Venezuela : Hugo Chavez a des problèmes avec la démocratie

1- Rappel du contexte
Hugo Chavez, président socialiste, a été élu fin 1998, réélu en 2000 et en 2006 à la tête du Vénezuela.
Depuis que l’opposition a boycotté les élections législatives de 2005, le pouvoir contrôle la quasi-totalité du Parlement, des alliés de Chavez sont venus remplir les rangs de la Cour suprême, selon ses détracteurs, qui accusent aussi le Conseil national électoral d’être à la botte du président.
Et de nombreux éléments montrent que le gouvernement cherche à faire taire toute opposition.
Or, des élections législatives se tiendront en septembre.

La popularité de Chavez est mise à mal par de nombreux éléments :
–    une grave crise énergétique
–    une intense campagne de nationalisation
–    sa mainmise sur les médias
–    une grave insécurité
–    le Venezuela est une plaque tournante du trafic de drogue, notamment de la cocaïne, en provenance de Colombie et à destination des Etats-Unis et de l’Europe.


2- Le propriétaire de la seule chaîne de TV d’opposition arrêté

Le propriétaire de la seule chaîne de télévision anti-Chavez, Globovision, a été arrêté jeudi, ce qui a relancé l’inquiétude auprès des militants des droits de l’Homme dans le pays.
Le mandat d’arrêt a été émis à l’encontre de Guillermo Zuloaga pour des remarques jugées « offensantes » à l’égard du président, a raconté la procureur générale Luisa Ortega. M. Zuloaga a lui-même expliqué être détenu par les services de renseignements, dans un aéroport de l’Etat de Falcon (nord-ouest).

Le gouvernement avait menacé de fermer Globovision en juin 2009, ce qui avait entraîné une manifestation de plusieurs milliers de personnes. Parallèlement, des milliers de partisans d’Hugo Chavez avaient manifesté en signe de soutien au gouvernement.
Hugo Chavez avait exhorté les dirigeants de Globovision à réfléchir aux vives critiques émises par la chaîne à l’encontre du gouvernement, sous peine d’être confrontés à une fermeture de la chaîne. La télévision était la cible de plusieurs actions menées par la justice et l’instance de régulation des télécommunications.


3- Attaques contre l’opposition

a- Une nouvelle arrestation

Il y a quelques jours a été arrêté l’ancien candidat à la présidentielle et opposant politique Oswaldo Alvarez Paz, pour ses remarques qualifiées de désobligeantes par le pouvoir et formulées le 8 mars dernier sur Globovision.
Il est poursuivi pour complot, diffusion de fausses informations et incitation publique à la criminalité, après avoir fait observer que le Vénézuéla était en train de devenir le paradis des trafiquants de drogue.
Il avait également soutenu les allégations d’un juge espagnol, affirmant que le gouvernement a collaboré avec l’organisation séparatiste basque ETA et avec les rebelles colombiens, des propos qu’Hugo Chavez a estimé mensongers.

b- L’élection d’un maire anti-Chavez annulée par la justice vénézuélienne
Fin février, la cour suprême, plus haute juridiction du pays, a annulé l’élection du maire de Sucre, opposant à Hugo Chavez, pour le remplacer par un partisan du président en attendant l’organisation d’un nouveau vote.
Jorge Barboza aurait omis de payer 292 dollars d’impôts locaux. Il a été déclaré inéligible pour avoir manqué de la « pertinence (nécessaire) pour la gestion de son mandat de maire ».
Il a qualifié la décision de coup contre un responsable élu démocratiquement et a démenti avoir mal agi.

Son frère, Omar Barboza, a estimé que l’argument derrière le jugement « constitue la preuve que le système judiciaire est utilisé pour persécuter les opposants politiques » au gouvernement Chavez. Selon lui, c’est le propriétaire d’une maison louée par le maire qui a oublié de payer ces impôts.
La cour suprême a nommé comme maire par intérim Humberto Franka Salas, membre du parti au pouvoir, jusqu’au nouveau scrutin.

c- Adoption d’une loi électorale contestée
En août 2009, l’assemblée nationale, dominée par les pro-Chavez, a adopté une loi électorale instaurant le système majoritaire et permettant de mettre en œuvre le redécoupage de la carte électorale, que les détracteurs du président disent être  faite sur mesure pour donner l’avantage à son parti lors du scrutin de septembre 2010.

La loi autorise le Conseil national électoral à redessiner les frontières des circonscriptions avant le scrutin. Elle modifie en outre le système électoral en tournant le dos à la proportionnelle : au lieu du système précédent mélangeant scrutin uninominal et scrutin de liste, il se rapproche désormais du système majoritaire, en favorisant le parti arrivé en tête et risque de porter préjudice au petits partis.
Les anti-Chavez estiment que la coalition de petits partis affrontant le parti chaviste aux législatives en pâtira.

d- Mandat d’arrêt contre le principal opposant vénézuelien
En avril 2009, la justice vénézuélienne a délivré un mandat à l’encontre du principal opposant vénézuélien, Manuel Rosales, accusé de corruption, et a sollicité Interpol pour que ce dernier soit arrêté.
Manuel Rosales a demandé l’asile au Pérou et se dit persécuté par Hugo Chavez.
Les autorités vénézuéliennes affirment que Rosales n’a pu expliquer la provenance de 60.000 dollars de revenus alors qu’il était gouverneur de l’Etat de Zulia.

Principale figure de l’opposition et adversaire de Chavez à la présidentielle de 2006, il nie tout enrichissement illicite. Il affirme que la procédure lancée contre lui participe d’une chasse aux sorcières menée contre les détracteurs de la révolution socialiste du chef de l’Etat. Son arrestation avait entraîné une manifestation de plusieurs milliers de personnes.
Les opposants à Chavez reprochent à ce dernier d’avoir pris le contrôle du système judiciaire et de l’utiliser à des fins politiciennes en fabriquant de toutes pièces des charges de corruption contre ses adversaires.

e- Un recul du chavisme en novembre 2008
Les élections régionales et municipales de novembre 2008 ont été marquées par un recul du chavisme, qui a perdu 3 Etats et la mairie de Caracas. Les partisans de Chavez ont cependant conservé 17 Etats sur 23, et gardé un avantage numérique (5,5 millions de voix contre 4,5 pour l’opposition).
Néanmoins, le politologue vénézuélien Luis Vicente Leon, de l’institut privé Datanalisis analysait que « les symboles remportés par l’opposition sont plus importants que prévus » car les Etats qu’elle dirige représente 70% de l’activité économique du pays.

Chavez avait pourtant essayé d’empêcher ce succès en constituant une « liste noire » d’opposants, contre laquelle avaient manifesté des milliers de Vénézuéliens dans la capitale, en juillet 2008.
Les manifestants demandaient à la Cour suprême d’annuler la « liste noire » interdisant à des centaines d’opposants de se présenter.


4- Des manifestations contre la censure

Début février, l’opposition a manifesté pour protester contre les pénuries et la suspension de médias, tandis que le gouvernement mobilisait aussi ses troupes.
A l’occasion du 18e anniversaire du putsch avorté du président Hugo Chavez contre un de ses prédécesseurs, plus de 5.000 « chavistes » ont convergé vers le Fort Tiuna, une base militaire de Caracas, pour écouter le chef de file de la gauche radicale latino-américaine.

Le dirigeant vénézuélien, emprisonné durant deux ans après cette opération ratée, considère qu’il ne s’agissait pas d’un coup d’Etat mais du point de départ d’une révolution contre un gouvernement à la solde de l’étranger qui l’a finalement porté au pouvoir en 1998.
« Dix-huit ans après, nous sommes ici, la tête haute », a dit Chavez.
Selon lui, le 4 février a rendu « impossible » tout coup militaire de la droite, « maintenant et pour toujours ».

Dans le même temps, des centaines d’opposants, en majorité des étudiants, ont manifesté pour montrer leur « mécontentement à propos de ces 11 ans (de présidence Chavez).
Des incidents en marge des rassemblements ont fait 2 morts, et des dizaines de personnes ont été blessées lors de heurts entre manifestants et forces de l’ordre.

Les étudiants sont le fer de lance des manifestations contre le gouvernement, comme celles contre la suspension de six chaînes câblées, parmi lesquelles RCTV, très critique à l’égard du pouvoir.
Le gouvernement a décidé de retirer RCTV du câble suite au refus de celle-ci de se plier à une nouvelle loi, édictée en janvier, obligeant les médias télévisuels nationaux à diffuser certains programmes obligatoires, comme les discours du président Hugo Chavez.

Mais RCTV, qui diffuse depuis Miami, se considère comme une station ‘internationale’.
L’opposition accuse Chavez de vouloir museler toute contestation dans le pays.
Les manifestations n’ont cependant rien eu à voir avec les rassemblements massifs qui avaient suivi en 2007 le retrait de la licence hertzienne de la chaîne.

Plusieurs opposants au Venezuela et des organisations internationales, comme Human Rights Watch ou Reporters sans frontières ont dénoncé une « atteinte à la liberté d’expression ».
Paris a exprimé sa « préoccupation », suite à quoi le ministère vénézuélien des Affaires étrangères a demandé au gouvernement français « de rectifier rapidement sa position », faute de quoi il pourrait « réviser ses relations avec la France ».

Lors de précédents différends bilatéraux, Chavez avait déjà menacé des investisseurs étrangers, notamment lorsqu’il avait menacé de prendre des mesures contre des multinationales espagnoles à la suite d’un conflit avec le roi Juan Carlos.
Or, la compagnie pétrolière française Total, qui a investi des milliards de dollars au Venezuela, est considérée comme une candidate probable à une participation dans plusieurs importants projets pétroliers.

Le retrait de RCTV survient alors qu’Hugo Chavez est confronté à de nombreuses difficultés intérieures (récession, inflation, coupures d’électricité). Il fait en outre campagne contre une opposition remontée pour les élections législatives de septembre.
La multiplication des mesures de rationnement d’eau et d’électricité a également irrité une partie de la population de ce pays riche en pétrole.

Des manifestations en faveur d’Hugo Chavez et d’autres qui lui étaient hostiles avaient aussi eu lieu en septembre, signe des profondes divisions qui agitent le pays.
Le président reste populaire auprès des classes modestes et des ouvriers mais d’autres lui reprochent sa politique de nationalisation et l’accusent de tenter une mainmise sur les médias et de bâillonner l’opposition.

Les manifestants de septembre protestaient car le ministre des Infrastructures, Diosdado Cabello, a annoncé la fermeture de 29 autres stations de radio, après que 34 radios aient cessé d’émettre en juillet sur ordre du gouvernement.
De nombreuses manifestations des deux camps ont eu lieu depuis le début 2009, les anti-Chavez affrontant à plusieurs reprises la police.

Suite à la décision, prise en août, de suspendre les licences de 34 stations de radio et de télévision, le directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Koïchiro Matsuura, avait exprimé sa profonde inquiétude concernant la liberté de la presse au Venezuela.
Les 32 stations de radio et 2 chaînes de télévision étaient accusées de violer la Loi de télécommunication du pays.

Le président Chavez parle de démocratisation d’un secteur encore largement concentré. Selon lui, les fréquences ont été reprises à la « bourgeoisie » afin de les rendre au peuple.
Mais l’organisation Reporters sans frontières (RSF) s’insurge contre un « caprice gouvernemental ». »Cette fermeture massive de médias réputés d’opposition, dangereuse pour l’avenir du débat démocratique, n’obéit qu’à la volonté gouvernementale de faire taire les voix discordantes, et ne fera qu’aggraver les divisions au sein de la société vénézuélienne », estimait l’association de défense des journalistes.


5- Le Vénezuela a-t-il collaboré avec l’ETA et les FARC ?

Les deux groupes d’inspiration marxiste sont considérés par l’Union européenne et les Etats-Unis comme des organisations terroristes.
Le combat des FARC pour instaurer un Etat socialiste en Colombie a entraîné un bilan de quelque 50 000 morts, au moins 10 000 disparus et 2 millions à 3 millions de personnes déplacées depuis 1964.
Plus de 800 morts sont par ailleurs imputées à l’ETA qui mène depuis 40 ans une campagne armée afin d’obtenir la création d’un Etat basque indépendant dans le nord de l’Espagne et le sud de la France.

Le 1er mars dernier, un juge espagnol a accusé le Venezuela de coopérer avec les séparatistes basques d’ETA et les rebelles des FARC.
Le gouvernement vénézuélien aurait mis en contact les deux groupes, ce qu’il dément.
Selon le juge espagnol, les Farc auraient demandé à l’organisation indépendantiste basque d’effectuer des repérages en Espagne pour y assassiner des personnalités colombiennes, en échange de former en Colombie des membres de l’ETA au maniement d’explosifs et à la guérilla urbaine.

Les Farc avaient l’intention d’assassiner des personnalités colombiennes en visite en Espagne. Parmi celles-ci figure l’actuel président Alvaro Uribe et l’ancien président Andres Pastrana, précise le magistrat Eloy Velasco.
Et selon le juge, en 2007, des éléments de l’ETA bénéficiant d’une escorte militaire vénézuélienne ont formé des membres des Farc dans la jungle sud-américaine au maniement des explosifs, « ce qui montre la coopération du gouvernement vénézuélien dans la collaboration illicite entre Farc et ETA ».

Ces allégations figurent dans l’acte d’accusation du juge Eloy Velasco contre 6 membres présumés d’ETA, la plupart exilés en Amérique latine, à Cuba et au Venezuela, et 7 membres des FARC. Ils sont accusés de divers crimes relevant notamment du terrorisme.
L’enquête s’appuie largement sur des courriers électroniques découverts dans un ordinateur du chef des FARC, Raul Reyes, tué dans un raid de l’armée colombienne sur un camp des rebelles du côté équatorien de la frontière en mars 2008.

Mais Hugo Chavez a défendu, mi-mars, le groupe d’autonomistes basques arrivés au Venezuela depuis des années, se disant certain qu’ils n’ont pas d’activités terroristes.
Il a rappelé qu’au terme d’un accord pasé avec le gouvernement espagnol en 1989, plusieurs membres d’ETA avaient été autorisés à émigrer en Amérique Latine, après l’échec de pourparlers entre les autonomistes et le gouvernement de Madrid. « Ce sont des Venezueliens maintenant. Ils se sont mariés ici, ils ont des enfants et des petits-enfants. Ils ne participent certainement pas à des activités terroristes ».

Hugo Chavez a déjà été accusé de soutenir des groupes tels que les Farc ou le Hezbollah libanais.
Le promoteur de la « révolution bolivarienne », farouche adversaire des Etats-Unis, affirme que de telles allégations s’inscrivent dans le cadre des tentatives de Washington pour le discréditer.
Selon le juge Velasco, la collaboration vénézuélienne s’est manifestée « spécialement dans le cas d’Arturo Cubillas Fontan », un membre de l’ETA nommé en 2005 à un poste de responsabilité au ministère vénézuélien de l’Agriculture et marié à une Vénézuelienne.

Arturo Cubillas Fontan était selon le magistrat espagnol « responsable du collectif de l’ETA dans cette partie de l’Amérique depuis 1999 ». Il « coordonnait les relations entre les Farc et l’ETA et la participation de membres de l’ETA à des cours de maniement d’explosifs et de techniques de guérilla urbaine ».
Ces derniers jours, le Venezuela a demandé à Interpol à Madrid les détails de la mise en accusation de ce citoyen vénézuélien qui fait partie des 30 séparatistes basques ayant émigré au Venezuela grâce à différents accords avec l’Espagne entre la fin des années 1980 et le début des années 1990.


6- Grave crise énergétique

Des vitrines qui ne scintillent plus, des gymnases dans la pénombre et des cinémas sans climatisation : tel est le visage de Caracas depuis que la capitale du Venezuela est soumise à des restrictions draconiennes de consommation d’électricité pour freiner la crise énergétique.
Depuis quatre mois, Hugo Chavez a pris toute une série de mesures qui risque de mettre à mal sa popularité à six mois d’élections législatives cruciales. L’objectif est d’éviter une implosion du système électrique, menacé par les très bas niveaux du barrage de Guri qui fournit 70% de l’électricité du pays.

Le chef de l’Etat espère réduire de 20% la consommation des industries et des commerces, mais aussi de 10% celle des particuliers, en menaçant les réfractaires d’une surfacturation voire une interruption pure et simple du service.
Le gouvernement surveille tout particulièrement les commerces et industries, considérés comme les importants consommateurs d’électricité, mais dont 60% n’atteindraient pas les objectifs en matière d’économies de courant, selon les premières inspections.

Dans un centre commercial de 15 étages du quartier de Chacao, des employés attendent l’ascenseur dans un hall plongé dans le noir. Seuls deux des quatre ascenseurs fonctionnent.
Dans une charcuterie, trois vendeuses discutent dans une semi-obscurité. « La moitié du magasin est éteinte. Nous n’utilisons pas d’ampoules pendant la journée, et nous éteignons un ventilateur. C’est tout ce que nous arrivons à faire, nous ne pouvons pas éteindre les réfrigérateurs », explique Loreana Diturris.

Pour Chavez, il faut « être fermes dans l’application des sanctions ».
Mais le monde des affaires craint un impact sur l’activité économique. « On ne peut pas réduire la consommation électrique sans sacrifier la production », met en garde le président du syndicat patronal, Fedecamaras.

Selon les chiffres officiels, le Venezuela est le 1er consommateur d’électricité en Amérique latine. Mais des experts et l’opposition dénoncent un manque de maintenance et une mauvaise gestion du secteur électrique.
Depuis deux ans, les coupures d’électricité sont fréquentes. Dans ce pays, 1er exportateur de pétrole latino-américain et 4e économie de la région, la production quotidienne d’électricité n’est pas suffisante pour répondre à la demande, qui augmente à un rythme élevé, 6 à 8% par an.

Selon Luis Vicente Leon, directeur de l’institut d’enquêtes Datanalisis, la crise électrique a des conséquences sur la vie quotidienne de la population, et « pourrait avoir une influence sur la popularité du président ».
Chavez, dont la cote de popularité a chuté de 10 points ces derniers mois pour avoisiner les 50%, s’est fixé pour objectif de remporter deux tiers des sièges aux législatives de septembre.

Une partie de la population était déjà irritée par de précédentes mesures de rationnement d’électricité et d’eau.
Le barrage hydroélectrique d’El Guri fournit la majorité de l’électricité au pays. Ce barrage alimente trois centrales qui fournissent 73% de l’électricité du pays. Le gouvernement a attribué la pénurie à la baisse des eaux à cause d’une sécheresse prolongée liée au phénomène climatique El Niño.
« Il n’a pas plu de toute l’année, c’est la pire sécheresse au Venezuela en cent ans », selon Chavez.
Le président pointe également du doigt les comportements de « gaspillage » de ses compatriotes.

Toutefois, le Venezuela a annoncé qu’il prévoyait de doubler sa capacité de production quotidienne d’ici à 2015, ce qui suppose un investissement d’environ 15 milliards de dollars.
Le gouvernement va également acquérir des centrales thermoélectriques à des pays comme la Chine ou la Russie, et a reçu l’expertise de l’Argentine et de Cuba.

Avoir sollicité l’aide de Cuba début février a soulevé de nombreuses critiques au Venezuela. L’île des Caraïbes connaît également des problèmes d’électricité depuis la chute de l’Union soviétique, qui lui fournissait pétrole et financement. Désormais l’essentiel de son pétrole vient du Venezuela et le gouvernement communiste a réussi à économiser l’énergie par des mesures draconiennes.

Le président Chavez a mis en place des mesures similaires.
Désormais, avec le décret d’urgence électrique annoncé début février, le ministre de l’Energie est par ailleurs autorisé à se fournir en électricité auprès de prestataires étrangers ou nationaux, sans passer par des appels d’offre.


7- La plupart des homicides impunis selon une ONG

Une ONG vénézuélienne a révélé début mars que 91% des homicides commis lors des trois dernières années sont restés impunis.
L’ONG de l’observatoire vénézuélien de la violence (OVV) a calculé qu’en 1998, 110 suspects étaient arrêtés pour 100 homicides. Ce chiffre est tombé à 9 pour 100 homicides entre 2007 et 2009.
Le sociologue et président de l’OVV Roberto Briceño-León a dévoilé que l’enquête a été réalisée avec les chiffres officiels du gouvernement.

Depuis 2005, le gouvernement ne révèle plus les chiffres annuels des homicides alors qu’une grande partie de la population se plaint de la recrudescence de la criminalité.
« Les Vénézuéliens ne font plus confiance à la justice, à la police, aux juges. L’Etat doit garantir la sécurité des citoyens. Il y a eu 123.000 assassinats lors de ces dix dernières années » a poursuivi Roberto Briceño-León.

En 2009, 16 094 homicides ont été commis dans le pays – une moyenne de 44 par jour -, selon les statistiques de la police scientifique révélées le 7 février par le quotidien El Universal.
Et avec un taux de 90 homicides pour 100 000 habitants, Caracas est la capitale la plus violente d’Amérique latine. Les jeunes de 15 à 30 ans sont les plus exposés.

Hugo Chavez avait annoncé, le 6 février, un plan de lutte contre l’insécurité, sans en préciser le contenu.
Il accuse la bourgeoisie d’armer les délinquants pour déstabiliser le pays. L' »empire » américain et les paramilitaires colombiens sont aussi, pointés du doigt.
En 2009, il avait annoncé la création d’une police nationale bolivarienne, pour remplacer « les vielles polices fragmentées et infiltrées par le crime » (le pays a 150 corps de police autonomes). Mais la mise en place de la nouvelle police est lente et ses débuts, dans l’ouest de Caracas, peu convaincants.


8- Une lutte efficace contre le trafic de drogue ?

Le Venezuela est un pays de transit pour la cocaïne colombienne exportée en Europe et, dans une moindre mesure, aux Etats-Unis.
Accusé de d’indulgence voire de collusion avec les guérilléros colombiens qui financent leur lutte grâce au trafic de drogue, le gouvernement rétorque qu’il a considérablement renforcé sa lutte contre la drogue ces dernières années.

Mi-février, les autorités vénézuliennes ont découvert 28 avions dans le centre du pays suspectés de servir au trafic de drogue.
La découverte de ces petits appareils utilisés traditionnellement par les trafiquants de drogue a eu lieu dans un hangar situé dans les environs d’El Sombrero, à 230 km au sud de Caracas. Les avions ont été saisis et une enquête a été diligentée, a annoncé Hedy Ramirez, responsable de la sécurité du gouvernement vénézuélien.

Début janvier, le Venezuela a annoncé qu’il avait saisi 60 tonnes de drogue en 2009 – essentiellement de la cocaïne et de la marijuana – soit 11% de plus qu’en 2008, soulignant que sa lutte contre la drogue s’est améliorée depuis qu’il a mis fin à sa coopération avec les Etats-Unis.
Sur fond de détérioration des relations bilatérales, Chavez avait arrêté en 2005 sa coopération avec l’agence américaine de lutte contre la drogue.
Mais en novembre, un responsable américain a déclaré que le trafic de drogue à travers le Venezuela s’était accru depuis que Chavez avait mis fin à la coopération avec les Etats-Unis.

En tout cas, l’Office de l’ONU contre la drogue et le crime (ONUDC) a découvert en novembre que les trafiquants sud-américains ont franchi un nouveau seuil en acheminant de la cocaïne au Mali, depuis le Venezuela, à bord d’un avion cargo Boeing affrété pour l’occasion, utilisant ainsi des moyens de plus en plus importants et sophistiqués.

« Un Boeing cargo parti du Venezuela a atterri sur une piste artisanale à 15 km de Gao (nord-est) avant de décharger de la cocaïne et d’autres produits illicites », avait indiqué en novembre le responsable régional de l’Office de l’ONU contre la drogue et le crime (ONUDC), Alexandre Schmidt.
« Il a ensuite voulu décoller et s’est écrasé le 5 novembre », a-t-il ajouté. La quantité de drogue n’est pas connue mais « un Boeing peut transporter 10 tonnes de cocaïne », a-t-il souligné.

La drogue n’a pas été retrouvée. L’agence internationale Interpol a été saisie et une enquête est en cours, selon lui.
La carcasse de l’avion « a ensuite été incendiée par les trafiquants pour faire disparaître toute trace. Mais les numéros de référence ont été pris, une enquête est en cours sur le propriétaire. Aucun cadavre n’a été retrouvé sur place » à la suite de l’accident, a souligné le responsable.

« On ne sait pas depuis combien de temps cela dure, on ne peut pas dire si c’est le premier ou le dernier vol de ce type », a-t-il précisé. « Mais cela pourrait être considéré comme un nouveau mode opératoire et c’est inquiétant », selon M. Schmidt.
Selon lui, « il n’y a pas de couverture radar dans cette zone », située à un millier de kilomètres de la capitale Bamako, dans la région du Sahara, propice aux trafics en tout genre (drogue, armes, migrants, cigarettes…) et où circulent des rebelles touareg et des combattants islamistes.

C’est la première fois que nous avons connaissance » d’un acheminement de la cocaïne sud-américaine en Afrique par un avion de cette capacité, affrété pour l’occasion, a-t-il souligné.
L’Afrique de l’Ouest est devenue ces dernières années un important centre de transit de la cocaïne sud-américaine vers les marchés européens. La drogue, essentiellement de la cocaïne, est entre les mains des cartels colombiens passant par le Venezuela.


9- Les nationalisations se poursuivent

Conformément à ses idéaux socialistes, Chavez mêle depuis 2007 programmes sociaux à l’intention des plus pauvres et nationalisation des secteurs stratégiques, comme le pétrole, dont il est le premier exportateur latino-américain, l’électricité, les télécommunications, la sidérurgie, le ciment ou les banques.

a- Le Venezuela va acquérir 80% des parts de Casino dans sa filiale Cativen
Le groupe français Casino a une filiale au Venezuela, Cativen. Il en détient 80% des parts.
Les autres actionnaires de Cativen sont la société colombienne Almacenes Exito et la vénézuélienne Empresas Polar.
Cativen détient la chaîne de 6 hypermarchés Exito, les 35 magasins de l’enseigne CADA et près d’une centaine de camions de transport.

Le gouvernement espère acquérir 80% des parts de Casino dans Cativen, a annoncé mi-février Hugo Chavez.
Le 18 janvier, il avait annoncé son intention d’exproprier Casino.
« L’expropriation est devenue un accord à l’amiable », s’est-il félicité.
M. Chavez avait annoncé l’expropriation de Casino car il l’avait accusé d’avoir augmenté ses prix pour compenser la dévaluation récente du bolivar, la monnaie nationale, une manœuvre que le président assimile à de la spéculation.

Les expropriations au bénéfice de l’Etat sont fréquentes au Venezuela. La tactique vise à instaurer le socialisme dans le pays. Le Parlement doit prochainement approuver une loi permettant l’expropriation des entreprises ayant augmenté leurs prix d’une manière jugée excessive.
Victor Maldonado, patron de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Caracas, a critiqué cette initiative, estimant qu’elle ne ferait qu’aggraver les difficultés économiques du pays. « L’interventionnisme de M. Chavez risque de « ruiner » le pays, a-t-il attaqué.

Hugo Chavez a plusieurs fois menacé de prendre le contrôle d’entreprises qui augmentent leurs prix en réponse à la dévaluation du bolivar pratiquée le 8 janvier dernier, la première depuis 2005 au Venezuela. Son gouvernement tente de lutter contre l’inflation qui a fini l’année 2009 à 25%, la plus forte d’Amérique latine.

La politique de fortes dépenses publiques lancée par Chavez grâce aux bénéfices pétroliers avait déclenché une forte hausse de la consommation et une croissance économique rapide, qui s’est toutefois interrompue brutalement avec la chute des cours du brut il y a un an.
La forte baisse des revenus pétroliers avait également nuit au bolivar, rendant une dévaluation inévitable à terme.

Du coup, en janvier, le gouvernement a décidé que le bolivar aura désormais deux cours – un taux préférentiel de 2,6 contre le dollar américain pour les importations de produits de première nécessité telles que les vivres, les médicaments et les machines-outils, et un taux de 4,3 pour les autres importations, telles que les climatiseurs et les équipements électroniques.
Le précédent taux, fixe, était de 2,15 pour un dollar.

Ainsi, lorsqu’il vend par exemple un baril de pétrole à 80 dollars, le gouvernement vénézuélien encaisse désormais 208 bolivars, au lieu de 172. L’augmentation n’est pas anodine pour les finances publiques d’un pays dont les recettes budgétaires dépendent pour moitié du pétrole.
Le Venezuela espère ainsi d’une part faire fructifer sa rente pétrolière pour doper les finances publiques, et d’autre part freiner les importations de produits considérés comme n’étant pas de première nécessité, pour stimuler la production locale.

Le pays dépend fortement des importations pour ses biens d’équipement, dont les prix se trouvent à la merci du taux de change.
Suite à l’annonce de la dévaluation en janvier, les Vénézuéliens avaient pris les magasins d’assaut, par crainte d’une hausse imminente des prix.

Les adversaires politiques de Chavez en avaient profité pour critiquer sa politique économique. Le maire de Caracas, Antonio Ledezma, avait affirmé que le niveau de vie allait chuter.
Les habitants les plus âgés sont habitués à des plongeons de la valeur du bolivar, de nombreuses dévaluations et changements de régime monétaire ayant eu lieu au cours des trente dernières années.

b- Colère et impuissance des commerçants expropriés du centre de Caracas
Début février, le président socialiste a ordonné la nationalisation de quatre immeubles situés autour de la place Bolivar, occupés depuis des décennies par des commerces.
Par exemple, à l’intérieur de l’immeuble « La France », les propriétaires des 90 magasins d’orfèvrerie les ont vidés et ont placé en lieu sûr bijoux et coffres-forts.

Se promenant dans le centre historique de la capitale dans le cadre de son émission hebdomadaire radiotélévisée « Alo Presidente », Chavez avait interpellé son gouvernement. « Qu’est-ce que c’est que cet immeuble? ». « Un édifice privé d’une bijouterie », lui a-t-on répondu. « Qu’on le nationalise! », a-t-il vociféré.
« Et celui-ci c’est quoi ? (…) On m’a dit que (le héros de l’indépendance vénézuélienne Simon) Bolivar y avait vécu après son mariage. Qu’on le nationalise ! », a-t-il poursuivi, ajoutant : « Nous devons faire de cet endroit un grand centre historique ».

Chavez a proposé d’installer d’un « musée national bolivarien » dans un des immeubles.
Ces nationalisations ont déclenché les foudres de l’opposition.
« C’est un accès d’improvisation. Il se met à nationaliser des immeubles comme un fou (…) pour transformer le centre de Caracas en un ghetto où seul ses partisans pourraient vivre », a regretté Alejandro Vivas, sous-secrétaire du parti Copei (démocrate-chrétien).

Pour le président du syndicat patronal Fedecamaras, Noel Alvarez, Chavez a porté un nouveau coup à la propriété privée.
« Il devrait consacrer son temps à trouver des solutions et ne pas continuer à prendre à droite à gauche, commerces, entreprises et terres, ce qui ne donne aucun résultat une fois dans les mains de l’Etat ».

c- Le Venezuela a fermé une 8e banque
Le gouvernement a ordonné en décembre la fermeture d’une 8e banque en trois semaines, poursuivant son intervention pour limiter les dommages dans le secteur financier touché par un scandale d’opérations frauduleuses présumées.
Le gouvernement avait déjà saisi ou fermé 7 petites banques privées en raison d’irrégularités présumées ayant notamment conduit à des problèmes de solvabilité. Plusieurs d’entre elles appartenaient ainsi à un industriel de l’agro-alimentaire, Ricardo Fernandez.

Au moins dix personnes ont été placées en détention dans cette affaire, parmi lesquelles le président du gendarme de la bourse vénézuélienne, Antonio Marquez Sanchez, démis de ses fonctions.
Le gouvernement prévoit de rouvrir 5 des banques saisies, tandis que 2 seront purement et simplement liquidées.
Avant l’intervention de l’Etat, les 8 banques concernées représentaient environ 9% du secteur bancaire du pays. Elles comptaient environ 4.000 employés dont la plupart devrait être transférée vers une nouvelle banque publique en création.

Hugo Chavez a menacé de placer « l’ensemble des banques privées » du pays sous contrôle de l’Etat, si elles ne remplissent pas leur « mission ».
M. Chavez, chef de file de la gauche antilibérale en Amérique latine, a accusé les banques privées d’avoir renoncé à remplir « leur mission » pour se spécialiser dans la « spéculation financière ».
« Vous souhaitez que je nationalise les banques ? Ca ne me pose pas de problème, car les banquiers ne veulent pas accorder de prêts aux pauvres, ils ne remplissent pas leur fonction de banque ».

Plus de 70% du secteur bancaire vénézuélien est privé, mais l’Etat s’est converti en principal acteur du marché financier avec la nationalisation en mai de Banco de Venezuela, le troisième établissement du pays qui appartenait au groupe espagnol Santander.

d- Les deux plus gros producteurs de café du pays expropriés
En août, le président vénézuélien a annoncé l’expropriation par le gouvernement des deux plus importants producteurs de café du pays, Café Madrid et Fama de America, afin d’en prendre le contrôle.
Le gouvernement socialiste avait déjà décidé d’occuper temporairement les usines des deux compagnies dans le cadre d’une enquête sur des fraudes supposées pour sortir du café du pays en évitant les prix imposés. Les deux producteurs avaient nié les faits.
Le café fait partie des denrées dont les prix sont strictement contrôlés au Venezuela, où des pénuries ont été observées.

e- Le Venezuela a pris le contrôle d’usines de riz
Hugo Chavez a ordonné en mars 2009 l’expropriation de Cargill de l’usine de l’Etat de Portuguesa, motivant sa décision par le refus supposé de Cargill de vendre le riz au prix imposé par les autorités. Cargill, qui exploite 13 usines agro-alimentaires dans le pays, aurait vendu uniquement du riz parfumé au lieu du riz ordinaire au tarif réglementé.

Au début du mois, le gouvernement avait aussi pris le contrôle de la fabrique de riz de la société Mary, qui fournissait près du tiers du marché.
« C’est une mesure de supervision et de contrôle car il est nécessaire de garantir que le riz parvienne aux consommateurs », avait déclaré le gouverneur de l’Etat, Wilmar Castro.

La prise de contrôle de l’ensemble de la filière du riz avait été annoncée quelques jours auparavant par le président Hugo Chavez, menaçant les industriels de les « exproprier » pour n’avoir pas respecté le prix des denrées de base, régulé depuis 2003 par les autorités.
Le gouvernement gérait à cette époque 48% de la production nationale de riz, contre 6% pour l’entreprise privée.

Le Venezuela régule les prix des denrées de base, poulet, riz ou sucre, pour combattre l’inflation.
Hugo Chavez accuse les sociétés privées, et notamment américaines, de surfacturer leur riz. « J’ai donné l’ordre que le gouvernement révolutionnaire intervienne immédiatement dans tous ces secteurs de l’industrie agro-alimentaire », avait déclaré le chantre de la « révolution bolivarienne » dans un discours commémorant des émeutes sanglantes contre la vie chère survenues il y a 20 ans au Venezuela.

f- Hugo Chavez a créé des compagnies d’Etat pour superviser les ports et aéroports vénézuéliens
En mars 2009, Hugo Chavez a signé deux décrets créant des compagnies d’Etat qui superviseront les ports maritimes et les aéroports du Venezuela, une mesure dénoncée par les élus de l’opposition qui estiment qu’elle vise à limiter ses pouvoirs.
Le président a exhorté les autorités régionales à coopérer avec son gouvernement lors de l’annonce des deux compagnies, Bolivariana de Puertos et Bolivariana de Aeropuertos.

Les parlementaires pro-Chavez avaient approuvé la nouvelle législation ouvrant la voie au contrôle fédéral des ports et aéroports. Depuis, avec le soutien de la Garde nationale, le gouvernement a pris le contrôle des ports et pistes aéroportuaires dans 5 Etat dont 4 gouvernés par des adversaires du président.
Le président vénézuélien argue que les aéroports et ports contrôlés par l’opposition étaient des plaques-tournantes pour la « contrebande, le trafic de drogue et les complots ». Ses adversaires estiment qu’il s’agit de limiter leurs pouvoirs en réduisant les compétences des Etats et leurs revenus.

Ces mesures privent désormais les Etats et les municipalités de leur principale source de financement, à savoir la collecte des droits de douane, des péages et des rentrées liées aux transports en commun. Cela les empêche également de lancer localement des projets qui pourraient rivaliser avec l’Etat fédéral.
Le leader socialiste a expliqué vouloir moderniser les ports et garantir les milliers d’emplois que représentent ces plaques tournantes du transport.


10- « Alo Presidente »

Hugo Chavez n’aime rien tant que s’adresser à son peuple pendant des heures, et le 28 mai 2009, le dirigeant volubile a battu tous ses records sur les ondes.
Le chef de l’Etat a lancé un marathon télévisuel et radiodiffusé de 4 jours à l’écoute de sa parole, pour les dix ans du programme « Alo Presidente » qui a depuis été largement été imité par ses homologues latino-américains.

L’écrivain péruvien Mario Vargas Llosa a noté la dérive à la cubaine du régime chaviste, mettant en garde contre la dictature. L’auteur de romans, qui était arrivé au Venezuela et avait subi un interrogatoire, avant d’être mis en garde quand aux déclarations politiques qu’il pourrait faire, a ouvert un forum pour la démocratie en soulignant que Chavez s’éloigne de la démocratie libérale.
Il a reconnu qu' »il existe encore un espace pour la critique », mais prévenu que « la menace d’un noir total dans le domaine des libertés, de la liberté d’expression et de la presse, avait augmenté significativement ».

Orateur impénitent, Chavez a recours fréquemment à la télévision pour faire des annonces politiques, pour stigmatiser ses adversaires, voire pour pousser la chansonnette.
Par le passé, Chavez a recouru à « Alo Presidente » pour annoncer certaines nationalisations et s’en prendre en termes parfois très directs aux Etats-Unis.

Sources : AP, AFP, Reuters, ONU

1 comment to Venezuela : Hugo Chavez a des problèmes avec la démocratie

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