La violence contre les femmes, un phénomène “grave” dans le monde arabe, selon la première dame de Tunisie

AP – La célébration, lundi, de l’année mondiale de la femme a été placée en Tunisie sous le thème de “la lutte contre la violence à l’égard des femmes”, un phénomène qui, selon la première dame de Tunisie, Leïla Ben Ali, “revêt une dimension et une gravité plus grandes” dans les sociétés arabes qu’ailleurs.
S’adressant à une conférence arabe réunie à Tunis, Mme Ben Ali, qui préside l’organisation arabe de la femme (OAF), a déploré l’impunité dont bénéficient les auteurs de telles violences.

Elle a imputé “cette situation morbide”, dans la région arabe, à “l’absence totale” de participation de la femme au processus de prise de décision et a appelé “la femme arabe à briser le mur du silence”.
Plusieurs participantes ont relevé l’absence de statistiques sur le nombre de femmes victimes de violences dans les pays arabes, la plupart d’entre elles s’abstenant “par peur” de dénoncer leurs agresseurs, notamment lorsqu’il s’agit de leurs conjoints.

Selon l’universitaire et journaliste Faouzia Belhaj Mezzi, les violences à l’encontre des femmes revêtent “une ampleur particulière” au Soudan, au Yémen et dans certaines régions de l’Egypte, tandis que d’autres régions du monde, comme l’Afrique du Nord, la Jordanie ou le Liban sont “en avance”.
La Tunisie a promulgué un code du statut personnel dans les années 50, décrétant l’égalité hommes-femmes. C’est le seul pays arabo-musulman à avoir abrogé la polygamie. Pour Moutaha Aroumayhi, journaliste pour la chaîne de télévision Al Arabiya, basée à Dubaï, la Tunisie est donc “à même de jouer un rôle de locomotive” pour l’émancipation de la femme arabe.

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