Vers une dictature au Cambodge ?

 

AUDIO – 22 mars 2018

 

ARTICLE – 22 mars 2018

Au Cambodge la démocratie recule.

Hun Sen est Premier ministre depuis 32 ans et s’accroche à son poste.

Des élections législatives doivent avoir lieu en juillet, mais le principal parti d’opposition a été dissout l’an dernier.

Son dirigeant, Kem Sokha, est en prison car accusé de trahison et de collusion avec les Américains en vue de renverser le gouvernement.

 

45 pays ont donc hier appelé le Cambodge à autoriser le principal parti d’opposition, à libérer son dirigeant et à garantir que les élections soient libres et honnêtes.

Bien entendu, le porte-parole du gouvernement a déclaré que Phnom Penh ne se soumettrait pas à des exigences formulées par des pays étrangers.

 

Au Cambodge, la presse aussi n’a plus voix au chapitre. Les journaux indépendants disparaissent en étant obligés de payer des impôts très élevés, et les attaques contre la presse indépendante se multiplient depuis 2016.

L’an dernier, le Cambodge occupait la 132ème place (sur 180 pays) au classement de Reporters Sans Frontières sur la liberté de la presse.

 

Cette dérive totalitaire déplaît aux Occidentaux, qui prennent des mesures de rétorsion.

Europe et Etats-Unis ont ainsi suspendu leur assistance à l’organisation des prochaines législatives.

L’Union européenne a menacé le Cambodge de sanctions économiques.

Et les USA réduisent leur aide financière à ce pays qui s’est fortement rapproché de son puissant voisin chinois.

 

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