organisant le remboursement par Reykjavik de 3,9 milliards d’euros avancés par Londres et La Haye pour indemniser … Lire la suite

Washington peine à dissuader les sociétés d’entreprendre en Iran

Reuters – Le gouvernement américain a versé 107 milliards de dollars au cours des dix dernières années à des sociétés exerçant des activités en Iran, malgré les efforts de Washington pour décourager l’investissement dans la République islamique, selon le New York Times.

Deux journalistes du quotidien américain ayant épluché les archives fédérales, celles des entreprises et d’autres documents en concluent que les gouvernements qui se succèdent à Washington depuis dix ans ont des difficultés à imposer leur autorité à des entreprises étrangères ou des filiales à l’étranger de multinationales américaines.
Sur les 74 entreprises que le journal a identifiées comme faisant à la fois des affaires avec Washington et Téhéran, 49 continuent de travailler en Iran et n’ont pas manifesté leur intention d’interrompre leurs activités.

Au total, selon les calculs du New York Times, 107,4 milliards de dollars ont été accordés par le gouvernement fédéral sous forme de contrats, subventions, prêts ou garanties de prêts à des sociétés qui dans le même temps, exerçaient des activités en Iran, directement ou par le biais de filiales.
Le New York Times cite notamment le géant Royal Dutch Shell, le conglomérat énergétique brésilien Petrobras, l’avionneur américain Honeywell, le constructeur automobile japonais Mazda ou … Lire la suite

Le panchen lama, disparu depuis 1995, vit une vie tranquille au Tibet, selon les autorités pro-chinoises

AP – Le panchen lama, qui a disparu après avoir été désigné comme numéro deux du bouddhisme tibétain, vivrait tranquillement avec sa famille quelque part au Tibet, a affirmé dimanche le gouverneur du Tibet nommé par Pékin.

Le gouverneur Padma Choling, qui parlait à la presse à Pékin en marge de la session annuelle du parlement chinois, n’a pas fourni d’autres précisions sur le jeune homme, Gendun Choekyi Nyima, mais expliqué que ses frères et soeurs travaillaient ou étudiaient normalement.
“Pour autant que je sache, sa famille et lui vivent une très bonne vie au Tibet”, a-t-il déclaré, ajoutant qu’ils “ne veulent pas être dérangés, ils veulent une vie normale”.

Le dalaï lama, chef spirituel du bouddhisme tibétain, avait reconnu en 1995 Gendun Choekyi Nyima comme réincarnation du Panchen Lama. On n’a plus jamais depuis lors entendu parler du jeune garçon ni de sa famille, originaires d’une région isolée du Tibet.
Pékin a de son côté réagi en choisissant un autre garçon comme son propre panchen lama, Gyaltsen Norbu, 20 ans, mais qui n’est pas reconnu par bon nombre de Tibétains.

Gyaltsen Norbu joue en revanche un rôle politique croissant ces dernières années, avec des apparitions aux côtés de dirigeants … Lire la suite

Pékin juge que c’est à Washington d’agir pour améliorer la relation bilatérale

AP – Le régime chinois a jugé dimanche que c’était aux Etats-Unis d’agir pour améliorer des relations bilatérales mises à mal par des ventes d’armes américaines à Taïwan et la rencontre entre le président Barack Obama et le dalaï lama, chef spirituel tibétain.

“La responsabilité des difficultés dans les relations sino-américaines n’est pas celle de la Chine”, a estimé le ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi, en marge de la grande réunion annuelle du Congrès national populaire, le parlement chinois.
“Les Etats-Unis devraient prendre au sérieux la position chinoise et respecter les intérêts centraux de la Chine”, a-t-il ajouté au cours d’une conférence de presse.

Outre les dossiers de Taïwan et du Tibet, d’autres contentieux portent sur les relations commerciales ou l’opportunité de sanctionner le programme nucléaire iranien. Sur ce dernier chapitre, Pékin continue de donner priorité au “dialogue”, a dit le ministre, alors que ses partenaires membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU prônent de nouvelles sanctions.

Yang Jiechi n’a pas dit non plus si la récente visite à Pékin de deux hauts responsables américains, le secrétaire d’Etat adjoint James Steinberg et le conseiller pour l’Asie de la Maison Blanche Jeffrey Bader, avait permis de remettre de l’huile … Lire la suite