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Haïti : famine et désolation

Haïti : famine et désolation

17 janvier 2020

 

Rappel du contexte

 

Haïti est en proie à une grave crise avec des manifestations à répétition, souvent émaillées de violences, depuis le mois d’août pour réclamer la démission du président Jovenel Moïse. Selon l’ONU, au moins 42 personnes sont mortes depuis mi-septembre dans ces manifestations organisées dans les principales villes du pays.

 

Majoritaires dans les manifestations, les habitants des quartiers les plus pauvres exigent d’autant plus la démission du chef de l’État que des entreprises qu’il dirigeait avant son entrée en politique ont été épinglées par la Cour supérieure des comptes comme étant “au cœur d’un stratagème de détournement de fonds”.

 

La mobilisation populaire contre le pouvoir de Jovenel Moïse a été lancée fin août après une longue pénurie de carburants. Le chef d’État n’a pas fourni de détails sur d’éventuelles mesures d’urgence contre les blocages criminels des routes ou pour lutter contre l’emprise des gangs. 

 

L’Etat en Haïti ne dépasse plus les frontières du palais national. Au-delà, les gangs font leur loi. Les massacres perpétrés par les gangs se multiplient.

De plus, la complicité de personnes au pouvoir est fortement soupçonnée, vu que les armes affluent malgré l’embargo.

 

 

Un président, et c’est tout

 

Il n’y a toujours pas d’accord politique en vue. Alors que le président Jovenel Moïse peut désormais gouverner par décret après la caducité du Parlement (déclarée car les législatives n’ont pas eu lieu), l’opposition réclame toujours sa démission et semble réfléchir à une nouvelle stratégie. Jovenel Moïse est seul maître à bord.

 

« Pays lock », pays bloqué, le large mouvement de contestation qu’elle avait initié de septembre à décembre, entraînant barricades et violences, avait paralysé toute activité économique et commerciale. Un coup dur pour beaucoup de secteurs économiques, dont l’agriculture, qui en avait beaucoup souffert.

 

 

Un tiers des Haïtiens en insécurité alimentaire grave, selon le PAM

 

Plus d’un Haïtien sur trois est dans une situation d’insécurité alimentaire grave, en raison de la crise économique, des troubles sociaux et de la baisse de la production agricole, a averti le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM).

 

Face à cette situation, l’agence onusienne a intensifié ses opérations pour apporter une assistance alimentaire d’urgence à 700.000 personnes dans le besoin à Haïti.

En 2019, le PAM a répondu aux besoins alimentaires d’urgence de plus de 230.000 personnes parmi les plus vulnérables du pays.

 

Mais pour continuer à venir en aide à ces populations, le PAM a besoin de financement : en décembre, le PAM avait demandé 62 millions de dollars aux pays donateurs. Mais, elle n’a reçu jusqu’ici que 5 millions.

 

Sources : RFI, AFP, ONU

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