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Proposer des passeports russes aux Ukrainiens est une agression, selon Kiev

28 avril 2019

 

Vladimir Poutine a signé un décret simplifiant les procédures d’obtention d’un passeport russe pour les habitants des régions séparatistes de l’est de l’Ukraine.

Les régions de Donetsk et de Louhansk, aux mains de séparatistes pro-russes, ont fait sécession en 2014, après l’arrivée au pouvoir de dirigeants pro-occidentaux en Ukraine.

 

Kiev et l’Occident voient l’initiative comme un nouvel acte d’agression, une semaine après l’élection de Volodymyr Zelenskiy, qui a vertement riposté dans un communiqué.

Celui-ci prendra ses fonctions en juin prochain.

 

La guerre entre les forces de Kiev et les séparatistes, soutenus militairement par la Russie selon l’Ukraine et les Occidentaux, a fait près de 13.000 morts en cinq ans.

Des trêves successives ont permis de réduire le niveau des violences sans toutefois y mettre un terme définitif.

 

Le président russe a précisé que son pays remplirait “toutes ses responsabilités envers nos nouveaux citoyens russes”. “Une fois qu’ils auront reçu leur passeport russe, les résidents de l’est de l’Ukraine percevront les allocations sociales, les retraites, les augmentations, tout ce à quoi ils ont droit”, a-t-il expliqué.

 

Il a également expliqué qu’il serait “théoriquement possible” pour les personnes résidant dans ces territoires de percevoir à la fois une retraite russe et leur retraite ukrainienne. M. Poutine avait défendu cette décision lors d’une conférence de presse jeudi, à l’issue de son premier sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un à Vladivostok, dans l’extrême-Orient russe.

 

“C’est étrange que cette décision provoque des réactions négatives. La Pologne émet de tels passeports pour les Polonais, la Roumanie pour les Roumains, la Hongrie pour les Hongrois. En quoi les Russes sont pires que les Polonais, les Roumains ou les Hongrois ?”, s’était interrogé alors M. Poutine.

 

Si la pratique de l’ukrainien progresse depuis la chute de l’Union soviétique en 1991, encore plus depuis 2014 et le début de la crise avec la Russie, l’Ukraine compte toujours une importante communauté russophone concentrée dans l’est et le sud.

 

La protection des russophones a été un des motifs officiels de la Russie pour annexer il y a cinq ans la péninsule ukrainienne de Crimée et soutenir les séparatistes prorusses de l’est de l’Ukraine.

 

Sources : Reuters, AFP, RFI

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