S'abonner par email

Corée du Nord : les esprits s’échauffent

Corée du Nord : les esprits s’échauffent

19 décembre 2019

 

Rappel du contexte

 

Actuellement, les discussions entre Washington et Pyongyang, relancées de manière spectaculaire en 2018, sont dans l’impasse depuis l’échec en février d’un sommet à Hanoï entre Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.

 

Les Etas-Unis exigent que la Corée du Nord renonce d’emblée à tout son arsenal atomique, alors que cette dernière réclame une levée rapide d’au moins une partie des sanctions internationales qui étranglent son économie. Quelque 28.500 soldats américains demeurent déployés en Corée du Sud pour la protéger de son voisin du Nord armé de la bombe atomique.

 

 

Les travailleurs expatriés nord-coréens sont une manne financière pour le régime

 

Voilà des décennies que Pyongyang tire des recettes non négligeables des salaires de son armée de travailleurs expatriés. La majorité est en Chine et en Russie, mais on en trouve aussi en Europe, au Proche-Orient ou en Afrique.

 

On estimait fin 2017 que 50.000 Nord-Coréens travaillaient en Chine. Diverses sources affirment que des Nord-Coréens continuent d’affluer dans des usines chinoises.

Fin 2017, ils étaient plus de 30.000 en Russie.

 

Les travailleurs expatriés, pour beaucoup employés dans les secteurs industriels et forestiers, rapportent plus d’un demi-milliard de dollars par an.

Et ils ne peuvent garder qu’une fraction de leur salaire, selon des dissidents.

 

 

La fin toute théorique de la main d’œuvre expatriée nord-coréenne

 

L’ONU a donné jusqu’à dimanche pour renvoyer chez eux les Nord-Coréens travaillant à l’étranger.

Adoptée le 22 décembre 2017, la résolution 2397 du Conseil de sécurité des Nations unies donnait deux ans à tous les pays pour renvoyer chez eux les travailleurs nord-coréens.

 

Mais les experts sont sceptiques quant à sa mise en œuvre, convaincus que Pékin et Moscou n’entendent pas se priver d’une source de main d’œuvre très bon marché.

Et Chine et Russie viennent d’ailleurs de proposer d'”ajuster les sanctions” de l’ONU, notamment de renoncer à l’interdiction de l’emploi de Nord-Coréens.

 

 

Chine et Russie appellent l’ONU à alléger les sanctions

 

La Chine a appelé mardi le Conseil de sécurité de l’ONU à soutenir une proposition sino-russe de réduction des sanctions visant la Corée du Nord, sous réserve qu’elle avance vers la dénucléarisation. Le projet réclame, pour améliorer le niveau de vie des Nord-Coréens, l’arrêt de plusieurs dispositions clés datant de 2016 et 2017 :

 

 

  • Abandonner les interdictions faites aux pays membres de l’ONU d’importer charbon, fer, textiles venant de Corée du Nord

  • Fin de la mesure qui impose aux Etats de l’ONU de renvoyer les travailleurs nord-coréens

  • Le texte est accompagné d’une liste de produits qui ne devraient plus être concernés par les sanctions, des bulldozers aux aspirateurs en passant par les petits tracteurs

 

Le texte appelle par ailleurs “à une reprise rapide des pourparlers à six” (Chine, les deux Corées, les Etats-Unis, la Russie et le Japon), lancés en 2003 mais dont Pyongyang s’est retiré en 2009.

L’avenir de ce projet de résolution reste toutefois incertain au Conseil de sécurité de l’ONU.

 

 

Le négociateur américain rejette tout ultimatum nord-coréen

 

Pyongyang a fait ces dernières semaines une série de déclarations véhémentes et fixé à Washington un ultimatum pour la fin 2019, lui promettant, faute de progrès, un “cadeau de Noël”.

Selon des experts, il pourrait s’agir d’un missile balistique intercontinental (ICBM).

 

En 2017, la Corée du Nord avait réalisé plusieurs essais de missiles intercontinentaux, assurant être capable de frapper le territoire continental américain et être devenue un Etat nucléaire à part entière.

 

 

La Corée du Nord affirme avoir réalisé un nouveau “test crucial”

 

La Corée du Nord a affirmé samedi avoir réalisé un nouveau “test crucial”, malgré une mise en garde des Etats-Unis.

Le même mystère avait entouré le “test très important” annoncé le week-end précédent par Pyongyang et censé changer le “statut stratégique” du pays reclus d’Asie de l’Est.

 

Au cours des dernières semaines, le régime communiste a procédé à différents tests, notamment de missiles balistiques, selon Tokyo.

En vertu de plusieurs résolutions de l’ONU, Pyongyang n’a pas le droit de procéder à des tirs de missiles balistiques. 

 

Source : AFP

Poster un Commentaire

avatar

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  S'abonner aux commentaires  
Me notifier des