Journal des 5 et 6 septembre 2018

 

AMERIQUE LATINE

Mexique : 166 cadavres découverts dans une fosse commune dans l’est

Au moins 166 cadavres ont été découverts au Mexique dans une fosse commune dans l’Etat de Veracruz (est) gangrené par la violence des cartels de la drogue et où de nombreuses découvertes de ce type ont déjà été signalées, a indiqué jeudi le procureur local.

 

D’après un témoin, cité par le procureur, “des centaines de personnes ont été enterrées clandestinement” à cet endroit.

L’Etat de Veracruz est un des plus touché par le crime organisé et connaît le plus haut taux de personnes disparues.

 

D’autres fosses clandestines comptant plusieurs centaines de corps ont été retrouvées ailleurs dans le pays.

Selon des chiffres officiels, plus de 37.000 personnes sont portées disparues au Mexique.

 

Source : AFP

 

 

Brésil/présidentielle : Bolsonaro opéré après une attaque au couteau

Le député d’extrême droite Jair Bolsonaro, candidat à la présidentielle d’octobre au Brésil, a été attaqué jeudi à l’arme blanche alors qu’il faisait campagne et doit subir une intervention chirurgicale d’urgence, a-t-on appris de source policière et hospitalière.

L’auteur de l’attaque, un homme de 40 ans, a été immédiatement arrêté.

 

Bolsonaro, grand admirateur de la dictature militaire (1964-85) et habitué des dérapages racistes, misogynes ou homophobes, arrive largement en tête des intentions de vote du premier tour de la présidentielle (22%).

 

Il serait toutefois battu facilement par la quasi-totalité de ses adversaires au deuxième tour, selon l’enquête d’opinion publiée tard mercredi.

L’ancien capitaine de l’armée est par ailleurs le candidat suscitant le plus de rejet, surtout parmi les femmes, 44% des personnes interrogées affirmant qu’elles ne voteraient jamais pour lui.

 

Source : AFP

 

 

Brésil : le candidat libéral Alckmin accusé de financement illicite

Le ministère public a accusé Geraldo Alckmin, candidat de centre-droit à la présidentielle d’octobre au Brésil, d’avoir accepté dix millions de reais (2,1 millions d’euros) de fonds de campagne illicites, a rapporté mercredi un site internet spécialisé dans les affaires judiciaires.

 

Ces accusations, qui doivent être reprises par un juge avant de donner lieu à un procès, sont un coup dur pour celui qui peine à décoller dans sa campagne, mais il ne devrait pas pour autant être fatal.

 

En vertu du droit brésilien, un candidat ne peut être empêché d’être candidat que s’il est reconnu coupable d’un délit et que si le verdict a été confirmé en appel, ce qui ne peut techniquement pas intervenir d’ici la présidentielle.

 

Ces accusations voient le jour au lendemain de l’inculpation par les procureurs de l’Etat de Sao Paulo du candidat probable du Parti des Travailleurs (gauche), Fernando Haddad, lui aussi pour corruption.

 

Ni Alckmin ni Haddad ne risquent a priori d’être empêchés d’être candidats, mais les accusations risquent de leur nuire au cours de la campagne, alors que l’ancien président Lula a été emprisonné en avril pour corruption et que l’électorat brésilien est de plus en plus lassé par la corruption endémique mise au jour durant les quatre années de l’enquête.

 

Source : Reuters

 

 

Ortega avertit les Etats Unis de “ne pas chercher le Nicaragua”

Devant des milliers de partisans, le président nicaraguayen Daniel Ortega a demandé mercredi aux Etats Unis de “ne pas “chercher” le Nicaragua”, quelques heures après l’examen de la crise au Conseil de sécurité des Nations unies à la demande de Washington.

 

Le Conseil de sécurité a débattu de la situation au Nicaragua où les violences ont fait plus de 320 morts. A New York, la Russie, la Chine et la Bolivie ont fait la sourde oreille lorsque l’ambassadrice américaine Nikki Haley a exhorté le Conseil de sécurité “à ne pas être un observateur passif tandis que le Nicaragua devient un Etat dictatorial en faillite”.

 

“Chaque jour qui passe”, le Nicaragua suit davantage les traces de la Syrie et du Venezuela qui voient un “exode” massif de leurs citoyens, a jugé la diplomate américaine.

Adoptant un ton plus conciliant qu’à l’habitude, Daniel Ortega a lancé un appel au retour et à la réconciliation aux milliers de Nicaraguayens qui ont fui les violences au Costa Rica voisin.

 

L’opposition a brocardé cet appel au retour et à la réconciliation nationale alors que la répression des opposants se poursuit.

 

La crise a commencé le 18 avril par des manifestations contre un projet de réforme de la sécurité sociale aujourd’hui abandonné, qui se sont poursuivies pour demander le départ du couple présidentiel.

 

Daniel Ortega, âgé de 72 ans, dont les onze dernières années au pouvoir, est accusé par ses opposants d’avoir mis en place une dictature marquée par la corruption et le népotisme.

Le couple présidentiel rétorque que leur pouvoir est issu des urnes et accuse les Etats-Unis d’avoir fomenté la révolte.

 

Source : AFP

 

 

Crise migratoire : l’Amérique latine appelle le Venezuela à accepter de l’aide humanitaire

Onze pays d’Amérique latine réunis pour la première fois sur la crise des migrants vénézuéliens ont appelé mardi Caracas à accepter l’aide humanitaire pour faire face à cet afflux qui déstabilise les capacités d’accueil de la région.

 

Le Venezuela, de plus en plus isolé sur le continent du fait de la politique du président socialiste Nicolas Maduro et des atteintes aux droits de l’homme dénoncées par son opposition ainsi que par l’Organisation des Etats américains (OEA), était invité, mais n’avait pas répondu présent.

 

Les pays, dont certains sont touchés par l’exode massif de Vénézuéliens en raison de la grave crise économique qui affecte le pays, ont demandé à Caracas de garantir aux Vénézuéliens qui émigrent la possibilité d’obtenir une carte d’identité ou un passeport.

 

Pendant deux jours, des représentants des treize pays ont tenté de définir des moyens d’action communs face à une des plus graves crises migratoires de l’histoire récente du continent.

Financièrement, le représentant de l’ONU en Equateur, Arnaud Peral, a exhorté les donateurs de la communauté internationale à poursuivre leur soutien.

 

Environ 2,3 millions de Vénézuéliens (7,5% d’une population de 30,6 millions) vivent à l’étranger, dont 1,6 million qui ont émigré depuis 2015 quand les pénuries de nourriture et de médicaments se sont aggravées, parallèlement à l’hyperinflation.

 

La Colombie, le Pérou et l’Equateur sont les principaux pays d’accueil de ce flux, qui s’étend à d’autres pays sud-américains comme le Brésil.

Cette rencontre se déroule alors qu’une réunion extraordinaire de l’OEA est programmée dès mercredi sur le même thème.

 

Source : AFP

 

 

Guatemala : le chef de l’ONU demande au Commissaire de la CICG de poursuivre la lutte contre l’impunité depuis l’extérieur

Le Secrétariat de l’ONU s’est dit très préoccupé par la décision des autorités guatémaltèques d’interdire l’entrée au Guatemala du Commissaire de la Commission internationale contre l’impunité au Guatemala (CICIG), Ivan Velasquez.

 

Vendredi 31 août, le Président du Guatemala, Jimmy Morales, avait fait savoir sa décision de ne pas reconduire le mandat de la mission anti-corruption de l’ONU, l’accusant d’ingérence dans les affaires nationales.

 

La CICG avait été créée en 2007 afin d’assister les autorités guatémaltèques dans la lutte contre la corruption et notamment les dispositifs de sécurité clandestins.  Elle devra cesser ses fonctions en septembre 2019.

 

Source : ONU

 

 

Inflation, sacrifices économiques, les Argentins en ont assez

“Ya basta (ça suffit), on n’en peut plus de vivre dans le sacrifice permanent, le prix de la viande augmente tous les jours”, dénonce Ezequiel Gonzalez. Comme beaucoup d’Argentins, il ne fait plus confiance au gouvernement, pour l’instant incapable de juguler la crise du peso.

 

La dégringolade de la monnaie argentine, plus de 50% depuis janvier, a dopé l’inflation qui va nettement dépasser les 30% en 2018.

Dans les rues de Buenos Aires, des affiches demandant “Le FMI dehors” fleurissent sur les murs.

 

Les manifestations contre la politique économique du président de centre-droit Mauricio Macri sont quotidiennes. Ces mobilisations sont encore loin de celles de la crise économique de 2001, mais le mécontentement est généralisé.

De plus, des pillages sont à craindre.

 

Après avoir conclu en juin avec le Fonds monétaire international un accord prévoyant un prêt de 50 milliards de dollars sur trois ans, le gouvernement négocie désormais avec le FMI le déblocage anticipé des fonds, en contrepartie, d’un plan de rigueur budgétaire renforcé.

 

Source : AFP

 

 

AMERIQUE DU NORD

Climat de suspicion à la Maison Blanche

Dans un étrange climat de suspicion et de paranoïa, la Maison Blanche tentait jeudi de déterminer l’identité du “lâche” qui a rédigé la tribune anonyme dénonçant le comportement erratique de Donald Trump. Le président, qui a évoqué mercredi soir dans un tweet une possible “TRAHISON”, a stigmatisé le comportement de “la gauche” et des “Fake News Media”.

 

Dans un texte intitulé “Je fais partie de la résistance au sein de l’administration Trump” et publié par le New York Times, un membre de l’administration, raconte comment, lui et d’autres, s’efforcent de lutter de l’intérieur contre les pires penchants d’un président au leadership “mesquin”, “impétueux” et “inefficace”.

 

La publication très controversée de ce témoignage anonyme, intervenue au lendemain de la diffusion d’extraits d’un livre explosif du journaliste d’investigation Bob Woodward, suscitait une myriade de questions à Washington et au-delà.

 

Source : AFP

 

 

Ingérences électorales : Facebook et Twitter se défendent devant le Congrès

Les dirigeants de Facebook et Twitter ont défendu leurs initiatives pour limiter les risques de nouvelles ingérences électorales lors d’auditions devant les deux chambres du Congrès des Etats-Unis, mercredi, alors que nombre d’élus leur reprochent leur inefficacité.

 

Face à ces accusations, la directrice générale adjointe de Facebook, Sheryl Sandberg, et le directeur général de Twitter, Jack Dorsey, ont reconnu devant la commission du Renseignement du Sénat que leurs sociétés avaient réagi trop lentement aux ingérences russes dans la campagne électorale de 2016, tout en assurant faire beaucoup mieux aujourd’hui.

 

“Nous avons supprimé des centaines de pages et de comptes impliqués dans un comportement trompeur coordonné”, a déclaré Sheryl Sandberg devant les sénateurs.

Jack Dorsey a déclaré devant la même commission que Twitter avait considérablement renforcé la surveillance des opérations de manipulation sur sa plateforme.

 

Les explications des dirigeants des réseaux sociaux n’ont pas semblé convaincre les élus.

Donald Trump est monté au créneau en accusant les réseaux sociaux d’interférer dans la campagne des élections de mi-mandat au Congrès, le 6 novembre, dans le but selon lui de favoriser une victoire démocrate.

 

Donald Trump et d’autres responsables républicains accusent régulièrement les géants de l’internet de vouloir faire taire certaines voix conservatrices, comme celle d’Alex Jones, dont le site conspirationniste Infowars a récemment été exclu des grandes plateformes. Twitter a suspendu le compte d’Alex Jones pendant 7 jours durant l’été.

 

Donald Trump a aussi accusé la semaine dernière le moteur de recherche de Google de mettre en valeur les articles le critiquant au détriment de ceux qui assurent une “couverture honnête” et promis d’agir à ce sujet, sans apporter là non plus de preuve ni de précisions sur ce qu’il pourrait entreprendre.

 

Source : Reuters

 

 

La crise de 2008 hante toujours les jeunes Américains

Ils avaient pour certains la vingtaine et s’apprêtaient à entrer sur le marché du travail en 2008, mais la crise financière et ses faillites d’entreprises ont contrecarré ces ambitions, ébranlant leur foi en l’avenir et au système.

 

Cette crise, la plus grave depuis la Grande dépression, a démotivé une grande partie de cette génération, mais elle a aussi éveillé leur conscience politique, les incitant à rejoindre en grand nombre “Occupy Wall Street”.

 

Ce mouvement de protestation populaire contre la corruption, les lobbies et l’impunité de la finance est né en septembre 2011 dans le quartier des affaires de Manhattan, base de grosses institutions financières américaines et mondiales.

 

Des familles étaient expulsées de leurs maisons parce qu’elles ne pouvaient pas rembourser leur emprunt.

Même si Occupy Wall Street a disparu des écrans de télévision, le mouvement a toujours une présence sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter, où il promeut les causes progressistes.

 

La génération née entre 1980 et 1996 est baptisée “Millenials”.

Ces jeunes sont écrasés par les prêts étudiant, dont le poids s’est alourdi avec la crise financière, faute d’emplois bien rémunérés.

 

Du coup, la dette que l’on remboursait avant la crise en dix ans s’étale désormais sur 20 ou 30 ans pour certains. Selon les organismes chargés de surveiller la dette étudiante, celle-ci s’élèverait aujourd’hui à plus de 1.000 milliards de dollars. Beaucoup de ces jeunes adultes vivent encore chez leurs parents et leurs doutes sur l’avenir se sont intensifiés.

 

Une étude d’avril 2016 de l’université d’Harvard montre que seulement 41% des 18-29 ans soutiennent le capitalisme, un chiffre médiocre au pays héraut du libéralisme, d’autant que dans la même enquête, un tiers des jeunes adultes se disaient favorables au socialisme.

 

Source : AFP

 

 

ASIE

Novitchok : Londres tient Vladimir Poutine pour responsable

Londres, soutenu par ses alliés, a dit jeudi tenir le président russe Vladimir Poutine pour responsable de la tentative d’empoisonnement perpétrée en mars contre un ex-espion russe en Angleterre, une mise en cause réfutée par Moscou devant le Conseil de sécurité de l’ONU.

 

La France, l’Allemagne, les États-Unis et le Canada ont annoncé avoir “entièrement confiance” dans les conclusions de l’enquête britannique.

“Nous avons entièrement confiance dans les conclusions britanniques selon lesquelles les deux suspects étaient des officiers du service de renseignement militaire russe (…)”.

 

La Première ministre britannique Theresa May avait accusé mercredi les suspects d’avoir empoisonné au Novitchok, un puissant agent innervant conçu en Union soviétique, l’ex-agent double russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia le 4 mars à Salisbury (sud-ouest de l’Angleterre), qui ont survécu.

 

Depuis le départ, Londres accuse la Russie d’être à l’origine de l’attaque mais celle-ci nie toute implication. Cette affaire avait engendré une grave crise diplomatique entre le Kremlin et les Occidentaux, débouchant sur une vague d’expulsions croisées de diplomates et l’adoption en août de sanctions économiques par les Etats-Unis.

 

Source : AFP

 

 

Afghanistan : simples sportifs, mais chiites, cibles de l’EI

Kaboul est une nouvelle fois la cible de l’Etat islamique (EI).

Au lendemain du double attentat meurtrier, le bilan s’élevait jeudi à 26 morts et 91 blessés.

Un premier kamikaze s’est fait exploser à l’entrée du gymnase où s’entraînaient des lutteurs puis une voiture piégée a explosé après l’arrivée des secours et des journalistes.

 

La communauté chiite Hazara, troisième plus importante d’Afghanistan, est une cible particulièrement prisée de l’Etat islamique qui la considère comme apostate.

En août, deux attentats suicides la visant, également revendiqués par l’EI, avaient fait chacun plus de 30 morts.

 

Source : AFP

 

 

Cris, larmes de joie : dépénalisation historique de l’homosexualité en Inde

La communauté LGBT en Inde célébrait jeudi dans la liesse et l’émotion la dépénalisation de l’homosexualité par la Cour suprême dans la deuxième nation la plus peuplée au monde, cap historique pour l’égalité des droits.

 

À travers ce pays d’Asie du Sud de 1,25 milliard d’habitants, des groupes parés des couleurs arc-en-ciel ont fondu en larmes et sont tombés en hurlant de joie dans les bras les uns des autres à la lecture du jugement de la plus haute instance judiciaire.

 

Si une scène homosexuelle discrète mais vibrante existe dans les grandes villes d’Inde, comme Delhi ou Bombay, les rapports sexuels entre hommes ou entre femmes restent toujours très mal vus dans la société indienne. De nombreux Indiens, notamment dans les zones rurales où réside 70% de la population, considèrent encore l’homosexualité comme une maladie mentale.

 

Plus de 120 États à travers le monde ne criminalisent pas ou plus les actes homosexuels, selon des chiffres de l’Association internationale des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexes.

 

Source : AFP

 

 

Pompeo en visite au Pakistan pour “tourner la page” de la brouille

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo est arrivé mercredi au Pakistan où il doit rencontrer le nouveau Premier ministre Imran Khan et espère “réinitialiser” des relations devenues conflictuelles entre les deux pays ces derniers mois.

 

Il s’agit de la première visite de M. Pompeo en tant que chef de la diplomatie américaine au Pakistan, pays dont les Etats-Unis jugent l’attitude décisive pour l’issue de la guerre qui dure depuis 17 ans en Afghanistan voisin où la situation sécuritaire ne cesse de se dégrader.

 

Les tensions ne sont pas nouvelles entre les deux pays mais se sont aggravées ces derniers mois.

Les Etats-Unis et son allié l’Afghanistan accusent le Pakistan de soutenir via ses services de renseignement des groupes extrémistes armés comme les talibans afghans et leurs alliés du réseau Haqqani, à qui il fournirait des refuges dans ses régions frontalières avec l’Afghanistan.

 

Washington exige que cesse ce soutien, qu’Islamabad nie catégoriquement, arguant d’énormes sacrifices humains et financiers consentis dans sa lutte contre le terrorisme.

Pompeo a suggéré que l’aide financière des USA, suspendue, pourrait être rétablie si les circonstances le permettent.

 

Source : AFP

 

 

Séisme au Japon : 9 morts et une trentaine de disparus après d’énormes glissements de terrain

Au moins 9 personnes ont péri et une trentaine sont portées disparues dans le nord du Japon, secoué jeudi par un puissant séisme de magnitude 6,6 qui a provoqué d’énormes glissements de terrain et une coupure de courant générale dans la région.

La terre a continué à trembler après : des dizaines de répliques ont été ressenties.

 

Des vues aériennes montraient des montagnes littéralement coupées en deux par d’impressionnants éboulements qui ont arraché tous les arbres et englouti des maisons construites en contrebas.

 

Des militaires des Forces d’autodéfense sont arrivés sur place pour participer aux opérations de sauvetage : 25.000 hommes au total étaient attendus.

Selon la compagnie Hokkaido Electric Power, 2,95 millions de foyers et autres clients ont été privés d’électricité après le séisme, en raison de l’arrêt de toutes les centrales de la région.

 

Les transports étaient aussi perturbés, sur les rails et dans les airs. Tous les trains sont arrêtés et l’aéroport de Sapporo Chitose a dû fermer. L’ensemble des vols pour la journée ont été annulés, soit plus de 200.

 

Les responsables ont mis en garde contre le risque de nouveaux tremblements de terre.

“Les fortes secousses secondaires ont souvent lieu dans les 2-3 jours suivants”, a précisé Toshiyuki Matsumori, chargé de la surveillance des tsunamis et tremblements de terre à l’agence météorologique.

 

Le Japon est situé à la jonction de quatre plaques tectoniques et subit chaque année quelque 20% des séismes les plus forts recensés sur Terre.

Tout le monde garde en mémoire le terrible tremblement de terre et le tsunami du 11 mars 2011 qui ont tué plus de 18.500 personnes et provoqué la catastrophe nucléaire de Fukushima.

 

Le séisme de ce jeudi survient alors que l’archipel se remet à peine du passage du très puissant typhon Jebi qui a tué 11 personnes dans le sud-ouest.

 

Source : AFP

 

 

Trump pas disposé à conclure d’accord commercial avec Pékin

Les Etats-Unis ne sont pas prêts à conclure d’accord commercial avec la Chine mais les discussions vont se poursuivre entre les deux premières puissances économiques mondiales, a déclaré mercredi le président américain, Donald Trump.

 

L’administration américaine, qui envisage l’instauration de nouveaux droits de douane portant sur 200 milliards de dollars (171 milliards d’euros) d’importations chinoises, a organisé des consultations en vue de leur entrée en vigueur de plus en plus probable, vers la fin septembre ou début octobre.

 

Source : Reuters

 

 

AFRIQUE

Fragile cessez-le-feu en Libye, sans solution pérenne à l’horizon

L’annonce par l’ONU d’un fragile cessez-le-feu près de Tripoli ne résout pas les dissensions entre les multiples groupes armés en l’absence d’une solution pérenne au chaos, dans un pays où la communauté internationale semble naviguer à vue, selon des analystes.

 

Malgré des échanges de tirs sporadiques dans la soirée de mardi, au sud de la capitale, ce cessez-le feu semble globalement respecté par les groupes armés impliqués dans les combats qui ont fait au moins 63 morts et 159 blessés depuis le 27 août.

 

Les analystes jugent toutefois cette trêve très précaire, et la Mission de l’ONU (Manul), qui affirme avoir rassemblé mardi tous les belligérants, a elle-même admis le caractère minimaliste de sa démarche.

 

Issu d’un accord politique libyen (APL) signé fin 2015 au Maroc sous l’égide de l’ONU, le gouvernement d’union nationale (GNA) a échoué à mettre en place des forces de sécurité unifiées et a continué à s’appuyer sur des milices, pour sa sécurité et celle de la capitale.

 

Les grandes milices tripolitaines se sont dès lors transformées en cartels, infiltrant les cercles du pouvoir politique et de l’économie.

Omran Khalil, un analyste libyen, déplore la politique à courte vue de la communauté internationale dont la priorité est, selon lui, de “préserver ce qui reste du GNA”.

 

La France, qui pousse à l’organisation –illusoire à ce jour– d’élections d’ici la fin de l’année, s’est défendue de toute visée personnelle sur l’ancienne colonie italienne, dont les ressources pétrolières aiguisent les convoitises.

 

Source : AFP

 

 

Réouverture de l’ambassade d’Ethiopie à Asmara en Erythrée

Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, et le président érythréen, Isaias Afwerki, ont rouvert jeudi l’ambassade d’Ethiopie dans la capitale érythréenne, Asmara.

 

Depuis la signature d’un accord le 9 juillet dernier sur le rétablissement des relations bilatérales, les dirigeants des deux pays ont pris diverses mesures visant à en finir avec vingt ans d’une hostilité qui perdurait depuis le conflit militaire qui avait opposé les deux pays en 1998.

 

Abiy Ahmed a eu mercredi son deuxième tête-à-tête avec le président érythréen depuis l’accord conclu en juillet. Les deux hommes devaient tenir ce jeudi un sommet régional avec le chef de l’Etat somalien, Mohamed Abdullahi.

 

Il s’agit de la deuxième visite de celui-ci en Erythrée depuis le 30 juillet, et sa présence est le dernier signe en date d’un dégel des relations dans toute la Corne de l’Afrique dans le sillage du rapprochement entre Addis-Abéba et Asmara.

 

Source : Reuters

 

 

Burundi : les violations des droits de l’homme se poursuivent, dit la Commission d’enquête de l’ONU

De graves violations des droits de l’homme, dont certaines sont constitutives de crimes contre l’humanité, ont continué d’être commises au Burundi en 2017 et 2018, a affirmé mercredi la Commission d’enquête des Nations Unies.

 

« Les violations que la Commission avait documentées dans son premier rapport ont perduré tout au long de l’année écoulée. Certaines pratiques, comme celles consistant à faire disparaître les corps ou à opérer de nuit, tendent à les rendre moins visibles, mais elles n’en sont pas moins réelles », a déploré Doudou Diène, le Président de la Commission d’enquête.

 

« Le référendum constitutionnel organisé en mai 2018 et la campagne pour les élections à venir en 2020 ont en particulier donné lieu à des persécutions, menaces et intimidations à l’encontre des personnes soupçonnées de s’opposer au gouvernement ou de ne pas partager la ligne du parti au pouvoir, que cela soit avéré ou non », a déploré M. Diène.

 

La Commission souligne par ailleurs que les membres de la ligue des jeunes du parti au pouvoir, les Imbonerakure, ont pris une importance croissante dans la répression, « hors de tout cadre légal et dans une impunité quasi-totale ».

 

La Commission d’enquête a demandé au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies de prolonger son mandat pour une année supplémentaire.

Surtout que le Burundi se prépare à de nouvelles élections en 2020.

 

La Commission d’enquête sur le Burundi a été créée en septembre 2016.

Elle présentera son rapport final au Conseil des droits de l’homme, lors d’un dialogue interactif qui se déroulera le 17 septembre prochain à Genève.

 

Source : ONU

 

 

Un cas d’Ebola signalé dans la grande ville de Butembo en RDC

Les autorités de la RDC ont annoncé mercredi un premier cas de fièvre hémorragique Ebola à Butembo, une ville de près d’un million d’habitants qui entretient d’importants liens commerciaux avec l’Ouganda voisin.

Un nouveau foyer d’Ebola s’est déclaré cet été dans l’est de la RDC. Il a fait 82 morts.

 

Butembo est au carrefour d’une route commerciale majeure pour les importations de produits de consommation en provenance d’Afrique de l’Est et les exportations de produits miniers congolais vers les ports de l’océan Indien.

 

Contacté par Reuters au téléphone, le maire de Butembo, Sylvain Kanyamanda, a invité la population à la prudence et à respecter toutes les mesures d’hygiène recommandées par les autorités sanitaires.

 

Source : Reuters

 

 

Au Gabon, les Pygmées sont marginalisés et sans papiers

“Moi je suis gabonais, à 100%, mais je n’ai pas la carte d’identité. On nous a promis qu’on l’aurait, mais jusque-là on attend…” Christian est excédé : il n’a jamais eu d’existence légale au Gabon, alors qu’il y est né et y habite.

 

Et pour ce Pygmée de l’ethnie baka, habitant du village de Doumassi, dans le nord du Gabon, sans carte d’identité la vie est infiniment compliquée : “Comment je fais pour envoyer mes enfants à l’école ? Comment je fais pour voter ? Comment je fais pour avoir les soins ?”

 

Les Baka, réclament depuis des années d’être traités de la même manière que les autres Gabonais. Mais à quelques semaines des élections législatives, aucun ou presque n’ira voter, faute d’exister sur les registres officiels.

 

D’ailleurs, beaucoup n’ont cure de la politique : ils veulent juste “survivre”. Résultat macabre d’un non-accès aux soins, 5 des 7 enfants de Norbert, un autre Baka, sont décédés prématurément.

 

Les Baka préfèrent vivre en communauté, dans des villages à la marge des villes. A Doumassi vivent pourtant des Fang – l’ethnie majoritaire de la région – et des Baka, ensemble.

Mais les relations entre les deux ethnies sont mauvaises. Dans l’intimité, les Baka ne cessent de se plaindre des mauvais traitements que leur infligent les Fang.

 

Ces derniers estiment que les Pygmées leur sont “inférieurs” du fait de leur petite taille.

Les 2 ethnies cohabitent pourtant au quotidien : les Fang font appel aux Baka pour leurs talents de chasseurs-pisteurs, et ceux-ci vont acheter chez les Fang de quoi se ravitailler avant de partir en forêt.

 

Source : AFP

 

 

Le HCR tire la sonnette d’alarme face aux récentes violences contre les étrangers en Afrique du Sud

Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, s’est dit mardi est extrêmement préoccupé par les récentes violences xénophobes en Afrique du Sud. Parmi les personnes visées se trouvaient des réfugiés et des demandeurs d’asile.

L’Afrique du Sud accueille actuellement 280.027 réfugiés et demandeurs d’asile.

 

Quatre personnes auraient été tuées dans la région de Soweto, à Johannesburg, la semaine dernière, lors d’attaques lancées par des manifestants en colère, tandis que beaucoup d’autres ont été affectées par de précédentes vagues de violence.

 

Des foules ont pillé et détruit des biens appartenant à des ressortissants étrangers.

Des tensions ont également été récemment observées dans les provinces du KwaZulu Natal et du Cap occidental.

 

Ces derniers jours, le personnel du HCR a rendu visite aux réfugiés et aux demandeurs d’asile touchés par les violences récentes à Soweto afin d’évaluer leur situation et leurs besoins. De nombreux commerçants étrangers ont été touchés par la violence et leurs petits magasins – souvent leur seul moyen de subsistance – ont été pillés et détruits.

 

Source : ONU

 

 

PROCHE ET MOYEN-ORIENT

Syrie : nouvelles frappes aériennes dans la province d’Idlib

Des frappes aériennes ont été menées jeudi, probablement par l’aviation russe, dans la province rebelle d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, rapporte l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

 

La population d’Idlib, dernier grand bastion des insurgés en Syrie, se prépare à une offensive des troupes gouvernementales et de leurs alliés.

Beaucoup de civils espèrent toutefois que le sommet vendredi à Téhéran entre les présidents russe, turc et iranien permettra d’éviter cette attaque annoncée depuis plusieurs semaines.

 

Si Russes et Iraniens ont souligné la nécessité de “liquider ce nid de terroristes”, le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui craint un nouvel afflux massif de réfugiés dans son pays, a mis en garde, tout comme les institutions internationales, contre un “massacre” et une “catastrophe humanitaire”.

 

Source : Reuters

 

 

Israël ne renoncera jamais au Golan, dit l’ambassadeur US

L’ambassadeur des Etats-Unis en Israël, David Friedman, pense que l’Etat juif ne rendra jamais à la Syrie le plateau du Golan, occupé lors de la guerre des Six Jours en 1967 et annexé en 1981.

 

Le président américain Donald Trump a reconnu en décembre dernier Jérusalem comme capitale d’Israël et le gouvernement israélien souhaiterait qu’il reconnaisse également la souveraineté de l’Etat juif sur le Golan.

 

Son conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, a dit le mois dernier qu’une telle éventualité n’était pas discutée à Washington. Interrogé à ce sujet, l’ambassadeur Friedman déclare cependant au journal de droite Israel Hayom que la position du gouvernement américain pourrait évoluer.

 

Source : Reuters

 

 

Israël ouvre la voie à la démolition d’un village bédouin emblématique

La Cour suprême d’Israël a donné mercredi son feu vert à la démolition d’un village bédouin palestinien érigé par ses défenseurs en symbole du sort de ces communautés confrontées à l’occupation et la colonisation israéliennes de la Cisjordanie.

 

Khan al-Ahmar, village de tôle et de toile où vivent environ 200 bédouins à l’extérieur de Jérusalem et près de la route menant à Jéricho, pourra être détruit à partir de la semaine prochaine, après des années de bataille judiciaire.

 

Les trois juges de la Cour suprême ont maintenu que le village avait été construit sans les permis nécessaires au regard des règles imposées par Israël dans ce secteur de Cisjordanie occupée, et ont rejeté les trois recours dont ils étaient saisis.

 

Les défenseurs des villageois justifient les constructions sans autorisation par la quasi impossibilité pour eux d’obtenir des permis dans une grande partie de la Cisjordanie sous contrôle israélien.

 

Une cinquantaine de communautés bédouines représentant plus de 8.000 personnes, dont la plupart sont des réfugiés palestiniens déplacés par le passé, sont menacés de transfert forcé dans le centre de la Cisjordanie, dit l’ONU en soulignant qu’ils vivent déjà dans des conditions difficiles.

 

Au-delà de l’aspect humanitaire, Khan al-Ahmar, entouré de colonies israéliennes, se situe dans une zone critique. Sa destruction permettrait d’étendre et de relier de larges blocs de colonies, achevant de boucler Jérusalem et de restreindre l’accès des Palestiniens de Cisjordanie à la partie orientale de la ville.

 

Cela rendra plus hypothétique la viabilité d’un éventuel Etat palestinien indépendant, dont la création demeure la solution de référence de la plus grande partie de la communauté internationale pour résoudre le conflit avec Israël.

 

Le 4 juillet, plus de 30 personnes ont été blessées, selon le Croissant-Rouge, lors d’affrontements entre forces de l’ordre et manifestants, quand des équipements lourds, dont un bulldozer, ont été déployés autour du village.

 

Entre la Cisjordanie et Jérusalem-Est, plus de 600.000 colons israéliens vivent une coexistence souvent conflictuelle avec près de trois millions de Palestiniens.

Les colonies rognent peu à peu les territoires sur lesquels les Palestiniens souhaitent créer leur Etat.

 

Source : AFP

 

 

Israël ferme son seul point de passage pour les personnes avec Gaza

Israël a de nouveau fermé mercredi le seul point de passage pour les Palestiniens entre la bande de Gaza sous blocus et son territoire à la suite de heurts survenus la veille près du terminal, a annoncé l’armée.

 

Le point de passage d’Erez, mince lien physique avec l’extérieur pour les habitants de l’enclave palestinienne, restera fermé jusqu’à ce que les dégâts causés par les violences soient réparés, a dit l’armée sans aucune précision sur le temps qui serait nécessaire aux travaux.

Seuls seront autorisés à passer les cas humanitaires, a-t-elle précisé.

 

Selon les autorités israéliennes, environ un millier de Gazaouis franchissent Erez chaque jour en temps normal : des patients, mais aussi des hommes d’affaires ou des étudiants se rendant en Israël ou au-delà.

 

Même si Israël n’accorde les permis qu’au compte-gouttes, Erez offre une relative lueur pour les Palestiniens reclus.

La bande de Gaza n’a d’autre frontière qu’avec l’Egypte qui l’a maintenue fermée quasiment en permanence ces dernières années.

 

Israël et le Hamas se sont livré trois guerres dans la bande de Gaza depuis 2008. Le territoire et ses alentours ont connu après le 30 mars un accès de fièvre prolongé  (172 morts Palestiniens) faisant redouter un nouveau conflit. Un calme précaire est revenu depuis août, tandis que l’Egypte et l’ONU travaillent à instaurer une trêve durable.

 

Source : AFP

 

 

Le Paraguay ramène à Tel-Aviv son ambassade en Israël

Le Paraguay fait machine arrière : après avoir ouvert en mai une ambassade à Jérusalem, emboîtant le pas des États-Unis, le pays sud-américain a rapatrié mercredi sa représentation diplomatique à Tel-Aviv, déclenchant l’ire d’Israël qui a fermé son ambassade à Asuncion.

Il y a plus de 85 pays qui conservent leur ambassade à Tel-Aviv.

 

L’élection présidentielle a été récemment remportée par M. Abdo Benitez, descendant de Libanais du côté de son père.

Une importante communauté libanaise, des sunnites et des chiites, vit au Paraguay et avait critiqué la décision de l’ex-président Horacio Cartès.

 

Le Paraguay était devenu le troisième pays à rompre avec le consensus international qui voulait que les ambassades soient installées en dehors de Jérusalem, compte-tenu du statut disputé de la ville et de la persistance du conflit israélo-palestinien.

 

Le Paraguay fournit 40% de la viande bovine consommée en Israël, sous la supervision d’institutions juives, chargées de faire respecter le cahier des charges pour obtenir le label “casher”.

 

Israël, pour qui tout Jérusalem est sa capitale “éternelle” et “indivisible”, s’est emparé de Jérusalem-Est en 1967 et l’a annexée.

Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l’Etat auquel ils aspirent, et voient dans le transfert des ambassades la négation de leur revendication.

 

Pour la communauté internationale, Jérusalem-Est est un territoire occupé et les ambassades ne doivent pas s’installer à Jérusalem tant que le statut de la ville n’a pas été réglé par la négociation entre les deux parties.

 

Source : AFP

 

 

Irak : un nouveau mort dans les manifestations à Bassora, en proie aux flammes

Une nouvelle personne est morte jeudi lors de manifestations à Bassora, chef-lieu d’une province du sud irakien, où les autorités ont décrété un couvre-feu alors que plusieurs bâtiments publics et sièges de partis sont en feu.

 

La province de Bassora, la plus riche en hydrocarbures du pays et pourtant l’une des moins bien dotées en infrastructures, est en proie à une contestation sociale.

 

Ce mouvement, dénonçant l’incurie de la classe politique, a éclaté sur fond de pénuries d’eau d’électricité et d’emplois et vient d’être relancé par une crise sanitaire qui a mené plus de 30.000 personnes à l’hôpital pour des intoxications à l’eau polluée.

 

Les politiciens irakiens, en pleines tractations pour former le futur gouvernement, se rejettent eux les responsabilités de la crise.

Jeudi soir à Bassora, des milliers de manifestants étaient de nouveau dans la rue, ont constaté des correspondants de l’AFP.

 

Début juillet, lorsqu’avait éclaté à Bassora le mouvement anticorruption, les manifestants s’en étaient déjà pris aux partis et groupes armés.

Ce mouvement, qui avait gagné l’ensemble du sud du pays et Bagdad, s’était ensuite essoufflé, alors que M. Abadi annonçait le déblocage d’un plan d’urgence de plusieurs milliards de dollars.

 

Le mouvement est ensuite reparti vendredi avant de dégénérer ces derniers jours en violences meurtrières, les défenseurs des droits de l’Homme mettant en cause les forces de l’ordre. Les autorités, elles, pointent du doigt des “vandales” infiltrés parmi les manifestants et assurent avoir ordonné aux troupes de ne pas tirer.

 

Source : AFP

 

 

Yémen : négociations en suspens à Genève en l’absence des Houthis

Les négociations organisées par les Nations unies pour mettre fin au conflit au Yémen risquaient de tourner court, jeudi, la délégation gouvernementale menaçant de partir dès vendredi en l’absence de la délégation des rebelles chiites Houthis.

 

L’émissaire de l’Onu tente de relancer des négociations de paix entre le gouvernement yéménite, reconnu par la communauté internationale, et les Houthis pro-Iraniens, qui tiennent la capitale, Sanaa, et une large partie du territoire.

 

Source : Reuters

 

 

Nouvelles manifestations contre la cherté de la vie au Yémen

Des milliers de Yéménites ont de nouveau manifesté jeudi à Aden contre la cherté de la vie, réclamant le départ du gouvernement de ce pays ravagé par la guerre et en proie à la pire crise humanitaire au monde.

Des manifestations similaires ont été organisées ce jeudi dans d’autres villes du sud du pays.

 

Le Yémen est déchiré par un conflit meurtrier entre les rebelles Houthis, issus d’une minorité du nord du pays et qui se sont emparés de vastes portions du territoire dont la capitale Sanaa, et les forces loyales au gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi.

 

Les rebelles sont soutenus par l’Iran et le gouvernement, basé provisoirement à Aden, est appuyé militairement par une coalition dirigée par l’Arabie saoudite.

Depuis 2015, la guerre au Yémen a fait quelque 10.000 morts, en majorité des civils, et plus de 56.000 blessés.

 

Depuis plus d’un an, le gouvernement est incapable de payer de nombreux salaires et le riyal yéménite a perdu plus des deux tiers de sa valeur par rapport au dollar depuis l’intervention armée de la coalition en mars 2015.

 

Les protestations se sont poursuivies en dépit de l’annonce lundi d’une augmentation des salaires pour les fonctionnaires et des pensions pour les retraités.

Mercredi, 8 manifestants ont été blessés par des tirs de la police, selon des témoins et une source de sécurité.

 

Source : AFP

 

 

Iran : arrestation du mari d’une avocate des droits de l’Homme

Reza Khandan, mari d’une avocate iranienne des droits de l’Homme détenue depuis la mi-juin a été arrêté et placé en détention à son tour, a indiqué mercredi son avocat à l’AFP.

 

L’épouse de M. Khandan, Nasrin Sotoudeh, est une célèbre militante des droits de l’Homme en Iran, récompensée en 2012 par la Prix Sakharov pour la liberté de l’esprit décerné par le Parlement européen.

 

Me Sotoudeh a défendu plusieurs femmes arrêtées en décembre et janvier pour avoir enlevé leur foulard en public afin de protester contre l’obligation faite aux femmes de porter le voile dans l’espace public en Iran depuis la révolution islamique de 1979.

 

 

L’organisation de défense des droits de l’Homme américaine Human Rights Watch a publié un communiqué déplorant que les autorités de Téhéran “intensifient leur répression contre les défenseurs des droits de l’Homme” en emprisonnant “des dizaines d’avocats et d’activistes dont le ‘crime’ est de ‘défendre les droits fondamentaux des citoyens'”.

 

Source : AFP

 

 

La chute de la livre turque fait chanceler Chypre-Nord

“Tous mes frais ont augmenté de 50%”, soupire Mehmet. Touchée par la chute de la livre turque, Chypre-Nord se débat face à une crise qui échappe totalement au contrôle de cette entité autoproclamée dont la survie économique dépend d’Ankara.

 

La livre turque a perdu cette année près de la moitié de sa valeur face au dollar, du fait des craintes des marchés envers l’économie turque et de la crise diplomatique avec les Etats-Unis.

Entité uniquement reconnue par Ankara, la République turque de Chypre-Nord (RTCN) et ses quelque 300.000 habitants font figure de victime collatérale.

 

Les autorités chypriotes-turques ont mis en place une série de mesures, mais les prix continuent d’augmenter.

Les Chypriotes-grecs, qui vivent dans la partie de l’île qui a adopté l’euro en 2008, affluent pour profiter des biens subventionnés.

 

Ils sont aujourd’hui nombreux à franchir la zone-tampon pour faire le plein d’essence, provoquant de longues files d’attente aux points de passage de Nicosie, ultime capitale divisée au monde.

 

Source : AFP

 

 

Le fonds souverain saoudien mise gros pour diversifier l’économie

Faire lentement virer de bord l’économie d’un royaume dépendant du pétrole est “la” priorité du jeune prince héritier Mohammed ben Salmane qui cherche à réformer son pays.

 

L’Arabie saoudite se démène pour alimenter les coffres de son fonds souverain en menant un plan risqué pour diversifier son économie, alors que la cotation en bourse de sa compagnie pétrolière Aramco est au point mort.

 

Le Fonds public d’investissement (PIF) avait cherché à lever des milliards de dollars via la privatisation d’une partie d’Aramco afin de financer la transformation du royaume pétrolier en un pays axé davantage sur la technologie.

 

Mais avec un report indéfini de l’introduction en bourse, le PIF prend des mesures radicales pour générer les liquidités dont il a grand besoin pour financer une multitude d’investissements non-pétroliers, entre des start-ups high-techs et une nouvelle mégapole.

 

 

Le PIF a levé le mois dernier un prêt de 11 milliards de dollars auprès de banques internationales pour financer les plans de transformation du royaume, selon l’entreprise de conseil Al Rajhi Capital, basée à Ryad. “Si le PIF veut réaliser ses plans ambitieux (…), il aura besoin d’un financement supplémentaire”, a déclaré le FMI.

 

Les ambitions du PIF sont également freinées par la nervosité d’investisseurs étrangers suite à une récente crise diplomatique entre le Canada et l’Arabie saoudite qui a expulsé l’ambassadeur de ce pays après des critiques sur la situation des droits de l’Homme dans le royaume.

 

Source : AF

 

 

EUROPE

Nouy (BCE) met en garde contre une bulle immobilière en Europe

La prochaine crise en Europe pourrait venir du marché de l’immobilier mais les banques sont mieux armées qu’il y a dix ans pour y faire face, a déclaré Danièle Nouy, la responsable de la supervision du secteur bancaire à la Banque centrale européenne, dans une interview publiée mercredi.

 

Le niveau historiquement bas des taux d’intérêt a favorisé une envolée des prix de l’immobilier dans plusieurs villes et régions européennes, au risque de créer des bulles financières.

 

Source : Reuters

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