Journal mondial : du 22 au 30 novembre

 

ASIE

Inde : des agriculteurs convergent sur New Delhi pour manifester

Des dizaines de milliers d’agriculteurs indiens ont marché vendredi sur le Parlement à New Delhi afin de faire pression sur le gouvernement nationaliste hindou de Narendra Modi, à quelques mois des élections législatives de 2019.

 

Les agriculteurs du géant d’Asie du Sud réclament une session parlementaire consacrée à leur situation. Plus de 300.000 paysans indiens se sont suicidés au cours des deux dernières décennies, aspirés dans une spirale d’endettement à cause d’une mauvaise irrigation ou de récoltes décevantes.

 

Les manifestants demandent un effacement de dettes des agriculteurs à travers tout le pays ainsi qu’un prix minimum garanti plus élevé pour leurs récoltes.

En arrivant au pouvoir en 2014, les nationalistes hindous avaient promis de doubler les revenus des agriculteurs, mais ces derniers affirment que leur situation n’a pas changé depuis.

 

La détresse des zones rurales est un sujet d’inquiétude depuis des décennies en Inde mais la crise a pris une forme nouvelle ces derniers mois, se matérialisant en manifestations géantes de paysans qui investissent les grandes villes.

 

En mars, un gigantesque cortège d’agriculteurs était entré à pied dans Bombay, la capitale économique du pays. Mercredi, 50.000 agriculteurs ont marché à travers Calcutta.

Près de 55% du 1,25 milliard d’Indiens dépendent de façon directe ou indirecte de l’agriculture. Le secteur représente environ 15% du PIB du pays.

 

Source : AFP

 

 

Inde : des extrémistes hindous réclament un temple sur le site d’une mosquée

Plusieurs dizaines de milliers d’extrémistes hindous ont manifesté dimanche pour exiger l’édification d’un temple à Ayodhya (Uttar Pradesh, nord de l’Inde), où a été détruite en 1992 la mosquée historique de Babri, un évènement qui avait déclenché des émeutes ayant fait plus de 2.000 morts.

 

Les organisateurs espéraient la venue de 300.000 manifestants à Ayodhya et dans deux autres villes indiennes. Tout au long de la journée, des manifestants hindous venus en train ou en autocar ont afflué sur les lieux des rassemblements, où ont été déployés des milliers de policiers.

 

En 1992, des fidèles hindous inspirés par des nationalistes d’extrême droite avaient démoli la mosquée édifiée au XVIe siècle par le premier empereur moghol. Cette destruction avait provoqué d’importantes émeutes, faisant plus de 2.000 morts, en majorité musulmans.

 

Dix ans plus tard, le meurtre de pèlerins hindous revenant en train d’Ayodhya avait suscité des représailles contre les musulmans dans le Gujarat (ouest), qui avaient fait plus de 700 morts selon le gouvernement.

 

Ayodhya, considéré comme le lieu de naissance de Rama, avatar du dieu Vishnou, selon la tradition hindouiste, est un lieu sacré pour les hindous, qui affirment que la mosquée a été construite il y a 460 ans sur un site où s’élevait autrefois un temple.

 

Le chef du gouvernement de l’Etat d’Uttar Pradesh, Yogi Adityanath, un nationaliste qui milite pour la construction d’un temple sur le site, a rendu public dimanche un projet d’érection à Ayodhya d’une statue en bronze de Rama de 221 mètres de haut, ce qui en ferait la plus haute du monde.

 

A quelques mois des élections générales, les mouvements extrémistes hindous souhaitent faire pression sur le Premier ministre Narendra Modi, dont le parti nationaliste hindou Bharatiya Janata Party (BJP) entretient des liens avec des groupes extrémistes organisateurs du rassemblement à Ayodhya, comme le Vishwa Hindu Parishad (VHP) et le Shiv Sena.

 

Le chef du VHP Champat Rai a déclaré devant la foule que ces mouvements exigeaient “la totalité de la zone” pour l’édification du temple.

La construction d’un temple a été une promesse de campagne du BJP, notamment dans l’Uttar Pradesh où il détient la majorité absolue.

 

Source : AFP

 

 

Inde : Bombay marque les dix ans des attentats de 2008

L’Inde a marqué lundi le dixième anniversaire des attentats de 2008 à Bombay, qui ont fait 166 morts, avec des cérémonies sur les lieux de la capitale économique frappés par le commando islamiste.

 

Le 26 novembre 2008, la mégapole indienne était touchée par une vague d’attaques à l’AK-47 et aux grenades menées par dix hommes armés d’un groupe extrémiste basé au Pakistan, Lashkar-e-Taiba (LeT). L’état de siège durera trois jours et fera aussi des centaines de blessés.

 

Les assauts coordonnés ont visé des hôtels de luxe, la principale gare ferroviaire, un restaurant touristique, un hôpital et un centre communautaire juif.

La police de Bombay a rendu hommage à la dizaine de membres des forces de sécurité morts dans ces attaques.

 

Les États-Unis, dont 6 ressortissants avaient péri dans ces événements, ont annoncé une nouvelle récompense de cinq millions de dollars pour la capture d’organisateurs des attentats de Bombay.

 

Washington offre déjà dix millions de dollars pour l’arrestation d’Hafez Saeed, chef de Lashkar-e-Taiba, et deux millions pour Hafiz Abdul Rahman Makki, autre haut responsable de l’organisation.

 

L’Inde s’en prend régulièrement au Pakistan pour ne pas avoir pris de sanctions contre Hafez Saeed, qui vit en liberté dans ce pays bien qu’étant considéré comme terroriste par les Nations unies. Islamabad assure que les éléments donnés par l’Inde contre lui ne sont pas assez substantiels.

 

“C’est un affront aux familles des victimes que, dix ans après, ceux qui ont planifié l’attaque de Bombay n’aient toujours pas été condamnés pour leur implication”, a regretté le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo.

 

Source : AFP

 

 

Kiev saisit la CEDH du sort de ses marins arrêtés par les Russes

L’Ukraine a déposé une plainte contre la Russie devant la Cour européenne des droits de l’homme pour des tirs contre trois de ses navires et leur arraisonnement par les forces russes dimanche, a annoncé vendredi la juridiction dans un communiqué.

 

L’incident, qui s’est déroulé dans le détroit de Kertch qui sépare la mer d’Azov de la mer Noire, a fait plusieurs blessés parmi les 24 marins ukrainiens retenus prisonniers et a provoqué un regain de tension entre les deux pays.

 

L’Ukraine demande aux juges de Strasbourg d’intervenir en urgence auprès de Moscou pour que soit garantie l’intégrité physique des marins, que Moscou accuse d’avoir franchi illégalement la frontière russe et de ne pas avoir obtempéré aux ordres de s’arrêter.

 

La Cour européenne des droits de l’homme peut prescrire en urgence à un Etat membre des “mesures provisoires” visant presque toujours à préserver la vie ou l’intégrité physique d’un requérant ou d’une personne concernée par une requête.

 

L’examen de la requête elle-même, la cinquième de l’Ukraine contre la Russie enregistrée depuis l’annexion de la Crimée, en 2014, prendra en revanche plusieurs mois, sinon plusieurs années.

 

Quatre mille requêtes individuelles relatives à l’annexion de la Crimée ou aux combats dans l’est de l’Ukraine entre forces ukrainiennes et rebelles pro-russes, sont également pendantes devant elle.

 

Source : Reuters

 

 

Les Russes de 16 à 60 ans indésirables en Ukraine

Les ressortissants russes hommes âgés de 16 à 60 ans ne seront désormais plus autorisés à pénétrer sur le territoire ukrainien, a annoncé vendredi le chef des services douaniers.

 

Kiev a proclamé la loi martiale pour un mois dans les zones les plus vulnérables d’Ukraine après l’incident naval survenu dimanche dans le détroit de Kertch, où les forces russes ont arraisonné trois bâtiments ukrainiens qu’elles accusent d’avoir franchi illégalement la frontière maritime et de ne pas avoir obtempéré aux sommations.

 

Donald Trump a annoncé jeudi l’annulation de l’entretien prévu avec son homologue russe Vladimir Poutine, à l’occasion du sommet du G20 qui s’ouvre ce vendredi à Buenos Aires, en raison des tensions entre Kiev et Moscou.

 

Le président ukrainien Petro Porochenko a invoqué l’annexion de la Crimée en 2014 et le risque d’une invasion à grande échelle pour justifier la fermeture des frontières aux ressortissants russes.

 

“Il s’agit de mesures pour empêcher la Fédération de Russie de former des milices privées, qui appartiennent en fait aux forces armées de la Fédération de Russie, et pour faire en sorte qu’elles ne puissent pas procéder aux opérations qu’elles ont essayé de mener en 2014”, a-t-il expliqué.

 

Source : Reuters

 

 

La Russie va construire une station radar en Crimée

La Russie a l’intention de mettre en place en 2019 une nouvelle station radar d’alerte avancée en Crimée, rapporte jeudi l’agence de presse Interfax, qui cite une source proche des services de sécurité de cette péninsule annexée par Moscou.

 

L’annonce de cette nouvelle installation militaire intervient peu après l’incident naval au cours duquel les forces russes ont saisi dimanche trois navires de la marine ukrainienne au large des côtes de Crimée et fait prisonniers leurs équipages.

 

La nouvelle station radar, qui pourra détecter des missiles balistiques et missiles de croisière encore à grande distance, sera construite près de la ville portuaire de Sébastopol, où est basée la flotte russe de la mer Noire. Le ministère russe de la Défense a annoncé pour sa part mercredi qu’il allait déployer de nouveaux missiles sol-air S-400 en Crimée d’ici la fin de l’année.

 

Source : Reuters

 

 

La Russie reconnaît le besoin de réduire la production de pétrole

La Russie est de plus en plus convaincue du besoin de réduire la production de pétrole conjointement avec l’Opep mais est toujours en discussions avec l’Arabie saoudite sur le calendrier et le volume d’une telle réduction, ont indiqué deux sources industrielles à Reuters.

 

Le ministère russe de l’Energie a réuni mardi les dirigeants des groupes pétroliers du pays, avant la tenue d’une réunion ministérielle entre l’Opep et ses alliés à Vienne les 6 et 7 décembre.

L’Opep et ses alliés menés par la Russie ont réduit conjointement leur production dans le cadre d’un accord d’encadrement mis en œuvre depuis la fin 2016 afin de soutenir les prix.

 

Désormais, l’Arabie saoudite suggère que l’Opep et ses alliés réduisent leur production à partir de janvier 2019 pour arrêter la chute des cours. La prochaine réunion intervient dans un contexte de craintes sur un ralentissement de l’économie mondiale et d’une augmentation de l’offre pétrolière des Etats-Unis, qui ne fait pas partie de l’accord d’encadrement de la production.

 

La crise autour de l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au consulat d’Istanbul le mois dernier pourrait venir compliquer les discussions de l’Opep et ses alliés la semaine prochaine. Donald Trump a apporté son soutien au prince Mohammed ben Salman en dépit des appels à des sanctions américaines contre le régime.

 

Source : Reuters

 

 

Russie : libération surprise d’un rappeur critique des autorités

Le rappeur russe Husky, aux textes parfois critiques des autorités, a été libéré lundi de façon inattendue par la justice russe, quatre jours après une condamnation à de la prison pour un concert donné dans la rue, a annoncé son avocat.

 

Très connu en Russie depuis deux ans, Husky, de son vrai nom Dmitri Kouznetsov, avait dénoncé avant son arrestation l’annulation de plusieurs de ses concerts, selon lui sous la pression des autorités.

 

Trois stars du rap russe – Oxxxymiron, Basta et Noize MC, dont les clips totalisent tous plusieurs dizaines de millions de vues sur YouTube – ont tout de même donné un concert lundi soir dans une salle de Moscou en soutien à leur collègue Husky.

 

L’opposant au Kremlin Alexeï Navalny, présent au concert où il a posé pour des selfies, avait avancé plus tôt sur son compte Twitter qu’Husky avait été libéré face aux nombreuses réactions négatives ayant suivi son arrestation. “Le Kremlin ne s’attendait pas à une telle réaction d’unité”.

 

Husky dépeint dans ses morceaux très écrits, dont les clips totalisent plusieurs millions de vues sur Youtube, une Russie sombre et anxiogène, entre consommation de drogue, violence et pauvreté.

 

Né en Sibérie orientale, cet homme de 25 ans n’est cependant pas un opposant de premier plan, ayant exprimé sa sympathie envers les séparatistes prorusses dans l’est de l’Ukraine.

Le milieu de la culture subit une pression croissante ces dernières années sous l’influence des milieux conservateurs ou orthodoxes.

 

Source : AFP

 

 

Moscou condamné par la CEDH pour discrimination des homosexuels

La Cour européenne des droits de l’Homme a de nouveau condamné mardi la Russie pour discrimination envers les homosexuels, interdits de manifester pour leurs droits, huit ans après un premier arrêt sur le sujet qui n’avait pas été suivi d’effets.

 

En 2010, la juridiction du Conseil de l’Europe estimait que l’interdiction systématique de la “gay pride”, ou marche des fiertés homosexuelles, à Moscou, avait violé le droit à la liberté de réunion, le droit à un recours effectif et l’interdiction de toute discrimination dans l’exercice de ces droits.

 

Source : Reuters

 

 

Le chef de la diplomatie nord-coréenne au Vietnam

Le chef de la diplomatie nord-coréenne Ri Yong Ho s’est rendu vendredi au Vietnam communiste, pour y rencontrer dirigeants et experts, notamment en agronomie, dans ce pays ayant réussi à réformer dans les années 1980 son économie planifiée pour en faire l’une des plus dynamiques d’Asie.

 

“La Corée du Nord est en train de mettre à profit cette période (d’accalmie en termes de tirs de missiles) pour soigner ses relations internationales et apparaître comme un membre respectable de la communauté internationale”, analyse l’expert du Vietnam Carl Thayer, professeur à l’University of New South Wales de Canberra, interrogé par l’AFP.

 

En atteste le fait que le chef de sa diplomatie s’est rendu en Iran, Russie, Chine, Turkménistan et Azerbaïdjan cette année, avant le Vietnam aujourd’hui. “Ils veulent développer leurs relations économiques avec d’autres pays et ne pas complètement dépendre de la Chine”, analyse Kevin Gray, professeur de relations internationales à l’université du Sussex, interrogé par l’AFP.

 

Le Vietnam a des relations diplomatiques avec la Corée du Nord depuis les années 1950 mais, officiellement, les échanges commerciaux sont faibles. Le Vietnam y exporte principalement des denrées alimentaires, pour moins de 7 millions d’euros par an, selon les données officielles vietnamiennes.

 

A titre de comparaison, les échanges entre Pyongyang et Bangkok étaient de plus de cent millions d’euros en 2014, derniers chiffres disponibles.

Bangkok, où Pyongyang a une ambassade, est le troisième plus important partenaire commercial pour la Corée du Nord, après Pékin et Séoul.

 

Source : AFP

 

 

Un train sud-coréen au Nord avant un possible rapprochement ferroviaire

Un train transportant des ingénieurs et des responsables sud-coréens a entamé vendredi un voyage exceptionnel au Nord pour des études préalables en vue de la possible reconnexion des réseaux ferrés des deux pays.

 

Travailler à une reprise de ces liaisons entre le Nord et le Sud de la péninsule était un des objectifs annoncés par le président sud-coréen Moon Jae-in et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un à l’issue de leur premier sommet qui avait confirmé en avril l’exceptionnelle détente sur la péninsule.

 

Relier les deux réseaux et moderniser les vétustes chemins de fer nord-coréens constituerait un changement majeur pour la péninsule, où les communications civiles directes -y compris par voie postale- sont rigoureusement proscrites depuis la division scellée par l’armistice de 1953.

 

La ministre sud-coréenne des Transports Kim Hyun-mee a ajouté que cette reconnexion permettrait aussi d’étendre les horizons économiques de la Corée du Sud, qui est sur le plan terrestre isolée du reste du monde depuis la Guerre de Corée (1950-1953) et pourrait trouver pour ses exportations une nouvelle voie vers les marché chinois, russe et, au-delà, européens.

 

Malgré la détente en cours, Pyongyang est toujours soumis à des sanctions draconiennes de l’ONU à cause de ces programmes atomiques et balistiques, interdits.

Et le projet de reconnexion ferroviaire a été retardé par les inquiétudes sur sa conformité avec ces sanctions internationales.

 

Mais le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé la semaine dernière d’une exemption pour permettre que soit menée l’étude conjointe qui a débuté vendredi. On ignore encore à ce stade si le Conseil accompagnera de la sorte les autres étapes de l’évolution de ce projet.

 

Séoul a affirmé que cette première mission ne visait qu’à rassembler des informations sur l’état du réseau ferré nord-coréen et assuré que d’éventuels travaux de restauration n’interviendraient qu’avec le feu vert des Nations unies.

 

Source : AFP

 

 

Nucléaire nord-coréen : Kim Jong-un prêt à autoriser une inspection, rapporte Yonhap

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un est disposé à accepter la venue d’inspecteurs internationaux pour qu’ils vérifient le démantèlement de l’un des principaux sites de missiles de la Corée du Nord, a rapporté mardi l’agence de presse sud-coréenne Yonhap.

 

Selon l’une des sources citées par Yonhap, Kim Jong-un a dit au président sud-coréen Moon Jae-in lors de leur sommet en septembre être disposé à fermer le complexe nucléaire de Yongbyon et à autoriser une inspection, à condition que les Etats-Unis prennent des mesures de réciprocité.

 

Depuis son sommet inédit avec Donald Trump le 12 juin dernier, Kim Jong-un s’était déjà dit ouvert à la fermeture du site de Yongbyon si les Etats-Unis prenaient des mesures “de réciprocité” mais n’avait jamais évoqué la possibilité d’une inspection.

 

Source : Reuters

 

 

Les deux Corées unies pour la première fois à l’Unesco

Les deux Corées ont obtenu à l’issue d’une candidature conjointe lundi l’inscription de la lutte coréenne sur la liste du patrimoine de l’Unesco, une démarche sans précédent qui marque une nouvelle étape dans leur réconciliation.

 

Les deux pays, théoriquement toujours en guerre depuis le conflit de 1950-53 mais qui ont opéré un rapprochement spectaculaire ces derniers mois, ont fusionné au dernier moment des dossiers présentés séparément.

 

“Le fait que les deux Corées aient accepté de fusionner leurs candidatures respectives est sans précédent”, a déclaré la directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay, à l’AFP.

“Ce résultat est une nouvelle illustration du pouvoir extraordinaire du patrimoine culturel comme vecteur de paix et trait d’union entre les peuples”, s’est-elle félicitée.

 

Les deux Corées, qui partagent la même langue et la même culture, avaient jusqu’ici toujours entrepris des démarches concurrentes pour l’inscription de traditions nationales au patrimoine de l’Humanité.

 

Source : AFP

 

 

Vingt-trois Afghans tués mardi dans un raid américain, selon l’Onu

Un raid aérien de l’armée américaine a coûté la vie cette semaine à 23 civils, pour la plupart des femmes et des enfants, dans la province afghane d’Helmand, selon une enquête de la Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan (Manua).

 

Les frappes aériennes ont fait 649 victimes civiles au cours des neuf premiers mois de l’année, précise-t-elle, ajoutant qu’il s’agit d’ores et déjà du bilan le plus lourd pour une année complète depuis qu’elle a commencé à répertorier systématiquement les pertes en 2009.

 

Source : Reuters

 

 

Attaque contre une société de sécurité à Kaboul : 10 morts dont un Britannique

Un énorme cratère témoignait jeudi de la violence de l’explosion qui a précédé l’attaque des talibans contre la société de sécurité britannique G4S, mercredi soir à Kaboul, qui a fait au moins 10 morts, et 29 blessés. G4S emploie 611.000 personnes dans une centaine de pays, dont 1.200 contractants en Afghanistan.

 

L’attaque de mercredi, revendiquée par les talibans “en réponse” selon eux à “des atrocités (commises) par l’ennemi” dans plusieurs provinces, est survenue le jour même où le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres les a enjoints à entamer des “pourparlers de paix directs” avec le gouvernement afghan.

 

Le président afghan a annoncé la constitution d’une “équipe de négociation” et indiqué qu’une “feuille de route pour les négociations de paix” avait été établie. Les talibans ont rejeté jeudi ces propositions, assurant une nouvelle fois vouloir négocier “avec les envahisseurs américains” et non avec l’exécutif de Kaboul, qualifié d'”entité impuissante imposée de l’étranger”.

 

Depuis le début de l’année, les talibans ont intensifié leurs attaques contre les forces de sécurité afghanes et les forces de l’Otan. Mardi, 3 soldats américains ont été tués et 3 blessés par une bombe dans le sud-est. Lundi, au moins 22 policiers ont été tués dans une embuscade des talibans dans la très instable province de Farah, dans l’ouest du pays.

 

Source : AFP

 

 

Pakistan : arrestation de centaines de membres du parti anti-Asia Bibi

La police pakistanaise a arrêté le chef du Tehreek-e-Labaik Pakistan (TLP) et plus de 300 membres de ce parti islamiste, qui a paralysé le pays pendant trois jours après l’annonce de l’acquittement d’Asia Bibi, a-t-on appris samedi de sources concordantes.

 

Le TLP “insistait” pour manifester dimanche à Rawalpindi, ville-garnison accolée à Islamabad, “refusant les propositions alternatives du gouvernement” et “commençant à provoquer de la violence”, a expliqué le ministre pakistanais de l’Information Fawad Chaudhry

 

La détention de Rizvi doit durer trente jours, selon un avis du gouvernement du Pendjab, dont le TLP et lui-même sont originaires. Rizvi et le TLP ont été à l’origine de manifestations qui ont paralysé le Pakistan trois jours durant après l’annonce fin octobre de l’acquittement d’Asia Bibi, une chrétienne condamnée en 2010 à la peine de mort pour blasphème.

 

Le TLP avait appelé à assassiner les juges de la Cour suprême ayant pris cette décision ainsi qu’à des mutineries dans l’armée. Le gouvernement avait mis un terme à leur mouvement en signant un accord controversé avec eux. Alors qu’Asia Bibi est officiellement libérée, mais maintenue au secret, le TLP a appelé à manifester si elle était autorisée à quitter le Pakistan.

 

L’affaire Asia Bibi divise fortement le Pakistan, pays musulman très conservateur où le blasphème est un sujet extrêmement sensible. Des accusations suffisent à provoquer des lynchages.

 

Mme Bibi, ouvrière agricole chrétienne d’une cinquantaine d’années et mère de famille, avait été condamnée à mort pour blasphème à la suite d’une dispute avec des villageoises musulmanes au sujet d’un verre d’eau. Son cas avait ému la communauté internationale, attirant l’attention des papes Benoît XVI et François. L’une de ses filles a rencontré ce dernier à deux reprises.

 

Source : AFP

 

 

Pakistan : au moins 31 morts lors d’un attentat-suicide dans les zones tribales

Au moins 31 personnes ont été tuées et plus de 50 blessées le 23 novembre lors d’un attentat-suicide dans un marché des zones tribales pakistanaises (nord-ouest), a-t-on appris auprès de responsables locaux.

 

Frontalières de l’Afghanistan, les zones tribales forment une région où les talibans et Al-Qaïda ont longtemps opéré en toute impunité. Elles étaient devenues un des enjeux de la “guerre contre le terrorisme”, dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001.

 

Les Etats-Unis accusent fréquemment le Pakistan de tolérer la présence de sanctuaires d’insurgés dans ces territoires, ce qu’Islamabad dément. Plusieurs attaques contre les forces de sécurité pakistanaises se sont produites ces derniers mois dans le nord-ouest du pays, ainsi que dans la province du Baloutchistan (sud-ouest), également frontalière de l’Afghanistan.

 

Le niveau des violences a toutefois fortement baissé dans le pays, selon une étude du CRSS, un centre de recherche pakistanais. Le nombre des personnes tuées dans les violences extrémistes, politiques ou criminelles, a ainsi chuté de 70% ces deux dernières années, avec 2.057 morts violentes rapportées l’an passé, contre 6.574 en 2015.

 

Source : AFP

 

 

La Chine “condamne fermement” l’attaque de son consulat au Pakistan

La Chine a fermement condamné le 23 novembre l’attaque ayant visé son consulat à Karachi, revendiquée par un mouvement séparatiste du Pakistan et qui a coûté la vie à deux policiers.

Cet attentat a été revendiqué par un mouvement séparatiste qui qualifie Pékin “d’oppresseur”, l’Armée de libération du Baloutchistan (ALB).

 

Les forces de l’ordre ont sécurisé la zone et abattu les assaillants.

La Chine, un des plus proches alliés du Pakistan, a investi des dizaines de milliards de dollars dans le Corridor économique Chine-Pakistan (CPEC), qui vise à relier sa région occidentale du Xinjiang au port de Gwadar, au Baloutchistan, une province instable du sud-ouest du Pakistan.

 

Le Baloutchistan est la plus vaste, mais aussi la plus pauvre des quatre provinces du pays, malgré d’importants gisements gaziers et miniers.

 

Source : AFP

 

 

Incendies en Australie : des milliers d’évacués dans le Queensland

De violents incendies dans le Queensland, un Etat du nord-est de l’Australie frappé par la canicule, ont contraint mercredi soir des milliers de personnes à être évacuées de leur domicile.

Environ 8.000 personnes ont ainsi dû quitter la ville de Gracemere.

 

Les services météorologiques ont décrété un risque d’incendie “catastrophique” – le plus haut niveau possible – dans quelques régions du centre de l’Etat du Queensland, alors que les pompiers luttaient pour contenir plus de 200 foyers.

 

Selon les services de météorologie, des records de température ont été battus dans le Queensland. Dans la capitale de l’Etat, Brisbane, la température est montée à 37,9 degrés Celsius.

 

“Nous allons voir d’autres incendies partir très très rapidement, il ne s’agit que d’un début”, a mis en garde Katarina Carroll, responsable des services d’urgence du Queensland.

L’Australie est régulièrement sujette aux catastrophes météo : tempêtes de sables, sécheresse et inondations.

 

Source : AFP

 

 

“Guerre contre la drogue” : des policiers philippins condamnés pour la première fois

Trois policiers philippins ont écopé jeudi de lourdes peines de prison pour le meurtre d’un adolescent qui avait révulsé le pays en 2017, dans la première condamnation d’agents menant la sanglante “guerre contre la drogue” du président Rodrigo Duterte.

 

Le bouillant chef d’Etat, qui s’était fait élire en 2016 en promettant d’éradiquer le trafic de drogue qui mine l’archipel, a presque toujours défendu les policiers impliqués dans sa campagne contre les narcotiques et qui sont accusés de graves violations des droits de l’Homme.

 

Mais il avait transigé avec cette ligne de conduite à la suite de la mort de Kian delos Santos en août 2017, qui avait suscité un tollé et provoqué de rares manifestations contre cette “guerre contre la drogue”.

 

La police avait affirmé que l’adolescent de 17 ans était un trafiquant de drogues qui avait tiré sur les policiers tentant de l’arrêter. Mais des images de vidéosurveillance avaient au contraire montré deux policiers traînant le jeune homme non armé.

Il avait été abattu au sol de deux balles dans la tête.

 

Depuis que M. Duterte est arrivé au pouvoir il y a deux ans, la police a signalé avoir tué près de 5.000 personnes lors d’opérations antidrogue. Les organisations de défense des droits de l’Homme estiment que le bilan réel est trois fois supérieur et que la campagne pourrait relever du crime contre l’Humanité.

 

Pour autant, la décision de jeudi a été saluée par les détracteurs de la campagne antidrogue de M. Duterte.

“C’est une lueur dans l’obscurité”, a déclaré la sénatrice d’opposition Risa Hontiveros.

 

Duterte et sa guerre anti-drogue sont soutenus par une large majorité de Philippins, exaspérés par une forte criminalité et un système judiciaire au ralenti, selon des sondages nationaux.

 

Mais le meurtre de l’adolescent de 17 ans, fils d’un vendeur ambulant et d’une mère immigrée femme de ménage, avait fait la Une de tous les médias et a déclenché l’indignation de la population.

 

Source : AFP

 

 

Sur les rails de Manille, on joue au chat et à la souris avec la mort

Dès que le train est passé, les “trolley boys” de Manille hissent leur chariot de fortune sur la voie ferrée et rembarquent leurs passagers. Mais s’ils évitent les immenses bouchons qui paralysent la capitale philippine, c’est au péril de leur vie.

 

Chaque jour, des dizaines de passagers empruntent les chariots de métal fabriqués par les “trolley boys” eux-mêmes et voyagent sur quelques segments de l’immense réseau ferré de la mégapole de 12 millions d’habitants.

 

Les passagers économisent ainsi du temps et de l’argent car à 10 pesos le voyage, ce mode de transport n’est pas cher. Il évite aussi aux gens d’être serrés comme des sardines dans des autobus bondés et étouffants.

 

Mais il y a le risque permanent pour les “trolley boys” et leurs passagers d’être happés par un train s’ils ne sautent pas assez vite hors de l’attelage.

“Notre boulot est très dangereux, il faut connaître les horaires des trains”, raconte Rene Vargas Almeria, 57 ans, qui pousse des passagers depuis près de 20 ans.

 

Étonnamment, les victimes ne sont pas si fréquentes qu’on pourrait le penser. La police ne compile aucune statistique sur le sujet mais dit ne pas se souvenir du dernier accident mortel.

Tous ont cependant en mémoire des occasions où ils en ont réchappé de justesse.

 

Manille est notoirement malade de ses bouchons. Infrastructures insuffisantes, faiblesse des transports publics et augmentation du nombre des voitures particulières, tout concourt à ce que les gens mettent des heures pour parcourir quelques kilomètres.

 

La population de la capitale a augmenté de 50% entre 1995 et 2015 mais les investissements structurels n’ont pas suivi. Ce qui laisse place à la débrouille, à l’instar des “trolley boys” qui travaillent sur une poignée de segments d’un réseau ferroviaire décati fréquenté quotidiennement par 45.000 passagers.

 

Source : AFP

 

 

Gifle électorale pour le camp progressiste à Taïwan

Les défenseurs de la cause gay à Taïwan s’inquiétaient dimanche du devenir du mariage pour tous, au lendemain de scrutins en guise de gifle infligée à la présidente progressiste Tsai Ing-wen.

 

Ces consultations se sont tenues en parallèle à des élections locales au cours desquelles les Taïwanais ont infligé une défaite cinglante au Parti progressiste démocratique (PPD) de Mme Tsai, qui a quitté la direction de sa formation.

Ces résultats pourraient bien compromettre les espoirs de réélection de la présidente en 2020.

 

Le Kuomintang (KMT), principal parti d’opposition considéré comme plus enclin au compromis avec Pékin, a enregistré de nets progrès dans un contexte de pressions accrues de la Chine.

 

La Chine continentale et Taïwan sont dirigés par des régimes rivaux depuis 1949, après une guerre civile entre communistes établis à Pékin et nationalistes du Kuomintang (KMT) réfugiés à Taipei. Pékin considère toujours Taïwan comme partie intégrante de son territoire susceptible d’être reprise par la force.

 

Bien que le PIB de l’île progresse, nombreux sont les électeurs qui se sont dits en colère contre la baisse des retraites et du nombre de jours fériés. Des sympathisants traditionnels du PPD avaient annoncé leur intention de sanctionner le parti au pouvoir en déplorant les effets néfastes sur l’économie de son intransigeance vis-à-vis de Pékin.

 

Pendant la campagne électorale, Mme Tsai et les responsables du PPD avaient accusé à plusieurs reprises la Chine d’avoir diffusé des “fake news”, ce que Pékin avait démenti. Des enquêtes ont été ouvertes sur des soupçons d’ingérence chinoise dans la campagne, au travers du financement de certains candidats.

 

Source : AFP

 

 

Un navire de Rohingyas en fuite intercepté par la marine birmane

Les autorités birmanes ont intercepté un bateau transportant 93 personnes, semble-t-il des musulmans Rohingyas fuyant les camps de déplacés de l’ouest de la Birmanie dans l’espoir d’atteindre la Malaisie, a déclaré mardi un responsable birman.

 

Il s’agit du troisième navire parti pour la Malaisie à être arraisonné dans les eaux birmanes depuis que la mousson a commencé à se calmer en octobre, ramenant un temps plus propice aux voyages en mer.

 

La marine birmane a intercepté le navire dimanche et a interpellé 93 personnes, qui disaient venir du camp de Thae Chaung, situé dans le secteur de Sittwe, capitale de l’Etat d’Arakan dans l’ouest de la Birmanie, a-t-il dit.

 

Le camp de Thae Chaung est peuplé de personnes déplacées, dont la plupart sont des Rohingya, communauté de musulmans apatrides dont plus de 700.000 membres sont passés au Bangladesh l’an dernier pour fuir la répression militaire dans l’Etat d’Arakan, selon les chiffres des Nations unies.

 

Des enquêteurs mandatés par l’Onu ont accusé l’armée birmane d'”intentions génocidaires” et de nettoyage ethnique à l’encontre de cette communauté. La Birmanie a rejeté la plupart des accusations d’atrocités, et tiennent les insurgés Rohingyas, qui ont attaqué des bateaux de la police, pour responsables de l’exode.

 

Source : Reuters

 

 

L’ex-diplomate Zourabichvili élue présidente de Géorgie, l’opposition rejette les résultats

Elue première femme présidente de Géorgie, l’ex-diplomate française Salomé Zourabichvili savourait sa victoire jeudi mais doit faire face à la fronde de l’opposition, dont le candidat Grigol Vachadzé a rejeté les résultats et appelé à des manifestations.

 

Avec 59,82% des suffrages obtenus, Salomé Zourabichvili, qui était soutenue par le parti au pouvoir du Rêve géorgien, a largement dominé le second tour de cette élection.

Mme Zourabichvili a promis d’ancrer la Géorgie dans l’Europe. Reste qu’elle devra affronter la fronde de l’opposition qui a dénoncé des fraudes massives.

 

“Nous ne reconnaissons pas les résultats de l’élection, nous demandons la tenue d’élections législatives anticipées”, a déclaré Grigol Vachadzé devant ses militants, ajoutant qu’il appelait à “une manifestation pacifique massive” dimanche à Tbilissi, la capitale de ce petit pays du Caucase.

 

Soutenu par une alliance de onze partis d’opposition, Grigol Vachadzé était le candidat du Mouvement national unifié (MNU), fondé par l’ex-président en exil Mikheïl Saakachvili.

Dans ce scrutin clé pour la démocratie de ce pays du Caucase, de nombreux observateurs internationaux étaient présents.

 

L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a salué des élections “concurrentielles” et “bien organisées” au cours duquel “les candidats ont pu faire campagne librement”.

 

Mais elle a aussi critiqué “l’utilisation abusive” des ressources de l’Etat pour favoriser Mme Zourabichvili ainsi que la “potentielle intimidation” d’électeurs. “Un camp a bénéficié d’un avantage indu”, souligne le rapport des observateurs de l’OSCE.

 

La victoire de Mme Zourabichvili a aussi été contestée par M. Saakachvili, qui a dénoncé “une fraude électorale massive” et demandé aux Géorgiens “d’organiser des rassemblements pacifiques pour exiger des élections législatives anticipées”. Il s’est officiellement mis en retrait de la politique, mais beaucoup le considèrent encore comme le véritable dirigeant du pays.

 

Signe des tensions autour du scrutin, l’opposition a accusé le gouvernement d’intimider des électeurs et affirmé que des militants du Rêve géorgien avaient agressé des membres du parti d’opposition alors que Mme Zourabichvili a affirmé qu’elle et ses enfants avaient reçu des menaces de mort.

 

De nouvelles manifestations pourraient donc secouer la Géorgie, un pays à l’histoire mouvementée qui a connu une guerre civile (1991-1993), un court conflit avec la Russie en août 2008 et possède une longue histoire de troubles et de manifestations.

 

Mais une transition démocratique serait toutefois accueillie par beaucoup avec soulagement, alors que la Géorgie souhaite depuis dix ans intégrer l’Otan et l’UE et que le pays émerge doucement comme une destination touristique en plein essor.

 

Source : AFP

 

 

Indonésie : les autorités lancent une application anti-hérésie

Une nouvelle application mobile qui permet de signaler aux autorités indonésiennes des cas d’hérésie a déclenché les protestations des défenseurs des libertés qui craignent qu’elle n’aggrave les attaques contre les minorités dans le pays musulman le plus peuplé au monde.

 

Les utilisateurs peuvent grâce à l’application donner des informations sur des groupes qui pratiquent un culte autre que les six religions reconnues officiellement en Indonésie, l’islam, l’hindouisme, le protestantisme, le catholicisme, le bouddhisme et le confucianisme, ou ceux qui ont une interprétation divergente des doctrines.

 

L’application “Smart Pakem”, conçue à l’initiative du bureau du procureur de Jakarta, est disponible dans le magasin d’applications Google Play. Cet outil permet d’effectuer des signalements en ligne de sectes ou de groupes aux croyances “suspectes” et permet aussi de consulter les textes religieux, comme des fatwas, et des listes d’organisations interdites.

 

Les défenseurs des droits craignent cependant que l’application ne soit instrumentalisée par des organisations musulmanes extrémistes et ne creusent les divisions entre les musulmans et les minorités religieuses.

 

Des centaines de milliers d’habitants de cet archipel du Sud-Est asiatique pratiquent des cultes animistes ou mystiques souvent non reconnus par les autorités et souffrent de discriminations et d’un accès restreint aux services publics.

 

Cette année, une communauté d’Ahmadi, une confession islamique jugée “déviante” par le courant majoritaire, a été sur l’île de Lombok la cible d’attaques qui ont détruit des maisons et l’ont forcé à fuir.

 

Si l’Indonésie a inscrit la tolérance religieuse dans sa Constitution, 90% de ses 260 millions d’habitants pratiquent l’islam. Et les organisations de protection des droits de l’homme s’inquiètent d’une radicalisation.

 

Source : AFP

 

 

Mitsubishi condamné à des indemnités par la justice sud-coréenne, en raison des travaux forcés pendant la guerre

La Cour suprême de Corée du Sud a sommé jeudi le groupe japonais Mitsubishi Heavy Industries de verser des dommages et intérêts à 10 Sud-Coréens qui ont été soumis à un régime de travail obligatoire durant la Seconde Guerre mondiale, décision qui a été aussitôt rejetée par Tokyo.

 

Cette décision fait écho à un autre verdict de la Cour suprême, rendu en octobre, en faveur de Sud-Coréens demandant des dommages et intérêts à Nippon Steel & Sumitomo Metal pour la même question de travail forcé durant la Seconde guerre mondiale.

 

Le groupe Mitsubishi a qualifié le verdict de “profondément regrettable”, déclarant qu’il consulterait le gouvernement japonais en vue de sa réponse.

Le chef de la diplomatie japonaise, Taro Kono, a publié sans attendre un communiqué dans lequel il juge les décisions de la Cour suprême sud-coréenne “totalement inacceptables”.

 

“Cela casse, sur le fond, les bases juridiques des relations d’amitié entre le Japon et la Corée du Sud, et c’est extrêmement regrettable”, a dit le ministre des Affaires étrangères.

Le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a regretté “la réaction extrême” du Japon et appelé à la retenue.

 

Source : Reuters

 

 

Au Japon, les dernières “femmes de la mer”

Le bateau rentre au port, avec à bord une dizaine de “mamies” en combinaison noire et à l’énergie débordante. Une équipe de choc dont les filets regorgent de coquillages après deux heures passées à explorer les fonds sous-marins.

 

Les “ama”, plongeuses en apnée du Japon, ont 60, 70, 80 ans, certaines marchent le dos voûté, mais on dirait des jeunettes quand elles s’enfoncent dans les eaux sombres de l’océan Pacifique, au large de la ville de Toba, dans la péninsule de Shima.

 

À l’origine, elles pratiquaient ce métier avant tout pour nourrir leur famille, dans des régions rurales et isolées, où les possibilités d’emplois étaient rares.

En cette matinée ensoleillée d’automne, elles sont une petite quarantaine, un nombre qui diminue au fil des ans.

 

Au total, on en recense désormais officiellement moins de 2.000 au Japon, contre plus de 12.000 dans les années 1930, selon les chiffres du musée de la mer de Toba.

En Corée du Sud, autre pays où on retrouve des “femmes de la mer”, les “haenyo”, au large de l’île de Jeju, elles se font rares aussi.

 

Comme Hideko Koguchi et sa sœur, de quatre ans son aînée, qui plongent ensemble, elles apprenaient les rudiments du métier dès leur plus jeune âge, avec leur mère, grand-mère. Mais pour leur famille, la lignée s’arrêtera là : leurs enfants sont partis habiter en ville, en quête d’emplois plus stables.

 

Source : AFP

 

 

 

PLANETE GLOBALE

L’UE va prolonger ses sanctions contre la Russie, dit Tusk

Donald Tusk s’est dit certain, vendredi, que l’Union européenne renouvellerait en décembre ses sanctions économiques contre la Russie, après l’incident survenu entre les marines russe et ukrainienne en mer d’Azov.

 

Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE, qui se réuniront les 13 et 14 décembre en conseil européen à Bruxelles, prolongeront d’un an les mesures frappant les secteurs russes de la défense, de l’énergie et des finances en réponse au rôle attribué à Moscou dans la guerre séparatiste en Ukraine, a assuré Donald Tusk en marge du sommet du G20 à Buenos Aires.

 

“L’Europe est unie dans son soutien à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine. C’est pour cette raison que l’UE renouvellera en décembre les sanctions contre la Russie”, a dit le président du Conseil européen.

 

Les forces russes ont ouvert le feu et arraisonné dimanche trois bâtiments de guerre ukrainiens qu’elles accusent d’avoir franchi illégalement la frontière maritime russe et de ne pas avoir obtempéré aux sommations.

 

Ce nouvel épisode a ravivé les tensions entre Occidentaux, qui soutiennent le gouvernement de Kiev, et Russes, qui ont annexé la Crimée en 2014 et qui appuient les séparatistes pro-russes actifs dans l’est de l’Ukraine.

 

Source : Reuters

 

 

Incident de Kertch : Londres appelle à des sanctions contre Moscou

La Russie doit remettre à l’Ukraine les marins et les bâtiments de guerre qu’elle a arraisonnés dimanche dans le détroit de Kertch, a déclaré jeudi la Première ministre britannique, Theresa May, ajoutant que Londres allait pousser pour que des “sanctions appropriées” soient prises contre Moscou.

 

Les forces russes ont ouvert le feu et arraisonné dimanche trois bâtiments de guerre ukrainiens qu’elles accusent d’avoir franchi illégalement la frontière maritime russe et de ne pas avoir obtempéré aux sommations.

 

Ce nouvel épisode a ravivé les tensions entre Occidentaux, qui soutiennent le gouvernement de Kiev, et Russes, qui ont annexé la Crimée en 2014 et qui appuient les séparatistes pro-russes actifs dans l’est de l’Ukraine.

 

Critiquant un comportement “habituel” de la part des Russes, Theresa May a souligné que la Grande-Bretagne a “toujours été aux avant-postes au sein de l’UE pour demander des sanctions contre la Russie en réponse à ses agissements”.

 

Source : Reuters

 

 

Le G20 s’ouvre à Buenos Aires, contesté de l’intérieur comme de l’extérieur

Le sommet du G20 s’ouvre vendredi à Buenos Aires, bousculé de l’intérieur par les tensions diplomatiques et commerciales, contesté à l’extérieur par les ONG et associations qui appellent à manifester.

 

Les chefs d’Etat et de gouvernement des vingt plus grandes puissances mondiales se retrouvent pour deux jours dans une capitale argentine sous très haute surveillance.

Les autorités argentines ont fait savoir qu'”aucune violence” ne serait tolérée, un an après un G20 de Hambourg marqué par des affrontements.

 

Une grande manifestation est prévue samedi à Buenos Aires, à l’appel de nombreuses ONG et associations.

Au-delà de la critique du G20 lui-même, c’est tout le ressentiment d’un pays miné par une longue crise économique, et promis à une cure d’austérité, qui devrait s’exprimer à cette occasion.

 

Du ressentiment, il y en aura aussi, pour d’autres raisons, à l’intérieur du centre des congrès transformé en camp retranché où se retrouvent des leaders représentant 85% du PIB mondial.

Donald Trump, bousculé chez lui par une enquête toujours plus menaçante sur l’ingérence russe avant l’élection présidentielle de 2016, s’est employé à échauffer les esprits.

 

L’imprévisible président américain a pris tout le monde de court en annulant jeudi, via Twitter, une rencontre très attendue avec le président russe Vladimir Poutine, une heure après avoir confirmé qu’elle aurait lieu.

 

Il souffle aussi le chaud et le froid avant un entretien bilatéral avec le président chinois Xi Jinping, très attendu alors que l’escalade de représailles commerciales entre les deux titans pèse déjà sur la croissance mondiale.

 

Face à cet activisme d’un président américain qui dédaigne les usages diplomatiques, l’enjeu de ce sommet du G20 sera de rester fidèle au credo du multilatéralisme qui avait présidé à sa toute première édition en 2008, sur fond de panique financière.

 

Dans un contexte de montée du protectionnisme, la signature officielle prévue vendredi d’un nouvel accord commercial entre Etats-Unis, Canada et Mexique, fera presque figure d’anomalie.

 

Reste à savoir si les leaders du G20 parviendront eux-mêmes à parapher, à l’issue de leurs débats samedi, un communiqué final reflétant un consensus même minime sur quelques grands défis internationaux. La rédaction de ce texte à la portée surtout symbolique bute en particulier sur la question du libre-échange, et sur le sujet du changement climatique.

 

Source : AFP

 

G20 : Pékin attend de Washington qu’il soit raisonnable dans les discussions

La Chine et les Etats-Unis sont en mesure de parvenir à un accord commercial lors du sommet du G20 organisé en Argentine à condition que Washington soit raisonnable dans les discussions visant à désamorcer les tensions, écrit vendredi le China Daily, voix officielle de Pékin en langue anglaise.

 

Avant de s’envoler pour l’Argentine, le président américain Donald Trump a dit être ouvert à un accord commercial avec la Chine mais qu’il n’était pas certain d’en vouloir un, en raison des résultats positifs des tarifs douaniers imposés sur les produits chinois.

 

Donald Trump doit s’entretenir samedi avec son homologue chinois Xi Jinping.

Trump est prêt à relever les droits de douane sur les importations chinoises s’il n’y a pas d’avancée, a déclaré le conseiller économique de la Maison blanche, Larry Kudlow.

 

La rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping intervient alors qu’en Chine la croissance du secteur manufacturier a stagné en novembre pour la première fois depuis plus de deux ans, selon les données publiées vendredi par le Bureau national de la statistique chinois.

 

Washington demande à Pékin d’ouvrir davantage le marché chinois, d’améliorer la protection de la propriété intellectuelle dont bénéficient les entreprises américaines et de réduire les aides publiques à l’industrie.

 

Les Etats-Unis, qui veulent réduire leur déficit commercial avec la Chine, prévoient de porter dès le 1er janvier prochain à 25% les droits de douane sur quelque 200 milliards de dollars de produits chinois importés aux Etats-Unis.

 

Source : Reuters

 

 

Les journalistes dans le viseur des mafias

Les journalistes sont souvent les cibles de la pieuvre mafieuse à travers le monde, ce qui les contraint notamment à se protéger et à collaborer entre eux, décrit l’ONG Reporters sans Frontières dans un rapport publié jeudi.

 

Sur les années 2017 et 2018, plus de 30 journalistes ont été tués par des organisations secrètes aux ramifications souvent internationales. “La pieuvre a étendu ses ramifications autour de la planète plus vite que toutes les multinationales réunies”, souligne l’auteur du rapport, le journaliste d’investigation Frédéric Ploquin.

 

RSF dénombre également au moins 5 tentatives d’assassinats de journalistes dont les commanditaires et les exécutants étaient issus des rangs de la mafia, “sans compter les nombreuses agressions, menaces et destructions de médias”. A leur domicile, à leur travail ou via les réseaux sociaux, des journalistes se voient exhortés à choisir entre “se taire ou mourir”.

 

Au Mexique, au Brésil et à la frontière colombienne, au moins 10 journalistes ont été tués par la mafia depuis le début de l’année. En Inde, le journaliste Sandeep Sharma, qui enquêtait sur la “mafia du sable”, est mort écrasé par un camion-benne.

 

L’Europe n’a pas été épargnée, avec entre autres les assassinats des journalistes d’investigation Daphne Caruana Galizia, tuée en 2017 dans l’explosion de sa voiture à Malte, et du jeune Jan Kuciak, tué avec sa compagne en février 2018 en Slovaquie.

 

Tous deux s’intéressaient à la mafia italienne et à certaines de ses opérations financières impliquant businessmen et hommes politiques.

En Italie, pour la seule année 2017, 196 journalistes ont bénéficié de mesures de protection et une dizaine, à l’image de Roberto Saviano ou de Paolo Borrometi, vivent sous escorte policière.

 

Face aux menaces, certains journalistes mettent un terme à leurs enquêtes, d’autres choisissent de déménager, de s’exiler ou encore de mettre en commun leurs informations, notamment avec des collègues étrangers, dans le cadre de consortiums internationaux de journalistes d’investigation.

 

Source : AFP

 

 

Déchirements sur un Pacte de l’ONU destiné à encadrer les migrations

“Moteur de croissance” ou épouvantail ? Les migrations, objet d’un Pacte mondial soumis à approbation lors d’un sommet les 10 et 11 décembre à Marrakech, déchaînent les passions dans une période propice aux crises sur plusieurs continents. En juillet, à l’exception notable des Etats-Unis, tous les pays de l’ONU avaient adopté ce Pacte après de longues négociations.

 

Non contraignant, ce document de quelque 25 pages, premier du genre sur ce sujet, recense des principes –défense des droits de l’homme, des enfants, reconnaissance de la souveraineté nationale– et une vingtaine de propositions pour aider les pays à faire face aux migrations en facilitant l’information, l’intégration des migrants, l’échange d’expertises…

 

Le Pacte interdit les détentions arbitraires, n’autorisant les arrestations qu’en dernier recours.

Dès 2017, la nouvelle administration républicaine de Donald Trump avait quitté les discussions, affirmant que les dispositions du Pacte étaient contraires à sa politique migratoire et à sa volonté d’en finir avec les arrivées illégales en provenance d’Amérique centrale.

 

Depuis juillet, les retraits ou les reports de décision s’accumulent, jetant une sérieuse ombre sur le sommet à venir à Marrakech. Certains pays de l’Union européenne avancent aujourd’hui des craintes de voir déferler des migrants. Le texte est “dangereux”, il “incitera des millions de personnes à prendre la route”, a ainsi dit Budapest.

 

Selon le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, 60.000 migrants sont décédés depuis 2000 en mer, dans le désert ou ailleurs.

Le nombre de migrants dans le monde est estimé à 258 millions, soit 3,4% de la population mondiale.

 

Source : AFP

 

 

France et Japon se querellent à propos de Renault-Nissan

Emmanuel Macron et le Premier ministre japonais Shinzo Abe organisent une rencontre en marge du sommet du G20, selon la presse japonaise qui évoque une querelle diplomatique entre Paris et Tokyo à propos du rapport des forces au sein de l’alliance automobile Renault-Nissan.

 

Les hauts dirigeants de Renault et Nissan, qui se sont rencontrés jeudi à Amsterdam, n’ont pas évoqué la question d’un changement de la structure capitalistique de l’alliance, selon Osamu Masuko, le patron de Mitsubishi Motors, troisième partenaire de l’alliance automobile franco-japonaise.

 

Carlos Ghosn – évincé de la présidence de Nissan et Mitsubishi mais toujours PDG de Renault et de l’alliance – est incarcéré depuis le 19 novembre au Japon, où il est accusé de ne pas avoir déclaré l’intégralité de ses revenus et d’avoir détourné des fonds de Nissan à des fins personnelles.

 

Source : Reuters

 

 

Après Nissan, Mitsubishi Motors évince aussi Ghosn

Carlos Ghosn a été déchu lundi de son titre de président du conseil d’administration de Mitsubishi Motors, quelques jours après sa révocation de Nissan pour des malversations financières présumées.

 

A l’issue d’une réunion extraordinaire d’à peine plus d’une heure, le troisième groupe de l’alliance automobile Renault-Nissan a jugé “difficile” de maintenir en poste le puissant capitaine d’industrie de 64 ans.

 

Le verdict tombe une semaine exactement après l’arrestation surprise de M. Ghosn à Tokyo, qui ébranle l’alliance automobile franco-japonaise qu’il a forgée en près de 20 ans d’un règne sans partage.

 

A l’image de ses homologues de Renault et Nissan, le patron exécutif de Mitsubishi Motors, Osamu Masuko, a tenu à rassurer. “Nous faisons partie de l’alliance depuis deux ans. Il y a eu des aspects positifs et d’autres qui doivent être légèrement revus de notre point de vue”, a-t-il dit devant la presse, sans remettre en cause l’ensemble.

 

Le magnat automobile Carlos Ghosn est soupçonné par le parquet d’avoir dissimulé une partie de ses revenus aux autorités financières et est en outre accusé par Nissan de “graves malversations financières”, découvertes au cours d’une enquête interne effectuée durant plusieurs mois dans le plus grand secret.

 

Carlos Ghosn n’est officiellement plus que PDG de l’Alliance et du groupe automobile français Renault, où un audit a été lancé pour vérifier ses rémunérations, selon le gouvernement français.

Selon les résultats de l’investigation menée par Nissan, il est aussi soupçonné d’abus de biens sociaux, mais il n’est officiellement pas interrogé à ce sujet pour l’instant.

 

Source : AFP

 

 

Extradition inédite d’un ressortissant chinois par un pays de l’UE

La Chine a obtenu de la Bulgarie qu’elle extrade un ressortissant chinois accusé de corruption, a annoncé vendredi l’organe chinois de lutte contre la corruption, précisant que jamais auparavant un pays de l’Union européenne n’avait fait droit à une demande d’extradition formulée par Pékin.

 

Yao Jinqi, qui avait fui la Chine en décembre 2005 après l’ouverture d’une enquête portant sur des pots-de-vin qu’il aurait reçus, a été arrêté le 17 octobre par la police bulgare.

A son arrivée au pouvoir il y a six ans, le président chinois Xi Jinping a fait de la lutte contre la corruption l’une de ses priorités.

 

La Chine a rarement bénéficié jusqu’à présent de la coopération des pays occidentaux, en particulier des Etats-Unis et du Canada, pour l’extradition de ressortissants chinois recherchés par la justice.

 

Source : Reuters

 

 

Uber écope d’amendes en Europe liées à un vol de données en 2016

Uber Technologies a écopé mardi d’amendes en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas, ces deux pays accusant le géant américain des services de véhicules de transport avec chauffeur (VTC) de n’avoir pas suffisamment protégé les informations personnelles de ses clients lors d’un vol massif de données en 2016.

 

L’organe britannique chargé de la protection des données, l’Information Commissioner’s Office (ICO), a infligé une amende de 385.000 livres (434.341 euros) au groupe et son équivalent néerlandais, l’Autoriteit Persoonsgegevens (AP), une amende de 600.000 euros.

 

Le vol de données, dont des noms, des numéros de téléphone et de permis de conduire et des adresses électroniques, avait affecté environ 57 millions de comptes du groupe à travers le monde. Fin septembre, Uber a annoncé qu’il allait payer 148 millions de dollars pour régler à l’amiable avec les 50 Etats américains le dossier lié à la dissimulation pendant un an de ce vol.

 

L’ICO a précisé que des données de près de 82.000 chauffeurs basés en Grande-Bretagne avaient été volées en octobre et en novembre 2016. Les autorités néerlandaises ont pour leur part fait état de 174.000 personnes affectées par l’incident.

 

Source : Reuters

 

 

La croissance des salaires retombe à son plus bas niveau depuis 2008 (OIT)

La croissance mondiale des salaires est faible tandis que les écarts de rémunération entre hommes et femmes, d’environ 20% à l’échelle mondiale, demeurent insupportablement élevés, selon le dernier Rapport mondial sur les salaires de l’Organisation internationale du Travail (OIT) publié lundi.

 

Ces conclusions sur la croissance salariale, qui s’appuient sur les données de 136 pays, montrent toutefois des disparités selon les régions.

Ainsi dans les pays avancés du G20, la croissance des salaires réels a diminué, de 0,9% en 2016 à 0,4% en 2017.

 

A l’inverse, dans les pays émergents et en développement du G20, la croissance des salaires réels a fluctué entre 4,9% en 2016 et 4,3% en 2017.

Aussi, dans de nombreuses économies à bas revenu et à revenu intermédiaire, les inégalités salariales demeurent fortes et les salaires sont souvent insuffisants pour satisfaire les besoins.

 

Par ailleurs, le rapport constate qu’à l’échelle mondiale les femmes continuent d’être payées approximativement 20% de moins que les hommes.

La maternité est un facteur qui pèse sur l’écart de rémunération entre hommes et femmes, selon l’OIT.

 

Source : ONU

 

 

Le reggae jamaïcain et la lutte géorgienne inscrits au Patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO

Le Comité de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel a inscrit jeudi six nouveaux éléments sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, a annoncé l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

 

Les éléments inscrits sont :

Géorgie – Le chidaoba, lutte en Géorgie Associant des éléments de lutte, de musique, de danse et un vêtement particulier, le chidaoba (lutte) est une forme ancestrale d’art martial désormais devenue un sport spectaculaire qui est pratiqué dans des villages, et des communautés à travers toute la Géorgie.

 

Irlande – Le hurling Le hurling est un jeu de terrain pratiqué par deux équipes qui utilisent une crosse en bois (le hurley) pour frapper une petite balle (le sliotar) de manière à l’envoyer entre les buts de l’équipe adverse.

 

Jamaïque – Le reggae de Jamaïque Issu d’un milieu culturel qui abritait des groupes marginalisés, principalement dans l’ouest de Kingston, le reggae de Jamaïque marie plusieurs influences musicales comme d’anciens genres musicaux jamaïcains, des rythmes originaires des Caraïbes, d’Amérique du Nord et d’Amérique latine.

 

Japon – Les Raiho-shin, visites rituelles de divinités masquées et costumées Les rituels Raiho-shin sont pratiqués tous les ans dans différentes régions du Japon dans les premiers jours de l’année ou lors des changements de saison. Ces rituels ont pour origine la croyance populaire selon laquelle des divinités du monde extérieur rendent visite aux communautés et inaugurent la nouvelle année.

 

Jordanie – L’As-Samer en Jordanie L’As-Samer est un art composé essentiellement de danses et de chants, interprété le plus souvent lors des cérémonies de mariage. Le jour du mariage, le père du marié fait signe aux invités de se mettre en ligne et de commencer à taper des mains et chanter. Un des danseurs appelle alors Al-Hashi (une femme voilée) qui danse.

 

Kazakhstan – Les rites festifs traditionnels printaniers des éleveurs de chevaux kazakhs Les rites festifs traditionnels printaniers des éleveurs de chevaux kazakhs marquent la fin de l’ancien et le début du nouveau cycle annuel d’élevage de chevaux.

 

Source : ONU

 

 

 

SANTE ET DROITS DE L’HOMME DANS LE MONDE

Près de 80 adolescents par jour mourront du sida d’ici 2030 à travers le monde (UNICEF)

Sans investissement supplémentaire dans les programmes de prévention, de dépistage et de traitement du VIH, quelque 360.000 adolescents mourront de maladies liées au sida entre 2018 et 2030 à travers le monde, soit 76 décès d’adolescents chaque jour, selon un nouveau rapport publié jeudi par l’UNICEF.

 

La Directrice générale de l’UNICEF, Henrietta Fore, a déclaré : « Les programmes de prévention de la transmission du VIH des mères aux bébés portent leurs fruits, mais ne sont pas allés assez loin, alors que les programmes de traitement du virus et de prévention de sa propagation chez les enfants plus âgés sont loin d’être où ils devraient être ».

 

Environ 1,9 million d’enfants et d’adolescents vivront toujours avec le VIH en 2030, principalement en Afrique.

Actuellement, 3 millions d’enfants et d’adolescents vivent avec le VIH dans le monde.

 

La lenteur des progrès en matière de prévention du VIH chez les jeunes enfants et l’absence de prise en compte des facteurs structurels et comportementaux de l’épidémie constituent deux lacunes majeures selon l’UNICEF.

 

Beaucoup d’enfants et d’adolescents ne savent pas s’ils sont séropositifs ou non, et parmi ceux qui ont été déclarés séropositifs et sous traitement, très peu adhéraient à ce traitement, a souligné le Fonds.

 

Source : ONU

 

 

Pic mondial des cas de rougeole suite aux lacunes de la couverture vaccinale (OMS)

Le nombre de cas déclaré de rougeole a atteint un pic en 2017, plusieurs pays ayant connu des flambées sévères et prolongées de cette maladie, selon un nouveau rapport publié jeudi à Genève par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

« L’augmentation des cas de rougeole est très inquiétante, mais pas surprenante », a déclaré le Directeur exécutif de Gavi, l’Alliance du vaccin, le Dr Seth Berkley.

En raison des lacunes de la couverture vaccinale, 110.000 décès imputables à cette maladie ont été enregistrés.

 

Les hausses du nombre de cas ont été les plus fortes dans les Régions OMS des Amériques, de la Méditerranée orientale et de l’Europe.  Le Pacifique occidental est la seule Région OMS où l’incidence de la rougeole a chuté.

 

L’Alliance du Vaccin pointe ainsi du doigt « le relâchement de la vigilance à l’égard de la maladie et la diffusion de fausses informations sur le vaccin en Europe ». En outre, il y a au Venezuela, l’effondrement du système de santé alors qu’en Afrique, ce sont des poches de fragilité et de faible couverture vaccinale qui sont en cause.

 

Source : ONU

 

 

Climat : la conférence de Katowice minée par les tensions géopolitiques

Jugée pourtant cruciale dans la lutte contre le dérèglement climatique, la conférence de Katowice qui s’ouvre dimanche en Pologne est minée par les divisions internes à l’Europe et les tensions entre la Chine et les Etats-Unis.

 

Cette “COP24”, 24e conférence des parties signataires de la Convention-cadre de l’Onu sur le changement climatique (CCNUCC), doit permettre de définir des règles précises d’application de l’Accord de Paris de 2015 sur le climat dont les Etats-Unis de Donald Trump se sont retirés.

 

Aux dires mêmes du pays hôte, il faudrait un miracle pour que cette réunion soit couronnée de succès, alors que le temps presse, l’Accord de Paris devant succéder au Protocole de Kyoto en 2020.

 

L’objectif affiché par l’Accord de Paris est de réduire le recours aux énergies fossiles et les émissions de gaz à effet de serre pour contenir la hausse des températures “nettement en dessous de 2°C” par rapport aux niveaux préindustriels et de s’efforcer de limiter cette augmentation à 1,5°C.

 

A l’approche de la conférence, de multiples signaux d’alerte ont été émis par la communauté scientifique. Le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a prévenu en octobre que les températures moyennes à la surface du globe progresseront probablement de 1,5°C entre 2030 et 2052 sans mesures rapides pour l’enrayer.

 

Dans une première ébauche – publiée jeudi – de sa Déclaration sur l’état du climat mondial en 2018, l’Organisation météorologique mondiale (OMM), estime qu’en l’état, la température risque d’augmenter de 3 à 5°C d’ici à la fin du siècle.

 

Le commissaire européen au Climat et à l’Energie, Miguel Arias Cañete, souhaite que l’Union montre l’exemple en Pologne en se fixant pour objectif de présenter d’ici 2050 un bilan neutre lui permettant d’absorber autant de gaz à effet de serre qu’elle en émet.

 

En France, pays hôte de la COP21, les émissions ont augmenté trois années de suite alors même qu’elles sont censées décroître graduellement.

Les Etats-Unis de Donald Trump ont certes dénoncé l’Accord de Paris mais gardent un siège à la table des négociations jusqu’à leur retrait formel du traité, en novembre 2020 au plus tôt.

 

L’ancien conseiller de Donald Trump sur le climat et l’énergie, a prévenu que Washington s’emploierait à “corriger autant que possible les nombreuses failles de cet accord”. La délégation américaine entend également promouvoir les énergies fossiles et nucléaire lors de la conférence, une stratégie déjà déployée l’an dernier qui avait rendu furieuses les ONG.

 

Source : Reuters

 

 

L’année 2018 en bonne voie d’être parmi les plus chaudes enregistrées, selon l’ONU

L’année 2018 devrait figurer au 4e rang des plus chaudes jamais enregistrées, a alerté jeudi l’ONU, avertissant de l’extrême urgence de la situation dans un rapport publié avant le sommet sur le climat COP24.

 

Dans sa déclaration provisoire sur l’état du climat mondial, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) observe que la température moyenne à la surface du globe, pour les 10 premiers mois de l’année, était supérieure de quasiment 1°C aux valeurs de l’époque préindustrielle (1850-1900).

 

Conséquence : la tendance au réchauffement de la Terre sur le long terme “est évidente et se poursuit”, a déclaré le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas.

Alors que les concentrations de gaz à effet de serre, facteur déterminant du réchauffement, vont de record en record, “la température risque d’augmenter de 3-5°C d’ici à la fin du siècle”.

 

Au cours de la COP24, qui se tiendra bientôt en Pologne, la communauté internationale doit finaliser l’accord de Paris pour atteindre l’objectif de limiter le réchauffement climatique à moins de 2°C, voire à 1,5°C par rapport au niveau de la Révolution industrielle.

 

Selon les experts de l’ONU, il est matériellement possible d’atteindre cet objectif de 1,5°C en changeant notre mode de vie, les systèmes énergétiques et les réseaux de transport.

En attendant, le réchauffement climatique se poursuit sans relâche, entrainant une élévation du niveau de la mer, l’acidification des océans et la fonte de la banquise et des glaciers.

 

2018 a également connu son lot de conditions météorologiques extrêmes, autre caractéristique majeure du réchauffement. La saison cyclonique a été particulièrement active dans le Pacifique Nord-Est, où l’énergie cyclonique cumulée a été la plus importante qui ait été enregistrée depuis le début des observations par satellite, détaille le rapport.

 

Et en Europe, l’une des vagues de froid les plus marquantes de ces dernières années a fait grelotter le continent fin février et début mars, suivie d’une chaleur et sécheresse exceptionnelles qui ont entraîné notamment de grands feux de forêt en Scandinavie.

 

La Californie, victime de sécheresse chronique depuis plusieurs années, a été frappée elle aussi cette année par de violents incendies, dont “Camp Fire” en novembre, l’incendie le plus meurtrier de l’histoire de cet état américain avec au moins 85 morts.

 

Source : AFP

 

 

Violence à l’égard des femmes : l’ONU lance seize jours de mobilisation contre cette pandémie mondiale

A l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, les Nations Unies ont donné le coup d’envoi dimanche d’une campagne de mobilisation et de solidarité pendant seize jours, jusqu’à la Journée des droits de l’homme qui est célébrée chaque année le 10 décembre.

 

« L’année écoulée a été extraordinaire en termes de prise de conscience de l’ampleur des différentes formes de violence infligées aux femmes et aux filles. La campagne #MeToo – l’un des mouvements sociaux les plus répandus et les plus puissants de cette année – a attiré l’attention sur ce problème.

 

Cette prise de conscience a été renforcée par l’attribution du prix Nobel de la paix en 2018 à deux activistes remarquables, Nadia Murad et Denis Mukwege, qui œuvrent pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes dans les situations de conflit ».

 

Plus d’un tiers des femmes dans le monde ont subi des violences physiques ou sexuelles à un moment de leur vie. En outre, des recherches ont montré que le coût de la violence à l’égard des femmes pourrait représenter environ 2% du produit intérieur brut (PIB) mondial. Cela équivaut à 1.500 milliards de dollars.

 

Source : ONU

 

 

Méditerranée : près de 105.000 migrants arrivés en Europe depuis le début de l’année, dont la moitié en Espagne (OIM)

D’après l’Agence des Nations Unies chargée des migrations, 104.506 migrants et réfugiés sont arrivés en Europe par la mer en date du 18 novembre 2018. L’Espagne a dépassé les 50.962 arrivées au cours des 45 semaines de 2018, soit presque la moitié de toutes les arrivées par la mer cette année.

 

En fait, l’Espagne a accueilli, en 2018, plus de « migrants irréguliers » que durant toutes les années 2015, 2016 et 2017 combinées.

C’est la cinquième année consécutive que le nombre de migrants et de réfugiés en situation irrégulière a atteint la barre des 100.000.

 

Mais toutes ces traversées ne se font pas sans danger et la Méditerranée reste toujours un itinéraire meurtrier pour les migrants, malgré la baisse du trafic sur l’itinéraire de la Méditerranée centrale.

 

« À mesure que des conditions météorologiques plus froides arrivent, le passage maritime en Europe devient de plus en plus meurtrier », a fait valoir l’OIM. L’OIM a ainsi répertorié 2.075 personnes décédées ou disparues sur l’une des trois routes migratoires de la Méditerranée en 2018. L’an dernier, à cette même période, le MMP faisait était de 3.009 décès dans la région.

 

Source : ONU

 

 

Malnutrition : un poids “inacceptable” pour la planète

Une malnutrition “alarmante” touche pays pauvres comme pays riches et représente un poids “inacceptable” sur la planète, selon un rapport international rendu public jeudi.

Alors que la faim a de nouveau progressé dans le monde depuis plus de deux ans, “la situation est alarmante”.

 

“Que les pays soient riches ou pauvres, ils connaissent une forme ou une autre de malnutrition”, retard de croissance, carence en oligo-éléments, rachitisme, surpoids ou obésité, a expliqué Corinna Hawkes, directrice du centre de politique nutritionnelle de University of London.

 

Le rapport annuel fait le point sur l’ensemble des données internationales portant sur près de 200 pays. Ces données viennent d’organisations telles que Onu, FAO, PAM, Unicef, OMS, mais aussi ONG, fondations et universités.

 

Au total, 141 pays combinent au moins trois formes de malnutrition – retard de croissance pour les enfants, anémie et/ou surpoids pour les femmes -, indique le rapport qui s’inquiète en particulier de voir “de vastes populations réfugiées du Moyen Orient combiner retards de croissance, rachitisme, déficiences en oligo-éléments et obésité”, notamment au Liban.

 

Les experts s’inquiètent de la forte hausse (+54,9%) des ventes de lait maternisé industriel enregistrée entre 2005 et 2017 dans le monde, estimant qu’un “changement significatif (et sans précédent) du régime alimentaire des bébés et jeunes enfants est en cours” dans le monde.

 

Et, bien que l’allaitement maternel des nourrissons, encouragé par l’Organisation mondiale de la Santé, ait globalement augmenté dans le monde (41% sont nourris exclusivement au sein jusqu’à l’âge de six mois en 2017, contre 37% en 2012), il s’agit d’un progrès “extrêmement lent” déplore le rapport.

 

Pour les femmes, le sujet d’inquiétude vient de la hausse de l’obésité.

En outre, “aucun” des 194 pays étudiés n’a fait de progrès significatifs sur le sujet de la lutte contre l’obésité.

 

Le rapport pointe le rôle de l’industrie alimentaire et des excès de sel, de sucre et de graisse dans les aliments transformés. 59% des enfants boivent ainsi des sodas quotidiennement en Amérique Latine et aux Caraïbes, 52% en Afrique, 44% en Océanie et 40% en Asie.

 

En soulignant que 59 pays ont mis en place des taxes sur les boissons sucrées, le rapport appelle chaque gouvernement à définir ses priorités nutritionnelles, allouer des ressources pour mieux quantifier et comprendre les problèmes coexistant au sein d’une même population.

 

Le Mexique, qui a institué une taxe, a vu des ventes de boissons sucrées baisser de 10%, a expliqué Mme Hawkes. “Lorsque les pays prennent des mesures, il y a vraiment des résultats”, a-t-elle ajouté.

 

Source : AFP

 

 

“Bébés OGM” : la pression s’accentue sur le chercheur chinois

Condamné par ses pairs, lâché par son pays : la pression s’est accentuée jeudi sur He Jiankui, le chercheur chinois qui affirme avoir créé les premiers “bébés génétiquement modifiés”, Pékin appelant désormais à suspendre ses activités.

 

“Cet incident a violé de manière flagrante les lois et réglementations chinoises et a ouvertement dépassé les limites de la morale et de l’éthique auxquelles adhère la communauté universitaire”, a déclaré à la télévision d’Etat CCTV le vice-ministre chinois des Sciences et Technologies, Xu Nanping.

 

Le chercheur He Jiankui a annoncé le weekend dernier la naissance “il y a quelques semaines” de deux jumelles, surnommées “Lulu” et “Nana”. Leur ADN aurait été modifié pour les rendre résistantes au virus du sida, dont est infecté leur père.

 

Il s’agirait d’une avancée majeure et d’une première mondiale. L’annonce du scientifique a cependant provoqué un tollé, pour des raisons scientifiques autant qu’éthiques.

La Commission nationale chinoise de la Santé, qui a rang de ministère, enquête actuellement sur l’affaire.

 

Des experts du génome réunis en colloque à Hong Kong ont par ailleurs condamné en bloc, jeudi, la démarche “irresponsable” de He Jiankui. Le chercheur a fait l’impasse sur le dernier jour de ce sommet, où il était pourtant attendu.

 

Le chercheur a affirmé que huit couples — tous composés d’un père séropositif et d’une mère séronégative — s’étaient portés volontaires pour l’essai, précisant que l’un d’eux s’était rétracté.

Il a fait état d’une “autre grossesse potentielle” impliquant un deuxième couple, en demeurant flou sur le fait de savoir si cette grossesse serait toujours en cours.

 

He Jiankui, qui a été formé à Stanford aux Etats-Unis, affirme avoir employé l’outil CRISPR-Cas9, dit des “ciseaux génétiques”, qui permet d’enlever et de remplacer des parties indésirables du génome, comme on corrige une faute de frappe sur ordinateur.

 

Cette technique ouvre des perspectives dans le domaine des maladies héréditaires. Mais elle est extrêmement controversée, notamment parce que les modifications réalisées seraient transmises aux générations futures, et qu’elles pourraient au final affecter l’ensemble du patrimoine génétique.

 

Les organisateurs du sommet estiment que les modifications du génome de cellules germinales pourraient être “acceptables” à l’avenir si elles respectent des critères rigoureux. Ils expliquent cependant que les incertitudes scientifiques et techniques sont trop nombreuses “et les risques trop grands” pour envisager des essais cliniques “à ce stade”.

 

Source : AFP

 

 

 

 

 

PROCHE ET MOYEN-ORIENT

Syrie : bombardements au sud de Damas imputés à Israël

L’armée israélienne a bombardé plusieurs secteurs au sud de Damas, selon une ONG, les premiers raids depuis septembre lorsqu’un avion russe avait été abattu accidentellement par la DCA syrienne suite à des tirs israéliens.

 

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a fait état de raids menés jeudi soir par Israël près de la capitale, et de tirs de la DCA syrienne.

Les médias syriens ont évoqué des tirs anti-aériens contre des cibles “hostiles”, alors qu’Israël n’a pas confirmé avoir mené de raids mais démenti que ses avions aient été touchés par la DCA.

 

Selon Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’OSDH, les forces israéliennes ont bombardé “durant une heure” deux positions dans le sud de la province de Damas, dont un secteur où se trouveraient stockées des armes iraniennes.

 

Israël a effectué de très nombreuses frappes en Syrie depuis le déclenchement de la guerre en 2011, visant des forces envoyées par l’Iran ou les combattants du mouvement chiite Hezbollah, les deux grands ennemis de l’Etat hébreu.

 

Le secteur de Kesswa, dans la banlieue de Damas, avait déjà été visé en mai par des frappes israéliennes, qui avaient tué des combattants des Gardiens de la Révolution iraniens et de milices chiites pro-iraniennes, selon l’OSDH.

 

Déclenchée en mars 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, la guerre en Syrie, qui a fait plus de 360.000 morts, est devenue au fil des ans très complexe avec l’implication de groupes jihadistes, de forces régionales et de puissances internationales, sur un territoire très morcelé. Le conflit a également poussé sur les routes de l’exil des millions de civils.

 

Source : AFP

 

 

Syrie : la reprise des bombardements souligne la fragilité de la situation

Devant le Conseil de sécurité, Reena Ghelani, Sous-Secrétaire générale aux affaires humanitaires, a regretté jeudi la reprise des frappes aériennes et des bombardements, y compris chimiques, en Syrie.

 

Selon elle, cela démontre la fragilité de la situation et l’urgente nécessité d’un engagement continu de toutes les parties pour préserver l’accord entre la Turquie et la Russie conclu le 17 septembre dernier.

 

Directrice de la Division des opérations et du plaidoyer au Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), Mme Ghelani a évoqué la situation dans le nord-ouest de la Syrie où des informations font état de tirs de mortiers, dont certains contiendraient du chlore, dans trois quartiers densément peuplés dans l’ouest d’Alep.

 

« Comme le Secrétaire général l’a répété, l’utilisation d’armes chimiques est horrible et constitue une violation claire du droit international », a-t-elle déclaré. « Nous avons également reçu des informations selon lesquelles le gouvernorat d’Idlib aurait été la cible de frappes aériennes les 24 et 25 novembre, les premières depuis plus de deux mois ».

 

Reena Ghelani a estimé que les enjeux demeurent élevés, dans la mesure où l’alternative serait une souffrance humanitaire à une échelle susceptible de dévaster une population de trois millions de personnes qui n’ont connu rien d’autre que la guerre et la souffrance au cours des dernières années.

 

La Sous-Secrétaire générale a indiqué que dans la localité de Rukban, entre le 3 et le 8 novembre, l’ONU et le Croissant Rouge arabe syrien ont été en mesure de prêter assistance à près de 50.000 personnes, des femmes et des enfants pour les trois quarts d’entre eux.

 

L’opération approuvée par le gouvernement syrien et facilitée par la Russie et les États-Unis a été la première livraison majeure d’assistance matérielle à la population de Rukban depuis janvier dernier, et la première fois qu’une telle aide a pu être livrée depuis l’intérieur de la Syrie.

 

Mme Ghelani s’est dit préoccupée par les informations faisant état de pertes civiles dans des frappes aériennes et des combats terrestres dans le sud-est de Deir-ez-Zor. Près de 6.000 personnes ont été déplacées de l’enclave de Hajin, sous contrôle de Daech depuis octobre, 10.000 personnes se trouvant toujours sur place, la plupart privées d’assistance.

 

« Au cours de l’année écoulée, près de 5,4 millions de personnes en moyenne ont bénéficié d’une assistance humanitaire chaque mois, de toutes les manières possibles, de la Syrie aux zones contrôlées par le gouvernement, en passant par la Syrie par-delà les lignes de conflit et de l’autre côté de la frontière ».

 

La Sous-Secrétaire générale a indiqué que 4,3 millions de personnes dans le besoin vivent dans des zones hors du contrôle du gouvernement. Cela représente plus du tiers de toutes les personnes ayant besoin d’assistance en Syrie.

 

Il y a près de trois millions de personnes dans le besoin dans des zones exclusivement touchées par des opérations transfrontalières. L’ONU n’a pas d’autre moyen d’atteindre ces personnes, l’accès étant restreint à l’intérieur du pays.

 

Source : ONU

 

 

Aucun progrès sur la Syrie à Astana, déplore l’Onu

La Russie, la Turquie et l’Iran n’ont fait aucun progrès dans la mise en place d’un comité constitutionnel en Syrie lors de leur réunion mercredi et jeudi à Astana, la capitale du Kazakhstan, a déploré l’émissaire de l’Onu pour la Syrie Staffan de Mistura.

 

“L’envoyé spécial de Mistura regrette profondément (…) qu’il n’y ait eu aucun progrès tangible pour débloquer l’impasse de dix mois sur la composition du comité constitutionnel”, a déclaré le diplomate.

 

Les trois pays se disent préoccupés par des violations du cessez-le-feu dans la zone démilitarisée mise en place dans la province d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, et s’engagent à “augmenter leurs efforts pour assurer le respect” de cette trêve. La création de la zone tampon d’Idlib, le mois dernier, a permis d’éviter une offensive gouvernementale de grande ampleur.

 

Mais des tirs d’obus et de missiles entre forces syriennes et rebelles ont été signalés à plusieurs reprises depuis, et Damas et Moscou ont accusé les insurgés d’avoir mené une attaque au chlore samedi sur la ville d’Alep, accusation rejetée par les rebelles.

 

Source : Reuters

 

 

La Syrie doit rendre des comptes sur les nombreux détenus morts en prison, dit l’Onu

La commission d’enquête des Nations unies sur les crimes de guerre en Syrie a demandé mercredi au régime de Damas de dire aux familles des disparus ce qu’il est advenu de leurs proches et de restituer les corps de ceux qui ont été exécutés ou sont morts sous la torture en prison.

 

Il ne sera pas possible d’envisager une paix durable en Syrie sans que justice ne soit rendue, souligne la commission dans un rapport remis au Conseil de sécurité de l’Onu.

Après le mutisme, les autorités syriennes ont rendu public cette année “des milliers ou dizaines de milliers” de noms de Syriens qui seraient morts de “causes naturelles” en détention.

 

“Les forces pro-gouvernementales et en premier lieu l’Etat syrien devraient rendre public sans délai le sort des détenus et des disparus”, soulignent les experts onusiens en insistant sur la responsabilité des forces du président syrien Bachar al Assad, de la Russie et des milices étrangères qui leur sont affiliées.

 

Dans un précédent rapport, rendu en 2016, les enquêteurs des Nations unies avaient conclu que l’ampleur des décès en prison rendait le gouvernement syrien passible de poursuites pour “extermination constitutive de crime contre l’humanité”.

 

Source : Reuters

 

 

Syrie : le bombardement d’une poche de l’EI aurait fait 40 morts

Les frappes aériennes de la coalition formée à l’initiative des Etats-Unis pour combattre les djihadistes de l’Etat islamique ont fait une quarantaine de morts cette semaine dans l’est de la Syrie, rapporte vendredi l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

 

Source : Reuters

 

 

Pourquoi la bataille contre l’EI dans l’est de la Syrie s’éternise-t-elle ?

Depuis plus de deux mois, le groupe Etat islamique (EI) résiste farouchement à une offensive militaire des Forces démocratiques syriennes (FDS) visant à l’expulser de son ultime poche dans l’est de la Syrie.

 

Cette bataille, pour le moins ardue, contraste avec celles menées auparavant contre d’autres bastions de l’EI par ces forces, dominées par des combattants kurdes et soutenues par la coalition antijihadistes dirigée par les États-Unis.

 

Pourquoi la victoire contre ce dernier fief n’est-elle pas à portée de main ? Quelles en sont les raisons ?

Des centaines de combattants de l’EI seraient retranchés dans cette poche, située dans la province pétrolière de Deir Ezzor, près de la frontière irakienne.

 

La coalition estime à près de 2.000 leur nombre dans ce fief qui comprend notamment les villes de Hajine, Soussa et Al-Chaafa.

Rompus au combat, ces jihadistes compteraient dans leurs rangs un nombre non négligeable de combattants non-Syriens, selon les FDS.

 

Il y aurait également parmi eux des dirigeants de “premier rang”, principalement des Irakiens, selon la même source. “L’EI a constitué une mini armée de plusieurs centaines de combattants, y compris certains de ses meilleurs francs-tireurs”, explique Nicolas Heras, chercheur au Center for a New American Security.

 

Les analystes estiment que la bataille pour expulser l’EI de cette poche ne sera pas facile. Ces dernières semaines, les jihadistes ont profité des mauvaises conditions climatiques pour lancer des contre-attaques meurtrières.

 

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), plus de 450 combattants FDS ont été tués depuis septembre –contre plus de 730 jihadistes. Parmi eux, 92 ont péri entre vendredi et lundi lors d’une contre-attaque de l’EI.

 

La coalition antijihadiste reste cependant optimiste, soulignant notamment que l’EI a perdu la majeure partie de ses ressources financières et beaucoup de son influence.

“Il n’y a pas assez de (combattants) de l’EI (sur le terrain) pour réaliser des gains significatifs et durables”, estime en outre le commandant adjoint de la coalition, Christopher Ghika.

 

Source : AFP

 

 

Ankara veut le retrait des YPG de Manbij d’ici la fin de l’année

La Turquie a réclamé le 23 novembre la mise en œuvre d’ici la fin de l’année d’un accord conclu avec les Etats-Unis sur le retrait des miliciens kurdes de la ville de Manbij dans le nord de la Syrie. Donc proches de la frontière turque.

 

La situation dans ce secteur, un moment contrôlé par les milices kurdes YPG qui, avec l’appui des Américains en avaient chassé il y a deux ans les djihadistes de l’Etat islamique (EI), est une source de frictions entre les Etats-Unis et la Turquie.

 

Ankara considère les YPG comme l’émanation syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, classé terroriste) et comme un groupe terroriste. En mai dernier, après des mois de tractations, Turcs et Américains avaient conclu un accord prévoyant le retrait total des combattants kurdes de Manbij, mais celui ne s’est toujours pas produit, se plaint Ankara.

 

Selon, le ministre turc des Affaires étrangères, “Des patrouilles conjointes (turques et américaines) ont commencé à se mettre en place à Manbij et les YPG doivent se retirer immédiatement. Quand nous aurons commencé à appliquer la même feuille de route à l’est de l’Euphrate, les YPG/PKK seront chassés de toutes les villes”.

 

La Turquie a lancé ces deux dernières années des offensives pour chasser toutes les forces kurdes présentes dans le nord de la Syrie à l’ouest de l’Euphrate, mais elle n’a pas encore mené d’offensive à l’est du fleuve, pour éviter notamment une confrontation directe avec Washington.

 

Source : Reuters

 

 

Mourir de faim ou sous les balles : le dilemme des pêcheurs de Hodeida

Depuis son enfance, Ali Mohammed pêche à Hodeida, ville yéménite de la mer Rouge aux prises avec la guerre, mais pour la première fois en trente ans, il n’arrive plus à nourrir sa famille nombreuse.

 

Sur un quai du port, ce pêcheur vide ses filets de maigres prises en évoquant les horreurs du conflit qui déchire le pays depuis plus de trois ans et frappe tout particulièrement sa ville ces derniers mois.

 

Le manque de clients et la peur d’être abattu en mer font partie du quotidien d’Ali Mohammed qui qualifie la situation des pêcheurs d’extrêmement difficile.

Le secteur de la pêche est important pour l’économie locale. Hodeida et ses environs comptaient 10.000 pêcheurs avant la guerre.

 

Les rebelles Houthis, soutenus par l’Iran, tiennent Hodeida depuis 2014 et la défendent contre les troupes progouvernementales. Les forces loyalistes, soutenus par une coalition militaire menée par l’Arabie saoudite, ont suspendu sous la pression internationale leur offensive contre la ville, essentielle pour l’acheminement de l’aide humanitaire.

 

Mais la coalition anti-rebelles empêche toujours les pêcheurs de s’éloigner de la côte car, selon elle, ils peuvent gêner au large sa surveillance des cargos se dirigeant vers Hodeida. Elle soupçonne en effet l’Iran de livrer par la mer des armes aux rebelles.

 

“On peut être touché par un tir sans savoir d’où il vient. Il y a des pêcheurs toujours portés disparus (…) Ils sont sortis en mer et ne sont jamais revenus”, raconte Ali Mohammed.

Dans le marché aux poissons, des bassins de marbre blanc présentent le faible butin de la journée.

 

Selon le Comité international de la Croix-Rouge, au moins 55 civils ont été tués et 170 blessés en août dernier lors d’attaques contre un hôpital et le marché aux poissons de Hodeida.

Les habitants de Hodeida espèrent voir les combats cesser définitivement, alors que des pourparlers de paix pourraient débuter d’ici la fin de l’année en Suède sous l’égide de l’ONU.

 

En attendant, ils restent habités par la même crainte de voir la ville complètement assiégée.

Selon l’ONU, 14 millions de Yéménites se trouvent en situation de pré-famine et la fermeture du port d’Hodeida ne ferait qu’aggraver la crise humanitaire.

La guerre a fait plus de 10.000 morts.

 

Source : AFP

 

 

Les accusations contre “MbS” pourraient être abordées au G20, dit le président argentin

Le président argentin Mauricio Macri a déclaré jeudi que les accusations portées contre l’héritier du trône d’Arabie saoudite Mohamed ben Salman depuis l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi pourraient faire l’objet de discussions durant le sommet du G20 qui s’ouvre vendredi à Buenos Aires.

 

“Pour ce qui est du prince héritier, qui participe à ce sommet, l’Arabie saoudite est un membre permanent du G20. Et, de ce fait, lui-même y participe donc. Cette question, qui a eu un effet sur le monde entier, est sur la table et elle pourrait émerger ou non lors de rencontres bilatérales ou à l’ordre du jour du G20”, a-t-il dit.

 

Le président argentin s’exprimait lors d’une conférence de presse avec son homologue français, qui a annoncé pour sa part qu’il rencontrerait MBS en marge du sommet et s’est dit favorable à une “association” de la communauté internationale à l’enquête sur l’assassinat du journaliste saoudien, tué le 2 octobre dernier à l’intérieur du consulat d’Arabie saoudite à Istanbul.

 

S’appuyant sur la Constitution argentine qui reconnaît la compétence universelle de la justice en matière de crimes contre l’humanité, l’organisation Human Rights Watch a demandé lundi l’ouverture de poursuite à l’encontre de Mohamed ben Salman pour son rôle présumé dans l’assassinat du journaliste mais aussi pour de possibles crimes de guerre au Yémen.

 

Au siège du parquet fédéral argentin, un magistrat a déclaré jeudi qu’aucune décision n’avait été prise quant à l’opportunité de lancer des poursuites. Le juge fédéral Ariel Lijo a de son côté demandé mercredi au ministère des Affaires étrangères de solliciter des informations auprès de la Turquie, du Yémen et de la Cour pénale internationale (CPI).

 

Source : Reuters

 

 

Le calendrier des pourparlers sur le Yémen se précise

Les pourparlers de paix au Yémen commenceront la semaine prochaine en Suède, a annoncé jeudi l’ambassadeur de Grande-Bretagne au Yémen dans un tweet adressé au porte-parole de la rébellion houthie.

 

Depuis plusieurs semaines, l’envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen, le diplomate britannique Martin Griffiths, tente de relancer le processus de paix après l’échec d’une première tentative en septembre à Genève, où les Houthis ne s’étaient pas déplacés.

 

Ils se sont cette fois dits prêts à envoyer une délégation en Suède le 3 décembre. Les représentants du gouvernement yéménite arriveront après ceux des rebelles, selon la chaîne de télévision saoudienne Al Arabiya.

 

L’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont pris la tête en mars 2015 d’une coalition militaire pour soutenir le gouvernement du président Abd-Rabbo Mansour Hadi contre les Houthis, qui tiennent la capitale yéménite depuis quatre ans.

 

Les Occidentaux, qui fournissent armes et renseignements à la coalition conduite par les Saoudiens, appuient les efforts de l’Onu. Les Houthis ont annoncé la semaine dernière l’arrêt des tirs de drones et de missiles vers les pays voisins. La chaîne télévisée des Houthis a toutefois rapporté jeudi que les rebelles avaient tiré un missile dans la région saoudienne de Najran.

 

La coalition arabe a suspendu son offensive sur le port de Hodeïda contrôlé par les Houthis, mais des affrontements sporadiques se poursuivent dans les faubourgs de la ville.

En trois ans et demi, la guerre a fait des milliers de morts, et le conflit a acculé le Yémen au bord de la famine.

 

Source : Reuters

 

 

Vente d’un système de défense antimissile US à l’Arabie saoudite

Les Etats-Unis ont scellé un contrat de 15 milliards de dollars avec l’Arabie saoudite pour la vente du système de défense antimissile THAAD, a annoncé mercredi une porte-parole du département d’Etat, confirmant une information rapportée en premier lieu par la chaîne CNBC.

 

Cette annonce intervient alors que les sénateurs américains cherchent à faire voter une loi demandant la suspension des ventes d’armes à Ryad après le meurtre du journaliste et opposant Jamal Khashoggi le 2 octobre dernier à l’intérieur du consulat d’Arabie saoudite à Istanbul.

 

Le Sénat a approuvé mercredi la poursuite des travaux sur une résolution exigeant que Washington cesse de soutenir militaire la coalition sous commandement saoudien qui combat au Yémen.

 

Ce contrat permet de renforcer “sur le long-terme la sécurité de l’Arabie saoudite et de la région du Golfe face à la menace balistique croissante du régime iranien et des groupes extrémistes soutenus par l’Iran”, a déclaré une porte-parole du département d’Etat.

 

Les Houthis, au Yémen (frontière sud de l’Arabie Saoudite), sont soutenus par l’Iran. L’Arabie est donc cernée par ce groupe rebelle, le Qatar et l’Iran.

La stabilité de l’allié saoudien est également essentielle à Israël, que les USA protègent.

 

Source : Reuters

 

 

Le Qatar ne voit pas d’issue à la querelle avec l’Arabie saoudite

Le Qatar ne voit pas d’issue à la querelle avec plusieurs de ses voisins du Golfe qui dure depuis plus d’un an, accusant l’Arabie saoudite de “comportement irréfléchi” et demandant que les commanditaires du meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi soient traduits en justice.

 

L’Arabie saoudite, soutenue par les Emirats arabes unis (EAU), Bahreïn et l’Egypte, a décidé en juin 2017 d’imposer un embargo économique et diplomatique contre le Qatar, lui reprochant d’être trop proche de l’Iran, grand rival régional de Ryad, et l’accusant de soutenir le terrorisme.

 

Doha, qui rejette ces accusations, a annoncé en juin dernier qu’il assignait les EAU devant la Cour internationale de justice (CIJ) des Nations unies pour “violations des droits de l’homme”.

Et le Qatar a déclaré qu’il continuera à commercer avec Téhéran malgré les sanctions américaines visant l’Iran, soulignant l’aide apportée par Téhéran pour surmonter le boycott.

 

L’Arabie saoudite est montrée du doigt par la communauté internationale pour le meurtre du journaliste et opposant Jamal Khashoggi le 2 octobre dernier au consulat saoudien d’Istanbul, une affaire qui a tendu les liens de Ryad avec certains pays occidentaux.

 

Source : Reuters

 

 

Le plan de paix américain pour le Proche-Orient dévoilé début 2019, selon Israël

L’administration de Donald Trump a indiqué à Israël qu’elle présenterait son plan de paix pour le Proche-Orient au début de l’année prochaine, a indiqué mardi l’ambassadeur israélien à l’ONU, Danny Danon.

 

Il a dit s’attendre à une opposition des Palestiniens, dont les relations sont gelées avec les Etats-Unis depuis la décision il y a un an de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et d’y installer l’ambassade américaine, jusque-là à Tel Aviv. En 2018, les Etats-Unis ont diminué de plus de 500 millions de dollars leur aide aux Palestiniens.

 

Source : AFP

 

 

Netanyahu et Zeman espèrent voir rapidement l’ambassade tchèque à Jérusalem

Le président tchèque Milos Zeman et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont exprimé mardi leur espoir de voir Prague transférer rapidement son ambassade en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem, malgré les oppositions internationales et européennes à de tels transferts.

 

Prague romprait ainsi avec les positions européennes sur le statut de Jérusalem, l’une des questions les plus épineuses du conflit israélo-palestinien. Cependant, la décision appartient en principe au gouvernement, et non au président.

 

Or le gouvernement tchèque a dit vouloir respecter une position européenne commune. Comme une grande partie de la communauté internationale, l’UE estime que le statut définitif de Jérusalem doit être réglée par la négociation.

 

La querelle sur le statut de Jérusalem et la présence des ambassades étrangères a été ranimée en décembre 2017 quand le président Donald Trump a rompu avec des décennies de consensus international en reconnaissant Jérusalem comme la capitale d’Israël et en annonçant le transfert, réalisé en mai suivant, de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.

 

L’annonce a comblé d’aise les Israéliens, qui la considèrent comme la reconnaissance d’une réalité historique, et ulcéré les Palestiniens, qui y voient la négation de leurs revendications sur Jérusalem-Est. Depuis lors, le Guatemala et le Paraguay ont suivi l’exemple américain. Mais le Paraguay a ensuite fait marche arrière.

 

Source : AFP

 

 

La police israélienne arrête de nouveau le gouverneur palestinien de Jérusalem

La police israélienne a arrêté le gouverneur palestinien de Jérusalem, Adnan Gheith, pour la deuxième fois en deux mois, a indiqué dimanche un porte-parole de la police israélienne, précisant qu’il restera en détention au moins jusqu’au 29 novembre.

 

Gheith a comparu dimanche devant un tribunal de Jérusalem qui s’est prononcé pour son maintien en détention. La juge a indiqué disposer de preuves secrètes contre lui et justifié son arrestation par une collaboration illégale avec les forces de sécurité de l’Autorité palestinienne, ce qu’Israël perçoit comme une violation des accords d’Oslo.

 

D’après les médias israéliens, les autorités enquêtent sur l’arrestation en octobre par l’Autorité palestinienne d’un Palestinien accusé d’avoir vendu des propriétés à un acheteur juif à Jérusalem-Est. De telles ventes sont interdites par l’Autorité palestinienne car elles permettent, selon elle, d’accroître la colonisation des quartiers palestiniens de la Ville sainte.

 

Des parlementaires israéliens ont appelé Israël à faire libérer le Palestinien arrêté.

Israël s’est emparé de Jérusalem-Est en 1967 et l’a annexée, déclarant en 1980 toute la ville comme sa capitale “éternelle” et “indivisible”. Cette annexion n’est pas reconnue par la communauté internationale qui considère la partie orientale comme un territoire occupé.

 

Les Palestiniens la revendiquent comme la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

Toutes les activités de l’Autorité palestinienne à Jérusalem sont considérées comme illégales par Israël.

 

Source : AFP

 

 

L’UE redit sa volonté de sauver l’accord nucléaire avec l’Iran

L’Union européenne est déterminée à sauver l’accord international de 2015 sur le nucléaire iranien malgré le retrait américain, a assuré mardi la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères, Federica Mogherini, à l’issue d’une rencontre à Bruxelles avec le chef de l’agence iranienne de l’énergie atomique Ali Akhbar Salehi.

 

Auparavant, Ali Akbar Salehi avait une nouvelle fois souligné que la patience de l’Iran, inquiet de ne pas voir les retombées économiques de l’accord de 2015, avait des limites. “Si nous ne pouvons pas vendre notre pétrole et que nous ne pouvons pas profiter des transactions financières, alors je ne vois pas l’intérêt pour nous de maintenir cet accord”, a-t-il dit à Reuters.

 

Ali Akbar Salehi a ajouté que la République islamique pourrait reprendre son enrichissement d’uranium à 20% si l’accord conclu en juillet 2015 à Vienne ne lui apportait aucun bénéfice. “Notre patience a des limites”, a-t-il souligné.

 

Lundi déjà, le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique avait mis en garde l’UE contre les conséquences funestes qu’aurait une incapacité à préserver les bénéfices économiques de l’accord, menacé depuis que Donald Trump en a retiré les Etats-Unis au mois de mai dernier.

 

L’UE tente de mettre sur pied un système de troc contournant les sanctions américaines pour permettre la poursuite du commerce avec l’Iran. Mais la mise en place de ce mécanisme d’échanges de créances et de compensations, ou “Special Purpose Vehicle” (SPV), est compliquée.

 

Source : Reuters

 

 

Deux Iraniens inculpés aux Etats-Unis pour des attaques informatiques

Ils avaient ciblé la ville d’Atlanta, le port de San Diego ou un hôpital du Kansas : le ministère américain de la Justice a annoncé mercredi l’inculpation de deux Iraniens accusés d’avoir attaqué les systèmes informatiques de plus de 200 villes et institutions et d’avoir collecté plus de six millions de dollars de rançons.

 

Les deux Iraniens ont attaqué depuis l’Iran les systèmes informatiques de ces entités publiques et privées grâce à un “maliciel” (malware, ou programme malfaisant) dénommé SamSam Ransomware, et réclamaient des rançons en bitcoins pour les débloquer, selon le ministère.

 

Les deux hommes, qui sont toujours en Iran, sont accusés d’avoir voulu paralyser, entre autres, les villes d’Atlanta et de Newark, le port de San Diego, le département des Transports du Colorado, six hôpitaux ou institutions médicales aux Etats-Unis et l’université canadienne de Calgary.

 

Les systèmes informatiques de la ville d’Atlanta, qui compte près de 500.000 habitants, ont ainsi été paralysés six jours en mars 2018, empêchant beaucoup de gens de payer leurs factures ou des entreprises d’être payées, selon la justice américaine.

 

Les sommes réclamées par les pirates étaient généralement d’un montant modéré, pour inciter les responsables des institutions visées à payer.

Un hôpital de l’Indiana a notamment payé 55.000 dollars en janvier 2018 pour débloquer son système.

 

Ces attaques s’inscrivent dans le cadre d’une “tendance constante à la cybercriminalité venue d’Iran”, a encore souligné le ministère américain.

Les relations entre Washington et Téhéran sont au plus bas depuis que Donald Trump a annoncé la sortie des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien en mai.

 

Washington a introduit depuis une série de sanctions contre Téhéran, afin d’exercer une pression économique maximale pour obliger ce pays à renégocier un accord plus contraignant.

Les Etats-Unis demandent dorénavant l’extradition des deux Iraniens.

 

Le Trésor américain a également identifié 2 autres individus basés en Iran comme ayant aidé les 2 premiers à convertir leurs bitcoins en rials iraniens afin de pouvoir les déposer dans des banques iraniennes.

 

Source : AFP

 

 

Séisme dans l’ouest de l’Iran : 700 blessés, des dégâts limités

Plus de 700 personnes ont été blessées, pour la plupart légèrement, à la suite du séisme qui a frappé dimanche soir l’ouest de l’Iran sans causer de dégâts majeurs, selon un nouveau bilan publié lundi par la télévision d’État iranienne.

 

Sur le plan matériel, le séisme, dont l’épicentre était assez profond, n’a occasionné que des dégâts mineurs, selon les médias iraniens.

En novembre 2017, un séisme de magnitude 7,3 survenu dans la même zone avait fait 620 morts et plus de 12.000 blessés en Iran ainsi que 8 morts en Irak.

 

Situé à cheval sur plusieurs plaques tectoniques, l’Iran est une zone de forte activité sismique et plusieurs grands tremblements de terre récents y restent ancrés dans la mémoire collective.

En décembre 2003, un séisme avait anéanti la ville historique de Bam, dans la province de Kerman (sud-est), faisant au moins 31.000 morts.

 

Source : AFP

 

 

La Turquie empêche une marche contre les violences envers les femmes

La police turque a fait usage de gaz lacrymogène dimanche pour empêcher une marche non autorisée à Istanbul à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, ont constaté des correspondants de l’AFP.

 

Après plusieurs sommations, des policiers en tenue anti-émeute ont repoussé à l’aide de gaz lacrymogène et de boucliers environ un millier de personnes, en majorité des femmes, qui s’étaient rassemblées pour défiler sur l’avenue Istiklal, l’une des artères les plus fréquentées d’Istanbul.

 

La police a également empêché un autre rassemblement non autorisé à Istanbul, sur la rive asiatique de la ville. Les autorités n’autorisent les rassemblements qu’au compte-gouttes depuis de grandes manifestations antigouvernementales en 2013.

 

Les violences envers les femmes sont un sujet récurrent en Turquie, avec plusieurs centaines de féminicides chaque année. La plateforme Stop aux féminicides en a recensé 409 en 2017, contre 328 l’année précédente.

 

Même si le président Recep Tayyip Erdogan condamne régulièrement les violences envers les femmes, des associations accusent le gouvernement islamo-conservateur de ne pas prendre suffisamment de mesures, voire d’entretenir un climat d’impunité.

 

Source : AFP

 

 

La fondation de Soros va cesser ses activités en Turquie

La fondation Open Society du financier George Soros a annoncé lundi qu’elle allait cesser ses activités en Turquie, où, voici quelques jours, le président Recep Tayyip Erdogan a accusé le milliardaire de chercher à diviser et à anéantir les nations.

 

 

La fondation Open Society est en outre visée par une enquête du ministre de l’Intérieur, qui cherche à démontrer qu’il existe un lien entre elle et les manifestations pour la défense du parc Gezi en 2013 à Istanbul.

 

L’un de ses fondateurs en Turquie, Hakan Altinay, figure parmi les 13 personnes arrêtées voici dix jours en lien avec les manifestations de Gezi. Elles sont accusées d’avoir soutenu le défenseur des droits de l’homme Osman Kavala, emprisonné, dans le but de renverser le gouvernement grâce à des manifestations de masse.

 

Le président Erdogan a établi un lien entre ces arrestations et George Soros. “La personne (Kavala) qui a financé les terroristes durant les incidents de Gezi est déjà en prison”. “Et qui est derrière lui ? Le célèbre Juif hongrois Soros. Cet homme charge des personnes de diviser les nations, de les briser. Il a plein d’argent et en dépense une partie de cette façon”.

 

Source : Reuters

 

 

Retour à Londres d’un Britannique condamné pour espionnage aux Emirats et gracié

Un doctorant britannique condamné à perpétuité pour espionnage aux Emirats arabes unis puis gracié lundi est retourné à Londres “sain et sauf” près de sept mois après son arrestation.

Matthew Hedges, doctorant à l’université de Durham (nord-est de l’Angleterre), avait été condamné mercredi dernier à la perpétuité pour espionnage au profit d’un pays étranger.

 

Il a été gracié, une décision saluée par Londres – un allié clé des Emirats -, où sa condamnation avait suscité choc et stupéfaction. C’est l’un des 700 prisonniers graciés par le président émirati à l’occasion de la fête nationale. Matthew Hedges faisait des recherches sur la politique étrangère et interne des Emirats en matière de sécurité après le Printemps arabe de 2011.

 

Source : AFP

 

 

A Bahreïn, élection d’un nouveau Parlement sans voix dissidente

Les Bahreïnis, dont le pays accueille la cinquième flotte américaine et une base britannique, ont voté samedi pour élire un nouveau Parlement, un scrutin qui s’est déroulé sans les principaux groupes d’opposition, interdits par le pouvoir.

 

Le ministère a accusé Téhéran d’être à l’origine de 40.000 SMS envoyés à des citoyens bahreïnis, “visant à nuire” aux élections, et précisé que d’autres messages provenaient de personnes se trouvant à l’intérieur du royaume.

 

Le pouvoir, allié des USA et de l’Arabie saoudite, accuse régulièrement l’Iran chiite de provoquer des troubles. Bahreïn a été secoué par des troubles à partir de 2011, lorsque les forces de sécurité ont réprimé les protestations de la communauté chiite qui réclamaient une monarchie constitutionnelle et un Premier ministre issu de la majorité parlementaire.

 

Le pays, qui compte environ 1,4 million d’habitants, est gouverné par des sunnites. Sa population est majoritairement chiite, selon des estimations non officielles contestées par le gouvernement.

 

Le 4 novembre, cheikh Ali Salman, ancien chef du parti d’opposition ‘Al-Wefaq, a été condamné à la prison à vie pour “intelligence” avec le Qatar, un jugement qualifié de parodie par des défenseurs des droits de l’Homme.

 

Comme lui, des centaines d’opposants, majoritairement chiites, ont aussi été déchus de leur nationalité, et des dizaines d’autres emprisonnés.

Et une loi promulguée en juin a interdit aux dirigeants et membres des mouvements dissous Waad et Al-Wefaq de se présenter aux élections.

 

En éradiquant toute source de contestation, le pouvoir a fait perdre à ce scrutin “toute signification pratique et politique”, juge Neil Partrick, dont les recherches se concentrent sur le Golfe.

 

Source : AFP

 

 

La réouverture partielle de la Zone Verte de Bagdad retardée

Initialement annoncée pour dimanche, la réouverture partielle de la Zone Verte ultrasécurisée dans la capitale irakienne Bagdad, a été retardée de plusieurs jours, a déclaré à l’AFP un responsable gouvernemental.

 

La Zone Verte est un îlot bunkérisé depuis l’invasion emmenée par les Etats-Unis qui a renversé le régime de Saddam Hussein en 2003. C’est sur ce périmètre de 10 km carrés au bord du Tigre, entouré de murs de béton surmontés de barbelés, que siègent depuis notamment le gouvernement et le Parlement irakiens, ainsi que des ambassades.

 

La quasi-totalité des Irakiens sont interdits d’accès à ce secteur, dans une capitale qui reste en proie à l’insécurité avec des attentats à la bombe, souvent meurtriers.

Mais depuis plusieurs jours, les autorités irakiennes font grand cas de la réouverture d’une route importante traversant cette zone.

 

L’objectif primordial est d’alléger le trafic tentaculaire qui engorge Bagdad au quotidien, même si le gouvernement entend lui donner un aspect symbolique de stabilisation sécuritaire.

Malgré la prochaine réouverture partielle, les habitants de Bagdad seront toujours interdits de circulation à pied ou en voiture dans le reste de la zone.

 

Le Premier ministre Adel Abdel Mahdi, en poste depuis moins de deux mois, a fait un argument de cette démarche, près d’un an après l’annonce par le pouvoir de sa victoire sur le groupe jihadiste Etat islamique (EI), chassé de l’ensemble des centres urbains d’Irak.

 

Mais samedi, l’ONU et l’ambassade britannique ont envoyé de nouvelles consignes à leur personnel, estimant que la menace “terroriste” augmentait.

Dans un geste symbolique, les nouveaux ministres irakiens tiennent désormais leur conseil hors de la Zone Verte, une première depuis 2003.

 

Source : AFP

 

 

Au pays du cèdre, le réchauffement climatique menace l’emblème du Liban

Parmi les cèdres pluricentenaires de la forêt de Tannourine, dans le nord du Liban, se dressent des squelettes gris d’arbres morts. Ici, ce n’est pas le feu qui tue l’emblème du pays, mais le réchauffement climatique.

 

La hausse des températures et la baisse des chutes de pluie et de neige a fait proliférer depuis la fin des années 1990 un insecte qui ronge les aiguilles des “cèdres de Dieu”, comme on les appelle parfois au Liban, semant chaque année la mort parmi les arbres les plus jeunes.

Le Cephalcia tannourinensis fait des ravages.

 

Il suffit de creuser quelques centimètres au pied d’un tronc pour voir grouiller dans la terre humide les minuscules larves vertes à l’origine du mal.

Elles menacent désormais l’arbre symbole du pays, ce cèdre arboré sur la monnaie et le drapeau libanais et auquel le Français Lamartine avait rendu hommage dans un poème.

 

Le problème n’est pas nouveau : durant l’Antiquité, des forêts entières avaient ainsi été décimées.

Mais si l’insecte ennemi du cèdre existe depuis des milliers d’années, le réchauffement du climat, particulièrement fort dans le bassin méditerranéen, l’a rendu plus dangereux.

 

En temps normal, cette espèce d’insecte qui aime le froid et l’humidité de ces zones montagneuses peut dormir sous terre dans “une petite loge” entre trois et quatre ans, avant d’émerger et de s’attaquer aux bourgeons.

Mais avec la sécheresse, cette larve est dérangée dans son micro-habitat.

 

Les insectes sont plus nombreux, sortent plus rapidement de terre et foncent pour se nourrir sur une proie idéale : les cèdres âgés de 20 à 100 ans, considérés comme “jeunes” dans l’échelle temporelle des arbres.

 

Pour lutter contre ce phénomène, les autorités ont avec succès utilisé dès 1999 des insecticides propagés par hélicoptère. Mais depuis quatre ans, les larves sont de nouveau en croissance, et ce type d’intervention est désormais interdit au profit d’insecticides biologiques.

 

Dès 2016, un traitement à base de champignons a été appliqué, mais il est moins efficace et nécessite surtout plus de financements, une main-d’œuvre plus importante et des laboratoires spécialisés, lesquels font cruellement défaut.

 

Les autorités doivent s’impliquer davantage, plaide M. Nemer, qui espère la création d’un département chargé de “la santé des forêts”.

Au Liban, la surface forestière, déjà rongée par l’urbanisation croissante et les incendies, recouvre près de 140.000 hectares, soit 13% du territoire.

 

Et pour ces forêts, la situation risque d’empirer. D’ici 2050, le pays s’attend à une hausse de la température comprise entre un et deux degrés. Selon un article publié dans la revue Nature par le MedECC, le “futur réchauffement en Méditerranée pourrait être supérieur de 25% aux taux mondiaux”.

 

Pour lutter contre ces menaces, le ministère de l’Agriculture libanais a lancé fin 2012 un ambitieux programme de plantation de 40 millions d’arbres, “tous natifs du Liban”, sur 70.000 hectares, insiste Chadi Mohanna, un haut responsable du ministère.

 

Jusque-là “entre deux et trois millions d’arbres” ont déjà été plantés, dit-il. L’initiative, qui devait prendre fin en 2030, accuse du retard.

M. Mohanna se veut néanmoins optimiste.

Les campagnes de reforestation se font en collaboration avec des ONG et le grand public.

 

Source : AFP

 

 

 

EUROPE

L’UE prône un bilan neutre d’ici 2050 pour les gaz à effet de serre

Le commissaire européen au Climat et à l’Energie, Miguel Arias Cañete, a fixé mercredi comme objectif pour l’Union, d’ici 2050, un bilan neutre lui permettant d’absorber autant de gaz à effet de serre qu’elle en émet.

 

Présentant sa stratégie de lutte contre le changement climatique, il a souligné que l’UE devait montrer l’exemple lors du sommet de la COP24 qui s’ouvre la semaine prochaine à Katowice, en Pologne.

 

Aux termes de l’accord de Paris conclu en 2015, l’UE s’est engagée à réduire de 40% d’ici 2030 ses émissions de gaz à effet de serre par rapport aux niveaux de 1990. Les mesures déjà prises laissent prévoir que cette baisse sera même de 45% d’ici 2030 et de 60% d’ici 2050.

 

“C’est bien mais nous devons faire plus”, a dit Miguel Arias Cañete, soulignant que les investissements dans les énergies propres contribueront à la croissance et à des économies sur les importations de combustibles fossiles.

 

Source : Reuters

 

 

Hôte de la COP24, la Pologne restera gueule noire encore longtemps

Il est pollueur, source de gaz à effet de serre et de plus en plus cher mais la Pologne, hôte du sommet sur le climat COP24, peine à se séparer de son charbon, son “or noir” d’antan.

Des millions de Polonais ont souvent les yeux qui piquent et la gorge qui gratte en raison du smog, dont le charbon est en grande partie responsable.

 

Leurs villes figurent en haut de la liste des cités les plus polluées d’Europe.

Des efforts douloureux risquent d’être nécessaires si le pays veut atteindre les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat et réduire les émissions du CO2, cause du réchauffement de la planète.

 

Le gouvernement polonais est-il prêt à suivre à fond la politique de l’UE, dont les objectifs très ambitieux – la “neutralité carbone” en 2050 – viennent d’être annoncés ? Un premier document publié le 13 novembre par le ministère de l’Energie en prévision de la COP24 laisse planer un doute là-dessus.

 

Pour les défenseurs de l’environnement, en matière de charbon “la Pologne n’a pas de stratégie, c’est l’intérêt politique à court terme qui prime, les décisions difficiles sont repoussées à plus tard”, assène Marek Jozefiak, expert du charbon à la fondation Greenpeace.

 

Il évoque le lancement récent du chantier de la centrale à charbon à Ostroleka par le ministre de l’Energie. Un autre écologiste, Piotr Siergiej, de l’organisation “Alarme anti-smog polonais”, relève un facteur économique : le gaz, jadis bon marché, est devenu plus cher et les gens reviennent au charbon.

 

Source : AFP

 

 

Manifestation de Greenpeace dans une centrale au charbon en Pologne

Neuf militants de Greenpeace ont escaladé par une échelle intérieure une cheminée de 180 mètres de haut à la centrale électrique de Belchatow, mardi dans le centre de la Pologne, pour protester contre le recours important au charbon dans ce pays qui s’apprête à accueillir la Cop24.

 

Cette centrale est la plus importante productrice d’électricité de Pologne. Elle est celle qui pollue le plus en Europe et par ailleurs l’une des plus grandes centrales au charbon au monde.

La manifestation de Greenpeace s’est déroulée à quelques jours de l’ouverture de la Cop24, la conférence internationale des Nations unies sur le climat, qui se tiendra Pologne.

 

La semaine dernière, le ministère polonais de l’Energie a déclaré qu’en 2030, 60% de l’énergie du pays proviendra du charbon. Pour Greenpeace, pareil document ignore les menaces posées au climat de la planète par les émissions de gaz à effet de serre.

 

Source : Reuters

 

 

Manifestation en Bulgarie pour la défense des centrales au charbon

Les mineurs et les employés de la plus grande centrale au charbon de Bulgarie, Maritsa Iztok 2, ont défilé jeudi à Sofia pour défendre leur emploi et presser le gouvernement de soutenir la production d’énergie au charbon.

 

A trois jours de l’ouverture en Pologne de la COP24 sur le climat, un millier de manifestants ont demandé au gouvernement de s’engager à ne pas fermer les mines et les centrales du bassin de lignite de Maritsa Iztok, dans le sud du pays.

 

La 24e conférence des parties signataires de la Convention-cadre de l’Onu sur le changement climatique (CCNUCC), qui doit s’ouvrir dimanche à Katowice, est jugée essentielle pour parvenir à des règles précises d’application de l’Accord de Paris sur le climat, qui doit entrer en vigueur en 2020.

 

L’objectif affiché par l’Accord de Paris de 2015 est de réduire le recours aux énergies fossiles et les émissions de gaz à effet de serre pour contenir la hausse des températures mondiales “nettement en dessous de 2°C” par rapport aux niveaux préindustriels et de s’efforcer de limiter cette augmentation à 1,5°C.

 

“On craint une fermeture des mines et des centrales les unes après les autres à cause de cette Convention-cadre”, a déclaré dans le cortège à Sofia Katia Vassileva, une ouvrière de 45 ans.

Les centrales au charbon produisent plus de 40% de l’électricité en Bulgarie.

 

Les deux principaux syndicats du pays, qui soutenaient la manifestation, accusent la Commission européenne de vouloir aller trop vite et d’imposer à la Bulgarie des mesures trop coûteuses pour lutter contre le réchauffement climatique.

 

Quelque 20.000 personnes travaillent dans le complexe de Maritsa Iztok.

Le gouvernement de Sofia a déjà fait savoir qu’il était hostile à ce que la COP24 adopte des objectifs plus ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

 

“La Bulgarie ne peut pas se permettre de perdre sa compétitivité dans le secteur énergétique et elle défendra les droits des travailleurs de ce secteur”, a assuré sur Facebook le président Roumen Radev.

 

Source : Reuters

 

 

Rome peut encore éviter une procédure sur le budget 2019, selon Tria

L’Italie a encore le temps d’éviter une procédure disciplinaire de la part de Commission européenne pour son projet de budget de l’an prochain, selon les propos du ministre de l’Economie, Giovanni Tria, rapportés vendredi par deux journaux italiens.

 

Rome discute encore avec Bruxelles sur son projet de budget 2019, a dit le ministre à Buenos Aires, où il participe au sommet du G20, selon le Corriere della Sera et La Repubblica.

“Nous pouvons encore éviter une procédure d’infraction”, a-t-il déclaré selon le Corriere.

 

Le Comité économique et financier de l’UE a approuvé la mise en œuvre d’une nouvelle étape de la procédure disciplinaire qui vise l’Italie dont le budget 2019 enfreint, selon la Commission européenne, les règles de l’Union, a-t-on appris jeudi de source européenne. La Commission peut désormais recommander l’ouverture d’une procédure disciplinaire pour déficit excessif.

 

Pour la Commission, le projet de budget soumis par le gouvernement italien implique une augmentation du déficit structurel, équivalant à un point de pourcentage du produit intérieur brut (PIB) alors que les règles communautaires impliquaient une réduction de 0,6 point.

 

Source : Reuters

 

 

L’Italie adopte la loi anti-migrants de Salvini

L’Italie a adopté mercredi un décret-loi controversé durcissant sa politique d’immigration, voulu par Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur et chef de la Ligue (extrême droite).

La Chambre des députés a adopté le texte (après le Sénat début novembre et dans les mêmes termes) par 396 oui contre 99 non.

 

Le texte durcit la politique italienne en matière d’immigration. Il remplace en particulier les permis de séjour humanitaires, actuellement octroyés à 25% des demandeurs d’asile et d’une durée de deux ans, par divers autres permis, comme “protection spéciale”, d’une durée d’un an, ou “catastrophe naturelle dans le pays d’origine”, d’une durée de six mois, entre autres.

 

Il prévoit une procédure d’urgence afin de pouvoir expulser tout demandeur se montrant “dangereux”.

Il réorganise aussi le système d’accueil des demandeurs d’asile, qui étaient encore 146.000 fin octobre et seront regroupés dans de grands centres par mesures d’économies.

 

Dans le volet sécurité, il généralise l’utilisation des pistolets électriques et facilite l’évacuation des bâtiments occupés. Le gouvernement italien a annoncé mercredi qu’il ne signerait pas le pacte de l’ONU sur les migrations.

Non contraignant, ce texte vise à réguler les flux migratoires au plan mondial.

 

Signé par plus de 190 pays en septembre 2016, il recense des principes – défense des droits de l’homme, des enfants, reconnaissance de la souveraineté nationale – et une vingtaine de propositions pour aider les pays à faire face aux migrations en facilitant l’information, l’intégration des migrants, l’échange d’expertises…

 

La plupart des pays européens, dont la France et l’Allemagne, ont annoncé qu’ils signeront le texte tandis que la Hongrie, l’Autriche, la Pologne et la Slovaquie ne le feront pas, tout comme les Etats-Unis.

 

Source : AFP

 

 

Nombre record de cas de sida en Europe de l’Est l’an dernier

Plus de 130.000 personnes ont contracté le virus du sida en Europe de l’Est l’an dernier, un nombre record de cas pour la région, rapportent l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (CEPCM) dans un rapport publié mercredi.

 

Au total, dans les 53 pays qui appartiennent à la zone Europe de l’OMS, près de 160.000 personnes ont contracté le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) en 2017, est-il écrit dans le document.

 

La directrice pour l’Europe de l’OMS, Zsuzsanna Jakob, soulignant le nombre “inacceptable” de cas, a appelé les gouvernements à reconnaître la gravité de la situation et à prendre les mesures appropriées.

Près de 37 millions de personnes dans le monde sont porteuses du virus du sida.

 

Source : Reuters

 

 

En Europe, plusieurs marches féministes contre les violences sexistes et sexuelles

Des dizaines de milliers de manifestants selon les organisatrices, sont descendus en France samedi à l’appel d’un collectif citoyen qui espérait un “raz-de-marée féministe” contre les “violences sexistes et sexuelles”, une initiative qui a fait des émules dans plusieurs villes européennes, un an après la vague #MeToo.

 

Des défilés étaient prévus dans une cinquantaine de villes françaises, dont Paris où le cortège a marché vers l’est de la capitale, à bonne distance des échauffourées liées aux actions des “gilets jaunes”, opposés à la hausse des taxes sur les carburants.

 

Né en septembre et appuyé par plusieurs associations, ce mouvement baptisé #NousToutes entend “passer du témoignage à l’action”, un an après #MeToo, qui a fait bondir de 23% le nombre de cas de violences sexuelles signalés à la police.

 

D’autres marches ont également été organisées dans plusieurs villes européennes, à la veille de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le 25 novembre.

Dans le cortège italien, les manifestants ont procédé à un lâcher de 106 ballons roses, le nombre de femmes tuées depuis le début de l’année dans le pays.

 

En France, en 2016, 123 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-compagnon. Chaque année, près de 220.000 femmes subissent des violences de la part de leur conjoint ou ex-compagnon, selon des chiffres 2017 officiels. En outre, plus de 250 femmes sont violées chaque jour dans le pays et une sur trois a déjà été harcelée ou agressée sexuellement au travail.

 

Source : AFP

 

 

 

AMERIQUES

Trump exaspéré par l’enquête russe, de plus en plus menaçante ; possibilité de destitution

“Ridicule”, “honte”, “supercherie” : Donald Trump laisse libre cours à sa colère depuis quelques jours face à la tentaculaire enquête russe menée par le procureur spécial Robert Mueller qui, sans sortir de sa réserve, se fait de plus en plus pressant.

 

“Quand est-ce que va finir cette chasse aux sorcières illégale ?”

Dans un tweet jeudi matin, Donald Trump affiche une profonde exaspération face à l’enquête sur l’ingérence russe dans l’élection présidentielle de 2016, dont un volet porte sur des soupçons de collusion entre Moscou et son équipe de campagne.

 

En trois jours, le président américain a publié pas moins de dix tweets sur le sujet, avec une grande virulence.

Cette nervosité est probablement due au fait que Robert Mueller, un ancien chef du FBI, continue de tisser sa toile autour du 45e président des Etats-Unis.

 

Ayant le pouvoir de poursuivre toutes les malversations découvertes pendant son enquête –même sans lien avec son objet initial–, le procureur spécial a négocié la coopération de plusieurs témoins clés, en échange de peines amoindries pour leurs méfaits.

 

L’ancien avocat de Donald Trump, Michael Cohen, poursuivi pour des fraudes, a ainsi accepté de parler aux enquêteurs et a livré jeudi des confessions très embarrassantes pour son ancien client.

 

Longtemps d’une loyauté sans faille, il a reconnu avoir menti au Congrès, lors d’une audition à huis clos l’an dernier, sur un projet d’investissement du magnat de l’immobilier en Russie.

Il a notamment avoué que les négociations pour la construction d’une Trump Tower à Moscou s’étaient poursuivies au-delà de janvier 2016, contrairement à ses premières déclarations.

 

George Papadopoulos, éphémère conseiller diplomatique du candidat républicain, poursuivi pour avoir menti au FBI, a lui aussi livré ses vérités aux enquêteurs en échange d’une peine de quinze jours de prison seulement, qu’il vient d’entamer.

 

En septembre, Robert Mueller avait aussi fait plier Paul Manafort, qui a dirigé la campagne de Donald Trump pendant cinq mois, en débusquant des malversations financières antérieures à 2016.

 

Cet homme de 69 ans, ayant de nombreux contacts en Ukraine et en Russie, avait accepté de coopérer avec les enquêteurs pour voir sa peine réduite.

Mais lundi, le procureur spécial l’a accusé d’avoir menti au FBI après cet accord, ce qui l’expose à une lourde sanction.

 

Selon les médias américains, il espère peut-être une grâce présidentielle. Donald Trump, qui loue son “courage”, a déclaré mercredi ne pas exclure cette hypothèse.

Deux autres lobbystes, dans le collimateur de Robert Mueller, tiennent encore.

 

Roger Stone, conseiller informel de Donald Trump en 2016, et un de ses contacts, le militant Jerome Corsi, sont soupçonnés d’avoir su à l’avance que WikiLeaks allait publier à l’été 2016 les e-mails piratés de l’équipe de campagne démocrate, très dommageables pour Hillary Clinton.

 

Le propre fils du président pourrait être mis en cause pour avoir participé à une réunion en 2016 à la Trump Tower de New York avec une avocate russe qui disait détenir des informations compromettantes sur Hillary Clinton. Donald Trump risque des poursuites pour collusion ou pour obstruction à la justice, ce qui pourrait justifier l’ouverture d’une procédure de destitution.

 

Source : AFP

 

 

Dans la politique américaine, des papis et mamies ont pris le pouvoir

En 2018, au pays de John F. Kennedy et de Barack Obama, le pouvoir est tombé aux mains de septuagénaires et octogénaires.

Donald Trump, 72 ans, est le plus vieux président jamais élu aux Etats-Unis. Le Sénat est dirigé d’une main de fer par un homme de 4 ans son aîné, le redoutable Mitch McConnell.

 

Et Nancy Pelosi, adoubée par ses pairs démocrates mercredi pour prendre en janvier la présidence de la Chambre des représentants, fêtera en mars son 79e anniversaire.

Cette petite femme hyper active ne fait pas son âge, une impression renforcée par les talons aiguilles avec lesquels elle arpente les interminables couloirs du Capitole, à Washington.

 

Leur engagement, ambition et dynamisme intellectuel jouent sans doute un rôle, disent les gériatres. “La littérature scientifique montre que les gens qui ont un but et une passion vieillissent mieux”, dit à l’AFP Maria Torroella Carney, chef du service gériatrie à l’hôpital Northwell Health, près de New York.

 

“Je le vois dans plein de professions”, poursuit-elle, surtout chez les gens qui ont des postes à responsabilités, dans les entreprises comme en politique. Sans compter que les leaders politiques ou économiques ont accès aux meilleurs médecins. L’allongement général de la durée de vie renforce le phénomène.

 

Au Sénat, puissant club de 100 membres, l’ancienneté est le critère absolu pour gagner des présidences de commission. Beaucoup de sénateurs sont donc patients.

Chuck Grassley, président de la commission des affaires juridiques, par qui passent les confirmations des juges de la Cour suprême, a 85 ans.

 

Donald Trump répète qu’il se représentera en 2020.

Certes, une nouvelle garde de quinquagénaires démocrates s’active. Mais Elizabeth Warren (69 ans), Joe Biden (76 ans) et Bernie Sanders (77 ans) fourbissent leurs armes.

 

Source : AFP

 

 

Californie : les recherches de victimes de l’incendie “Camp Fire” stoppées ; 88 morts

Les recherches des victimes de l’incendie “Camp Fire”, qui a ravagé le nord de la Californie pendant plus de deux semaines, ont été stoppées, ont annoncé les autorités locales jeudi soir, alors que 196 personnes étaient encore portées disparues selon un recensement effectué la veille.

 

L’incendie “Camp Fire”, qui a été totalement circonscrit dimanche, a fait 88 morts, selon le dernier bilan. Il s’agit de l’incendie le plus meurtrier de l’histoire de la Californie.

Paradise, ville de 27.000 habitants dans le comté de Butte, a été réduite en cendres dès les premières heures du sinistre, qui s’était déclaré le 8 novembre.

 

Des milliers de pompiers ont été mobilisés et des dizaines de milliers de personnes ont été forcées d’évacuer. Trois personnes ont par ailleurs trouvé la mort dans un autre incendie d’ampleur plus au sud, touchant la célèbre station balnéaire de Malibu. Ce feu, le “Woolsey fire”, qui a dévasté plus de 390 km2, est lui aussi entièrement maîtrisé.

 

L’origine des deux incendies n’a pas encore été identifiée mais plusieurs victimes ont lancé une action en justice à San Francisco contre le fournisseur local d’électricité Pacific Gas & Electricity (PG&E). Selon la plainte, l’incendie aurait été causé par des “étincelles” sur une ligne à haute tension de la société.

 

La Californie, victime de sécheresse chronique depuis plusieurs années, a connu plusieurs incendies majeurs depuis un an.

Le gouverneur de Californie, le démocrate Jerry Brown, a averti qu’il s’attendait à un nombre de plus en plus important d’incendies de ce type, du fait du réchauffement climatique.

 

Mais Donald Trump a lui minimisé le rôle du changement climatique. Le président républicain a par le passé qualifié de “canular” le changement climatique et mis ouvertement en doute, au mépris du consensus scientifique, ses causes humaines.

 

 

Sources : Reuters, AFP

 

 

Trump rejette le rapport gouvernemental américain sur le climat

Donald Trump a dit lundi avoir lu quelques extraits du volumineux rapport gouvernemental américain sur le coût du réchauffement climatique et a affirmé que, selon lui, les conséquences économiques du changement de climat ne seront pas catastrophiques.

 

Trump a décidé l’an passé de retirer les Etats-Unis de l’accord de Paris sur la lutte contre le réchauffement climatique estimant que cet accord était injuste pour les Etats-Unis. Il a également pris une série de mesures annulant les dispositions de son prédécesseur, en soutenant la production d’énergies fossiles responsables des émissions de gaz à effet de serre.

 

Le rapport gouvernemental américain se montre particulièrement alarmiste puisque qu’il estime que les pertes annuelles aux Etats-Unis liées au changement climatique pourraient atteindre des centaines de milliards de dollars” d’ici le milieu du siècle.

 

Ce “National Climate Assessment” (évaluation climatique nationale) a été commandé par le Congrès et rédigé par plus de 300 experts et scientifiques.

Le rapport soutient que sans “efforts substantiels”, la transformation du climat va “affecter de manière de plus en plus négative les infrastructures et les biens américains”.

 

Source : Reuters

 

 

L’Onu rappelle les USA à leurs obligations sur le droit d’asile ; tirs sur les migrants

Les migrants qui se trouvent à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis après avoir fui les violences et les persécutions dans leurs pays possèdent le droit de demander l’asile sur le sol américain, rappellent des agences humanitaires onusiennes.

 

Les représentants des Nations unies ont appelé à plusieurs reprises Washington à garantir la protection de ces demandeurs d’asile mais Donald Trump a déclaré lundi que le Mexique devait renvoyer ces migrants dans leurs pays d’origine.

 

Les forces de sécurité américaines déployées sur la frontière ont procédé à des tirs de grenades lacrymogènes contre des demandeurs d’asile se trouvant sur le sol mexicain.

Les incidents se sont produits sur la frontière entre Tijuana et San Diego dimanche lorsque des migrants ont tenté de forcer la barrière frontalière pour entrer aux Etats-Unis.

 

Le ministère mexicain des Affaires étrangères a présenté lundi une note au gouvernement américain demandant “une enquête complète” sur ces événements.

Donald Trump a signé récemment un décret réduisant le droit d’asile aux Etats-Unis.

 

Source : Reuters

 

 

Les réseaux sociaux, espoir des migrants d’Amérique centrale d’échapper à la rapacité des passeurs

Où franchir la frontière ? Qu’emporter dans son sac ? Les réseaux sociaux bruissent de messages entre migrants d’Amérique centrale : une prochaine caravane vers les Etats-Unis se prépare. Sans argent pour payer un “coyote”, un passeur, ils parient sur la force du groupe.

 

Mères et enfants, jeunes fuyant la violence des gangs, hommes mûrs ne pouvant nourrir leurs familles… une caravane part. La suivante s’annonce déjà. Date, itinéraires, conseils : tout passe d’abord par des groupes de discussion sur internet ou “chats”. Des centaines de candidats à une autre vie y déversent questions, espoirs, craintes.

 

Depuis octobre, plus de 5.000 migrants Centro-Américains ont parcouru des milliers de kilomètres, à pied, en auto-stop, en bus, vers la frontière Mexique-Etats-Unis.

Les “pandillas” sont des gangs qui font régner la terreur au Salvador, comme dans toute la région.

 

Le Guatemala, passage obligé en direction des USA, est aussi très dangereux, à cause des gangs de “maras”.

En moyenne, 300 à 400 personnes quittent le Salvador chaque jour.

 

Les migrants les plus miséreux se réjouissent des convois, pensant éviter ainsi de payer à un “coyote” une fortune qu’ils n’ont pas. Les autorités ont quand même intercepté des passeurs infiltrés dans les caravanes.

 

Les présidents du Guatemala, Jimmy Morales, et du Honduras, Juan Orlando Hernandez, ont estimé que les migrants étaient manipulés politiquement pour “violer les frontières”. Les chefs d’Etat US Trump, nicaraguayen Ortega ou vénézuélien Maduro, ont été accusés de susciter les caravanes pour attiser le nationalisme ou détourner l’attention des crises dans leurs pays.

 

Pour Benjamin Cuellar, expert salvadorien en droits humains, il n’y a “aucune base objective à ces accusations”. Il souligne plutôt l’importance de résoudre les problèmes à l’origine des caravanes : “Les gens vivent un enfer. Ils fuient (…) la faim, le sang”.

 

Source : AFP

 

 

Lopez Obrador, l’homme “tenace” qui promet de changer le Mexique

“Je suis têtu, c’est bien connu”, avait-il admis avant de se lancer pour la troisième fois dans la course à l’élection présidentielle.

Andres Manuel Lopez Obrador prend samedi ses fonctions à la tête du Mexique, promettant d’accomplir les changements demandés par beaucoup de Mexicains.

 

“J’agirai en tant que président de la République, de manière entêtée, idiote, persévérante, avec un aveuglement presque fou pour en finir avec la corruption”, avait lancé devant les membres de son parti Morena (gauche) celui qu’on surnomme “AMLO”.

 

AMLO a axé sa campagne sur la lutte anti-corruption, un message qui séduit la population, excédée par les scandales ayant émaillé le mandat du président sortant, Enrique Peña Nieto.

Son projet est également centré sur la lutte contre la pauvreté et le néolibéralisme.

 

Il veut notamment lancer de grands travaux, augmenter le salaire minimum, développer l’accès à internet pour tous, offrir des bourses aux étudiants ou encore accroître l’autosuffisance alimentaire du pays.

 

Beaucoup de Mexicains critiquent toutefois le flou entourant son projet et surtout son financement. Sa proposition d’amnistier certains petits délinquants travaillant pour les cartels a par ailleurs déclenché une vive polémique durant la campagne.

 

Qualifié par certains de “populiste” qui pourrait suivre les pas du Vénézuélien Hugo Chavez, les critiques contre AMLO ont jalonné la campagne jusque sous la forme de spots publicitaires questionnant sa santé.

 

Plusieurs chefs d’entreprise, dont le milliardaire Carlos Slim, ont également critiqué son projet de suspendre la construction – actuellement en cours – du nouvel aéroport international de Mexico.

 

En réponse, AMLO avait suggéré au magnat des télécommunications, s’il était intéressé par ce projet, de le construire “avec son argent”.

Pour ses détracteurs, Lopez Obrador est un “messie tropical” au caractère excessif, parfois autoritaire, même s’il a semblé plus modéré et détendu durant cette campagne.

 

Source : AFP

 

 

La banque du Mexique avertit du risque d’une “perte de confiance”

La banque centrale du Mexique a prévenu mercredi que l’économie pourrait durablement souffrir si la politique du nouveau gouvernement provoquait “une perte de confiance” dans le pays.

 

Elle a plaidé pour une clarification de la part du gouvernement d’Andres Manuel Lopez Obrador.

Les marchés financiers mexicains ont chuté en novembre, les investisseurs redoutant que le président nouvellement élu ne s’éloigne des règles budgétaires établies par la banque centrale.

 

Dans son rapport trimestriel, la banque prévient que les perspectives de croissance à moyen et long terme pourraient être affectées par “des politiques publiques qui créent des inquiétudes sur les marchés et une perte de confiance dans le Mexique comme destination pour les investissements”.

 

Les analystes s’inquiètent du fait qu’Andres Manuel Lopez Obrador puisse augmenter significativement les dépenses ou mette en œuvre les réformes économiques radicales qu’il a présentées jusqu’ici.

 

Dans son rapport publié mercredi, la banque centrale du Mexique a révisé légèrement à la baisse sa prévision de croissance économique

Elle a aussi relevé sa prévision d’inflation pour 2019.

 

Source : Reuters

 

 

Le G20 à Buenos Aires, entre bidonvilles et “petit Paris”

Sur les plus de 4.000 bidonvilles du pays, 63 se trouvent à Buenos Aires.

A moins d’un kilomètre des principaux dirigeants de la planète, réunis samedi et dimanche à Buenos Aires pour le G20, Mercedes sert un plat de soupe dans un petit local de nourriture péruvienne de la Villa 31, bidonville enraciné au cœur de la capitale argentine.

 

Quelque 40.000 habitants s’entassent dans cet enchevêtrement de constructions sommaires multicolores.

Ruelles en terre, jungle de fils électriques et constructions sauvages, ce bidonville, le plus ancien de Buenos Aires, a commencé à se former au lendemain de la crise de 1930.

 

Ce lieu atypique dans une des zones les plus chères de la ville s’étend le long des voies ferrées, de la gare des trains de banlieue au port de marchandises.

Au fond, se dessine la ligne des gratte-ciels du quartier d’affaires de la capitale, reflet des contrastes et inégalités de ce pays en pleine crise économique.

 

Pourtant, Buenos Aires, avec ses nombreux cafés branchés, restaurants et théâtres, a été désignée pour la quatrième année consécutive par The Economist comme la meilleure ville pour vivre en Amérique latine.

 

Dans la Villa 31, que la mairie tente de faire passer de bidonville à quartier, cette veuve de 70 ans, tout comme 16% des habitants de la mégalopole vivant sous le seuil de pauvreté, vit au jour le jour.

De plus la situation s’aggrave en raison de l’inflation, supérieure à 40% sur les 12 derniers mois.

 

Source : AFP

 

 

Washington affiche sa proximité avec le Brésilien Bolsonaro

Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison blanche John Bolton a rencontré jeudi le président élu d’extrême droite brésilien Jair Bolsonaro et salué la proximité de Washington avec le gouvernement qui sera mis en place en janvier à Brasilia.

 

John Bolton a dit avoir eu un entretien “large” et “très productif” avec le nouveau président et annoncé que Donald Trump avait invité Jair Bolsonaro aux Etats-Unis.

Le futur président brésilien n’a jamais caché son admiration pour Donald Trump.

 

Nostalique de la dictature militaire qui a dirigé le Brésil de 1964 à 1985, il a promis, sur les pas du président américain, de transférer l’ambassade du Brésil en Israël de Tel Aviv à Jérusalem, de se retirer de l’Accord de Paris sur le climat et d’affronter la Chine sur le plan commercial.

 

Le prochain ministre brésilien des Affaires étrangères estime que le réchauffement climatique est une invention marxiste.

John Bolton a jugé que l’élection de Jair Bolsonaro était une “occasion historique” pour le Brésil et les Etats-Unis de travailler ensemble sur les questions sécuritaires, économiques et autres.

 

Source : Reuters

 

 

Brésil : le gouverneur de Rio arrêté dans un énième scandale de corruption

Le gouverneur de Rio de Janeiro, Luiz Fernando Pezao, a été arrêté jeudi, soupçonné de corruption, deux ans après la chute spectaculaire de Sergio Cabral, son flamboyant prédécesseur à la tête de cet Etat miné par les affaires et la violence.

 

“Le gouverneur est membre d’une organisation criminelle, qui a commis de nombreux crimes contre l’administration publique, notamment de corruption et blanchiment”, a indiqué le Parquet. La chaîne Globo News a diffusé en direct des images du déploiement de la police fédérale dans la demeure officielle du responsable, le palais de Laranjeiras à Rio.

 

Les soupçons portent sur l’époque où il était le vice-gouverneur de Sergio Cabral, emprisonné en novembre 2016 et condamné à une peine de plus de 180 ans de réclusion pour corruption.

Pezao a été arrêté sur la base d’une délation d’un ancien associé de Cabral chargé des finances, aujourd’hui détenu, Carlos Miranda, en échange d’un allègement de sa peine.

 

Selon ce dernier, Pezao aurait reçu mensuellement 150.000 réais (quelque 40.000 dollars) et des gratifications de fin d’année pouvant atteindre un million de réais (263.000 dollars).

Cet argent aurait été versé par des entreprises et des intermédiaires liés par des contrats au gouvernorat de Rio de Janeiro, sur la période courant de 2007 à 2014.

 

Sergio Cabral avait été décrit par les procureurs de “Lavage-Express”, enquête emblématique de la lutte contre la corruption au Brésil, comme le grand chef d’orchestre d’un réseau qui détournait systématiquement des fonds de tous les travaux publics.

 

Rio est également en proie à de graves problèmes de violence.

La sécurité est censée être du ressort du gouvernement de l’Etat, mais M. Pezao avait avoué à l’époque être dans l’incapacité de faire face à cette escalade de la violence, qui est aussi liée au manque de financements pour les forces de sécurité.

 

Un nouveau gouverneur, Wilson Witzel, a été élu en octobre et doit prendre ses fonctions au 1er janvier. Il est aligné sur les idées d’extrême droite du président élu Jair Bolsonaro, prônant par exemple l’utilisation de snipers pour abattre des narcotrafiquants, même en l’absence de confrontations.

 

Source : AFP

 

 

Le Brésil n’accueillera pas la conférence sur le climat de novembre 2019

Le président élu brésilien, Jair Bolsonaro, a déclaré mercredi avoir poussé le gouvernement à retirer sa candidature pour l’organisation de la conférence sur le climat prévue en novembre 2019, après que le ministère des Affaires étrangères a annoncé ne plus vouloir organiser l’événement à cause de son coût.

 

Jair Bolsonaro a menacé de retirer le Brésil de l’Accord de Paris sur le climat conclu en 2015 en raison de désaccords sur les moyens de protéger l’Amazonie, dont le Brésil abrite les 3/5e de la surface.

 

Le candidat d’extrême droite, qui a remporté la présidentielle du 28 octobre face à Fernando Haddad (Parti des travailleurs, gauche), a dit durant la campagne électorale vouloir résoudre la pénurie chronique d’énergie du pays en développant le secteur nucléaire et en construisant de nouveaux barrages sur l’Amazone.

 

Plus grande forêt tropicale au monde, l’Amazonie est considérée comme l’une des meilleures défenses naturelles contre le réchauffement climatique, grâce à ses arbres qui absorbent une gigantesque quantité de dioxyde de carbone.

 

Source : Reuters

 

 

Brésil : Lula accusé de blanchiment en lien avec la Guinée Equatoriale

L’ex-président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, incarcéré pour corruption, a été mis en accusation dans une nouvelle affaire, pour blanchiment d’argent au cours de transactions avec la Guinée Equatoriale.

Ce pays africain se trouve en face du Brésil, en traversant l’Atlantique.

 

“En utilisant son prestige international, Lula a influé sur les décisions du président de la Guinée Équatoriale, Teodoro Obiang, obtenant ainsi le développement des affaires du groupe brésilien ARG (un groupe de BTP, ndlr) dans ce pays africain”, explique le parquet.

 

En échange, l’ex-président de gauche (2003-2010) aurait reçu un million de réais de pots-de-vin sous forme de dons à l’Institut Lula, de septembre 2011 à juin 2012.

Des accusations rejetées en bloc par l’institut en question.

 

Incarcéré depuis avril, Lula purge une peine de 12 ans de réclusion pour corruption et blanchiment d’argent. Il est accusé d’avoir reçu un appartement en bord de mer de la part d’une autre société de BTP, en échange de faveurs pour l’obtention de marchés publics.

 

Lula, 73 ans, est également mis en cause dans cinq autres dossiers et clame son innocence dans l’ensemble de ces affaires.

Le 23 novembre, il a été inculpé d’appartenance à une organisation criminelle, au même titre que d’autres hauts dirigeants du Parti des Travailleurs, dont l’ex-présidente Dilma Rousseff.

 

Lula est accusé d’avoir été le chef de file de cette organisation qui aurait orchestré un vaste réseau de détournements de fonds de la compagnie pétrolière d’Etat Petrobras.

La Guinée Equatoriale entretient des relations troubles avec le Brésil, où le fils de M. Obiang, Teodorin Obiang Mangue Nguema, s’est rendu à plusieurs reprises ces dernières années.

 

Le mois dernier, la police fédérale brésilienne a ouvert une enquête contre le vice-président Teodorin Obiang pour deux affaires de blanchiment d’argent après l’acquisition d’un appartement à Sao Paulo et la saisie de plus de 16 millions de dollars en espèces et bijoux dans les bagages de sa délégation en septembre.

 

Source : AFP

 

 

Au Salvador, des frontières invisibles tracées par des gangs sans pitié

Maisons abandonnées, jeunes et vieux confinés dans leurs bidonvilles… les gangs ou “maras” sèment la terreur au Salvador, se disputent les quartiers à coups de feu ou de couteau, rackettent et menacent des familles entières qui n’ont d’autre échappatoire que l’exil.

 

Les deux principaux gangs du pays, la Mara Salvatrucha (MS) et la Barrio 18 – apparues dans les années 1980-90 et qui étendent leurs tentacules sur toute la région jusqu’en Espagne – comptent quelque 70.000 pandilleros au Salvador, plusieurs centaines dans certains quartiers, selon des estimations officielles.

 

Chacun a ses territoires. Le gang, mara ou pandilla, est “une autorité locale, qui contrôle par la menace”, explique Noah Bullock, directeur de Cristosal. Selon cette ONG de défense des droits humains, les déplacements forcés dus à la violence touchent “environ 230.000 personnes” dans ce petit pays de 6,2 millions d’habitants, dont 33% de pauvres.

 

Des quartiers de la municipalité de Soyapango survivent sous la férule de la MS, tel Las Margaritas, le plus peuplé avec environ 80.000 habitants. Une barrière jaune vif en limite l’entrée.

 

Les adultes énumèrent leurs difficultés comme un rosaire : pas de dispensaire médical, pas de ramassage des ordures, rues défoncées, mais surtout les limitations de mobilité vers des secteurs contrôlés par d’autres maras.

 

“Le seul fait d’être d’un quartier ou d’un autre (…) d’en sortir pour chercher du travail est un crime”, déplore José Martin Alas, 55 ans, en fauteuil roulant depuis une chute d’un toit il y a une vingtaine d’années.

 

Ses trois filles de 35, 29 et 27 ans ont émigré aux Etats-Unis, où “elles font des ménages, nettoient des toilettes, des derrières”. Ses six petits-enfants sont là-bas. “Ils n’ont pas la vie facile. Mais ils sont en sécurité”, se console-t-il.

 

“Entre les quartiers, il y a comme des frontières invisibles”, ajoute un étudiant en anthropologie de 23 ans, qui tait son nom. Son copain chômeur renchérit : les pandilleros “recrutent de force ou t’insultent, te frappent, te volent, voire pire, juste parce que tu viens d’un autre quartier”.

 

Les habitants de Las Margaritas n’osent même pas s’aventurer jusqu’à l’hôpital, situé à moins de deux kilomètres, mais dans un quartier contrôlé par la 18. Alors une fois par semaine, ils attendent la brigade de Médecins sans frontières (MSF).

 

Les maras, bras armés du crime organisé et reines de tous les trafics, se financent aussi par l’extorsion. Peu de commerces, de services y échappent, même pas les chauffeurs de bus ou les livreurs de bombonnes d’eau potable. Le butin annuel est estimé à des centaines de millions de dollars.

 

Mais si les pandilleros se distinguaient autrefois par leurs spectaculaires tatouages et leurs vêtements amples, “ils ont muté, changé. C’est une stratégie pour s’infiltrer” partout et blanchir leurs fonds via des entreprises fantoches, précise Vladimir Caceres, porte-parole de la police.

 

Il fait état de 2.926 meurtres depuis janvier, 15% de moins qu’en 2017 sur la même période. “Le mortimètre grimpe et baisse (…) mais le taux d’homicides reste élevé”, déplore cependant Benjamin Cuellar, du Groupe de surveillance indépendant du Salvador (GMIES) sur l’impunité.

 

Parmi les plus hauts du monde, le taux d’homicide atteint 45,5 pour 100.000 habitants.

S’y ajoutent les disparitions de témoins gênants ou de ceux qui osent porter plainte. “Il y a entre 1.000 et 1.500 personnes disparues chaque année”, précise M. Bullock.

Et les prisons du Salvador sont remplies.

 

Source : AFP

 

 

Arrestation à Miami du frère du président hondurien, soupçonné de liens avec le narcotrafic

Juan Antonio Hernandez, frère du président hondurien Juan Orlando Hernandez et soupçonné de liens avec des cartels de trafic de drogue, a été arrêté le 23 novembre à Miami (Floride, États-Unis), a annoncé le gouvernement hondurien.

 

Le 24 octobre dernier, le président du Honduras “a clairement indiqué que pour lui, personne n’est au-dessus des lois”, alors que des “rumeurs de plus en plus insistantes” disaient son frère lié au trafic de drogue.

 

Source : AFP

 

 

Colombie : “Nous ne reprendrons pas les armes”, assurent les Farc

Les ex-guérilleros colombiens des Farc ne reprendront “pas les armes”, a assuré lundi à Bogota leur chef, Rodrigo Londono, malgré les dizaines d’assassinats d’ex-combattants et d’autres failles dans l’accord de paix signé il y a deux ans.

 

L’accord signé le 26 novembre 2016, au bout de quatre ans de négociations à Cuba et actant la transformation des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie) en parti politique, a mis fin à une guérilla marxiste de plus d’un demi-siècle qui a fait des centaines de milliers de victimes, entre les morts, les disparus et les déplacés.

 

Environ 7.000 hommes et femmes ont déposé les armes en 2017.

Cependant, “tant le pays que la communauté internationale sont témoins des difficultés que nous avons rencontrées à tout moment”, a déploré le chef de la Force alternative révolutionnaire commune, le nom du parti politique issu de l’ancienne guérilla et qui a le même sigle.

 

Il a notamment pointé les assassinats d’ex-combattants, plus de 80 ans en deux ans selon la Farc.

Il a également regretté que “presque 400” des rebelles amnistiés soient encore en prison, ainsi que la capture en avril de Jesus Santrich, un ex-négociateur de paix accusé de narcotrafic et dont les Etats-Unis réclament l’extradition.

 

L’accord de paix prévoit des réformes rurales qui n’ont pas encore été mises en œuvre, et un système de justice garantissant vérité, justice et réparations aux victimes, qui a commencé à agir cette année. Le gouvernement de droite du président Ivan Duque, successeur de Juan Manuel Santos, a en outre promis des réformes sur l’accord, qui ont semé le trouble.

 

Source : AFP

 

 

L’UNICEF renforce son soutien aux femmes et aux enfants au Venezuela

Depuis le mois d’août, l’UNICEF a acheminé près de 130 tonnes de médicaments et de produits de santé et de nutrition destinés à 350.000 femmes et enfants au Venezuela afin de soutenir les efforts du gouvernement visant à atténuer l’impact de la crise économique actuelle sur les plus vulnérables.

 

Selon le dernier rapport sur la sécurité alimentaire et la nutrition dans le monde, près de 12% de la population vénézuélienne est sous-alimentée.

Le nombre de cas de rougeole est passé de 727 en 2017 à 5.525 en 2018 et une épidémie de diphtérie qui a débuté en juillet 2016 a entraîné 1.249 cas confirmés.

 

En coordination avec l’Institut national de la nutrition et d’autres partenaires, l’UNICEF a jusqu’à présent fourni 100 tonnes de produits nutritionnels à 150.000 enfants, notamment des micronutriments, des aliments thérapeutiques pour le traitement de la malnutrition et des comprimés vermifuges et de purification de l’eau.

 

En collaboration avec le Ministère vénézuélien de la santé, l’UNICEF a également fourni 30 tonnes de médicaments et de fournitures de santé pour aider à enrayer la propagation des maladies infectieuses et à améliorer les résultats sanitaires des enfants et des femmes des communautés vulnérables.

 

L’UNICEF, présent au Venezuela depuis 1991, a, au cours des deux dernières années, renforcé ses activités avec ses partenaires pour apporter un soutien aux enfants vulnérables touchés par la crise économique.

Jusqu’à présent cette année, l’agence onusienne a également soutenu la vaccination des enfants.

 

 

Washington sanctionne un conseiller et la femme du président nicaraguayen

Les Etats-Unis ont pris mardi des sanctions contre un conseiller et la femme du président nicaraguayen pour leurs liens avec la répression des manifestations contre le président Ortega.

Plus de 300 personnes ont été tuées et au moins 2.000 autres blessées au Nicaragua depuis le déclenchement en avril dernier d’un mouvement de contestation contre le gouvernement.

 

Provoqué initialement par un projet gouvernemental de baisse des retraites conçu pour réduire le déficit de la sécurité sociale, le mouvement de protestation s’est élargi notamment du fait de la violence de la répression.

 

Le département américain du Trésor a ainsi décidé le gel des actifs de Rosario Murillo, qui est la femme de Daniel Ortega et la vice-présidente du Nicaragua, et de Nestor Moncada Lau, conseiller officieux d’Ortega. Il interdit aussi aux banques, individus et autres entités américaines de commercer avec eux.

 

Source : Reuters

 

 

Des experts de l’ONU appellent le Nicaragua à mettre fin à la répression

Plusieurs experts des droits de l’homme des Nations Unies ont exhorté le gouvernement du Nicaragua à mettre immédiatement un terme à la répression et aux représailles contre ceux qui s’expriment contre lui et coopèrent avec l’ONU, y compris des défenseurs des droits de l’homme, des journalistes et des manifestants pacifiques.

 

Depuis avril 2018, plus de 300 personnes ont été tuées par la répression et la violence au Nicaragua, tandis que 2.000 autres ont été blessées. Selon les experts, la crise a commencé avec la répression de manifestations par la police et, à la mi-juin, une période de « nettoyage » a commencé, les groupes armés progouvernementaux agissant en toute impunité.

 

« Les manifestants, défenseurs des droits de l’homme et autres personnes qui ont critiqué le gouvernement ont été persécutés, menacés et criminalisés », ont déclaré les experts, qui ont affirmé avoir reçu des témoignages de manifestants et de défenseurs des droits de l’homme affirmant qu’ils avaient été victimes de représailles pour avoir coopéré avec l’ONU et l’OEA.

 

« Nous condamnons avec la plus grande fermeté la supposée détention arbitraire de dizaines de personnes et le fait que certaines d’entre elles semblent faire face à de fausses accusations de terrorisme, et nous sommes très préoccupés par le fait que beaucoup d’entre elles affirment avoir été soumises à la torture et à des traitements dégradants pendant leur détention », ont-ils ajouté.

 

Ils ont également exhorté les autorités nicaraguayennes à veiller à ce que les détenus soient jugés avec les garanties appropriées, conformément aux normes internationales.

Les experts ont aussi exprimé leur profonde préoccupation devant les violations des droits de l’homme qui auraient été commises à l’encontre de femmes défenseurs des droits de l’homme.

 

« Les défenseures des droits humains font face à des risques spécifiques, tels que des actes de violence sexuelle, et nous avons reçu une plainte d’une défenseure des droits humains qui a été battue et violée par un policier alors qu’elle était incarcérée à la prison d’El Chipote, mais nous craignons que cela soit un cas parmi de nombreux autres », ont-ils déclaré.

 

Certains des noms et adresses de défenseurs des droits de l’homme ont été publiés sur Internet, où ils ont été accusés d’être des ennemis de la patrie, du gouvernement ou de financer un coup d’État.

 

La porte-parole a noté que le nombre de manifestations au Nicaragua a considérablement diminué ces derniers mois. « Nous craignons que les mesures prises par les autorités aient dissuadé la population de s’impliquer dans des manifestations, limitant gravement l’exercice du droit de manifester pacifiquement ».

 

Source : ONU

 

 

Canada : l’Ontario renonce à une université en langue française, les francophones révoltés

En annulant la construction d’une première université entièrement en langue française, le gouvernement de la province de l’Ontario a ravivé les tensions linguistiques au Canada et placé les francophones de tout le pays sur le pied de guerre.

 

Attendue depuis longtemps par les quelque 600.000 francophones de la province (4% de la population), cette université de 3.000 étudiants devait voir le jour dès 2020 à Toronto, capitale de l’Ontario et métropole économique du Canada.

 

Mais les conservateurs du Premier ministre Doug Ford, régulièrement décrit comme un “mini-Trump”, ont enterré le projet la semaine dernière, en invoquant des contraintes budgétaires. Ils ont également mis fin aux subventions destinées à des troupes de théâtre de langue française.

 

Pour nombre de francophones (8 millions de personnes sur 37 millions de Canadiens), ces mesures sont vécues comme des “attaques” à l’encontre de “l’un des deux peuples fondateurs” du Canada, pays officiellement bilingue français-anglais.

 

En annulant la construction de l’université francophone, l’Ontario, qui croule sous les déficits, va économiser 80 millions de dollars sur sept ans, a fait valoir M. Ford.

Ses justifications n’ont aucunement convaincu les francophones, ni le gouvernement du Québec, ni le gouvernement fédéral de Justin Trudeau.

 

Les appels à la mobilisation se sont multipliés cette semaine et 40 manifestations sont prévues le 1er décembre en Ontario.

Cette crise rappelle la fragilité du français dans un océan nord-américain anglophone, et les batailles passées pour défendre son usage et son statut de langue officielle.

 

Source : AFP

 

 

Madrid et La Havane s’engagent à renforcer leurs liens politiques

Le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez et le président cubain Miguel Diaz-Canel sont convenus le 22 novembre de renforcer les liens politiques entre l’Espagne et Cuba et ont signé un accord prévoyant la tenue d’une réunion annuelle entre représentants des deux pays sur un large éventail de sujets.

 

Pedro Sanchez se rendait sur l’île avec l’ambition de développer les échanges commerciaux entre Madrid et La Havane. Il était accompagné des dirigeants d’une grosse vingtaine d’entreprises et devait rencontrer des représentant d’un secteur privé cubain en pleine éclosion.

 

Confronté au durcissement des relations avec Washington, tangible depuis l’arrivée de Donald Trump à la présidence américaine, le gouvernement cubain se tourne désormais plus volontiers vers l’Europe, en direction de l’ancienne puissance coloniale espagnole notamment.

 

L’Espagne est déjà le troisième partenaire économique de l’île communiste.

Plusieurs centaines de sociétés espagnoles y sont déjà implantées, notamment dans le secteur du tourisme largement dominé par des partenariats noués entre chaînes hôtelières espagnoles et entreprises cubaines.

 

Source : Reuters

 

 

Les médecins cubains partis du Brésil reçus avec les honneurs à La Havane

Quelque 200 médecins cubains, partis du Brésil après l’arrêt de leur programme de coopération, ont été accueillis avec les honneurs le 23 novembre à La Havane. Leur retour dans l’île fait suite à la décision de La Havane d’interrompre un programme d’envoi de médecins critiqué par le président brésilien élu d’extrême droite, Jair Bolsonaro, farouche anticommuniste.

 

Au total, 8.300 médecins doivent rentrer à Cuba avant le 12 décembre.

Ces premiers retours interviennent une semaine après l’annonce par La Havane de l’abandon du programme, auquel l’île participe depuis sa création en 2013 via l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS).

 

Selon le ministère cubain de la Santé, près de 20.000 médecins cubains ont soigné plus de 113 millions de patients au Brésil depuis août 2013. Les médecins et ambulanciers cubains travaillent aujourd’hui dans 67 pays. La pratique, dite “diplomatie des blouses blanches”, dure depuis les années qui ont suivi la révolution emmenée par Fidel Castro en 1959.

 

Ces services représentent la principale source de revenus de Cuba, avec quelque 11 milliards de dollars de recettes annuelles, soit plus que celles du tourisme et des transferts de fonds des émigrés.

 

La Havane répondait aux critiques du président élu Jair Bolsonaro, qui avait conditionné la présence de ces médecins à une revalidation de leurs compétences lors d’examens, mais aussi à un versement complet de leurs salaires et à ce qu’ils puissent faire venir leurs familles.

 

Cuba paye ses médecins en mission seulement 30% de ce que le Brésil débourse pour leur travail. S’ils gardent leur emploi sur l’île, M. Bolsonaro a comparé ces conditions à un “esclavage”, et dit refuser de financer “la dictature cubaine”. La presse cubaine de son côté se livre depuis l’annonce du départ à une intense campagne hostile au président élu brésilien.

 

Source : AFP

 

 

Le Panama annonce la visite de Xi Jinping en décembre

Le président chinois Xi Jinping effectuera début décembre sa première visite d’Etat au Panama, un déplacement visant à renforcer les liens entre les deux pays et qui pourrait accroître les inquiétudes des Etats-Unis.

 

Le Panama et la Chine ont établi des liens en juin 2017, en même temps que le pays d’Amérique centrale rompait ses relations diplomatiques avec Taïwan dont il était alors l’un des plus anciens alliés.

 

Pékin, qui considère Taïwan comme une province devant lui revenir, courtise assidûment depuis des années les pays reconnaissant l’île afin de tenter de les faire rompre ces relations. Seuls 17 pays reconnaissent désormais Taïwan.

 

Ces décisions préoccupent Washington, qui est l’allié le plus puissant de Taïwan et son seul fournisseur d’armes. Les Etats-Unis ont rappelé en septembre dernier pour consultations leur ambassadeur au Panama – de même que ceux au Salvador et République dominicaine – après que le pays d’Amérique centrale a décidé de rompre ses relations avec Taipei.

 

D’après le communiqué de la présidence panaméenne, le président Juan Carlos Varela et son homologue chinois Xi Jinping signeront une vingtaine d’accords de coopération dans plusieurs domaines comme le commerce et les technologies.

 

La Chine et le Panama ont débuté en juillet des négociations pour un accord de libre-échange qui pourrait faire du Panama un carrefour pour les exportations de produits chinois vers l’Amérique du Sud.

 

Source : Reuters

 

 

 

AFRIQUE

Un an et demi après la fermeture de l’ONUCI, la Côte d’Ivoire va présider le Conseil de sécurité

Un an et demi après la fermeture de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), ce pays, qui est membre non-permanent du Conseil de sécurité depuis le début de l’année 2018, va prendre la présidence tournante du Conseil pendant le mois de décembre.

 

Dans un entretien accordé à ONU Info, le Représentant permanent de la Côte d’Ivoire auprès des Nations Unies, Léon Kacou Adom, a souligné l’honneur pour son pays, « après 26 ans de non présence au Conseil de sécurité, d’y être aujourd’hui et d’en assurer la Présidence au mois de décembre ». « Cela paraît comme un rêve, un rêve devenu réalité ».

 

La Côte d’Ivoire a été plongée dans une instabilité politique et militaire de 1999 à 2011. La fin du mandat de l’ONUCI le 30 juin 2017, après 13 ans d’existence dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, est salué comme un succès du maintien de la paix de l’ONU.

 

Le Représentant permanent a noté qu’en 2100, la jeunesse africaine comptera pour 40% de l’humanité et que l’Afrique atteindra près de 4,4 milliards d’habitants à l’horizon 2100, soit pratiquement une personne sur deux dans le monde.

 

« Comment pouvez-vous comprendre qu’un continent comme l’Afrique n’ait pas un seul représentant permanent au (Conseil de sécurité des) Nations Unies alors que l’Europe a plus d’un représentant », a-t-il dit. « Il y a quand même quelque chose de normal à rétablir ».

 

Source : ONU

 

 

Nigeria : malgré les violences à Jos, des passionnés de rando veulent relancer le tourisme

“Terre de paix et de tourisme” : les vieilles plaques d’immatriculation des voitures portent encore cette inscription si chère aux habitants du Plateau, dans le centre du Nigeria. De jeunes passionnés de randonnée comptent faire revivre le slogan, malgré la violence qui éreinte leur belle région.

 

Chaque week-end, Andrew Niagwan et ses amis défient l’insécurité pour tracer de nouveaux sentiers de balade et relancer le tourisme dans des paysages verdoyants à couper le souffle. “Grâce à nous, la fièvre de la randonnée est de retour !”, dit fièrement Andrew, qui a créé en 2013 le “Jos Plateau Hikers club” avec son ami et mentor français Yves Gattepaille.

 

Le micro-climat d’une fraîcheur exceptionnelle dans un pays souvent suffocant, la beauté des dômes rocheux et ses établissements hôteliers ont longtemps fait de l’Etat du Plateau le lieu de villégiature favori des riches Nigérians et des expatriés.

 

Mais au début des années 2000, les ardeurs des touristes et des randonneurs ont été refroidies par les violences entre communautés chrétienne et musulmane qui ont secoué la capitale régionale Jos et ses environs, faisant plus de 10.000 morts selon l’ONG Human Rights Watch.

 

Au carrefour d’un nord majoritairement musulman et d’un sud à dominante chrétienne, la région de Jos a fait partie de la zone d’influence du Califat peul de Sokoto (nord) avant la colonisation anglaise.

 

Mais les communautés autochtones, aidées par le relief montagneux qui empêchait les conquérants de passer à cheval, ont résisté à la vague d’islamisation venue du nord. A la place, le Plateau est devenu dès le 19e siècle une terre de missionnaires chrétiens.

 

L’histoire récente a encore montré que les vieilles querelles ethno-religieuses pouvaient ressurgir à tout moment : en juin, après trois années d’accalmie, plus de 200 villageois ont perdu la vie dans des massacres attribués à des éleveurs peuls musulmans près de Jos, où des émeutes ont éclaté dans la foulée.

 

Au fil des vagues de violences, l’économie locale a sombré, près de 80% des expatriés ont plié bagage, nombre d’entreprises ont fermé et le taux de chômage a explosé.

Conscient du potentiel de la région, le gouverneur du Plateau, Simon Lalong, a affirmé début novembre vouloir “ressusciter” le tourisme lors d’une conférence sur le sujet à Jos.

 

“Nous allons accorder davantage d’attention au tourisme comme source de revenus non seulement pour l’Etat du Plateau mais pour le Nigeria”, afin d’inciter les Nigérians à passer leurs vacances chez eux “plutôt que de se ruer au Kenya ou en Grande-Bretagne”, a-t-il déclaré.

La pratique de la rando, qui permet une bouffée d’air frais, est en plein essor.

 

Jeunes de Jos, mais aussi expatriés européens et américains – dont plusieurs ambassadeurs – se retrouvent désormais pour des barbecues, des baignades dans les lacs et les cascades qui rassemblent parfois jusqu’à une centaine de personnes.

 

“Bien sûr, il faut s’adapter. Nous évitons les zones où des attaques ont eu lieu ces derniers mois”, reconnait Andrew Niagwan. Et “quand nous organisons un week-end camping en pleine nature, nous gardons secret le lieu exact de la randonnée jusqu’au dernier moment”.

 

Source : AFP

 

 

Nigéria : l’ONU condamne les attaques répétées par des terroristes dans le nord du pays

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a condamné les attaques répétées commises par des terroristes et d’autres groupes extrémistes dans le nord du Nigéria, faisant de nombreuses victimes parmi la population civile et les forces de sécurité et perturbant la vie courante.

 

Selon la presse, l’armée nigériane a reconnu ce weekend avoir été visée récemment par une attaque d’envergure par des extrémistes au cours de laquelle plus de 40 soldats auraient été tués dans leur base située dans le village de Metele, au nord-est du pays. La région est le centre d’une insurrection menée par le groupe extrémiste Boko Haram.

 

Source : ONU

 

 

Election présidentielle à Madagascar : l’ONU appelle à la retenue avant le second tour

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a pris note jeudi de l’annonce des résultats finaux du premier tour de l’élection présidentielle du 7 novembre à Madagascar.

Les deux anciens chefs d’Etat malgaches Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, sont arrivés en tête du premier tour de l’élection présidentielle.

 

Par la voix de son porte-parole, le Secrétaire général a félicité le peuple malgache « pour avoir exercé pacifiquement son droit constitutionnel de voter ».

Un second tour prévu le 19 décembre devra départager les deux candidats à la présidence malgache.

 

« Le Secrétaire général appelle toutes les parties prenantes à faire preuve de retenue durant la période précédant le second tour des élections ».

M. Guterres continuera de suivre les prochaines étapes du processus électoral malgache au travers de son Conseiller spécial, Abdoulaye Bathily.

 

Source : ONU

 

 

L’épidémie d’Ebola dans l’est de la RDC prend de l’ampleur

Le bilan de l’épidémie d’Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo s’est alourdi, avec 426 cas confirmés, a annoncé jeudi soir le ministère congolais de la Santé.

 

L’épidémie de fièvre hémorragique, qui s’est déclarée en août dernier, a tué jusqu’à 245 personnes dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, où les attaques de groupes armés et la résistance opposée par certaines communautés au travail des équipes de santé nuisent à la réponse sanitaire des autorités.

 

L’épidémie la plus forte, en 2013-2016 avait frappé trois pays d’Afrique de l’Ouest (Guinée, Libéria et Sierra Leone), avec plus de 28.000 cas recensés, dont plus de 11.000 mortels.

 

Source : Reuters

 

 

Le prince héritier saoudien en tournée fait une halte mouvementée à Tunis

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, homme fort de l’Arabie saoudite, a effectué mardi soir une visite controversée à Tunis, marquée par des manifestations contre son rôle dans la guerre au Yémen et la répression dans son pays.

 

Mohammed ben Salmane, l’un des premiers membres de la famille royale saoudienne à se rendre en Tunisie depuis la révolution de 2011, a rencontré le président tunisien Béji Caïd Essebsi. Le dirigeant saoudien “n’est pas l’invité de la Tunisie, il est ici chez lui”, a déclaré M. Caïd Essebsi, soulignant la force des relations bilatérales.

 

La présidence tunisienne a simplement indiqué que les deux hommes avaient évoqué “les moyens de renforcer la coopération” notamment économique, “la promotion de l’investissement et de la coopération militaire et en matière de sécurité”, ainsi que la tenue du 30e sommet de la Ligue arabe à Tunis en mars 2019.

 

Après des visites aux Emirats arabes unis, à Bahreïn et en Egypte, où les pouvoirs en place ont réitéré leur appui au royaume saoudien, quelques centaines de Tunisiens ont accueilli le prince héritier en manifestant aux cris de “dégage assassin”.

 

La Tunisie, seul pays à poursuivre sur la voie de la démocratisation après les soulèvements du Printemps arabe, “est un des rares pays arabes où l’on peut afficher de telles positions”, a souligné Youssef Cherif, chercheur en politique internationale.

 

Cette brève halte se déroule dans le cadre de la première tournée de Mohammed ben Salmane à l’étranger depuis le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi. Cet assassinat a ébranlé la position à l’international du prince surnommé “MBS”, accusé par des responsables turcs et américains de l’avoir commandité.

 

Les autorités saoudiennes démentent toute implication du prince dans le meurtre de cet éditorialiste critique du pouvoir saoudien.

Une villa fouillée lundi par les enquêteurs turcs à la recherche du corps de Jamal Khashoggi, appartient à un “ami proche” du prince héritier saoudien, ont rapporté mardi les médias turcs.

 

Mardi à Tunis, certains manifestants brandissaient des scies en référence à l’assassinat sordide du journaliste saoudien et des drapeaux du Yémen, où le conflit a fait des milliers de victimes civiles.

 

L’Arabie saoudite a accordé cette année 100 millions de dollars de dons pour la médina et un hôpital à Kairouan, haut lieu de l’islam dans le centre de la Tunisie et investi 187 millions d’euros dans le pays, selon le service de communication de l’ambassade saoudienne à Tunis.

 

Son rival qatari est quant à lui le premier investisseur arabe en Tunisie, alors que la Turquie (alliée du Qatar) est un de ses principaux partenaires économiques.

Par cette rencontre, après une série de visites ministérielles ces derniers mois, “les Saoudiens cherchent à contrer le Qatar et l’influence qu’il peut avoir” en Tunisie, estime M. Cherif.

 

Après la Tunisie, “MBS” est attendu vendredi au G-20 en Argentine, où l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch a porté plainte contre lui. HRW demande à la justice argentine de le poursuivre pour des crimes de guerre au Yémen, des cas de torture par des responsables saoudiens, et sa possible complicité dans le meurtre de Khashoggi.

 

Source : AFP

 

 

Tunisie : l’UGTT appelle à une grève nationale le 17 janvier

La puissante centrale syndicale tunisienne UGTT (Union générale tunisienne du travail) a appelé samedi à une grève nationale dans le secteur public le 17 janvier, à l’appui de revendications salariales.

 

Le 22 novembre, déjà, 650.000 fonctionnaires ont fait grève, le gouvernement ayant rejeté les revendications de hausse des salaires dans le secteur public.

L’UGTT compte un million d’adhérents environ.

 

Le gouvernement veut ramener la masse salariale du secteur public à 12,5% du produit intérieur brut (PIB) en 2020. Le pays, dont l’économie souffre depuis la chute du dictateur Ben Ali en 2011, s’est entendu en 2016 avec le FMI sur un programme de renflouement à hauteur de 2,45 milliards d’euros mais les négociations en vue de sa mise en œuvre progressent lentement.

 

Source : Reuters

 

 

Au Malawi, le lac Chilwa s’assèche, la population déserte

Il y a quatre mois encore, le petit port de Kachulu sur les rives du lac Chilwa, dans le sud du Malawi, grouillait de pêcheurs. Puis il s’est vidé en partie, comme le lac, victime de sécheresses récurrentes.

 

Aujourd’hui, des centaines de bateaux de pêcheurs sont embourbés dans la vase asséchée et ridée, tandis que des vautours survolent le lac, à 30 km à l’est de Zomba, l’ancienne capitale du Malawi, dans une zone qui héberge 200 espèces d’oiseaux.

 

“Certains pêcheurs sont partis pour le lac Malawi”, à une centaine de kilomètres plus au nord, “tandis que d’autres ont pris des emplois temporaires dans la culture du riz”, explique un villageois, Julius Nkhata.

 

A la sécheresse, provoqué par le changement climatique, il faut ajouter la déforestation, qui a contribué à aggraver la situation. La zone du lac est soumise à une forte pression démographique. Quelque 1,5 million de personnes habitent dans cette zone qui est l’une des plus densément peuplées en Afrique australe.

 

Et pour vivre, des habitants coupent des arbres afin de cultiver ou de vendre du charbon de bois.

Résultat, les bassins versants du lac, ces territoires drainés par des eaux qui contribuent à un approvisionnement régulier du lac, ont été largement endommagés.

 

Quand il pleut, la pluie tombe directement dans le lac, et s’évapore.

Mais plus le lac s’assèche, plus la déforestation s’accélère car plus les poissons se font rares, plus des villageois se lancent dans la vente de charbon de bois. Un cercle infernal.

 

Source : AFP

 

 

Une loi instaure le salaire minimum en Afrique du Sud

Le chef de l’Etat sud-africain a signé la loi instaurant un salaire minimum dans l’ensemble du pays, dans le cadre des efforts du gouvernement pour s’attaquer aux inégalités de revenus.

Des milliers de militants syndicaux avaient manifesté contre ce projet de salaire minimum en avril dernier, jugeant son niveau de rémunération trop bas.

 

Source : Reuters

 

 

ENTRETIEN – Le Sahel est potentiellement la station solaire du monde – Ibrahim Thiaw

Le Sahel est confronté au quotidien par l’impact du changement climatique mais cette région d’Afrique vulnérable a aussi un grand potentiel en matière d’énergies renouvelables, qui peuvent à la fois aider à lutter contre le changement climatique et fournir des emplois à la jeunesse.

 

C’est le message du Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le Sahel, Ibrahim Thiaw, lors d’un entretien avec ONU Info en marge d’une récente visite au siège de l’ONU à New York où il participait à une réunion consacrée au Sahel et notamment au lien entre l’instabilité et le changement climatique.

 

Lors de cette entretien, Ibrahim Thiaw décrit comment le changement climatique a un impact réel et quotidien sur la population du Sahel, une région qui est très dépendante de son économie rurale et est régulièrement frappée par la sécheresse et des inondations qui ont des conséquences énormes sur la sécurité alimentaire.

 

Selon Ibrahim Thiaw, il est toutefois difficile d’établir un lien direct sur le plan scientifique entre le changement climatique et l’instabilité des pays de la région. En revanche la rareté des ressources due à la fluctuation de pluviométrie et à une croissance démographique élevée fait que l’environnement n’a pas la capacité de répondre aux besoins de la population.

 

« C’est ce qui entraîne beaucoup de chocs entre éleveurs et agriculteurs parce qu’il y a une compétition pour l’accès à des ressources de plus en plus rares », dit-il. « Aujourd’hui, on estime que les conflits entre éleveurs et agriculteurs, ces chocs répétés qui se passent dans plusieurs pays du Sahel, entraînent beaucoup plus de morts que les mouvements terroristes ».

 

Mais il n’y a pas que des mauvaises nouvelles pour le Sahel, selon lui. « Le Sahel, c’est potentiellement la station solaire du monde ». « La bonne nouvelle également, c’est que le coût d’acquisition des énergies renouvelables en particulier de l’énergie solaire a chuté de près de 80% au cours des dernières années ».

 

Source : ONU

 

 

L’ex-chef de milice centrafricain Yekatom devant les juges de la CPI

L’ancien chef de milice centrafricain Alfred Yekatom, surnommé “Rambo”, comparaîtra le 23 novembre pour la première fois devant la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en Centrafrique.

 

La première comparution de M. Yekatom, député centrafricain et ex-chef de milices antibalaka, autoproclamées d’autodéfense, intervient une petite semaine après son transfèrement historique à La Haye, où siège la CPI.

 

Il a été remis à la Cour en exécution d’un mandat d’arrêt délivré le 11 novembre pour sa responsabilité pénale présumée dans des crimes de guerre et crimes contre l’humanité qui auraient été commis dans l’ouest de la Centrafrique entre décembre 2013 et décembre 2014.

 

C’est le premier transfèrement vers la CPI depuis l’ouverture de l’enquête sur la Centrafrique en septembre 2014. Sa faction, comme les autres milices antibalaka, s’était formée après 2012 quand la coalition à majorité musulmane de la Séléka a entamé sa campagne meurtrière depuis le nord du pays vers Bangui et renversé François Bozizé en 2013.

 

Alfred Yekatom était notamment recherché pour avoir dirigé une attaque à Bangui le 5 décembre 2013, lorsque son groupe armé de fusils, de grenades et de machettes a attaqué des musulmans, tuant entre 6 et 13 civils, selon le mandat d’arrêt.

 

“Rambo”, comme il était surnommé, ancien caporal-chef de l’armée centrafricaine, a selon l’ONU “exercé le contrôle direct d’une douzaine de points de contrôle tenus en moyenne par une dizaine de miliciens armés portant des uniformes et équipés d’armes de l’armée, notamment des fusils d’assaut militaires”.

 

La CPI a elle affirmé qu’il dirigeait “environ 3.000” combattants et estime qu’il pourrait être tenu responsable de “meurtre”, de “torture et traitements inhumains”, de “mutilations”, d'”attaques intentionnelles contre la population civile” et contre des bâtiments religieux.

 

La comparution à La Haye d’Alfred Yekatom est “une nouvelle étape importante dans la lutte contre l’impunité” en Centrafrique, s’est réjoui le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme de l’ONU.

 

Depuis 2012 et le début de l’offensive qui a abouti à la prise de Bangui par l’ex-coalition de la Séléka, la Centrafrique est le théâtre de violences quasi quotidiennes qui ont forcé un quart des 4,5 millions d’habitants à fuir leur domicile. Une mission onusienne de maintien de la paix, la Minusca, est déployée depuis 2014, prenant la suite d’une intervention militaire française.

 

Source : AFP

 

 

Le douloureux retour des Libyens de Taouarga après sept ans d’exil

Devant ses palmiers calcinés, Mahmoud Abou al-Habel est partagé entre la joie de rentrer chez lui et la désolation de voir l’état délabré de sa maison et sa ferme, sept ans après avoir été contraint de quitter sa ville, Taouarga.

 

Comme les 40.000 habitants de cette localité de l’ouest libyen, le septuagénaire a été chassé de chez lui avec 26 membres de sa famille au lendemain de la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, qu’ils étaient accusés d’avoir soutenu jusqu’au bout.

 

Ils ont alors été contraints de s’installer dans des camps de fortune en périphérie de la capitale libyenne Tripoli, à 260 kilomètres de là, ou de se réfugier dans d’autres régions du pays, avec l’interdiction de rentrer chez eux.

 

Ce sont les groupes armés de la ville rivale de Misrata, connue pour avoir été le fer de lance de la révolution contre l’ex-dictateur et située à 40 km, qui ont forcé la population de Taouarga à s’exiler loin de chez elle, en signe de vengeance.

 

Comme des centaines d’autres habitants, Mahmoud Abou al-Habel est rentré chez lui il y a quatre mois à la faveur d’un accord de réconciliation conclu avec Misrata.

Mais il peine toujours à ranimer ses dattiers, dont nombreux ont été incendiés, tout comme sa maison et celles de ses deux fils.

 

Depuis 2011, la vie s’est arrêtée à Taouarga, ville fantôme aux ruelles jonchées de débris dans lesquelles errent des animaux à l’abandon. Toutes les habitations ont été soit incendiées soit complètement détruites.

Mais, petit à petit, la vie reprend son cours.

 

Selon l’accord de réconciliation entre Misrata et Taouarga, signé sous l’égide du Gouvernement d’union nationale (GNA), ce dernier s’engage à verser des indemnisations aux déplacés.

Mais pour Amal Barka, présidente de l’ONG La famille productrice, “le gouvernement n’a pas tenu les promesses faites aux habitants de Taouarga”.

 

Source : AFP

 

 

Attaque imputée à l’EI dans une oasis du Sud libyen

Un commando d’hommes armés a lancé une incursion le 23 novembre dans une localité d’une oasis du Sud libyen, tuant 9 personnes et en enlevant plusieurs autres, ont rapporté des habitants. Les autorités ont imputé l’attaque aux djihadistes de l’Etat islamique (EI).

 

Les assaillants, dit-on de source militaire, ont occupé un poste de police de la localité de Tazerbo, au nord de Koufra, jusqu’à ce qu’ils en soient chassés par des habitants.

Les djihadistes de l’EI ont mené plusieurs attaques contre des villes du Sud libyen depuis qu’ils ont perdu leur bastion de Syrte en 2016, et se sont repliés dans le désert.

 

Source : Reuters

 

 

La mort du chef jihadiste Koufa, un succès dans la lutte “anti-terroriste” au Mali

La mort du chef jihadiste Amadou Koufa, annoncée le weekend dernier par les autorités françaises et maliennes à l’issue d’une opération militaire conjointe, constitue un succès significatif de la lutte contre les groupes armés dans le centre du Mali où se concentre l’essentiel des violences qui déchirent le pays.

 

Amadou Koufa, prédicateur radical malien, est apparu il y a trois ans dans le centre du Mali où lui sont attribuées plusieurs des violences qui, mêlées à des conflits intercommunautaires, ont fait plusieurs centaines de morts depuis le début de l’année.

 

L’armée malienne avait auparavant indiqué avoir mené avec les soldats français de la force Barkhane “une opération coordonnée, dans le centre du Mali le 23 novembre 2018.

“Cette opération coordonnée a permis de neutraliser une trentaine de terroristes”.

 

Cette opération représente un coup dur pour les jihadistes, estiment des analystes.

Depuis l’apparition du groupe de Koufa, les violences intercommunautaires se sont multipliées dans le centre du pays, opposant notamment les Peuls, traditionnellement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, pratiquant majoritairement l’agriculture.

 

Ces violences ont fait plus de 500 morts civils depuis le début de l’année, selon l’ONU.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France.

 

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.

 

Source : AFP

 

 

Un commando enlève 15 jeunes filles dans le sud-est du Niger

Un commando d’hommes armés a enlevé 15 jeunes filles dans la nuit de du 23 au 24 novembre dans le sud-est du Niger, a annoncé le maire de la localité de Toumour, dans la région de Diffa, près de la frontière avec le Nigeria.

 

Le 22 novembre, des combattants présumés du groupe islamiste Boko Haram ont tué à Toumour 8 personnes, dont 7 travaillant pour la compagnie française de forage minier Foraco.

Foraco International, dont le siège social est à Marseille, revendique sur son site le rang de troisième foreur minier du monde et des projets miniers et hydrauliques dans 22 pays.

 

Source : Reuters

 

 

 

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