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L’Iran s’achemine vers une forte inflation

25 avril 2019

 

Rappel du contexte

Les tensions entre Washington et Téhéran se sont accrues avec la décision de Donald Trump de retirer en mai 2018 les Etats-Unis de l’accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien, puis de placer ce mois-ci les gardiens de la Révolution islamique, le corps d’élite des forces armées iraniennes, sur leur liste des organisations étrangères terroristes.

 

Le président américain a par ailleurs décidé de ne pas renouveler les exemptions qui permettaient à huit pays de continuer à importer du brut iranien, Washington voulant tarir complètement les exportations de pétrole iranien.

 

 

Iran : Rohani reconnaît le dommage des sanctions et appelle à la « résistance »

Deux jours après la décision américaine de ne plus accorder de dérogation pour l’achat du pétrole iranien, le président iranien Hassan Rohani a prôné mercredi 24 avril la « résistance » face aux États-Unis. Les autorités reconnaissent que la décision de Washington va affecter les exportations pétrolières du pays et aggraver la situation.

 

Les sanctions frappent déjà durement l’économie et la situation de la population. Pour Hossein Ebadi, chauffeur de taxi, la nouvelle décision américaine sera durement ressentie : « L’effet est négatif. La valeur du dollar augmente tous les jours, le pouvoir d’achat des gens baisse chaque jour. Nous nous appauvrissons. On rembourse nos emprunts et notre loyer avec retard ».

 

 

L’Iran dénonce une “équipe des B” qui pousse Trump vers un conflit avec l’Iran

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a dit ne pas penser que Donald Trump souhaitait une guerre avec l’Iran, mais que le président américain pourrait être poussé à entrer en conflit avec Téhéran sous l’influence notamment du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

 

S’exprimant lors d’un entretien à Reuters depuis le siège de la mission diplomatique iranienne auprès de l’Onu, à New York, Mohammad Javad Zarif a dénoncé l’influence selon lui néfaste d’une “équipe des B” composée notamment du conseiller à la Sécurité nationale de la Maison blanche, John Bolton, et du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

 

Le chef de la diplomatie iranienne a martelé que l’Iran allait “continuer à vendre son pétrole”.

“Nous continuerons à utiliser le détroit d’Ormuz comme point de passage”, avait précisé Zarif.

Si les Etats-Unis tentent de l’en empêcher, ils devront “être prêts à en subir les conséquences”.

 

Sources : Reuters, RFI

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