Maldives : la dictature au paradis

 

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Les Maldives, ce paradis blanc adulé chaque année par un million de touristes, ressemble de plus en plus à une dictature.

Le président Abdulla Yameen vient de mettre fin à 45 jours d’état urgence après avoir réussi son coup de force contre l’opposition et la Cour suprême.

Début février, cette dernière avait cassé les condamnations d’opposants politiques, ce qui constituait une humiliation pour le président, dont la dérive autoritaire est critiquée depuis plusieurs années à l’international.

L’état d’urgence a permis à Abdulla Yameen d’arrêter l’ex-président de la République et le président de la Cour suprême, lesquels sont accusés d’avoir comploté pour le renverser.

Du coup, la Cour suprême a fait marche arrière et est revenue sur sa décision initiale.

L’opposition est désormais muselée, en prison ou en exil, et la justice est à la botte du président.

Une manifestation rassemblant plusieurs milliers de personnes a été réprimée la semaine dernière et plus de 140 opposants arrêtés.

L’ONU et de nombreux pays appellent à un retour à la démocratie.

Ajoutons à ce régime autoritaire les graves atteintes aux droits de l’Homme.

La Charia y est strictement appliquée, y compris contre les enfants.

Et selon un rapport de l’Unicef de 2009, aux Maldives une femme sur trois est victime de violences sexuelles ou de viol entre quinze et cinquante ans.

Un million de touristes par an, c’est bien plus que les 350 000 habitants… Quand les pays occidentaux réagiront-ils, en s’appuyant sur cette manne financière ?

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