Journal du mardi 4 septembre

 

PROCHE ET MOYEN-ORIENT

Syrie : les frappes aériennes s’intensifient sur la province d’Idlib

Des avions syriens et russes ont mené des raids mardi dans la province d’Idlib, dernier grand bastion rebelle dans le nord-ouest de la Syrie, contre laquelle l’armée gouvernementale syrienne prépare une offensive qui fait craindre à la communauté internationale un désastre humanitaire.

 

Les présidents russe, turc et iranien se rencontreront vendredi à Téhéran pour examiner la situation, et le président syrien Bachar al Assad pourrait attendre les résultats de cette réunion pour lancer son offensive terrestre contre Idlib.

 

Les appels se multiplient dans le monde pour dissuader les forces syriennes et leurs alliés de lancer une attaque majeure dans la province où vivent quelque trois millions d’habitants, dont la moitié a déjà fui d’autres régions du pays, selon l’Onu.

 

Mardi, les avions russes ont mené des frappes dans la région pour la première fois depuis la mi-août.

Des raids ont fait 13 morts dans la population civile, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

 

Le porte-parole du Kremlin a réaffirmé mardi que la région d’Idlib était un “nid de terroristes” qui servait de base arrière pour préparer des attaques contre les forces russes en Syrie.

L’émissaire de l’Onu pour la Syrie, Staffan de Mistura, a estimé à 10.000 le nombre de djihadistes armés dans la province d’Idlib.

 

Source : Reuters

 

 

Le régime syrien ne fera pas d’exception pour les Kurdes

Les régions à majorité kurde dans le nord-est de la Syrie ne bénéficieront pas de traitement particulier et seront réintégrées dans le pays, a déclaré le ministre syrien de la Réconciliation mardi.

 

“Nous ne pouvons pas donner à une province syrienne un statut qui la distingue des autres provinces ou ethnies, ni (autoriser) une situation qui irait à l’encontre de l’idée que la Syrie est un seul pays et une seule société”, a dit Ali Haïdar dans un entretien au service en langue arabe de l’agence de presse russe Sputnik.

 

Les Kurdes administrent dans le nord-est de la Syrie une quantité de territoires plus vastes qu’aucun autre groupe communautaire.

Les principaux groupes kurdes apparaissent comme les rares vainqueurs de ce conflit en Syrie, ayant établi une administration autonome sur de larges zones dans le nord du pays.

 

Source : Reuters

 

 

Journée sanglante à Bassora en Irak : 6 manifestants tués

Bassora a connu mardi sa journée la plus sanglante depuis le début des troubles sociaux il y a deux mois, avec la mort de 6 manifestants lors de nouvelles protestations contre l’inaction des autorités. Selon les sources médicales, une quinzaine de membres des forces de l’ordre ont été blessés dans les heurts.

 

En soirée, des milliers de manifestants sont de nouveau partis à l’assaut du siège du gouvernorat à Bassora, qui symbolise pour eux l’impéritie des responsables incapables de fournir infrastructures et services de base dans la province la plus riche en hydrocarbures du pays.

 

La grogne sociale, lancée début juillet, a semblé s’essouffler avant de reprendre de plus belle la semaine dernière après que la pollution de l’eau a conduit quelque 20.000 personnes à l’hôpital dans la province de Bassora.

 

Au moins 21 personnes ont été tuées depuis le début du mouvement qui dénonce pêle-mêle les services publics déficients, la pénurie chronique d’électricité et d’eau, le chômage endémique, mais aussi l’impéritie de l’Etat et des hommes politiques.

 

La province de Bassora, frontalière de l’Iran et du Koweït, est une poudrière. Zone de trafic mais également d’affrontements tribaux réguliers, parfois à l’arme lourde, elle est régulièrement le théâtre de heurts meurtriers.

 

Les manifestations quasi quotidiennes depuis juillet ont forcé le gouvernement à annoncer il y a quelques semaines la mise en place d’un plan d’urgence et à promettre des milliards de dollars d’investissements dans le sud du pays, épargné par la guerre contre le groupe Etat islamique (EI) mais délaissé sur le plan des infrastructures.

 

Mais les protestataires se méfient des promesses faites par un gouvernement sur le départ, alors que les difficiles tractations sont en cours pour former un nouveau gouvernement après les législatives du 12 mai.

 

Source : AFP

 

 

Nouveau processus à Genève pour arrêter la “sale guerre” du Yémen

L’ONU lance de nouveaux pourparlers jeudi à Genève pour mettre fin à la “sale guerre” du Yémen, un conflit oublié à l’origine de la pire crise humanitaire du monde mais dont le règlement semble lointain tant l’animosité entre les belligérants est forte.

 

Signe du fossé qui sépare le gouvernement yéménite, appuyé par l’Arabie saoudite, et les rebelles Houthis soutenus par l’Iran, aucun face-à-face direct n’est prévu, sauf surprise, lors de ces consultations organisées par le nouveau médiateur de l’ONU – depuis février -, le Britannique Martin Griffith.

 

Les Houthis, minorité originaire du nord du Yémen se plaignant d’être marginalisée, se sont emparés, à partir de 2014 de vastes territoires et contrôlent la capitale Sanaa. Si les forces progouvernementales ont reconquis des régions du sud en 2015, elles ont peu progressé depuis.

 

Un groupe d’experts de l’ONU a conclu le 28 août que toutes les parties avaient potentiellement commis des “crimes de guerre”.

En dépit de l’intervention de la coalition arabe en 2015, les Houthis –des combattants aguerris– tiennent solidement leurs bastions du nord et de l’ouest du Yémen.

 

Ils tirent régulièrement des missiles vers l’Arabie saoudite qui accuse l’Iran, son grand rival régional, de leur fournir ces armes, ce que dément Téhéran.

Des ONG s’insurgent contre l’inaction de Washington, Londres et Paris face à Ryad, allié stratégique à qui ils vendent des armes.

 

Depuis mars 2015, au moins 6.660 civils ont été tués et 10.563 blessés au Yémen, indique le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme, ajoutant que “les chiffres réels sont certainement très supérieurs”.

 

Source : AFP

 

 

AFRIQUE

Libye : des centaines de migrants fuient un camp de détention

Plusieurs centaines de migrants africains ont fui mardi un centre de détention à Tripoli alors que des combats entre milices faisaient rage à proximité, a-t-on appris auprès d’un responsable humanitaire.

 

Selon le responsable humanitaire contacté par Reuters, qui travaille pour une organisation internationale, jusqu’à 1.800 migrants pourraient avoir évacué le centre de détention, pour on ne sait quelle destination.

 

La reprise des combats dans la capitale libyenne a également permis à quelque 400 détenus de s’évader de la prison d’Aïn Zara dimanche.

La Libye a plongé dans le chaos et des guerres entre milices après le soulèvement de 2011 qui a mis fin à la dictature de Mouammar Kadhafi.

 

Source : Reuters

 

 

Au Maroc, les migrants se cachent pour éviter les déplacements forcés

“On nous chasse comme des bêtes sauvages”. Bamandou Kalli, un Guinéen de 18 ans, se terre dans une forêt près de Tanger, comme des dizaines de migrants fuyant les déplacements forcés menés par les autorités marocaines dans le nord du pays.

 

Les autorités marocaines ont annoncé la semaine dernière avoir lancé une opération de déplacement de migrants vers le sud du pays pour “lutter contre les réseaux mafieux”, après qu’une centaine de migrants a pénétré dans l’enclave espagnole de Ceuta, au nord du Maroc, le 22 août. Un assaut qualifié de “particulièrement agressif” par Rabat.

 

Ces derniers jours, des centaines de policiers appuyés par des forces spéciales et trois hélicoptères ont effectué plusieurs interventions musclées à Tanger dans les quartiers populaires de Boukhalef et de Mesnanatan, faisant plusieurs blessés, selon plusieurs témoignages de migrants et de riverains recueillis par l’AFP sur place.

 

Quelques dizaines de migrants ont voulu manifester ce week-end devant la préfecture de Tanger pour dénoncer la situation, mais ont été bloquées par la police, selon des sources concordantes.

Les “violences policières”, selon plusieurs témoignages, visent indifféremment clandestins et migrants en situation régulière, hommes, femmes et enfants.

 

Source : AFP

 

 

L’Afrique du Sud en récession pour la première fois depuis 2009

L’Afrique du Sud est entrée en récession au deuxième trimestre pour la première fois depuis 2009, selon les données publiées mardi, un coup dur pour le nouveau président Cyril Ramaphosa, désireux de relancer l’économie du pays après une décennie de stagnation.

 

Selon Statistics South Africa, l’économie sud-africaine s’est contractée de 0,7% au deuxième trimestre, pénalisée par un repli dans les secteurs de l’agriculture, des transports et de la distribution.

 

D’après Statistics South Africa, la production agricole a chuté de 29,2% au deuxième trimestre, tandis que le secteur des transports, des communications et du stockage a reculé de 4,9%. La production minière a en revanche crû de 4,9% et le secteur financier a progressé de 1,9%.

 

Source : Reuters

 

 

ASIE

Typhon au Japon : au moins 6 morts

Les autorités japonaises ont émis mardi des consignes d’évacuation pour plus d’un million d’habitants et annulé plusieurs centaines de vols face aux vents extrêmement violents du typhon Jebi, qui a fait au moins 6 morts sur son passage.

 

Jebi est la dernière en date d’une série de calamités naturelles à frapper le Japon, qui a déjà connu cet été une litanie de fléaux. Pluies torrentielles, glissements de terrain, inondations et canicule record ont fait des centaines de morts.

 

Selon l’Agence météorologique nippone, cela faisait 25 ans qu’un typhon de cette puissance n’avait pas touché l’archipel.

 

Source : Reuters

 

 

Philippines : Duterte ordonne l’arrestation d’un de ses principaux opposants

Le président philippin Rodrigo Duterte a ordonné mardi l’arrestation du parlementaire Antonio Trillanes, l’un de ses principaux détracteurs et le deuxième sénateur à risquer de terminer derrière les barreaux.

 

Actuellement reclus dans le Sénat pour éviter cette arrestation, M. Trillanes est l’une des personnalités les plus critiques de la meurtrière “guerre contre la drogue” déclenchée par un président qu’il a aussi accusé de corruption.

 

Il s’est par ailleurs attiré les foudres présidentielles pour avoir accusé le fils de M. Duterte, Paolo, d’appartenir à une triade chinoise ayant importé dans l’archipel une vaste quantité de méthamphétamines.

 

Source : AFP

 

 

ECONOMIE MONDIALE

Dix ans après la “Grande récession”, de nouveaux risques pour l’économie

En 2008, le système financier avait été mis à genoux par des investissements aux acronymes mystérieux et à la composition toxique. Aujourd’hui, les risques qui pèsent sur la prospérité dans le monde ont des noms connus : Chine, pays émergents, contagion, Brexit et… Donald Trump.

 

Depuis la crise de 2008, qui a jeté des dizaines de millions de gens à la rue, privé des centaines de millions d’autres de travail et détruit des trillions de dollars de richesses, l’économie mondiale s’est reprise et consolidée.

 

En juillet, le Fonds monétaire international (FMI) a décidé de maintenir sa prévision de 3,9% de croissance dans le monde pour cette année et l’an prochain.

Mais le président américain Donald Trump a mis le commerce mondial sens dessus dessous en attaquant les uns après les autres les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis.

 

La brutalité de ses actions et sa menace de prendre de nouvelles mesures contre Pékin dès cette semaine commencent à se faire sentir dans la deuxième économie mondiale et une aggravation pourrait avoir un effet boule de neige sur les investissements, les chaînes de production régionales, la confiance, etc.

 

Avec la certitude qu’il y aura une autre crise – il y en a toujours une -, Ian Bremmer, expert en risque politique à l’Eurasia Group, craint qu’il ne soit impossible dans le climat de division actuel, généré en partie par le président américain, d’organiser une réponse coordonnée à une crise comme en 2008.

 

Source : AFP

 

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