Soudan du Sud : nettoyage ethnique et dirigeants à la piscine

 

Article écrit le 26 juillet 2018

 

Dinkas contre Nuers…

Grâce aux efforts de nombreux pays voisins, aujourd’hui le Soudan du Sud a signé un « accord préliminaire pour mettre fin à la guerre civile ».

Il stipule notamment que le pouvoir va être partagé avec les insurgés.

 

Le président Salva Kiir aura donc Riek Machar comme vice-président.

De nouveau.

Car Riek Machar était déjà vice-président lorsqu’éclata la guerre civile en 2013, Salva Kiir l’accusant de fomenter un coup d’état.

 

Derrière cette guerre civile est à peine dissimulé un nettoyage ethnique et un pillage des ressources du pays.

Avant l’indépendance les rivalités ethniques étaient déjà fortes et avaient occasionné plusieurs conflits.

 

Le président est de l’ethnie dinka, tandis que son vice-président est nuer.

Les Dinkas sont plus nombreux que les Nuers au Soudan du Sud.

Les Nuers sont régulièrement accusés d’être soutenus par le Soudan de Khartoum, tandis que les Dinkas sont accusés d’être soutenus par l’Ethiopie.

 

Depuis longtemps les Nuers accusent aussi les Dinkas de discriminations.

Ajoutons à cela les rivalités religieuses : les Dinkas sont catholiques, tandis que les Nuers sont presbytériens.

Selon l’ONU, les preuves d’ethnocide des Dinkas contre les Nuers sont … Lire la suite

Journal du 25 juillet 2018

 

Elections au Pakistan : un grand parti dénonce des “fraudes flagrantes”

Un grand parti en lice aux élections législatives de mercredi au Pakistan a “rejeté” des résultats -encore partiels- suggérant une victoire de l’ex-champion de cricket Imran Khan, dénonçant des “fraudes flagrantes”.

 

Sur son compte Twitter, le PML-N a affirmé qu’il “rejetait intégralement les résultats de l’élection générale de 2018 du fait d’irrégularités manifestes et massives”. “Les résultats ont été comptés en l’absence de nos agents électoraux”, s’est plaint le parti.

 

Le chef du PPP (Parti du peuple pakistanais, au pouvoir de 2008 à 2013) Bilawal Bhutto-Zardari, a lui aussi dénoncé de lourds dysfonctionnements dans la machine électorale.

“Mes candidats se plaignent que nos agents électoraux ont été expulsés des bureaux de vote dans tout le pays”, a tweeté le fils de la Première ministre Benazir Bhutto, assassinée en 2007.

 

Ce scrutin est marqué depuis des semaines par de lourdes accusations d’interférence de l’armée dans la campagne électorale en la faveur d’Imran Khan.

 

La campagne électorale a été dépeinte par certains observateurs comme l’une des plus “sales” de l’histoire du pays en raison de nombreuses manipulations présumées, censées favoriser Imran Khan. Elle a aussi été … Lire la suite