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Niger : au sud-est, Boko Haram sème la terreur

10 avril 2019

 

Au Niger, la ville de Diffa une nouvelle fois attaquée par Boko Haram

 

Au Niger, le camp de gendarmerie de Diffa, au sud-est, à la frontière avec le Nigeria, a été attaqué. Une action attribuée à des éléments du groupe islamiste Boko Haram. La nuit d’avant, ils ont pris en otage des gendarmes.

 

Le bilan provisoire de cette incursion nocturne est de 2 gendarmes tués, 4 blessés. Un autre militaire a été également blessé au cours de l’opération commando qui a libéré les otages.

Deux assaillants ont été tués.

 

Ces incursions en territoire nigérien depuis le lac Tchad étaient prévisibles. Aux dernières nouvelles, les ratissages se poursuivent à l’intérieur et à l’extérieur de la ville pour tenter de retrouver le reste des assaillants.

 

 

Le HCR alarmé par une recrudescence de violence dans le sud-est du Niger

 

Le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) s’est dit extrêmement préoccupé mardi par l’augmentation alarmante des attaques dans le sud-est du Niger qui affectent les populations locales et les réfugiés dans la région.

 

« En mars, 88 civils auraient trouvé la mort dans l’escalade de la violence », a déclaré Babar Baloch, porte-parole du HCR. Selon l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, ces attaques récentes ont déplacé plus de 18.000 personnes, dont beaucoup fuient pour la deuxième ou troisième fois et cherchent, pour la vaste majorité, refuge dans la ville de Diffa.

 

Les organismes humanitaires relèvent que le début de l’année a été marqué par une recrudescence des attaques violentes de Boko Haram contre les forces de sécurité et de défense ainsi que contre la population civile dans la région de Diffa, près de la frontière avec le Nigéria.

 

Depuis 2015, le nombre de personnes en situation de déplacement dans la région de Diffa est passé à près de 250.000, dont près de la moitié sont des réfugiés provenant du Nigéria, qui ont fui des attaques similaires et cherché refuge sur le territoire du Niger.

 

Selon certaines informations, la dernière vague de violence provoque des déplacements secondaires vers le Nigéria, en particulier vers les villes de Damasak et Maiduguri. « Il s’agirait de personnes craignant l’insécurité croissante dans la région de Diffa et partant à la recherche de l’aide humanitaire », a fait valoir le porte-parole du HCR.

 

Malgré la situation sécuritaire tendue, le HCR continue de collaborer avec les autorités et ses partenaires pour apporter un soutien immédiat aux réfugiés et aux communautés d’accueil dans la région de Diffa.

 

Le HCR travaille actuellement avec le gouvernement du Niger et ses partenaires humanitaires pour aider les nouveaux déplacés. Dans l’immédiat, il s’agit de transférer 10.000 réfugiés se trouvant tout près de la frontière, vers le camp de Sayam Forage, à 45 kilomètres vers l’intérieur du territoire. Ce camp accueille déjà plus de 15.000 réfugiés.

 

Source : RFI

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