Journal du 7 septembre

 

JEUNESSE MONDIALE

La moitié des adolescents sont victimes de violence à l’école (UNICEF) 

Les agressions et le harcèlement perturbent l’éducation de 150 millions de jeunes âgés de 13 à 15 ans dans le monde entier, d’après un nouveau rapport publié jeudi par l’UNICEF.

Dans tous les pays, qu’ils soient riches ou pauvres, cette violence a des effets sur l’apprentissage et le bien-être des élèves.

 

« L’éducation joue un rôle fondamental dans l’édification de sociétés pacifiques. Malgré cela, pour des millions d’enfants dans le monde, l’école n’est pas un lieu sûr », a déploré Henrietta Fore, Directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour l’enfance.

 

« Chaque jour, les élèves sont exposés à de multiples dangers – bagarre, pression pour intégrer un gang, harcèlement, discipline violente, harcèlement sexuel ou violence armée » a déploré la Directrice de l’UNICEF. « À court terme, cette situation affecte leur apprentissage ; à long terme, elle peut les conduire à la dépression, à l’anxiété et même au suicide ».

 

Quelques chiffres alarmants :

 

En 2017, 396 attaques ciblant des établissements scolaires ont été recensées ou vérifiées en République démocratique du Congo, 26 au Soudan du Sud, 67 en République arabe syrienne et 20 au Yémen.

 

Près de 720 millions d’enfants en âge d’être scolarisés vivent dans un pays qui n’interdit pas totalement les châtiments corporels à l’école.

Le rapport indique en outre que la violence armée (couteaux et armes à feu) continue de coûter la vie à des écoliers.

 

Dans le cadre d’une campagne contre la violence, l’UNICEF organisera plusieurs ‘Débats Jeunesse #ENDviolence’ dans le monde entier au cours des prochains mois.

 

Ces discussions dirigées par les élèves serviront de tribune aux jeunes pour partager leur expérience de la violence et exprimer ce dont ils ont besoin pour être en sécurité à l’école et à ses abords. Les fruits de ces discussions orienteront l’élaboration de recommandations adressées aux dirigeants mondiaux.

 

Source : ONU

 

 

PROCHE ET MOYEN-ORIENT

Irak : Bagdad promet la “sévérité” à Bassora après l’incendie du consulat d’Iran

En Irak, l’Iran tente depuis les législatives de mai de peser sur la formation du futur gouvernement irakien.

 

La crise sociale a franchi vendredi un nouveau palier avec l’incendie du consulat iranien à Bassora, ville pétrolière du Sud où 9 manifestants ont été tués cette semaine, poussant le Parlement à convoquer une réunion extraordinaire samedi.

 

L’attaque contre la représentation diplomatique du grand voisin iranien marque un tournant dans le soulèvement que connaît le sud du pays depuis juillet contre la corruption des politiciens et la déliquescence des services publics.

La contestation sociale a fait 24 morts depuis juillet.

 

En réaction, dans la nuit de vendredi à samedi, le Premier ministre Haider al-Abadi a “chargé les forces de sécurité d’agir de façon décisive face aux actes de vandalisme qui ont accompagné les manifestations”.

 

Depuis mardi, les protestataires s’en sont pris par milliers aux sièges des institutions publiques, aux résidences de responsables, ainsi qu’aux partis et groupes armés présents dans la ville, avant d’investir vendredi soir un champ de pétrole au nord de Bassora.

 

Ils disent réclamer leur part des revenus du pétrole dans une province épargnée par la récente guerre contre le groupe Etat islamique (EI) mais en proie à une crise sanitaire sans précédent qui a mené à plus de 30.000 hospitalisations en raison de la pollution de l’eau.

 

Cette crise intervient en pleine paralysie politique à Bagdad : le Parlement ne parvient pas à s’accorder sur le choix de son président et les tractations se poursuivent pour une coalition gouvernementale.

 

De plus, tôt vendredi, 3 obus se sont abattus sur l’ultra-sécurisée zone verte de Bagdad, siège des autorités, notamment le Parlement. Une attaque rare dont les auteurs n’ont pas été identifiés.

 

Source : AFP

 

 

Pas d’accord entre Russes, Turcs et Iraniens sur une trêve à Idlib

Les présidents russe, turc et iranien, réunis vendredi à Téhéran, n’ont pu se mettre d’accord sur un cessez-le-feu dans la province d’Idlib, dernier bastion rebelle en Syrie que les forces gouvernementales syriennes s’apprêtent à attaquer.

 

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a proposé une trêve dans cette région du nord-ouest de la Syrie mais son homologue russe Vladimir Poutine s’est déclaré hostile à cette idée et a appelé les rebelles à déposer les armes.

 

Le président iranien Hassan Rohani a estimé que le gouvernement de Damas devait reprendre le contrôle de la totalité du territoire syrien après plus de 7 ans de guerre.

Recep Tayyip Erdogan a jugé que si cette offensive était lancée, elle conduirait à un “massacre”. Les Nations unies, pour leur part, ont dit craindre “une catastrophe humanitaire”.

 

Recep Tayyip Erdogan a également souligné que son pays ne pourrait pas faire face à un nouvel afflux de réfugiés syriens, qui sont déjà trois millions et demi en Turquie.

 

Les trois dirigeants soulignent la nécessité d'”éliminer” en Syrie les islamistes du Front Al Nosra et de l’Etat islamique (EI) mais affirment aussi que seul un règlement politique négocié pourra mettre fin au conflit.

 

Des avions russes et syriens ont continué vendredi à bombarder des positions dans la province rebelle, rapporte l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

La région d’Idlib abrite quelque trois millions de personnes, dont 700.000 à 800.000 réfugiés. Selon l’Onu, 10.000 djihadistes y auraient trouvé refuge.

 

Source : Reuters

 

 

EUROPE

Echec d’un entretien Serbie-Kosovo sur un échange de territoires

Les présidents de Serbie et du Kosovo ont refusé de se parler, vendredi à Bruxelles, lors d’un entretien organisé par la diplomatie européenne pour évoquer un éventuel échange de territoires censé favoriser l’adhésion des deux pays à l’UE.

 

L’idée de redessiner la frontière a été émise durant l’été à la fois par Belgrade et Pristina.

Il s’agirait d’échanger les territoires kosovars à majorité serbe au nord de Mitrovica contre la vallée de Presevo, à majorité albanaise, située dans le sud de la Serbie.

 

Cet arrangement, qui serait le prélude à une normalisation des relations entre les deux pays, se heurte cependant à des résistances à Belgrade comme à Pristina, ainsi qu’à Berlin. L’Allemagne estime qu’un tel échange de territoires pourrait raviver les tensions ethniques dans les Balkans.

 

Le Kosovo, ancienne province serbe dont la population de 1,8 million d’habitants est majoritairement d’origine albanaise, a proclamé son indépendance en 2008. Il est désormais reconnu par une centaine d’Etats, mais ni par la Serbie, ni par la Russie, ni par 5 pays membres de l’UE.

 

Source : Reuters

 

 

Le Qatar va investir 10 milliards d’euros en Allemagne

Le Qatar a annoncé vendredi son intention d’investir 10 milliards d’euros sur cinq ans en Allemagne, notamment dans un projet de gaz naturel liquéfié (GNL), afin de renforcer ses liens avec la première économie d’Europe et le plus gros consommateur européen d’énergie.

 

En déplacement à Berlin, l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad al Thani, a précisé que les fonds débloqués par Qatar Investment Authority (QIA), l’un des dix premiers fonds souverains au monde, permettraient des investissements supplémentaires dans le secteur financier allemand.

 

Ils serviront aussi à des développements dans les technologies de l’information, l’intelligence artificielle et la santé.

Le Qatar a déjà investi 25 milliards d’euros dans des entreprises allemandes de premier plan comme Volkswagen, Siemens ou encore Deutsche Bank.

 

Youssouf Mohammed al Djaïdah, directeur général du Qatar Financial Centre, a déclaré que son pays proposait des incitations aux entreprises étrangères pour tenter de tripler le niveau actuel des investissements directs étrangers dans le pays.

 

Le Qatar accueillera la Coupe du monde de football en 2022, ce qui offre des opportunités d’investissements dans la construction, l’ingénierie et la logistique, ont indiqué les autorités du pays.

 

Source : Reuters

 

 

Merkel dans l’embarras, les “chasses” aux étrangers remises en cause

Le patron du Renseignement intérieur allemand, Hans-Georg Maassen, a mis en doute l’existence de “chasses” aux étrangers à Chemnitz, contredisant et embarrassant la chancelière Angela Merkel au moment où elle fait face à de nouveaux remous politiques sur les migrants.

 

C’est dans ce contexte que s’est tenu vendredi soir dans cette ville d’ex-RDA un nouveau rassemblement d’environ 2.000 personnes à l’appel d’un groupuscule local d’extrême droite, Pro Chemnitz.

 

La cité saxonne est depuis près de deux semaines le théâtre de manifestations et de violences, suite au meurtre à l’arme blanche d’un Allemand, que plusieurs demandeurs d’asile sont soupçonnés d’avoir commis.

 

Le quotidien populaire Bild a fait état des sérieux doutes de M. Maassen quant à d’éventuelles “chasses collectives” menées contre des personnes d’apparence étrangère lors d’un rassemblement non autorisé de l’extrême droite le 26 août à Chemnitz. Celui qui avait mis le feu aux poudres.

 

Or, ces “chasses collectives” avaient été officiellement condamnées dès le lendemain par le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, Steffen Seibert.

La dirigeante elle-même avait ensuite employé cette expression et évoqué également des images montrant “très clairement la haine” et “une poursuite contre des personnes innocentes”.

 

Les violences avaient suscité un immense émoi dans un pays, où l’opinion est très polarisée sur la question des migrants depuis l’arrivée de plus d’un million de demandeurs d’asile en 2015 et 2016.

 

Les mises en cause du patron du renseignement sont un pavé dans la marre pour Angela Merkel car plusieurs responsables de son propre camp conservateur, à commencer par son ministre de l’Intérieur Horst Seehofer, et l’extrême droite, mettent en cause depuis plusieurs jours la réalité des violences contre les étrangers à Chemnitz.

 

La chancelière est en grande difficulté depuis des mois sur la question migratoire.

Chaque fait divers impliquant des migrants est l’occasion pour le parti d’extrême droite (AfD) de l’attaquer et de dénoncer une hausse supposée de l’insécurité et de la délinquance depuis 2015.

 

Source : AFP

 

 

AMERIQUE DU NORD

Trump veut que la justice traque la taupe de la Maison Blanche

Donald Trump ne décolère pas après les révélations sur un prétendu chaos à la Maison Blanche : il souhaite désormais que la justice enquête sur le haut responsable qui, dans une tribune anonyme, a dénoncé son incompétence.

 

Le président américain vient de subir un double affront avec la publication à 24 heures d’intervalle de ce texte assassin et celle d’extraits d’un livre tout aussi dévastateur du célèbre journaliste Bob Woodward, à l’origine de l’affaire du Watergate qui a fait tomber Richard Nixon.

 

Tous deux décrivent un homme incapable de saisir les enjeux de la présidence et que ses collaborateurs tentent de contourner pour éviter un désastre.

 

La crise dans laquelle est plongée la Maison Blanche inquiète les républicains à l’approche des élections législatives de novembre dans lesquelles ils redoutent de perdre la majorité à la Chambre des représentants.

Conscient des enjeux, Donald Trump multiplie les déplacements sur le terrain.

 

D’un point de vue économique, les chiffres publiés vendredi devraient lui donner de quoi se réjouir. L’économie américaine a continué à embaucher fortement en août, dépassant les attentes des analystes, le taux de chômage se maintenant à 3,9%.

 

Pour l’heure, le mystère qui entoure le “haut responsable de l’administration” qui a rédigé la tribune anonyme publiée dans le New York Times reste entier.

Selon le New York Times, la Maison Blanche a établi une liste de 12 suspects potentiels.

 

Source : AFP

 

 

Twitter décide finalement de bannir Alex Jones, un complotiste américain d’extrême-droite

Revenant sur son choix du mois dernier, Twitter a finalement décidé jeudi de suspendre définitivement les comptes du complotiste américain d’extrême-droite Alex Jones, une décision qui pourrait apporter de l’eau au moulin du président Donald Trump, qui accuse les réseaux sociaux de bâillonner les voix conservatrices.

 

Fondateur d’InfoWars, un site internet dont le compte Twitter est également clôturé, Alex Jones est une personnalité médiatique affiliée à l’extrême-droite, devenue une célébrité à la faveur de ses propos et théories conspirationnistes, sur une tuerie dans une école primaire en 2012 ou le 11-Septembre.

 

Cette décision ne devrait pas manquer de susciter la colère du président républicain Donald Trump, qui a déjà affiché sa sympathie pour Alex Jones et a récemment dénoncé une “censure” des idées conservatrices sur les réseaux sociaux.

 

Elle intervient qui plus est au lendemain de l’annonce par l’administration américaine qu’elle allait se pencher sur une éventuelle violation de la liberté d’expression par les grands réseaux sociaux, accusés de museler les voix conservatrices au profit des opinions progressistes, avec Twitter, Facebook ou Google en particulier dans le viseur.

 

Twitter revient donc sur son choix, début août, de ne pas suspendre Alex Jones. Cette décision avait fait polémique, d’autant qu’Apple, YouTube (Google), Spotify et Facebook avaient, eux, suspendu les comptes du conspirationniste, accusé d’avoir tenu un discours “haineux” et enfreint les règlements de ces plateformes.

 

Source : AFP

 

 

AMERIQUE LATINE

La Colombie attend un geste de l’ELN pour sauver le dialogue de paix

Le gouvernement colombien attendait vendredi que l’Armée de libération nationale (ELN) libère ses otages pour décider de relancer ou non les pourparlers de paix avec cette guérilla, la dernière du pays, a annoncé le président Ivan Duque.

 

En prenant ses fonctions le 7 août, M. Duque s’était fixé ce vendredi comme échéance pour se prononcer sur ce dialogue avec l’ELN, dernière rébellion active du pays depuis le désarmement des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), transformées en parti politique suite à l’accord de paix signé fin 2016.

 

Comme condition à la reprise de pourparlers, il exige que cette rébellion libère ses otages, soit au moins 17 personnes selon le gouvernement, et accepte de nouvelles conditions de négociation.

 

De son côté, le chef des négociateurs de l’ELN, Pablo Beltran, a réaffirmé que l’ELN (1.500 combattants) était disposée à libérer ses otages. Mais il a écarté l’éventualité que cela se fasse avant l’échéance fixée par M. Duque, en déplorant que des actions militaires aient retardé la libération des prisonniers.

 

La Colombie est déchirée depuis plus d’un demi-siècle par une guerre fratricide qui, au fil des décennies, a impliqué une trentaine de guérillas, des paramilitaires d’extrême-droite et les forces armées, sur fond de violences des narco-trafiquants, faisant environ 8 millions de victimes, entre morts, disparus et déplacés.

 

Source : AFP

 

 

Brésil : l’attentat contre Bolsonaro pourrait l’aider dans les urnes

Jair Bolsonaro, candidat de l’extrême droite à la présidentielle au Brésil, a remercié tous ses soutiens depuis son lit d’hôpital de Sao Paulo après l’attaque au couteau qui a failli lui coûter la vie.

 

Son assaillant, un ancien militant du parti de gauche PSOL, a affirmé avoir agi “sur l’ordre de Dieu”. De nombreux soutiens de M. Bolsonaro se disaient convaincus que le Parti des Travailleurs (PT gauche) de l’ex-président Lula avait orchestré cette attaque.

Le clan Bolsonaro a rapidement exploité politiquement les événements.

 

Cet attentat devrait bénéficier politiquement au favori du premier tour, qui était déjà solidement installé à la 1ère place, avec 22% des intentions de vote, après l’invalidation de l’ex-président Lula, incarcéré pour corruption.

 

Le dernier sondage montrait aussi que ce nostalgique de la dictature (1964-1985) serait battu dans presque toutes les configurations au 2e tour.

 

Source : AFP

 

 

COMMERCE MONDIAL

Trump prêt à taxer 267 milliards de dollars d’importations chinoises supplémentaires

Donald Trump s’est dit prêt vendredi à taxer 267 milliards de dollars d’importations chinoises en plus de celles de 200 milliards sur lesquelles il doit se prononcer prochainement.

 

“Les 200 milliards de dollars dont nous parlons pourraient s’appliquer très prochainement, suivant de ce qui se passe avec eux. Et ensuite, ce sont 267 milliards de dollars supplémentaires qui seront rapidement concernées si je le souhaite. Cela change l’équation”, a-t-il déclaré.

 

Donald Trump a d’ores et déjà imposé des droits de douane de 25% sur 50 milliards de dollars de produits chinois, essentiellement des machines-outils et des composants électroniques, dont les semi-conducteurs.

 

Les Etats-Unis ont importé pour 505 milliards de dollars de produits chinois l’an dernier, et cette année, de janvier à juillet, les importations de biens chinois étaient en augmentation de près de 9% par rapport à la même période de 2017, selon les statistiques officielles américaines.

 

Source : Reuters

 

 

ASIE

Déportation des Rohingyas : la Birmanie “rejette” la compétence de la CPI

La Birmanie a “résolument” rejeté vendredi la décision de la Cour pénale internationale (CPI) de se déclarer compétente pour enquêter sur la déportation de la minorité musulmane rohingya, qui pourrait constituer un crime contre l’humanité.

 

“Le gouvernement birman ajoute qu’il n’a “aucune obligation” de suivre la décision de la Cour, la Birmanie n’étant pas signataire du Statut de Rome, traité fondateur de la CPI.

 

En 2017, plus de 700.000 musulmans rohingyas ont fui la Birmanie, majoritairement bouddhiste, après une offensive de l’armée en représailles d’attaques de postes-frontières par des rebelles rohingyas.

 

Persécutés par les forces armées birmanes et des milices bouddhistes, les membres de la minorité musulmane se sont réfugiés dans d’immenses campements de fortune au Bangladesh.

 

Des enquêteurs de l’ONU ont demandé fin août que la justice internationale poursuive le chef de l’armée birmane et 5 autres hauts gradés pour “génocide”, “crimes contre l’humanité” et “crimes de guerre” à l’encontre des musulmans rohingyas.

 

Source : AFP

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