L’essentiel de l’actu internationale du 10 au 16 octobre

 

PROCHE ET MOYEN-ORIENT

Yémen : l’ONU craint une aggravation de la crise alimentaire

Quelque 12 millions de yéménites pourraient se trouver au bord de la famine au cours des prochains mois, contre plus de 8 actuellement, si la situation économique et sécuritaire ne s’améliore pas, a alerté mardi l’ONU.

 

“Le Yémen fait face à la plus grande crise alimentaire mondiale du moment, avec plus de 18 millions de personnes qui ne savent pas d’où va venir leur prochain repas”, a déclaré un porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM), Hervé Verhoosel. Or, a-t-il dit, le conflit au Yémen continue de s’intensifier et “le coût de la nourriture a augmenté de 33% en un an”.

 

Pour des raisons de sécurité, le PAM ne peut pas accéder, depuis septembre, à 51.000 tonnes de céréales qui se trouvent dans des silos dans la ville de Hodeida, dans l’ouest du pays en guerre. Ces céréales “sont situées dans un quartier où les combats sont quotidiens”, a détaillé M. Verhoosel.

 

Pour l’instant, le PAM dispose d’assez de céréales dans le pays pour aider 6,4 millions de Yéménites pendant deux mois et demi. “Vu que les ports fonctionnent, nous avons plusieurs bateaux actuellement en route vers le Yémen. Nous avons également ouvert une route secondaire vers Oman avec de la nourriture que nous envoyons là-bas”, a-t-il dit.

 

Mais les humanitaires ne parviennent pas à acheminer cette aide à tous.

Depuis mars 2015, date du début de l’intervention de la coalition menée par Ryad, le conflit au Yémen a fait près de 10.000 morts et provoqué “la pire crise humanitaire au monde” selon l’ONU.

 

Source : AFP

 

 

Ryad pour une enquête “approfondie” sur l’affaire Khashoggi selon les Américains

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, dépêché d’urgence mardi à Ryad, a affirmé que les dirigeants saoudiens étaient favorables à une enquête “approfondie” sur la disparition du journaliste Jamal Khashoggi, une affaire au retentissement planétaire.

 

M. Trump, qui a renforcé ses relations avec Ryad après son arrivée au pouvoir, est très embarrassé par l’affaire Khashoggi.

Jamal Khashoggi, critique du pouvoir et qui collaborait notamment avec le Washington Post, est entré le 2 octobre au consulat saoudien à Istanbul et n’est pas réapparu depuis.

 

Selon des responsables turcs, ce journaliste exilé aux Etats-Unis depuis 2017 et “bête noire” du prince héritier, a été tué au consulat par des agents saoudiens venus de Ryad.

Les autorités saoudiennes ont jusqu’ici fermement démenti.

 

Des médias américains ont ensuite affirmé que l’Arabie saoudite, dont l’image a terriblement souffert de cette affaire, envisageait de reconnaître la mort du journaliste lors d’un interrogatoire qui aurait mal tourné au consulat.

 

Dans la nuit de lundi à mardi, des policiers turcs ont fouillé pendant huit heures le consulat saoudien à Istanbul, où ils ont été précédés d’un groupe de responsables saoudiens.

L’équipe a ensuite emporté des échantillons. Une source diplomatique en Turquie a indiqué que la police turque allait aussi fouiller la résidence du consul saoudien à Istanbul.

 

Mardi, Michele Bachelet, Haut-Commissaire de l’ONU pour les droits de l’Homme, a réclamé la levée “immédiate” de l’immunité de responsables saoudiens susceptibles d’être impliqués dans la disparition du journaliste.

 

Samedi, M. Trump avait pour la première fois estimé possible une implication du royaume, et l’avait menacé d'”un châtiment sévère”.

Alors que les investisseurs s’enthousiasmaient encore il y a peu des méga-projets du prince héritier, l’affaire Khashoggi semble en avoir refroidi plus d’un.

 

Le milliardaire britannique Richard Branson a gelé plusieurs projets dans le royaume. Et plus d’une dizaine de grands noms du monde des affaires se sont retirés de la deuxième édition de la conférence “Future Investment Initiative”, prévue du 23 au 25 octobre à Ryad. L’événement est aussi boudé par des médias comme le Financial Times, le New York Times et The Economist.

 

Source : AFP

 

 

Syrie : le régime bloque le retour de déplacés dans d’ex-zones rebelles

Le gouvernement syrien empêche le retour de déplacés dans d’anciennes zones tenues par les rebelles autour de Damas et dans la capitale, en imposant des restrictions d’accès ou en détruisant les logements, a affirmé mardi Human Rights Watch (HRW).

 

Selon l’ONG, des Syriens essayant de regagner leur ville de Deraya, dans la banlieue de Damas, ou le quartier de Qaboun, dans la capitale, ont été bloqués ou ont découvert leur bien démoli.

Ces deux secteurs sont concernés par une loi controversée adoptée en mai qui permet au régime de saisir des propriétés privées pour les besoins de projets immobiliers.

 

La guerre qui ravage la Syrie depuis 2011 a forcé plus de 5 millions de personnes à fuir à l’étranger, et fait 6 autres millions de déplacés.

 

Source : AFP

 

 

Syrie : une centaine de combattants étrangers rallie chaque mois l’EI

Une centaine de combattants étrangers continuent de rejoindre chaque mois les rangs de l’organisation Etat islamique (EI) en Syrie, malgré son repli sur le terrain, a déclaré mardi le chef d’état-major américain, Joe Dunford.

 

On est loin des 1.500 arrivées mensuelles comptabilisées il y a trois ans, mais ce flux, principalement via la frontière turque, “permet au groupe de rester actif”, a estimé le général Dunford lors d’une conférence sur la lutte contre les violences extrémistes.

 

Après avoir contrôlé de vastes territoires en Irak et en Syrie à partir de 2014, l’EI est désormais acculé dans des réduits désertiques.

Elle est notamment retranchée dans la province de Deir Ezzor, dans l’est de la Syrie, où une force arabo-kurde a lancé il y a un peu plus d’un mois une offensive pour l’éradiquer.

 

Selon les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), quelque 3.000 combattants de l’EI, en grande partie des étrangers, sont retranchés dans le secteur de Hajine, proche de la frontière irakienne.

Les FDS détiennent par ailleurs 700 combattants étrangers originaires d’une quarantaine de pays.

 

Source : AFP

 

 

Syrie : Ankara et Moscou accordent un délai supplémentaire aux jihadistes d’Idleb

La Turquie et la Russie ont donné mardi un délai supplémentaire aux jihadistes de la province syrienne d’Idleb, estimant que l’accord conclu le mois dernier à Sotchi restait en vigueur malgré l’expiration, la veille, de sa principale date-butoir.

 

Lundi, le délai officiel pour le départ des combattants radicaux, notamment ceux de Hayat Tahrir al-Cham (HTS), de la future “zone démilitarisée” est arrivé à échéance. Il n’a été précédé d’aucun mouvement ou signe de retrait préalable, jetant un doute sur l’accord, censé prévenir un nouveau bain de sang dans l’ultime grand bastion insurgé de Syrie.

 

L’accord russo-turc conclu à Sotchi (Russie) le 17 septembre prévoit une “zone démilitarisée” pour séparer les territoires du régime de Bachar al-Assad de ceux encore tenus par les rebelles et jihadistes.

 

Selon cet accord, les armes lourdes des groupes rebelles et jihadistes devaient être retirées avant le 10 octobre, tandis que les jihadistes avaient jusqu’au 15 octobre pour quitter la zone tampon.

La première échéance a été globalement respectée, pas la seconde.

 

A ce jour, les jihadistes de HTS ont promis de poursuivre le combat.

Mais 2 courants semblent y coexister, notent les experts : le premier appuie l’accord de Sotchi, tandis que le second, plus radical, le rejette.

 

Un récent rapport du centre Omran avance à cet égard que la branche “modérée” “a fait part de sa disposition à intégrer le Font de libération nationale (FNL)”, une coalition de groupes rebelles pro-Ankara ayant entériné l’accord.

 

Selon Nicolas Heras, chercheur au Center for a New American Security, Ankara doit désormais renforcer son action.

La Turquie n’a déployé “jusque-là aucun effort pour éloigner les groupes jihadistes d’Idleb ou de la zone démilitarisée”, dit-il. Cela soulève des questions.

 

Déclenchée en 2011, la guerre en Syrie a déjà fait plus de 360.000 morts, tandis que plus de la moitié de la population a été déplacée ou a dû quitter le pays.

 

Source : AFP

 

 

Damas rouvre deux passages avec la Jordanie et la zone du Golan sous contrôle israélien

Fermé des années à cause du conflit syrien, un point de passage entre la Syrie et la partie du Golan sous contrôle israélien, ainsi qu’une route vitale vers la Jordanie ont rouvert lundi, confirmant une reprise en main par le régime de Damas.

 

Cela témoigne d’un retour progressif de souveraineté du régime syrien, soutenu par la Russie, l’Iran et le Hezbollah chiite libanais. Après plus de 7 ans de guerre, même s’il ne contrôle encore que la moitié des points de passage avec ses voisins, le pouvoir de Bachar al-Assad a repris aux rebelles une large part du territoire syrien

 

Israël s’est emparé en 1967 de la majeure partie du Golan et l’a annexée en 1981. Cette annexion n’a jamais été reconnue par la communauté internationale. Israël et la Syrie restent techniquement en état de guerre.

 

“L’armée syrienne a repris ses responsabilités sur son côté de la frontière et du point de passage, elle communique (avec les Israéliens). Israël est de son côté, les Syriens du leur, il n’y a pas de Daech, pas d’Iraniens ni de Hezbollah”, a réagi Eyal Zisser, directeur du département d’études du Moyen-Orient à l’Université de Tel-Aviv.

 

Source : AFP

 

 

L’Iran dit avoir tué le cerveau de l’attentat d’Ahvaz

Les gardiens de la Révolution iranienne ont annoncé mardi avoir tué le cerveau à l’origine de l’attentat contre un défilé militaire qui a fait 25 morts le mois dernier dans la ville iranienne d’Ahvaz.

 

Dans un communiqué publié par des médias publics, les gardiens de la Révolution précisent qu’Abou Zaha et 4 autres militants ont été tués en Irak lors d’un raid mené par des pasdaran dans la province de Diyala, située entre Bagdad et la frontière iranienne.

D’après un site lié à la télévision publique, Zaha appartenait à l’organisation Etat islamique (EI).

 

Source : Reuters

 

 

Enfants-soldats : Washington sanctionne des sociétés iraniennes

Le département américain du Trésor a imposé mardi des sanctions à un réseau financier accusé de soutenir une force paramilitaire iranienne recrutant des enfants-soldats.

Dans un communiqué, le Trésor précise que cette force paramilitaire recrute et forme des enfants-soldats pour le compte des Pasdaran, le corps des gardiens de la Révolution islamique.

 

Des actifs dans les secteurs des mines, de l’industrie, de la banque et de l’automobile sont concernés par ces sanctions.

 

Ces mesures ciblées interviennent à deux semaines du rétablissement d’une deuxième vague de sanctions globales contre l’Iran, notamment son secteur pétrolier, en conséquence du retrait des Etats-Unis de l’accord de juillet 2015 sur le nucléaire iranien décidé par Donald Trump au printemps dernier.

 

Source : Reuters

 

 

Les missiles iraniens terre-mer ont une portée de 700 km, selon l’agence Fars

Les missiles balistiques iraniens terre-mer ont désormais une portée de 700 km, a annoncé mardi le chef de la division aérospatiale des Gardiens de la révolution. Le programme balistique de la République islamique est l’un des principaux arguments avancés par Donald Trump lorsqu’il a dénoncé en mai l’accord international sur les activités nucléaires de Téhéran.

 

Cette décision a ouvert la voie au rétablissement des sanctions américaines, dont l’objectif à terme à de mettre fin aux exportations de pétrole iraniennes.

Téhéran menace de son côté de bloquer le trafic pétrolier dans le détroit d’Ormuz, si les Etats-Unis mettent leurs menaces à exécution.

 

Source : Reuters

 

 

Une dizaine de soldats iraniens enlevés à la frontière pakistanaise

Une dizaine de membres des forces iraniennes, dont plusieurs gardiens de la Révolution, ont été enlevés mardi à la frontière pakistanaise, rapporte la presse publique. Un mouvement séparatiste sunnite a revendiqué l’opération.

 

L’enlèvement a eu lieu à Mirjaveh, dans la province du Sistan-Baloutchistan, précise le corps d’élite de l’armée iranienne.

Les gardiens de la Révolution menacent d’intervenir au Pakistan, où les séparatistes sont, selon eux, retranchés, faute d’une réaction d’Islamabad.

 

Source : Reuters

 

 

ONU : les Palestiniens en quête de légalité pour présider le Groupe des 77

L’Assemblée générale de l’ONU est appelée mardi à doter les Palestiniens, au statut d’observateurs, de pouvoirs légaux supplémentaires afin qu’ils exercent en 2019 la présidence du Groupe des 77, un nouveau rôle critiqué par les Etats-Unis.

 

Après une présentation dans l’après-midi d’une résolution en ce sens de l’Egypte, un vote est attendu dans la foulée.

Au-delà de son enjeu juridique, ce texte est porteur de symbolisme alors que les Palestiniens ne sont pas dotés d’un État.

 

Créé à l’origine pour favoriser les intérêts économiques de ses membres, le G77, coalition d’Etats en développement, est aujourd’hui une force de négociation non négligeable au sein de l’ONU.

 

Brouillés avec les Palestiniens depuis la reconnaissance il y a près d’un an de Jérusalem comme capitale d’Israël, les Etats-Unis ne voient pas du tout d’un bon œil cette future présidence palestinienne.

 

Lorsque, fin 2017, l’Assemblée générale de l’ONU avait été saisie d’une résolution condamnant la décision américaine de reconnaître unilatéralement Jérusalem comme capitale d’Israël, 128 pays sur 193 l’avaient approuvée, et 9 dont les Etats-Unis s’y étaient opposés.

 

Source : AFP

 

 

Cisjordanie : feu vert à la construction de 31 logements pour colons à Hébron (ministre)

Le gouvernement israélien a donné dimanche son accord à la construction de 31 logements pour des colons juifs à Hébron, une première depuis 2002 dans cette ville de Cisjordanie occupée où des centaines de colons sont installés au milieu de la population palestinienne.

 

En octobre dernier, les autorités israéliennes avaient annoncé ce projet, mais il n’avait alors pas obtenu le feu vert officiel du gouvernement, d’après la Paix Maintenant, une ONG israélienne opposée à la colonisation.

 

La ville d’Hébron est une poudrière où quelque 800 juifs vivent, pour la plupart par conviction idéologique, sous haute protection militaire, parmi 200.000 Palestiniens. La coexistence des Palestiniens et des juifs y est une source de tensions et de violences permanentes.

 

Selon la Paix maintenant, la construction dans les colonies a fait un bond depuis l’arrivée au pouvoir début 2017 du président américain Donald Trump, grand allié du gouvernement de Benjamin Netanyahu.

 

Les colonies israéliennes en Cisjordanie sont illégales au regard du droit international et considérées par une grande partie de la communauté internationale comme étant l’un des principaux obstacles à la paix et à la création d’un Etat palestinien viable coexistant avec Israël.

 

Le gouvernement israélien conteste cette vision.

Netanyahu, dont le gouvernement est considéré comme le plus à droite de l’histoire d’Israël, affirme que ce n’est pas la colonisation, mais le refus palestinien de reconnaître Israël comme un Etat juif et les “incitations palestiniennes” à la violence qui font obstacle à la paix.

 

Plus de 400.000 colons israéliens vivent une coexistence souvent conflictuelle avec plus de 2,5 millions de Palestiniens en Cisjordanie.

 

Source : AFP

 

 

Bloquée à l’entrée d’Israël, une étudiante américaine devant le juge

Une étudiante américaine est apparue jeudi devant un tribunal israélien pour contester le refus des autorités de la laisser entrer dans le pays, justifié par son soutien supposé au mouvement pro-palestinien de boycott d’Israël, ont constaté des journalistes de l’AFP.

 

Lara Alqasem, 22 ans, est l’un des cas les plus médiatisés de refus d’accès au territoire israélien en vertu d’une loi adoptée en 2017, permettant d’interdire l’entrée des partisans du mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), campagne mondiale inspirée de l’exemple sud-africain et appelant au boycott d’Israël jusqu’à la fin de l’occupation des Territoires palestiniens.

 

Mme Alqasem a présidé au cours de ses études en Floride une branche de Students for Justice in Palestine, une organisation qui mène souvent des campagnes de boycott contre Israël.

Le ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan a déclaré qu’il envisagerait d’autoriser Mme Alqasem à entrer en Israël si elle dénonçait publiquement le BDS.

 

Source : AFP

 

 

Trump reçoit le pasteur libéré et salue un “pas énorme” pour les relations avec Ankara

Donald Trump a reçu samedi à la Maison Blanche le pasteur américain Andrew Brunson au lendemain de sa libération par la Turquie, saluant un “pas énorme” pour améliorer les relations “très tendues” avec Ankara après une grave crise diplomatique.

 

Dans le Bureau ovale, aux côtés de l’ex-détenu au cœur d’un bras de fer sans précédent entre les deux pays alliés, le président des Etats-Unis a remercié de manière appuyée son homologue turc Recep Tayyip Erdogan “pour avoir rendu cela possible”.

 

S’il a réaffirmé qu’il n’y avait eu aucun “accord” avec les autorités turques pour obtenir cette libération, Donald Trump a promis d’étudier l’avenir des sanctions imposées durant l’été pour faire pression sur elles.

 

Le tribunal turc d’Aliaga, dans la région d’Izmir, a condamné vendredi le pasteur à trois ans et un mois de prison pour soutien à des “organisations terroristes” — les séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et le réseau du prédicateur Fethullah Gülen, accusé par Ankara d’avoir orchestré le putsch manqué de 2016.

 

Des accusations rejetées en bloc par cet homme de 50 ans, qui dirigeait une petite église protestante d’Izmir.

Malgré cette condamnation, la justice turque l’a remis en liberté immédiatement en soulignant notamment qu’il avait déjà passé un an et demi en prison.

 

La crise diplomatique alimentée par cette affaire entre ces deux pays alliés au sein de l’Otan a provoqué un effondrement en août de la livre turque et mis en lumière les fragilités de l’économie turque, lorsque Washington a haussé le ton et imposé des sanctions.

 

Ce dénouement devrait permettre de retrouver un peu de sérénité au moment où les deux gouvernements ont besoin de coopérer pour faire la lumière sur la disparition à Istanbul du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, mais surtout au sujet du conflit syrien qui envenime également leurs relations depuis plusieurs mois.

 

Pour autant, les contentieux ne sont pas tous dissipés.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a appelé Ankara à “libérer rapidement” les autres Américains toujours détenus en Turquie ainsi que des employés locaux de la diplomatie américaine.

 

Le sort du prédicateur Gülen, installé aux Etats-Unis et dont Ankara réclame jusqu’ici en vain l’extradition, est un autre dossier qui mine les relations.

 

Tout comme celui de la banque publique turque Halkbank, qui risque une amende colossale aux Etats-Unis et dont l’ex-directeur général adjoint a été condamné en mai à 32 mois de prison par la justice américaine pour contournement des sanctions américaines contre l’Iran.

 

La Turquie s’expose enfin à des mesures punitives américaines si elle mène à leur terme deux projets controversés : la poursuite d’importations de pétrole iranien après l’application de nouvelles sanctions des Etats-Unis en novembre et l’acquisition de systèmes de défense antiaérienne S-400 russes.

 

Source : AFP

 

 

Un réseau de soutien financier à l’EI démantelé en Irak

Les forces spéciales irakiennes, aidées par la coalition anti-djihadiste, ont arrêté les membres d’un groupe fournissant une aide financière à l’Etat islamique (EI), a annoncé jeudi la coalition sous commandement américain.

 

L’Irak a proclamé sa victoire sur l’EI en décembre dernier, après avoir repris les territoires conquis par le groupe djihadiste lors d’une offensive éclair en 2014, mais les combattants affiliés au groupe d’Abou Bakr Al Baghdadi continuent de commettre meurtres et enlèvements.

 

Source : Reuters

 

 

AFRIQUE

Soudan du Sud : des milliers d’enfants victimes de graves violations de leurs droits (ONU)

Le niveau de violence et de brutalité enduré par les enfants au Soudan du Sud est consternant, a déclaré la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, Virginia Gamba, alors qu’un nouveau rapport des Nations Unies indique que des milliers d’enfants ont été victimes d’infractions graves au cours des quatre dernières années.

 

Ces violations graves contre les enfants sont souvent liées entre elles : des enlèvements ont eu lieu à des fins de recrutement, les garçons et filles recrutés ont été tués, mutilés ou victimes d’abus sexuels. De nombreux enfants ont également été utilisés pour commettre des atrocités contre des civils et d’autres enfants », a souligné Mme Gamba.

 

Le Soudan du Sud est l’un des pays où le nombre d’enfants libérés des forces gouvernementales et des groupes armés est le plus élevé, avec 2.740 garçons et filles libérés entre janvier 2015 et juin 2018. Les enfants libérés ont reçu un soutien pour se réinsérer de la part de la Commission nationale pour le désarmement, la démobilisation et la réinsertion, de l’UNICEF et d’ONG.

 

Virginia Gamba a appelé les partenaires internationaux à garantir le financement de ce soutien sur le long terme pour tous les enfants libérés.

En dépit de ces libérations, la situation des enfants au Soudan du Sud reste sombre.

 

Source : ONU

 

 

Afrique du Sud : à Soweto, filles et garçons à l’école de la lutte antiviol

En Afrique du Sud, le viol est un fléau. Les statistiques officielles donnent le vertige. Sur les douze mois courant d’avril 2017 à mars 2018, 40.035 viols ont été recensés. 110 par jour.

Pour la Ligue des femmes du Congrès national africain (ANC), le parti au pouvoir, la solution passe par la castration des violeurs.

 

Sur le terrain, pour tenter d’enrayer le fléau, filles et garçons de 11 et 12 ans reçoivent eux, dans le cadre de leur cursus scolaire, des cours antiviol dispensés gratuitement par l’ONG ABS.

Dans de nombreux cas, les violences sexuelles et conjugales sont commises par des proches.

 

La lutte contre le viol passe aussi par l’éducation des garçons.

ABS préfère voir en eux des “héros” potentiels plutôt que de futurs violeurs. L’ONG cherche à développer leur empathie envers les filles, afin de prévenir tout comportement abusif.

 

Source : AFP

 

 

Soixante islamistes tués dans une frappe américaine en Somalie

Une soixantaine d’islamistes du mouvement Al Chabaab ont été tués dans une frappe aérienne américaine la semaine dernière, a annoncé mardi l’armée américaine.

En novembre 2017, une attaque aérienne américaine avait fait une centaine de morts dans un camp islamiste à 200 km au nord-ouest de Mogadiscio, la capitale.

 

Source : Reuters

 

 

Nigeria : une autre humanitaire tuée par Boko Haram

Une travailleuse humanitaire enlevée par Boko Haram a été tuée par ce groupe jihadiste dans le nord-est du Nigeria, un mois après qu’une sage-femme, également kidnappée, a été tuée par ces mêmes ravisseurs, a annoncé lundi le gouvernement nigérian.

 

Le ministre de l’Information Lai Mohammed a qualifié ce meurtre d'”ignoble, inhumain et impie” et appelé à la libération de 2 femmes encore aux mains de Boko Haram -une autre humanitaire et une jeune fille de quinze ans-.

 

Les Nations unies estiment que les violences entre Boko Haram et l’armée nigériane ont fait plus de 27.000 morts depuis 2009 et près de deux millions de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

 

Les jihadistes pratiquent les enlèvements contre rançon pour financer leurs opérations ou échanger avec le gouvernement nigérian leurs captifs contre des membres de leur groupe faits prisonniers.

 

Les autorités affirment que les islamistes sont gravement affaiblis mais Boko Haram a procédé ces derniers mois à une série d’attaques contre des bases militaires dans l’Etat de Borno et celui, voisin, de Yobe.

 

Source : AFP

 

 

Ebola en RDC : l’OMS convoque un Comité d’urgence du Règlement sanitaire international

Le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a convoqué un Comité d’urgence du Règlement sanitaire international concernant la flambée de maladie à virus Ebola au Nord-Est de la République démocratique du Congo. L’épidémie dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri a dépassé le cap des 200 cas et 100 décès.

 

Le Comité se réunira ce mercredi 17 octobre à Genève pour déterminer si cette flambée constitue une urgence de santé publique de portée internationale et quelles recommandations devraient être formulées pour gérer cette épidémie.

 

Source : ONU

 

 

Municipales au Mozambique, un test pour le processus de paix

Les Mozambicains ont voté mercredi pour élire leurs maires, un scrutin sous haute surveillance après une campagne qui a ravivé les tensions entre le parti au pouvoir, le Frelimo, et son éternel rival, la Renamo, engagés dans des pourparlers de paix.

 

La Renamo a affirmé que des fraudes avaient eu lieu dans certains bureaux de vote, ajoutant que la police était de parti pris.

Et le Frelimo a été accusé de violences et d’intimidation pendant la campagne.

 

La journée de mercredi a été calme en général, mais la police a tiré pour disperser des électeurs.

La tenue des élections municipales avait un temps été menacée par des tensions entre le gouvernement et la Renamo, ancienne guérilla transformée en parti politique à la fin de la guerre civile (1976-1992).

 

“Ce que j’attends de ces élections est un accès à l’électricité, à l’eau et le ramassage des ordures. Et puis aussi que les citoyens aient du travail”, a expliqué un électeur sans emploi, Azano Acito, à Maputo, alors que le pays est englué dans de graves difficultés financières.

 

Ces élections constituent un test du processus de paix en cours après trois années de violences (2013-2016).

La Renamo avait repris les armes en 2013 pour dénoncer la mainmise absolue du Frelimo sur le pays depuis son indépendance en 1975.

 

Le président Nyusi et le nouveau chef de la Renamo, Ossufo Momade, ont récemment fait état de progrès dans le désarmement et l’intégration des anciens rebelles de la Renamo dans la police et l’armée – un point clé des pourparlers de paix.

 

Lors du vote, la Renamo a fait état de plusieurs irrégularités et incidents, notamment l’arrestation de plusieurs de ses membres qui dénonçaient un “bourrage d’urnes” dans une municipalité.

 

Et une série d’incidents violents a émaillé la période pré-électorale, entre partisans du pouvoir et de l’opposition. Une vingtaine de personnes, principalement de l’opposition, ont été arrêtées.

Les premiers résultats sont attendus jeudi.

 

La Renamo compte sur ces scrutins pour enregistrer une percée électorale avant les élections générales de l’an prochain.

Mais de récentes réformes électorales risquent de lui porter préjudice. La victoire revient désormais à la liste qui a obtenu la majorité relative, et non plus la majorité absolue.

 

La commission électorale, largement inféodée au régime, a aussi déjà éliminé certains candidats menaçants de la Renamo. En plus de ces tensions politiques, le Mozambique doit faire face depuis un an à l’émergence d’un groupe islamiste qui opère dans la province du Cabo Delgado (nord), riche en réserves de gaz. Cette insurrection a fait officiellement 90 morts en un an.

 

Source : AFP

 

 

ASIE

Les autorités chinoises justifient la répression au Xinjiang

Les autorités chinoises justifient la politique répressive qu’elles mènent contre la communauté ouïghoure dans la province du Xinjiang par la nécessité de combattre “l’extrémisme” et d’empêcher les attaques dans cette région peuplée par une importante communauté musulmane.

 

Longtemps, le gouvernement chinois a démenti les informations concernant les détentions arbitraires ou les pratiques de “rééducation” politique dénoncées par les Occidentaux et les ONG.

 

Les arrestations de masse et la surveillance stricte des populations ouïghoure et musulmane sont désormais admises afin “d’éliminer avant qu’elles ne se produisent” des attaques commises par des activistes, a expliqué Shohrat Zakir, numéro deux du Parti communiste chinois dans la province du Xinjiang.

 

Selon les organisations de défense des droits de l’homme et d’anciens détenus, les conditions matérielles dans ces camps sont déplorables en raison des abus physiques et psychologiques qui y sont pratiqués.

 

Source : Reuters

 

 

Scandale de vaccins en Chine : amende record contre un labo

L’entreprise pharmaceutique chinoise au cœur d’un retentissant scandale de vaccins défectueux durant l’été devra verser une amende faramineuse équivalente à plus d’un milliard d’euros, ont annoncé mardi les autorités.

 

Les services sanitaires avaient découvert en juillet un processus de fabrication illégal de vaccins contre la rage dans un laboratoire de la province du Jilin (nord-est). L’affaire avait provoqué un tollé en Chine au sein de l’opinion publique.

 

Les affaires touchant à la santé infantile sont promptes à déclencher la colère de l’opinion dans le pays, où en raison de la politique de limitation des naissances, la plupart des couples n’ont qu’un seul enfant.

 

Source : AFP

 

 

Présidentielle aux Maldives : Yameen attribue sa défaite à une “encre disparaissante”

L’homme fort des Maldives Abdulla Yameen, battu à la présidentielle de septembre dont il demande l’invalidation, a blâmé une “encre disparaissante” sur les bulletins à son nom pour sa défaite surprise.

 

La Cour suprême de cet archipel de l’océan Indien a débuté dimanche son examen de la requête d’annulation du scrutin du 23 septembre.

Connu pour ses passages en force et sa répression féroce de toute dissidence, Abdulla Yameen avait reconnu dans un premier temps la large victoire de l’opposant Ibrahim Mohamed Solih.

 

Mais prétextant avoir reçu depuis des témoignages faisant état de fraude, il a engagé une procédure judiciaire pour annuler le vote. Ce recours en justice suscite l’inquiétude de la communauté internationale. Washington a menacé samedi de sanctions le président sortant, proche de Pékin, s’il remettait en cause le résultat des urnes.

 

À la tête de cette micro-nation réputée pour ses plages de sable blanc et ses hôtels de luxe, Abdulla Yameen a gouverné d’une poigne de fer durant cinq ans, en incarcérant ou forçant à l’exil ses opposants, muselant société civile et médias. Une annulation du vote constituerait un nouveau coup de théâtre, et risquerait de replonger cet archipel de 1.200 îles dans le trouble.

 

Source : AFP

 

 

La Malaisie va abolir la peine de mort

Le gouvernement malaisien a décidé de l’abolition de la peine de mort, une réforme d’emblée saluée par les organisations de défense des droits de l’homme.

Le gouvernement a opté pour l’abolition en raison d’une opposition grandissante des Malaisiens à l’égard de la peine de mort.

 

Source : AFP

 

 

Violents combats dans le nord et le centre de l’Afghanistan

De violents combats ont éclaté la nuit dernière dans le nord et le centre de l’Afghanistan, rapportent mardi les autorités locales, à 4 jours des législatives que les taliban ont promis de perturber.

 

Zabihullah Mujahid, porte-parole des taliban, a revendiqué les deux opérations, qui ont, selon lui, fait 30 morts dans les rangs de la police de la province de Samangan et 19 dans celle de Daikundi.

 

Source : Reuters

 

 

Chassés par la sécheresse, des paysans afghans subissent la misère des camps de déplacés

L’Afghanistan connaît une sécheresse très dure, ayant déjà déplacé 250.000 personnes.

Cette sécheresse a dévasté les cultures, affamé le bétail et raréfié les réserves en eau dans une grande partie de l’Afghanistan cette année.

 

De nombreuses familles ont parcouru des centaines de kilomètres, traversant des districts où s’affrontent les combattants talibans et les forces gouvernementales, pour échouer à Herat, dans l’ouest du pays.

 

Là, dans le dénuement le plus total, elles ont dressé un campement de fortune dans les rochers en périphérie de cette capitale provinciale.

La sécheresse est déclenchée par un énorme déficit de neige et de pluie l’hiver dernier et affecte aujourd’hui quelque 2,2 millions de personnes dans tout le pays.

 

Les conditions de vie sont misérables dans ces camps qui se sont multipliés ces derniers mois dans ce paysage aride et qui connaissent chaque jour l’afflux de déplacés ayant tout laissé derrière eux.

 

Face au nombre croissant de familles déplacées, les responsables afghans et des organisations humanitaires sont débordés et peinent à répondre aux besoins de nourriture, d’abris et de services de santé.

 

A l’approche de l’hiver, le Coordinateur humanitaire des Nations Unies en Afghanistan, Toby Lanzer, a appelé à un financement international d’urgence.

“Plus de 5,5 millions de personnes ont besoin d’assistance” en raison de la sécheresse et des combats.

 

Environ 1,4 million de personnes ont besoin d’une aide alimentaire d’urgence – la majorité dans l’ouest du pays – et seulement la moitié d’entre elles ont pu être secourues jusqu’à présent, indique un récent rapport du Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA).

 

Source : AFP

 

 

Inde : 300.000 évacués face à un cyclone

Un cyclone avec des vents soufflant jusqu’à 165 km/h a atteint jeudi matin la côte est de l’Inde, où 300.000 personnes avaient été évacuées, faisant 2 morts selon les médias.

 

Source : AFP

 

 

AMERIQUES

New York salue son premier week-end sans fusillade depuis 1993

New York a connu son premier week-end sans fusillade depuis 25 ans, a indiqué lundi la police new-yorkaise (NYPD).

Le nombre de fusillades est en baisse dans la capitale financière américaine : au 7 octobre, quelque 600 personnes avaient été prises dans une fusillade depuis le début de l’année.

 

Mais cette légère diminution n’empêche pas des pics.

Et le nombre de meurtres, après avoir connu un plus bas en 2017 avec 292 meurtres au total, est à nouveau à la hausse cette année.

 

Source : AFP

 

 

USA : un texte restrictif sur l’investissement étranger en vigueur en novembre

L’administration américaine va durcir en novembre les règles sur les investissements étrangers afin de protéger notamment les secteurs de la technologie et des télécommunications, a annoncé mercredi le département du Trésor, une mesure visant à empêcher la Chine de contrôler des entreprises jugées stratégiques.

 

Une loi votée au Congrès en août dernier a renforcé l’autorité du Comité des investissements étrangers aux Etats-Unis (CFIUS), chargé de vérifier que les fusions, les acquisitions et les participations minoritaires dans les entreprises américaines ne portent pas atteinte à la sécurité nationale.

 

Cette réglementation a été inspirée par la crainte de voir la Chine mettre la main sur des technologies américaines de pointe et sur des informations sensibles touchant aux citoyens.

Plusieurs parlementaires, tant républicains que démocrates, craignent que des restrictions trop sévères ne détournent les investissements chinois vers l’Europe.

 

Source : Reuters

 

 

Au Canada, la santé publique à l’épreuve du cannabis légalisé

La légalisation du cannabis récréatif au Canada vise à assécher le marché illégal et à contrôler la qualité des produits. Mais à deux jours de son entrée en vigueur, elle suscite toujours de vives inquiétudes, notamment sur la santé des jeunes et la sécurité routière.

 

Lundi, le Journal de l’association médicale canadienne a tiré la sonnette d’alarme : dans un éditorial, sa rédactrice en chef a dénoncé une “expérience incontrôlée” qui risque d’entraîner une augmentation de la consommation dans tout le pays.

 

De fait, le Canada compte parmi les pays où la consommation par habitant de cette drogue douce est l’une des plus élevées au monde : environ 4,6 millions de personnes, soit 16% de la population, ont reconnu en avoir fumé cette année.

 

Le gouvernement fédéral a dépensé plusieurs dizaines de millions de dollars pour des campagnes d’information et de prévention, notamment dans les écoles. Quatorze millions de foyers ont reçu un courrier expliquant la nouvelle règlementation, les risques pour la santé, la nécessité de garder les produits loin des enfants ou des animaux, etc.

 

D’autres s’inquiètent d’une recrudescence des accidents routiers liés à la conduite sous l’emprise de marijuana. Pour contrer ce risque, plus de 800 officiers de police ont reçu une formation pour reconnaître les conducteurs conduisant sous l’effet du cannabis, un chiffre jugé bien trop faible. 1.500 autres seront formés dans les prochaines années, a promis le gouvernement.

 

Mais pour Jean-Sébastien Fallu, spécialiste de toxicomanie à l’Université de Montréal, tous ces risques ne pèsent finalement pas lourd face aux vertus de la légalisation.

“Le cannabis n’est pas bon pour la santé, mais la prohibition est extrêmement nocive et pire que le cannabis”, insiste-t-il lors d’un entretien à l’AFP.

 

“Et puis je préfère un peu plus d’usage de cannabis et quelques méfaits de plus, que les conséquences catastrophiques de la prohibition en termes de stigmatisation, de violence, de criminalité, d’économie illicite, etc”, résume-t-il.

 

Source : AFP

 

 

Fuyant l’électricité, les Mennonites du Mexique cherchent un nouveau refuge

Le désert du nord du Mexique semblait idéal pour les Mennonites lorsqu’ils sont venus s’y installer il y a 26 ans : un lieu sans électricité, sans télévision, ni voitures. Mais aujourd’hui la communauté est profondément divisée et certains veulent partir.

 

Ils envisagent d’atteler les chevaux, de charger leurs affaires sur leurs chariots et de quitter les lieux. La raison ? L’arrivée de lignes électriques installées par le gouvernement.

“Ils disent que l’électricité est un péché”, explique Enrique Friesen, 37 ans, qui lui a choisi de rester avec sa femme et ses 8 enfants.

 

Les Mennonites du Mexique sont les descendants d’un courant protestant très conservateur issu de la Réforme au 16e siècle en Europe.

Sur les quelque 60.000 Mennonites vivant dans l’État de Chihuahua, ceux de Sabinal, au nombre de 1.500, sont les plus isolés.

 

Parmi ces derniers, près d’un tiers de ces villageois prévoient de traverser le Mexique pour se rendre dans l’Etat de Campeche, dans le sud-est du pays, où une autre communauté mennonite est déjà installée.

 

Les Mennonites sont des agriculteurs extrêmement prospères.

Lorsqu’ils ont emménagé ici en 1992, ils ont acheté leurs terres à 172 dollars par hectare. Désormais, ils envisagent de les vendre à 7.000 dollars l’hectare.

 

Source : AFP

 

 

Nicaragua : 30 manifestants de l’opposition arrêtés

30 manifestants de l’opposition ont été arrêtés dimanche à Managua par la police, qui a violemment dispersé un rassemblement contre le président Daniel Ortega, suscitant une salve de protestations à l’étranger.

 

Les forces de l’ordre ont notamment utilisé des grenades assourdissantes pour disperser les opposants, frappant hommes et femmes, ainsi que des personnes âgées.

Des journalistes ont également reçu des coups et ont été brièvement détenus, ont indiqué des médias indépendants du pays.

 

Les violences politiques au Nicaragua ont fait plus de 320 morts depuis le début des manifestations en avril dernier contre le régime du président Ortega, accusé par ses adversaires de népotisme et de corruption.

 

“Nous exigeons du gouvernement du #Nicaragua la libération des manifestants détenus, le respect du droit à la protestation pacifique dans le pays et l’arrêt de la répression et de toute intimidation contre les leaders politiques et la population civile”, a réagi le secrétaire de l’Organisation des Etats américains (OEA) Luis Almagro, dans un tweet.

 

Le ministère des Affaires étrangères du Costa-Rica – pays frontalier du Nicaragua – a souligné dans un communiqué que la situation dans ce pays l'”affecte directement” et qu’il sollicite la “médiation” de la communauté internationale pour rétablir le dialogue entre gouvernement et opposition, rompu depuis juin dernier.

 

Source : AFP

 

 

Brésil : vague d’agressions liées à la présidentielle

Une vague d’agressions en lien avec la campagne électorale au Brésil a marqué la semaine suivant le premier tour de la présidentielle, cristallisant les craintes de voir le pays sombrer davantage dans la violence si l’extrême droite arrivait au pouvoir.

 

Attaques physiques et menaces contre des adversaires politiques, des journalistes ou des homosexuels laissent redouter un déchaînement de violences si Jair Bolsonaro, grandissime favori, est élu chef de l’État le 28 octobre.

 

La multiplication de ces violences a poussé les deux candidats de la présidentielle à tenter de calmer les esprits mercredi.

Bolsonaro s’est borné à “déplorer” ces agressions, tout en rappelant qu’il avait été lui-même la victime de l’intolérance. Un attentat au couteau le 6 septembre a failli lui coûter la vie.

 

Bolsonaro file vers une nette victoire, avec 58% des intentions de vote contre 29% pour Haddad, selon un sondage Datafolha de mercredi.

Le programme du candidat du Parti social libéral (PSL) prévoit pour les policiers en opération une “protection juridique, garantie par l’État”, vue comme un permis de tuer.

 

Les favelas sont la principale cible car elles sont contrôlées par les bandes de narcotrafiquants et les milices paramilitaires. Pour l’écrivain Anderson França, il y a une vraie “préocupation sociale et humanitaire” actuellement au Brésil en raison du “discours de haine contre les femmes, les gays, les noirs et les habitants des favelas”.

 

Source : AFP

 

 

Au Brésil, les cultivateurs de soja disent merci à Trump

Le Nordeste brésilien déborde d’activité grâce à la guerre commerciale déclarée par Donald Trump à la Chine.

Mais dans l’Iowa, premier Etat producteur de soja aux Etats-Unis, les céréaliers font grise mine.

 

En cause, les droits de douane instaurés en juillet et septembre dernier par l’administration américaine sur près de 250 milliards de dollars d’importations chinoises.

Pékin a riposté en visant prioritairement les produits agricoles américains. Le soja, le plus rentable de ces produits à l’exportation, a été taxé à hauteur de 25%.

 

La Chine, 1er importateur mondial de soja délaisse désormais les Etats-Unis et se tourne toujours plus vers le Brésil, devenu une grande puissance agricole grâce au marché chinois.

Donald Trump a promis de solliciter le contribuable pour compenser les pertes du secteur agricole.

 

De nombreux agriculteurs américains sont des conservateurs dont les voix ont contribué à porter le milliardaire new-yorkais à la présidence. Ils continuent de soutenir le locataire de la Maison blanche en estimant qu’il finira par négocier un meilleur accord commercial avec la Chine, dont l’appétit est si vaste qu’elle ne pourra pas totalement se passer des céréales américaines.

 

Mais pour l’heure, la politique commerciale de Trump favorise le Brésil, le concurrent le plus redoutable des agriculteurs américains. Près de 80% des exportations de soja brésilien partent en Chine. Alors que l’économie brésilienne est en panne, le secteur agricole du pays a affiché l’an dernier un taux de croissance de 13%.

 

Grâce à la demande chinoise, la superficie totale des champs de soja au Brésil a augmenté.

Les cultivateurs se frottent les mains à la perspective de la probable élection de Jair Bolsonaro à la présidence.

 

Le candidat d’extrême droite a en effet promis de revenir sur les amendes infligées aux agriculteurs pour déforestation illégale et autres atteintes à l’environnement.

Il est “massivement soutenu”, souligne la députée Tereza Cristina, à la tête du puissant lobby agricole au Congrès.

 

Source : Reuters

 

 

Une réunion des Etats-Unis sur Cuba perturbée par des diplomates à l’ONU

Invectives, appel à la sécurité, cris et coups portés sur les pupitres… Mardi, la représentante diplomatique américaine Kelley Currie a eu bien du mal à prononcer son allocution lors d’une réunion organisée à l’ONU par les Etats-Unis sur les détenus politiques cubains, au grand dam de Cuba.

 

La diplomate a dû s’interrompre plusieurs fois, appeler à l’aide la sécurité pour évacuer la quinzaine de perturbateurs parmi lesquels figuraient des diplomates non identifiables, a constaté une journaliste de l’AFP présente dans la salle. En vain.

 

Lors d’un point-presse impromptu, Kelley Currie a affirmé que “la plupart” des manifestants étaient “des diplomates cubains”, ajoutant “n’avoir jamais vu un tel comportement” venant de diplomates au cours de sa carrière.

 

Cuba dément régulièrement détenir des prisonniers politiques, assure n’avoir que des détenus de droit commun.

La tenue de cette rencontre sur les détenus cubains avait suscité en début de semaine une vive dénonciation de Cuba.

 

La rencontre visait “à lancer à l’ONU une campagne sur les détenus politiques à Cuba”, avait expliqué un communiqué du Département d’Etat américain.

“Les quelque 130 prisonniers politiques détenus par le gouvernement cubain sont un signe explicite de la nature répressive du régime”, ajoutait-il.

 

Source : AFP

 

 

Venezuela : des centaines de personnes enterrent l’opposant Fernando Alban, mort en prison

Massées dans les rues de Caracas, des centaines de personnes ont accompagné mercredi la dépouille de l’opposant Fernando Alban, mort alors qu’il était en prison, un suicide selon les autorités, un assassinat pour l’opposition.

 

Jugé “suspect” par la communauté internationale, le décès en prison lundi de cet homme de 52 ans, conseiller municipal d’un arrondissement de Caracas, a suscité de nombreuses réactions et demandes d’enquête indépendante, de l’ONU à l’Union européenne en passant par l’Organisation des États américains.

 

Fernando Alban avait été emprisonné vendredi 5 octobre, accusé d’avoir participé à une attaque présumée aux drones explosifs contre le président Nicolas Maduro en août.

Le pouvoir chaviste affirme que Nicolas Maduro a été visé par un attentat le 4 août à Caracas, menée avec deux drones chargés d’explosif. L’opposition dénonce une mise en scène.

 

Une trentaine de personnes, dont des militaires en activité, ont été arrêtées dans le cadre de cette affaire.

L’ONG Foro Penal décompte quelque 236 “prisonniers politiques” au Venezuela.

 

Source : AFP

 

 

EUROPE

Après la rupture entre Moscou et Constantinople, la crainte d’un monde orthodoxe coupé en deux

Entre appels à l’unité et premiers signes de discorde, de nombreuses craintes ont émergé mardi au sein du monde orthodoxe au lendemain de la rupture des relations entre le puissant Patriarcat de Moscou et l’historique Patriarcat de Constantinople.

 

Lors d’une réunion extraordinaire à Minsk au Bélarus, l’Eglise orthodoxe russe a décidé lundi de rompre tous ses liens avec sa rivale historique de Constantinople. Les prêtres et les fidèles de Moscou ne pourront plus participer à des offices en commun ou communier dans des églises du Patriarcat de Constantinople.

 

Ces tensions étaient à attendre après la reconnaissance la semaine dernière par Constantinople d’une Eglise indépendante en Ukraine, une décision qui met fin à 332 années de tutelle religieuse russe dans le pays et qui a provoqué l’ire de Moscou.

 

Les orthodoxes en Ukraine sont divisés : une partie sont fidèles au Patriarcat de Moscou et une autre se revendique d’un Patriarcat de Kiev autoproclamé après l’indépendance du pays en 1991 et qui n’était jusqu’alors reconnu par aucune autre Eglise orthodoxe dans le monde.

 

La rivalité entre ces deux Eglises a été exacerbée par la crise russo-ukrainienne, marquée par l’annexion de la péninsule de Crimée en 2014 et par un conflit avec des séparatistes prorusses dans l’Est de l’Ukraine, qui a fait plus de 10.000 morts.

 

Au-delà de la question des relations turbulentes entre Moscou et Kiev, la rupture entre Constantinople et Moscou menace l’unité du monde orthodoxe, qui rassemble à travers le monde 250 millions de croyants.

 

Selon le journal russe Izvestia, cette rupture pousse désormais “l’ensemble du monde orthodoxe à choisir” entre Constantinople et Moscou.

Il a rappelé les deux précédents grands schismes de la chrétienté, en 1054 entre orthodoxes et catholiques et 1517 entre catholiques et protestants.

 

Source : AFP

 

 

Dans l’est de l’Ukraine, les écoliers vivent au rythme de la guerre

Des dizaines d’enfants entassés dans un sous-sol se couvrent la tête avec les mains : dans une école du sud-est de l’Ukraine, en proie à la guerre depuis quatre ans, on s’entraîne à agir en cas de bombardement.

 

“C’est la sonnerie longue, il faut descendre au sous-sol”, expliquent les élèves de l’école n°8 de la petite ville de Sartana, sous contrôle de Kiev, en se mettant en rang deux par deux pour suivre les flèches bleues qui conduisent vers l’abri.

 

Répété tous les mois, l’exercice est devenu presque banal : les enfants marchent vite, de façon bien organisée, certains même en plaisantant. Chaque classe dispose d’une pièce souterraine séparée, équipée de bureaux, d’une trousse de secours et d’un stock d’eau.

 

En Ukraine, le conflit opposant les forces gouvernementales aux séparatistes prorusses a fait plus de 10.000 morts depuis son déclenchement en 2014. Kiev et l’Occident accusent la Russie de soutenir militairement les séparatistes, ce que Moscou dément.

 

Située à une dizaine de kilomètres de la ligne de front, la ville de Sartana a essuyé de violents bombardements à plusieurs reprises.

La région est aussi truffée de mines.

 

A une centaine de kilomètres plus au nord, la ville de Krasnogorivka, également contrôlée par Kiev, se trouve pratiquement sur la ligne de front. Depuis le début de la guerre, elle a perdu les 2/3 de ses habitants qui ont fui les combats. Trois de ses cinq écoles sont hors d’usage.

 

Selon l’Unicef, en quatre ans de conflit, près de 750 écoles ont été endommagées ou détruites dans l’est de l’Ukraine. Quelque 200.000 enfants sont toujours contraints de suivre leur scolarité dans des zones exposées aux opérations militaires, selon un communiqué de l’Unicef publié en mai.

 

Source : AFP

 

 

Ukraine : des milliers de nationalistes défilent à Kiev

Des dizaines de milliers de nationalistes ont défilé dimanche à Kiev à l’occasion de la fête nationale du Défenseur de l’Ukraine, marquée cette année par une euphorie accrue après la reconnaissance par le Patriarcat de Constantinople d’une Eglise ukrainienne indépendante de Moscou.

 

Les participants au défilé, qui s’est déroulé dans l’après-midi dans les rues centrales de la capitale ukrainienne, ont scandé “Gloire à l’Ukraine !” et brandi des drapeaux ukrainiens bleu et jaune et ceux du mouvement nationaliste de couleurs rouge et noire.

 

Plus tôt dans la journée, une prière solennelle a réuni des milliers de croyants, parmi lesquels le président ukrainien Petro Porochenko, sur une place du centre de Kiev. Elle a été menée par le Patriarche ukrainien Filaret, qui avait été rétabli jeudi dans sa fonction hiérarchique par le Patriarcat de Constantinople, après avoir été excommunié par l’Eglise orthodoxe russe.

 

Le Patriarcat de Constantinople a pris jeudi la décision historique de reconnaître en Ukraine une Eglise indépendante de la tutelle religieuse de Moscou.

Dans le même temps, une prière rivale a réuni environ 500 personnes à la laure de Kievo-Petchersk, un grand monastère orthodoxe à Kiev, rattaché au Patriarcat de Moscou.

 

Quelque 6.000 policiers ont été déployés dans les rues de la capitale ukrainienne, en raison de la crainte de troubles entre les fidèles des deux Eglises orthodoxes.

L’Eglise orthodoxe russe a notamment dit craindre des actions, de force ou en justice, visant à lui retirer le contrôle des églises et monastères qui lui sont affiliés en Ukraine.

 

Les autorités ukrainiennes se sont voulues rassurantes, déclarant vouloir éviter une “guerre religieuse” et que le gouvernement respecterait le choix des paroisses qui décideront de rester loyales au Patriarcat de Moscou.

 

Source : AFP

 

 

Assassinat d’une journaliste à Malte : RSF réclame une enquête indépendante

Reporters sans frontières (RSF) réclame une “enquête publique indépendante” aux autorités maltaises, un an après l’assassinat de la journaliste Daphne Caruana Galizia, tuée dans l’explosion de sa voiture piégée.

 

“Qui a assassiné Daphne Caruana Galizia le 16 octobre 2017 ? Un an après les faits, l’enquête n’a toujours pas permis de répondre à cette question. Alors que 3 suspects – dont le procès n’a toujours pas commencé – ont été arrêtés et incarcérés en décembre 2017, le nom des potentiels commanditaires reste en revanche une énigme”, déplore RSF.

 

Les 5 ONG “qui ont dénoncé l’impunité qui entoure l’assassinat de la journaliste d’investigation ont également demandé au chef du gouvernement de prendre des engagements fermes pour garantir la liberté de la presse et la sécurité des journalistes dans le pays et d’ouvrir sans attendre une enquête publique sur ce meurtre”.

 

Muscat “a assuré que l’ouverture d’une enquête publique était désormais assurée et n’était plus qu’une question de temps. Il a précisé que cette enquête publique indépendante visant à établir si le meurtre de la journaliste aurait pu être évité, pourrait débuter une fois l’enquête criminelle terminée”, selon le communiqué de RSF.

 

Le blog tenu par la journaliste se voulait une arme contre la corruption, destinée à révéler les scandales de cette petite île méditerranéenne où vivent moins de 500.000 personnes, du blanchiment d’argent aux comptes offshore en passant par le népotisme.

 

Source : AFP

 

 

Le Premier ministre arménien annonce sa démission à la télévision

Le Premier ministre arménien réformateur Nikol Pachinian a annoncé mardi sa démission à la télévision, une décision attendue et destinée à convoquer des élections législatives anticipées qu’il souhaite organiser avant la fin de l’année.

 

Cette décision fait partie de la stratégie de M. Pachinian, qui souhaite lancer des réformes profondes dans ce petit pays du Caucase en marginalisant l’ancienne élite politique et en luttant contre la corruption. Son objectif est de reprendre son poste de Premier ministre, mais cette fois avec le contrôle du Parlement.

 

Nikol Pachinian est arrivé au pouvoir en mai dernier après avoir mené pendant plusieurs semaines des manifestations massives antigouvernementales, mais il ne contrôle pas le Parlement, encore largement acquis au Parti républicain de l’ex-président Serge Sarkissian, raison pour laquelle il souhaite organiser des élections anticipées.

 

Les députés arméniens ont voté le 3 octobre des amendements rendant plus difficile la convocation d’élections anticipées, poussant M. Pachinian à appeler ses partisans à se réunir près du Parlement pour protester contre cette initiative “contre-révolutionnaire”.

 

Il avait ensuite limogé 6 ministres dont les partis avaient soutenu les amendements, qui n’ont pas été promulgués par le président Armen Sarkissian.

Le Parti républicain, majoritaire au Parlement, a affirmé ne pas être opposé à des élections anticipées, mais ne veut pas les organiser avant mai ou juin 2019, et non décembre 2018.

 

Source : AFP

 

 

PLANETE GLOBALE

Les Pays-Bas sont en “guerre informatique” avec la Russie, dit la ministre de la Défense

La ministre néerlandaise de la Défense Ank Bijleveld a estimé dimanche que les Pays-Bas se trouvent en “guerre informatique” avec la Russie après avoir déjoué une cyberattaque russe en avril, rapporte la radio-télévision néerlandaise NPO.

 

Le Renseignement néerlandais a annoncé début octobre avoir expulsé en avril 4 agents russes qui préparaient une cyberattaque visant l’Organisation pour l’Interdiction des Armes chimiques (OIAC), basée à La Haye.

 

Les agents russes avaient positionné un véhicule truffé d’équipements électroniques sur le parking d’un hôtel proche du siège de l’OIAC dans le but de pirater son système informatique, selon les autorités néerlandaises.

 

Cette tentative de piratage se serait déroulée au moment où l’OIAC enquêtait sur l’empoisonnement de Sergueï Skripal, mené selon Londres par des agents du GRU, le renseignement militaire russe. Moscou a fermement démenti toute implication.

 

L’organisation enquêtait également sur une attaque chimique présumée à Douma en Syrie, imputée par les Occidentaux aux forces gouvernementales syriennes soutenues par Moscou.

La ministre néerlandaise de la Défense a indiqué que son ministère a réservé un budget plus important en matière de cybersécurité suite à ces évènements.

 

Source : AFP

 

 

Un Chinois inculpé pour espionnage aux USA, Pékin proteste

La Chine a protesté avec vigueur jeudi contre l’inculpation aux Etats-Unis d’un ressortissant chinois pour espionnage économique. Xu Yanjun, arrêté en avril dernier après une enquête du FBI, a été extradé jeudi vers les Etats-Unis, où il a été inculpé pour avoir tenté de dérober depuis décembre 2013 des informations confidentielles à des entreprises du secteur aéronautique.

 

Le Washington Post rapporte qu’il a été piégé en Belgique par des agents américains.

“Cette extradition sans précédent d’un agent des renseignements chinois met en lumière la supervision directe par le gouvernement chinois de l’espionnage économique contre les Etats-Unis”, a déclaré Bill Priestap, directeur adjoint du FBI pour le contre-espionnage.

 

Ces allégations, qui surviennent en pleine guerre commerciale sino-américaine et alors que Washington accuse Pékin de chercher à influencer les élections de mi-mandat du 6 novembre, ont été rejetées par le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

 

Selon le département américain de la Justice, Xu Yanjun est un directeur de division adjoint du ministère chinois de la Sécurité d’Etat pour la province de Jiangsu. Il a ciblé plusieurs entreprises aéronautiques américaines dont GE Aviation, filiale de General Electric.

 

Source : Reuters

 

 

OCEANIE

Ce sont les réfugiés, et non les psychiatres, qui doivent quitter Nauru (MSF)

Médecins sans frontières (MSF) s’est élevé jeudi contre le fait que Nauru ait mis un terme à sa mission dans les centres de rétention de cette île abritant les réfugiés refoulés par l’Australie, décrivant une situation sur place “au-delà du désespoir”.

 

Des psychologues de l’ONG lauréate en 1999 du prix Nobel de la Paix intervenaient depuis novembre sur la minuscule île du Pacifique proche de l’Equateur. L’organisation a annoncé samedi avoir reçu du gouvernement de Nauru l’ordre de cesser ses activités sous 24 heures.

 

“Ce ne sont pas les psychiatres et les psychologues de MSF qui devraient quitter Nauru, mais les centaines de demandeurs d’asiles et de réfugiés que l’Australie a piégé sur cette île depuis cinq ans”, a déclaré jeudi Paul McPhun, directeur exécutif de MSF Australie.

 

Plus petit pays insulaire du monde, Nauru s’est retrouvé sous le feu des critiques pour les conditions de vie des réfugiés, y compris des enfants, qui sont relégués sur son sol par l’Australie aux termes de sa politique draconienne d’immigration.

 

Source : AFP

 

 

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