Afghanistan : Karzaï accepte deux étrangers à la commission des plaintes électorales

AP – Le président afghan Hamid Karzaï accepte désormais que deux étrangers siègent au sein de la commission des plaintes électorales, a annoncé samedi son porte-parole Waheed Omar.
M. Karzaï était très critiqué pour ce qui semblait être une tentative de prise de contrôle de cette institution.

Par un décret signé mi-février, il s’octroyait le pouvoir de nommer les cinq membres de cette commission, après consultation des présidents des groupes parlementaires et de la Cour suprême. Son porte-parole Syamak Herawi avait alors expliqué que les commissaires étrangers “ne se souciaient pas de l’intérêt national afghan”.
Avant ce décret, les Nations unies désignaient le président de la commission des plaintes électorales et deux autres membres, tandis que la commission des droits de l’Homme et la Cour suprême afghanes en nommaient chacune un.

Hamid Karzaï a fait marche arrière et accepte désormais la présence d’étrangers au sein de la commission, mais seulement deux afin que les Afghans y conservent la majorité, a expliqué son porte-parole Waheed Omar. Il accepte cette présence étrangère car le pays est encore en “phase de transition” vers la démocratie.
“Le gouvernement afghan a montré qu’il était disposé à accepter deux non-Afghans dans la commission des plaintes électorales et cela a été annoncé aux Nations unies”, a déclaré M. Omar.

Après la présidentielle d’août 2009, la commission des plaintes électorales avait annulé près d’un tiers des suffrages de Karzaï en raison de bourrages d’urnes. Le président sortant avait été mis en ballottage par Abdullah Abdullah mais le second tour n’avait pas eu lieu: son adversaire s’était en effet désisté, estimant que le scrutin ne pouvait pas être juste.
Les législatives afghanes, initialement prévues en mai, ont été repoussées en septembre 2010. Les pays donateurs ont en effet refusé de financer ce scrutin tant que des réformes n’étaient pas mises en oeuvre afin de garantir que les fraudes commises lors de la présidentielle ne se répéteraient pas.

Lire aussi Afghanistan : pas de démocratie”

Leave a Reply

You can use these HTML tags

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>