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Soudan : objectif paix

Soudan : objectif paix

15 janvier 2020

 

Rappel du contexte

 

En décembre, les Soudanais ont fêté le premier anniversaire du soulèvement qui a mis fin au régime d’Omar el-Béchir, après 30 ans de règne autoritaire.

Entre 177 et 250 personnes avaient été tuées dans la répression du mouvement.

 

Le Premier ministre Abdallah Hamdok, nommé après de longues négociations entre l’armée et les contestataires, avait décrété que le pays devait célébrer sa révolution “durant tout décembre”. Il dirige le Conseil souverain de transition, est un organe composé de civils et militaires chargé depuis cet été d’assurer la transition post-Béchir.

 

Hamdok a entamé des réformes, avec notamment le démantèlement du régime d’Omar el-Béchir et le lancement de pourparlers de paix avec les groupes rebelles des Etats du Darfour, du Kordofan-Sud et du Nil Bleu, théâtres de violents conflits sous Béchir.

Mais le pays fait toujours face à une grave crise économique.

 

 

Le démantèlement de l’ancien régime poursuit son cours

 

Fin novembre, les autorités de transition ont annoncé la dissolution du parti du président déchu, et en décembre celle des syndicats mis en place sous Béchir et considérés comme lui étant largement favorables.

 

Autre signe favorable du nouveau régime, le Soudan a annoncé Lire la suite

Inde : la Cour suprême dénonce les restrictions d’accès à internet au Cachemire

Inde : la Cour suprême dénonce les restrictions d’accès à internet au Cachemire

12 janvier 2020

 

Rappel du contexte

 

L’Inde et le Pakistan se sont partagés le Cachemire, région himalayenne et à majorité musulmane, au moment de l’indépendance en 1947, et se sont notamment deux fois fait la guerre pour son contrôle.

 

Début août, l’Inde avait révoqué l’autonomie constitutionnelle de la partie du Cachemire qu’elle contrôle (7 millions de personnes), puis instauré un couvre-feu. Cela faisait 70 ans que le Cachemire indien était autonome.

 

Elle avait aussi imposé un intense déploiement sécuritaire, coupé les communications et restreint les déplacements, tout en arrêtant ou en plaçant en résidence surveillée de nombreuses personnes.

 

En octobre, les téléphones mobiles ont ensuite été rétablis au Cachemire. Mais pas encore internet. Le gouvernement dit vouloir éviter, entre autres, la propagation de rumeurs via la messagerie WhatsApp.

 

Les restrictions avaient été décidées afin d’éviter une flambée de violence, car la majorité des habitants de cette région musulmane est en effet opposée à l’abrogation de l’autonomie, et les groupes militants ou terroristes auraient pu profiter de cette colère pour lancer d’importantes manifestations, voire des attaques meurtrières.

 

 

Internet n’est toujours pas rétabli

 

Cinq mois après la révocation de Lire la suite

Inde : une volonté de priver les musulmans de la citoyenneté indienne ?

Inde : une volonté de priver les musulmans de la citoyenneté indienne ?

10 janvier 2020

 

Rappel du contexte

 

En Inde les musulmans représentent 14% de la population.

Votée le 11 décembre, une loi contestée facilite l’attribution de la citoyenneté indienne aux réfugiés d’Afghanistan, du Pakistan et du Bangladesh, à la condition qu’ils ne soient pas musulmans.

 

Ses opposants la jugent discriminatoire et contraire à la Constitution indienne.

Ils estiment qu’il s’agit de la première étape vers la création d’un registre national qui, pour beaucoup des 200 millions de musulmans indiens, pourrait faire d’eux des apatrides. Nombre d’Indiens pauvres n’ont aucun document pour prouver leur nationalité.

 

Depuis éclatent des affrontements entre la police et des manifestants protestant contre la nouvelle loi du pouvoir nationaliste hindou. Ces manifestations sont l’un des plus grands défis au Premier ministre Narendra Modi. Des dizaines de milliers de personnes ont participé dans le pays aux manifestations, qui ont fait plus de 25 morts.

 

Des centaines de personnes ont été arrêtées, notamment dans l’Etat d’Uttar Pradesh (nord), où la police a été accusée de faire un usage disproportionné de la force.

Narendra Modi a, de son côté, félicité les forces de l’ordre et pointé du doigt Lire la suite