Le Laos accorde un bref accès diplomatique aux Hmongs rapatriés de Thaïlande

HANOI (AFP) – Le gouvernement laotien a donné vendredi à des diplomates et agences des Nations unies un bref accès à un village abritant des Hmongs rapatriés de Thaïlande fin décembre.
Pour tenter d’apaiser les inquiétudes internationales sur le sort des membres de cette ethnie d’Asie du Sud-Est expulsés de Thaïlande entre Noël et le jour de l’An, Vientiane a organisé, sous étroite surveillance, un déplacement par hélicoptère au village de Phonkham, dans la province centrale de Bolikhamsay.

Bangkok, sourde aux protestations du Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), s’était attirée une salve de critiques en procédant à l’expulsion. Quelque 4.500 Hmongs vivant dans des camps frontaliers avaient été renvoyés de l’autre côté du Mékong à bord d’autobus.
Certains Hmongs s’étaient ralliés aux Américains contre les communistes pendant la guerre du Vietnam, lorsque le conflit s’était étendu aux pays voisins. Beaucoup ont ensuite fui le régime communiste de Vientiane, au pouvoir depuis 1975, et redoutent encore d’être maltraités au Laos.

Le HCR avait donné le statut de réfugié à 158 des Hmongs expulsés. Mais il n’avait pu se pencher sur le cas des autres: la Thaïlande lui avait refusé leur accès.
Bangkok et Vientiane affirment que les milliers de Hmongs expulsés sont des immigrés économiques illégaux. Le Laos nie toute persécution politique sur son sol.

Vendredi, un représentant du HCR avait été invité par les autorités laotiennes avec des représentants de la Banque mondiale, du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et de l’Agence des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC).
Quelques journalistes et une vingtaine de diplomates étaient présents, parmi lesquels l’ambassadeur américain au Laos.

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