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Libye : le rôle pas vraiment trouble de la Turquie en faveur des milices islamistes

16 juillet 2019

 

Rappel du contexte

 

Depuis la chute en 2011 du régime du dictateur Mouammar Kadhafi après une révolte populaire, la Libye est plongée dans le chaos avec de nombreuses milices qui font la loi et une lutte de pouvoir depuis 2016 entre le GNA (gouvernement légitime) et M. Haftar, à la tête d’une Armée nationale libyenne (ALN) autoproclamée.

 

Khalifa Haftar, rebelle soutenu par l’alliance constituée des USA – Arabie Saoudite – EAU, mène une offensive contre le gouvernement installé par l’ONU et reconnu par la communauté internationale depuis début avril.

Le gouvernement légitime est soutenu par l’alliance adverse : Turquie – Frères musulmans.

 

Le Maréchal Haftar se pose en champion de la lutte contre les jihadistes, mais son offensive sur Tripoli est toujours mise en échec par les forces de son rival, le Premier ministre Fayez al-Sarraj et les milices islamistes alliées.

De nombreux pays violent l’embargo sur les armes imposé par l’ONU à ce pays depuis 2011.

 

 

Poutine met en garde contre l’infiltration de jihadistes en provenance de Syrie ; sont-ils transférés par Erdogan ?

 

Vladimir Poutine, qui soutient le Maréchal Haftar, s’est dit “préoccupé par l’infiltration” en Libye de centaines de combattants armés djihadistes en provenance de la province d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie. Selon le compte twitter Turkeyaffaires, Poutine aurait “fait allusion” au fait que le régime d’Erdogan se chargerait du transfert de ces radicaux d’Idlib en Libye.

 

 

La Turquie livre des armes au GNA, qui est soutenu par les milices islamistes

 

Haftar accuse la Turquie d’ingérence en Libye et de violer l’embargo sur les armes.

Si Ankara n’est pas le seul pays ainsi impliqué en Libye, ses récentes livraisons d’armes et de drones armés à destination des milices de Tripoli leur ont permis de reprendre la ville stratégique de Gharyan des mains du général Khalifa Haftar.

 

Parmi tous les responsables étrangers impliqués dans le dossier libyen, Recep Tayyip Erdogan est le plus clair. Il a promis de faire tout son possible pour que les milices islamistes gagnent, en leur accordant des aides politiques, militaires, logistiques et de renseignements.

 

Le président turc accepte de soutenir sans réserve les Libyens venus le voir au début de la guerre de Tripoli. À savoir, le ministre de l’Intérieur Fathi Bachagha et d’autres responsables des Frères musulmans.

 

 

Les forces de Khalifa Haftar multiplient les frappes aériennes

 

L’aviation de l’armée nationale libyenne, dirigée par Khalifa Haftar, a renouvelé ses frappes ce lundi 15 juillet, visant des positions des forces du gouvernement d’union nationale à Tripoli à Gharyan, ville stratégique perdue par l’ANL il y a 2 semaines.

 

Depuis cette perte, l’ANL multiplie les frappes aériennes, surtout la nuit, ce qui semble être une stratégie en l’absence d’une percée sur le terrain. Car l’offensive contre Tripoli, lancée le 4 avril, dure depuis près 100 jours.

 

Ces derniers temps, les généraux de l’ANL multiplient les déclarations annonçant la seconde phase de l’offensive. Visiblement, des renforts sont bien venus gonfler les rangs de l’ANL autour de la capitale. Une nouvelle salle de commandement vient d’être installée, ainsi qu’une piste militaire d’atterrissage à Tarhouna, à 60 km de Tripoli.

 

 

Afflux massif d’armes venant de l’étranger en Libye

 

Des explications « urgentes », voilà ce que demandait le Gouvernement d’union libyen à Paris après la découverte de missiles de l’armée française sur une base de Khalifa Haftar à Gheryan. Sachant que la France soutient le gouvernement d’union, reconnu par la communauté internationale.

 

Florence Parly, la ministre française des Armées, assure que ces missiles étaient hors d’usage.

Ce sont des missiles qui appartiennent aux armées françaises, qui ont été achetés aux Américains.

 

Ces missiles avaient pour vocation d’assurer la protection d’éléments français de détachement, dont la mission était une mission de renseignement dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Ces missiles, hors d’usage, étaient donc stockés dans un endroit destiné à, ensuite, permettre leur destruction.

 

Sources : AFP, RFI, France Info

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