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L’Union Européenne signe de nombreux accords de libre-échange, au mépris de la lutte contre la pollution liée au transport maritime

17 juillet 2019

 

 

Le CETA

 

Des agriculteurs et écologistes sont opposés aux accords commerciaux de l’UE.

Le Ceta est un accord de libre-échange signé avec le Canada. Il implique la suppression des droits de douane pour presque tous les produits, soit près de 98 % des droits de douanes entre les deux régions.

 

L’accord est entré en vigueur provisoire il y a deux ans, d’ici la ratification par les parlements nationaux.

En France, le débat sur la ratification du Ceta a commencé. Cependant, le scrutin a finalement été reporté au 23 juillet. L’opposition a fini par obtenir un vote solennel sur le traité.

 

Contrairement au vote simple initialement prévu, il oblige chaque groupe parlementaire à justifier leur choix. Un report qui montre les difficultés de la majorité avec ce texte. L’opposition dénonce des normes environnementales et sanitaires moins strictes au Canada, notamment au sujet de l’alimentation.

 

 

Le secteur de l’agrobusiness brésilien se réjouit de l’accord Mercosur-UE

 

L’accord historique Mercosur-UE, conclu fin juin entre les membres du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay) et les pays de l’UE, promet de faire disparaître plus de 90% des droits de douane. La politique du président brésilien, très favorable à l’agro-business, avec recours massif aux pesticides et déforestation à la clé, inquiète les écologistes.

 

Le Brésil est le premier exportateur de jus d’agrumes avec 50% des exportations mondiales.

La question des normes sanitaires a fait bondir les Européens, craignant que les pesticides brésiliens interdits en Europe ne se retrouvent dans les aliments importés.

 

Si pour le directeur exécutif de l’Association brésilienne d’agronégoce, l’accord est une vraie avancée pour tout le secteur, une partie de l’agrobusiness brésilien exprime néanmoins son inquiétude vis-à-vis du « principe de précaution ».

 

Il implique que les États membres pourront bloquer les importations de produits qu’ils estiment dangereux pour la santé. Si le secteur de la viande ou du soja brésilien craint que ce principe ne soit brandi comme une excuse pour renforcer des barrières commerciales, cela peut aussi être vu comme un outil positif à l’amélioration des normes brésiliennes.

 

Ce vaste accord commercial, qui toucherait près de 770 millions de consommateurs, devra encore être validé par chacun des 28 États membres de l’Union européenne et ratifié par le Parlement européen. Un processus qui pourrait prendre encore plusieurs mois, voire quelques années.

 

 

L’accord de libre-échange Vietnam-UE signé fin juin à Hanoï

 

L’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Vietnam est important, car le Vietnam avec ses 95 millions d‘habitants est l’une des économies les plus dynamiques de l’Asie du sud-est.

 

L’accord de libre-échange va supprimer progressivement, dans un délai de 7 à 10 ans, plus de 99% des droits de douane entre les deux parties. Le texte prévoit également la mise en place de standards environnementaux élevés et la reconnaissance des indications géographiques protégées.

 

L’accord vise également à renforcer le respect des droits de l’homme ainsi que des droits des travailleurs. L’accord vise aussi à équilibrer les échanges des biens et des services qui s’élèvent à environ 54 milliards d’euros chaque année. Car même si l’Union européenne est l’un de ses plus grands investisseurs, les échanges sont largement au désavantage des Européens.

 

 

Accord UE-Japon : des ONG dénoncent “un accord climaticide” et un recul de Paris

 

L’accord de libre-échange signé il y a un an à Tokyo par l’UE et le Japon est le “plus gros accord commercial climaticide jamais signé”, estimaient la Fondation pour la nature et l’Homme (FNH, ex-Fondation Hulot) et l’Institut Veblen.

 

“Quelques mois après l’entrée en application du CETA (signé avec le Canada), l’UE a signé un nouvel accord climaticide”, s’insurgeaient les deux ONG. Les deux organisations françaises s’en prennent notamment au gouvernement français, accusé de “renier ses promesses “d’accords commerciaux compatibles avec l’Accord de Paris”” adopté fin 2015 contre le réchauffement.

 

Plusieurs “points structurants” de cet accord baptisé Jefta (Japan-UE free trade agreement) vont contre les engagements pris contre le réchauffement, soulignent-elles.

Enfin les parlements nationaux sont privés de ratification nationale.

 

Sources : RFI, AFP

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