Les inondations au Kenya affectent des milliers de personnes

Kenya1- El Nino est responsable
Le phénomène météorologique El Nino entraîne des inondations, des sécheresses et d’autres perturbations météorologiques dans de nombreuses régions du monde.
Il touche l’Afrique pendant les mois d’octobre, novembre et décembre, avec des pluies torrentielles.

Les fortes pluies entraînent des inondations, des déplacements de population et détruisent les récoltes.
La population est confrontée à un manque d’accès à l’eau potable, à des pénuries de médicaments et de matériels médicaux et à des ressources humaines insuffisantes. Les zones affectées par les pénuries sont menacées aussi par l’apparition de certaines maladies : maladies diarrhéiques, rougeole et méningite.

2- Kenya : des milliers de victimes des inondations toujours dans le besoin
Tandis que les pluies continuent de tomber sans discontinuer dans certaines parties du Kenya, entraînant des déplacements de population et la destruction de propriétés et de cultures, des milliers de ménages touchés par les inondations ont toujours besoin d’assistance, selon des sources humanitaires.

Selon une récente mise à jour de la société de la Croix-Rouge kényane (KRCS), 40 000 personnes ont été déplacées et 40 personnes ont été tuées par les inondations dans l’ensemble du pays.
« Les activités de subsistance ont, dans une large mesure, été interrompues et des milliers d’habitants ont terriblement besoin d’une aide d’urgence ».

Selon une mise à jour réalisée entre le 22 décembre 2009 et le 22 janvier 2010 par le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), le Centre national de gestion des catastrophes (NDOC) estime à près de 58 000 le nombre de personnes affectées par les inondations au court de la petite saison des pluies (short rains), entre octobre et décembre 2009.
Les infrastructures – maisons, écoles, systèmes d’adduction d’eau, routes – ont été sérieusement endommagées, le bétail décimé et les récoltes endommagées. De nombreux villages, qui demeurent isolés, n’ont encore reçu aucune aide.

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), OCHA et les autorités kenyanes ont dépêché conjointement une mission pour évaluer la situation. Pour prévenir une possible épidémie de choléra, il existe un besoin urgent de pastilles de purification de l’eau, tandis que la Croix-Rouge locale est en quête de médicaments supplémentaires contre le choléra.
L’UNICEF distribue des kits sanitaires, le stock disponible étant normalement suffisant pour venir en aide à 30.000 personnes. L’organisation non gouvernementale chrétienne World Vision est aussi présente sur le terrain.

Parmi les derniers à quitter leur foyer à cause des pluies continuelles liées à El Niño, on compte notamment 53 familles du village de Dagamra, dans le district côtier de Magharini, où 404 hectares de maïs vert ont également été détruits. Selon le directeur des relations publiques de la KRCS, Titus Mung’ou, l’inondation est survenue au moment où « les fermiers étaient prêts à récolter.
L’inondation a été provoquée par le débordement du fleuve Sabaki, le 13 janvier. Le fleuve a dévié de près de 500 mètres de son cours normal, a dit M. Mung’ou, ajoutant que des denrées non alimentaires comme des bâches et des moustiquaires avaient été distribuées aux familles affectées.

Le 11 janvier, des précipitations importantes en Tanzanie ont causé des crues éclairs dans neuf endroits du district de Taveta, au Kenya, affectant 556 ménages. Selon OCHA, leurs maisons ont été submergées et leurs propriétés, endommagées. Le district de Taveta est situé à la frontière avec la Tanzanie, où une autre inondation a récemment affecté des milliers de personnes.
D’après M. Mung’ou, si les pluies continuent, des milliers d’habitants du delta du fleuve Tana – entre Garissa, la capitale de la province nord-orientale, et le littoral – pourraient devoir quitter leur foyer. Pour se préparer à cette éventualité, la KRCS a prépositionné du personnel et des denrées, a-t-il ajouté.

Selon le département kényan de la météorologie, les pluies pourraient continuer jusqu’à la première semaine de février. Si cela peut causer davantage de dommages et de déplacements, cela pourrait aussi aider à faire reculer la grave insécurité alimentaire que traverse le Kenya à cause de la grande sécheresse de 2009.
« Nous pouvons attendre une bonne récolte de maïs car à cette époque de l’année les cultures sont au stade de la croissance des épis, quand elles ont besoin de beaucoup d’eau », a dit John Karjuken, responsable de l’agriculture au ministère de l’Agriculture.

3- L’Afrique de l’Est avait déjà subi de graves intempéries et des inondations à l’automne dernier
Au Kenya, les pluies torrentielles de novembre ont entraîné le déplacement de milliers de personnes.
En Somalie, les conditions de vie déjà désespérées de dizaines de milliers de personnes ont été aggravées par des inondations.
Elles ont chassé 16.000 Somaliens de chez eux, qui se sont ajoutés au million et demi de personnes déplacées depuis janvier 2007, notamment du fait des combats entre les forces du gouvernement de transition et les milices islamistes.

A l’automne 2008 également, le Kenya avait été gravement affecté par les inondations. Des milliers de personnes avaient été déplacées, et au moins 15 personnes étaient mortes.
A cette occasion aussi l’OCHA avait apporté son aide dans la prévention des épidémies, l’aide alimentaire et médicale, et la reconstruction.
En 2007, plus de 183.000 personnes avaient été touchées par des inondations dans la Corne de l’Afrique et parmi elles 42.000 avaient été déplacées avant d’être hébergées dans des abris temporaires.

Sources : IRIN, ONU

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