L’essentiel de l’actu planétaire depuis mardi 11 septembre

 

AFRIQUE

Soudan du Sud : les belligérants signent un nouvel accord de paix

Le président du Soudan du Sud Salva Kiir et le chef rebelle Riek Machar ont signé mercredi un accord de paix lors d’un sommet régional à Addis Abeba, nouvelle tentative pour mettre un terme à une guerre civile dévastatrice qui ensanglante le pays depuis près de cinq ans.

 

Les deux hommes se sont ensuite serré la main devant des délégués et les chefs d’Etat de l’Ouganda et du Soudan, et en présence du Premier ministre éthiopien. Le conflit a, depuis décembre 2013 fait des dizaines de milliers de morts, poussé des millions de Sud-Soudanais à fuir leurs foyers et provoqué une crise humanitaire marquée par des épisodes de famine.

 

Faire travailler ensemble Machar et le président Kiir ne sera pas une mince affaire, leur coopération ayant toujours dans le passé abouti au chaos et au conflit, soulignent des observateurs.

 

L’accord signé mercredi à Addis Abeba est le fruit d’une intense pression diplomatique : le Conseil de sécurité des Nations unies avait ainsi imposé mi-juillet un embargo sur les armes au Soudan du Sud et des sanctions contre deux responsables militaires, pour pousser les dirigeants à retourner à la table des négociations.

 

Sous l’égide de l’Igad, l’Organisation des Etats d’Afrique de l’Est, les deux dirigeants sud-soudanais avait déjà signé en juillet et début août une série d’accords prévoyant notamment un cessez-le-feu permanent et un partage du pouvoir, après des semaines d’intenses négociations à Khartoum, au Soudan voisin.

 

Ces accords prévoient entre autres le retour de M. Machar à Juba pour occuper un des cinq postes de vice-président prévus dans un gouvernement d’unité nationale qui devrait être formé d’ici trois mois et sera en au pouvoir pour une durée de trois ans.

 

Le Soudan, en pleine crise économique, a hâte de voir à nouveau couler le pétrole en provenance du Soudan du Sud dont l’économie s’est effondrée. Les deux pays ont désespérément besoin de revenus.

 

Source : AFP

 

Lire aussi :

http://infosplanetaires.com/afrique/soudan-du-sud-nettoyage-ethnique-et-dirigeants-a-la-piscine.html

 

 

Sur les Grands-Lacs africains, la guerre du poisson a commencé

L’Ouganda et la RDC se partagent les lacs Edouard et Albert.

La RDC en possède la plus grande partie, mais la pêche non régulée a vidé les eaux congolaises de poissons. Les pêcheurs de l’est de la RDC poussent dès lors jusqu’en Ouganda, où les autorités tentent de lutter contre la surpêche.

 

La fréquence des patrouilles ougandaises a augmenté ces derniers mois, traduisant la volonté de Kampala de mettre un terme à la pêche illégale. Ces missions ont mené aux arrestations de 400 pêcheurs congolais et ont provoqué des tensions entre Kampala et Kinshasa, dont les forces armées se sont brièvement affrontées en juillet sur le lac Edouard.

 

L’industrie de la pêche, principalement sur les lacs Victoria, Edouard et Albert, représente 3% du PIB ougandais et emploie 700.000 personnes selon des statistiques ougandaises, un enjeu non négligeable pour ce pays parmi les plus pauvres au monde.

 

Mercredi, la marine congolaise a accusé son homologue ougandaise de la mort de 4 pêcheurs congolais retrouvés ligotés et portant des traces de balles sur le lac Edouard, des accusations démenties par les Ougandais. Et une association de pêcheurs congolais accuse la marine ougandaise de les arrêter pour leur réclamer de l’argent.

 

Mais selon le lieutenant Kato, le plus grand défi de l’opération est le manque de coopération de Kinshasa ainsi que les rebelles congolais qui kidnappent régulièrement les pêcheurs ougandais pour réclamer des rançons.

 

Plus au sud, le Rwanda lutte également contre la pêche illégale sur un lac qu’il partage avec la RDC, le lac Kivu.

 

Source : AFP

 

 

En Somalie, les problèmes structurels politiques et de sécurité n’ont pas fondamentalement changé (ONU)

Malgré de remarquables progrès réalisés ces trois dernières années, la Somalie est toujours confrontée à de graves défis politiques et sécuritaires, a alerté l’envoyé de l’ONU dans le pays, Michael Keating, au terme de son mandat.

 

Les attaques des Shabaab, le manque de confiance entre le gouvernement central et les États membres de la fédération, les divisions claniques et la perspective d’une catastrophe humanitaire sont autant de défis en Somalie, a prévenu le Représentant spécial.

 

Source : ONU

 

 

Burundi : le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU regrette le non-déploiement de ses experts

La Haut-Commissaire adjointe des Nations Unies aux droits de l’homme a appelé le Burundi à renouer les contacts avec tous les organes internationaux de défense des droits de l’homme après sa décision de révoquer les visas accordés à 3 experts du Haut-Commissariat.

 

Les experts déployés avaient pour mission de recueillir des informations sur les violations des droits de l’homme et de les transmettre aux autorités judiciaires nationales.

La Commission d’enquête de l’ONU sur le Burundi affirme que de graves violations des droits de l’homme ont continué d’être commises au Burundi en 2017 et 2018.

 

Source : ONU

 

 

Le Sénégal, deuxième pays d’Afrique à adhérer à la Convention sur l’eau

Après le Tchad en février dernier, le Sénégal est devenu le deuxième pays du continent africain et hors de la région paneuropéenne à adhérer à la Convention sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux.

 

La gestion et l’utilisation de ces ressources en eau constituent donc un enjeu stratégique pour assurer le développement et préserver la stabilité régionale ce d’autant plus que la disponibilité de l’eau est affectée par les changements climatiques.

 

L’adhésion du Sénégal à la Convention sur l’eau vise à soutenir les efforts entrepris par le pays d’Afrique de l’ouest dans la gestion durable de ses ressources en eau.

 

Source : ONU

 

 

Libye : Tripoli et ses habitants empêtrés dans les violences

Le cycle infernal des violences se poursuit dans la capitale libyenne Tripoli, après une semaine de combats sanglants entre groupes armés et une attaque de l’organisation Etat islamique (EI), rendant les conditions de vie toujours plus rudes pour les habitants.

 

Après les affrontements qui ont fait au moins 63 morts fin août-début septembre, et l’attaque de l’EI contre le siège de la Compagnie nationale de pétrole (NOC) lundi, des roquettes se sont abattues dans la nuit de mardi à mercredi près du seul aéroport de la capitale encore en service, sans faire de victimes.

 

A la suite des récents combats, la trêve entre groupes armés conclue le 4 septembre sous l’égide de la mission de l’ONU en Libye (Manul) reste fragile.

Le gouvernement d’union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj, reconnu par la communauté internationale, est basé à Tripoli. Mais, il n’est pas parvenu à y asseoir son autorité.

 

L’EI reste actif en Libye, pays à la dérive sept ans après la chute du régime de Mouammar Kadhafi.

Une myriade de groupes jihadistes et de milices armées, qui changent d’allégeance selon leurs intérêts, font régner un climat d’insécurité.

 

Source : AFP

 

 

Libye : Paris maintient son calendrier en dépit de Rome et Tripoli

La France a réaffirmé jeudi sa volonté de voir se tenir en Libye des élections d’ici la fin de l’année en dépit des fortes réserves de Tripoli et de Rome sur ce calendrier. Le Premier ministre libyen Fayez Seraj, qui dirige le gouvernement reconnu par la communauté internationale, a estimé que l’instabilité ne permettait pas l’organisation d’élections à court terme.

 

Le ministre italien des Affaires étrangères, Enzo Moavero Milanesi, s’est fait l’écho de ces commentaires, jugeant nécessaire de reconsidérer la date de scrutin retenue lors de la conférence internationale organisée en mai à Paris.

 

L’Italie et la France rivalisent d’influence en Libye, divisée depuis 2014 entre l’homme fort de l’Est libyen, le maréchal Khalifa Haftar – considéré comme proche de Paris et du Caire – et le gouvernement de Tripoli, qui entretient des relations étroites avec Rome.

 

Le pays, en crise depuis le renversement de Mouammar Kadhafi en 2011, riche en ressources naturelles, concentre les réseaux de passeurs, par lesquels des dizaines de milliers de migrants ont transité pour rejoindre l’Europe par la Méditerranée.

 

Source : Reuters

 

 

Zimbabwe : urgence à Harare en raison d’une épidémie de choléra

Le Zimbabwe a déclaré l’état d’urgence dans sa capitale Harare en raison d’une épidémie de choléra qui a fait 20 morts et contaminé plus de 2.000 personnes qui avaient consommé de l’eau souillée par l’explosion de canalisations d’évacuation, a annoncé mardi le nouveau ministre de la Santé Obadiah Moyo.

 

La municipalité d’Harare mène un combat quotidien depuis plus d’une décennie pour approvisionner en eau potable les habitants de la capitale.

Le Zimbabwe a été touché en 2008 par une épidémie de choléra qui avait fait plus de 4.000 morts et contaminé 40.000 personnes.

 

Source : Reuters

 

 

PROCHE ET MOYEN-ORIENT

La Turquie œuvre auprès de la Russie en faveur d’une trêve à Idlib

Le régime syrien, qui est appuyé par Moscou et Téhéran, prépare une grande offensive pour reprendre la province d’Idlib, dernier gros bastion syrien encore aux mains des rebelles. Les Nations unies ont mis en garde contre une catastrophe humanitaire à venir en cas d’offensive dans cette région qui compte trois millions d’habitants.

 

La Turquie, qui soutient l’opposition au régime syrien, met en garde depuis des jours le président syrien Bachar al Assad et ses alliés contre cette offensive.

“Nous travaillons d’arrache-pied avec la Russie, l’Iran et nos alliés à la paix et à la stabilité dans la région, pour qu’une tragédie humanitaire soit évitée”, a dit le ministre turc de la Défense.

 

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a rencontré ses homologues iranien et russe la semaine dernière à Téhéran, mais ils n’ont pu se mettre d’accord sur un cessez-le-feu dans le secteur d’Idlib.

 

L’aviation russe et syrienne a lancé plusieurs vagues de bombardements contre la province d’Idlib la semaine dernière, faisant des dizaines de morts, mais des observateurs déployés faisaient état jeudi d’une relative accalmie.

 

L’armée turque a dans le même temps renforcé ses postes militaires implantés à l’intérieur de la province d’Idlib, afin de dissuader Damas de lancer cette offensive susceptible de provoquer une nouvelle catastrophe humanitaire à ses frontières, a-t-on appris de sources turques et auprès des rebelles.

 

Source : Reuters

 

 

La Turquie intensifie ses livraisons d’armes aux rebelles d’Idlib

La Turquie a intensifié ces derniers jours ses livraisons d’armes aux rebelles de la province d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, où l’armée gouvernementale syrienne et ses alliés veulent lancer une offensive terrestre malgré les mises en garde de la communauté internationale.

 

Des sources rebelles ont déclaré à Reuters que l’aide militaire turque s’était accentuée depuis le sommet de Téhéran vendredi dernier entre les présidents russe, turc et iranien, où aucun accord n’a pu être trouvé pour prévenir l’offensive des forces de Damas.

 

La Turquie, qui accueille déjà trois millions et demi de réfugiés syriens, craint un nouvel exode en direction de son territoire si la province d’Idlib, dernier bastion des insurgés en Syrie, est attaquée par les troupes loyalistes.

 

“Les Turcs ont promis leur soutien militaire en vue d’une longue bataille”, a déclaré à Reuters un chef de l’Armée syrienne libre (ASL), alliance armée des rebelles qui est aidée depuis des années par les Occidentaux et Ankara.

 

Environ 3 millions de personnes vivent dans la province d’Idlib. Les avions syriens et russes ont intensifié ces derniers jours leurs raids sur la région, ainsi que sur les zones rebelles de la province de Hama, apparemment en prélude à leur grande offensive terrestre.

 

Les principales localités de la province d’Idlib sont contrôlées non par l’ALS mais par des djihadistes liés à l’ancienne branche syrienne d’Al Qaïda, le Front Al Nosra.

L’armée turque envoie aussi des renforts et des armes lourdes depuis une semaine dans la douzaine de postes d’observation qu’elle a établis dans la région d’Idlib, ainsi que plus à l’est.

 

Source : Reuters

 

 

La guerre en Syrie a fait plus de 360.000 morts depuis 2011

La guerre en Syrie a fait plus de 360.000 morts, selon un nouveau bilan fourni jeudi par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), au moment où Damas et son allié russe menacent de lancer une offensive contre l’ultime grand bastion insurgé d’Idleb.

 

La guerre en Syrie a commencé en mars 2011 après la répression sanglante par le régime de manifestations pacifiques réclamant des réformes démocratiques, dans la foulée du Printemps arabe. Des opposants au président Bachar al-Assad ont alors pris les armes.

 

Elle s’est complexifiée au fil des ans avec l’implication de puissances et mouvements étrangers ainsi que de groupes jihadistes.

Dans cette guerre dévastatrice, les civils ont payé un lourd tribut notamment au cours des dernières offensives menées contre les fiefs rebelles, dont celui de la Ghouta orientale.

 

Cette enclave proche de Damas a été la cible entre février et avril d’une vaste opération militaire du régime Assad et de l’armée russe ayant tué à elle seule plus de 1.700 civils, selon l’OSDH.

Le régime a désormais dans le viseur la province d’Idleb, frontalière de la Turquie dans le nord-ouest syrien.

 

Une offensive à Idleb risque d’entraîner la pire “catastrophe humanitaire” du 21e siècle, a mis en garde l’ONU, sachant que la province et les territoires insurgés adjacents abritent environ trois millions d’habitants, dont la moitié sont des déplacés.

 

Source : AFP

 

 

Israël : Netanyahu accuse l’Europe de complaisance envers l’Iran

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accusé mercredi les dirigeants européens de faire preuve de complaisance vis-à-vis de l’Iran au lieu de s’opposer à ses activités “terroristes”.

 

“Le temps est venu pour le monde de s’unir dans la lutte contre les organisations terroristes. Il l’a fait dans une certaine mesure contre le groupe État islamique (EI), mais il ne le fait pas contre l’Iran”.

 

Le 8 mai, le président Donald Trump a annoncé le retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien et le rétablissement des sanctions contre Téhéran ainsi que contre toutes les entreprises ayant des liens avec ce pays. Les puissances européennes ont rejeté la demande des Etats-Unis d’isoler économiquement l’Iran.

 

Adversaire ardent de l’accord nucléaire et du régime iranien, le Premier ministre israélien appelle à renforcer les sanctions. Il se dit inquiet que l’Iran ne se dote de la bombe atomique, dont il voit son pays comme la cible désignée.

 

Source : AFP

 

 

L’Iran a trois à quatre mille centrifugeuses, selon Larijani

L’Iran dispose de trois à quatre mille centrifugeuses en état de marche, a annoncé mercredi le président du Parlement, Ali Larijani, cité par l’agence de presse Tasnim.

Ce total, sur lequel Téhéran communique rarement, reste inférieur à la limite fixée par l’accord international sur le programme nucléaire iranien, dénoncé en mai par les Etats-Unis.

 

Les autres signataires (France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Allemagne) s’efforcent de le sauver, mais la République islamique menace d’accroître ses capacités d’enrichissement d’uranium en augmentant son parc de centrifugeuses s’ils n’y parviennent pas.

 

Ali Akbar Salehi, directeur de l’Agence iranienne de l’énergie atomique, avait annoncé dimanche l’achèvement d’une unité de fabrication de centrifugeuses de dernière génération.

“L’Amérique et Israël ont un plan contre l’Iran et ils ont tiré un trait sur un accord qu’ils ont eux-mêmes réclamé”, a souligné Ali Larijani, selon Tasnim.

 

Source : Reuters

 

 

Pétrole : les solutions de l’Iran face aux sanctions américaines

L’Iran risque de voir ses exportations de pétrole chuter avec le retour de sanctions américaines contre son secteur énergétique en novembre, mais son expérience dans le contournement d’embargos pourrait lui permettre d’atténuer leurs effets.

 

Entre 2012 et 2015, au plus dur des sanctions internationales, la République islamique est parvenue à écouler une partie de son brut à l’étranger, notamment en maquillant ses pétroliers, et ces méthodes n’ont jamais vraiment cessé, notent certains analystes.

 

Le retour de ces sanctions extraterritoriales procède de la décision annoncée en mai par la Maison Blanche de se retirer unilatéralement de l’accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015 à Vienne.

 

Promettant “une pression financière sans précédent” sur l’Iran, Washington dit être déterminé à réduire “à zéro” ses exportations de brut et menace les entreprises ou pays qui continueraient de lui acheter du pétrole.

 

Ces pressions ont déjà fait chuter de 24% les ventes de pétrole de l’Iran entre mai et août, selon l’agence d’information financière Bloomberg.

Mais, pour plusieurs analystes, l’objectif “zéro” du gouvernement américain paraît irréaliste.

 

L’Iran détient les quatrièmes réserves mondiales prouvées de pétrole et nombre de pays, en Asie particulièrement, ont besoin de se fournir en brut iranien, d’autant que leurs raffineries sont spécialement conçues pour traiter cette variété de pétrole-là et pas une autre.

 

Source : AFP

 

 

Irak : crise à Bassora, nouvelle donne politique à Bagdad, et après ?

Bassora, province pétrolière voisine de l’Iran, vient de vivre une semaine de feu et de sang, qui s’est conclue par une tempête politique à Bagdad qui devrait emporter le Premier ministre sortant Haider al-Abadi.

 

La crise dans cette ville du sud de l’Irak –qui a mené à la mort de 12 manifestants et à l’incendie du consulat d’Iran– et son dénouement incarnent, pour les experts, le dilemme de l’Irak, pris en étau entre ses deux alliés : les ennemis américain et iranien.

 

Vendredi soir à Bassora, les manifestants hurlaient “Iran, dehors!”, au milieu des flammes ravageant le consulat du très influent voisin de l’Irak.

Moins de 24 heures plus tard, à Bagdad, le bloc pro-Iran au Parlement annonçait être en mesure de former le prochain gouvernement, quatre mois après les législatives.

 

Pour le politologue irakien Essam al-Fili, ce coup de théâtre à Bagdad est la preuve que les événements de Bassora sont “en réalité un conflit entre partis politiques soutenus par des acteurs régionaux et mondiaux”.

 

“C’est le coup de grâce pour le plan américain”, a estimé l’un des chefs de file du bloc pro-Iran, Qaïs al-Khazali.

Mais Essam al-Fili avance : “un futur gouvernement qui servirait avant toute chose les intérêts de l’Iran sera (…) renversé rapidement par l’opinion”.

 

Source : AFP

 

 

Yémen : la coalition arabe s’empare de la route Hodeïda-Sanaa

Les troupes yéménites appuyées par la coalition arabe se sont emparées de la route reliant la ville portuaire de Hodeïda à la capitale Sanaa, bloquant une voie de ravitaillement essentielle pour les miliciens Houthis qui contrôlent ces deux villes, a-t-on appris jeudi auprès d’habitants et de sources militaires.

 

L’alliance militaire arabe, sous conduite saoudienne, a repris son offensive contre Hodeïda, les négociations de paix prévues à Genève n’ayant pas eu lieu car la délégation des Houthis n’a pu se rendre en Suisse.

 

La coalition arabe pense qu’en s’emparant de Hodeïda, elle pourra contraindre le mouvement Houthi, appuyé par l’Iran, à négocier. Hodeïdah, au bord de la mer Rouge, est le principal port du Yémen et, à ce titre, non seulement une ligne de ravitaillement essentielle pour les Houthis mais aussi pour des millions de Yéménites.

 

L’ONU craint qu’une offensive contre Hodeïda ne provoque une famine dans le reste du pays, où 8,4 millions d’habitants sont menacés par la faim. “La situation s’est fortement aggravée au cours des derniers jours. Des familles sont absolument terrifiées par les bombardements”, a déclaré Lise Grande, coordinatrice des Nations unies pour les questions humanitaires.

 

Source : Reuters

 

 

Qatar : l’OIT accueille favorablement la nouvelle loi sur les travailleurs migrants  

Le Qatar a introduit une nouvelle législation visant à garantir la liberté de mouvement des travailleurs migrants, a salué récemment l’Organisation internationale sur le travail (OIT). Les travailleurs migrants au Qatar couverts par le code du travail n’auront plus besoin d’obtenir une autorisation de sortie pour pouvoir quitter le pays.

 

Le Qatar et l’OIT se sont engagés à coopérer en vue de garantir le respect des conventions internationales du travail ratifiées, et de mettre progressivement en œuvre les principes et droits fondamentaux au travail dans l’Etat du Qatar durant la période 2018-2020.

 

Source : ONU

 

 

ASIE ET OCEANIE

Un super typhon atteint les Philippines

Le super typhon Mangkhut a touché tôt samedi le nord des Philippines, frappé par des vents atteignant les 255 km/h et des pluies abondantes, ont annoncé les services météo.

Les autorités philippines avaient auparavant augmenté le niveau d’alerte, redoutant des destructions majeures.

 

“Restez chez vous autant que vous le pouvez”, a lancé un météorologue du service national philippin, Chris Perez, aux 4 millions de personnes susceptibles de se trouver sur la trajectoire du typhon.

 

Des milliers de personnes ont déjà fui leur logement dans les zones côtières septentrionales d’un pays régulièrement en proie à des désastres naturels. Les services météo ont prévenu que “les dommages subis par les habitants pourraient être très importants” et s’attendent à de “sévères perturbations dans l’alimentation électrique et les services de communication”.

 

Les autorités craignent particulièrement les inondations et les glissements de terrain. Les petits villages pauvres de pêcheurs sont aussi très vulnérables.

Les Philippines sont frappées chaque année par une vingtaine de typhons qui font des centaines de morts et aggravent la pauvreté de millions de personnes.

 

Source : AFP

 

 

Un sommet, des manœuvres soulignent la force de l’axe Moscou-Pékin

Le président chinois Xi Jinping, dont les relations se sont tendues avec son homologue américain Donald Trump, a insisté mardi sur l’importance des relations entre Pékin et Moscou lors d’un sommet sino-russe en Russie.

 

Parallèlement, les armées chinoises et russes entamaient des manœuvres militaires conjointes d’une ampleur sans précédent, à la frontière entre les deux pays.

Les relations ont longtemps été marquées par une méfiance mutuelle, les nationalistes russes soulignant l’influence croissante de la Chine dans l’Est russe, riche en minéraux.

 

Mais la Russie s’est tournée vers la Chine après les sanctions que lui ont infligées les pays occidentaux suite à son annexion de la Crimée en mars 2014. Les relations commerciales entre les deux pays, qui partagent une frontière terrestre de plus de 4.200 km, se sont fortement développées depuis.

 

La Chine, dont l’excédent commercial avec les Etats-Unis s’est creusé au mois d’août, est engluée depuis quelques mois dans une guerre commerciale avec les Etats-Unis. Les deux pays s’infligent mutuellement des droits de douane sur un nombre de plus en plus élevé de produits.

 

La Russie a entamé mardi ses manœuvres militaires les plus importantes depuis la chute de l’Union soviétique. Quelque 300.000 hommes y participent ainsi qu’un millier d’avions militaires, deux flottes navales russes et toutes les unités aéroportées russes.

 

Cette activité fait partie de la première étape de l’exercice, qui se termine le 17 septembre, indique le ministère.

Certains experts voient les jeux de guerre comme un message à Washington, avec lequel Moscou et Pékin ont tendu leurs liens.

 

“Avec ses manœuvres Vostok-2018, la Russie envoie un message indiquant qu’elle considère les Etats-Unis comme un ennemi potentiel et la Chine comme un allié potentiel”, écrit Dmitri Trénine, ancien colonel de l’armée russe et directeur du groupe d’études Carnegie Moscow Center.

 

“La Chine, en envoyant des éléments de son armée pour s’entraîner avec les Russes, signale que la pression américaine le pousse à une coopération militaire beaucoup plus étroite avec Moscou”.

 

Source : Reuters

 

 

Kouriles : 4 îles qui empoisonnent les relations nippo-russes

Riches en minerais et en poissons, garantes de l’accès de la flotte russe à l’océan Pacifique, 4 îles de l’archipel des Kouriles sont toujours au cœur d’un différend territorial entre Moscou et Tokyo, 70 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale.

 

Mercredi, Vladimir Poutine a créé la surprise en proposant au Japon de tourner cette page de l’histoire en signant, “sans condition préalable”, un traité de paix entre les deux pays.

 

Appelées “Kouriles du Sud” par la Russie et “Territoires du Nord” par le Japon, ces îles font actuellement partie de la région russe de Sakhaline (Extrême-Orient).

Mais pour le Japon, elles dépendent toujours de la préfecture de Hokkaïdo, sont “illégalement occupées par la Russie” et empêchent la signature d’un traité de paix entre les deux pays.

 

Valéri Kistanov, responsable du Centre d’études japonaises auprès de l’Institut russe de l’Extrême-Orient, explique leur importance : “Elles sont très riches en eaux thermales, en minerais et en métaux rares comme le rhénium”, utilisé pour la fabrication des moteurs d’avions supersoniques. “Mais la plus grande richesse”, “ce sont d’immenses réserves de poissons”.

 

Ces îles ont également une importance stratégique, souligne-t-il : elles permettent l’accès permanent à l’océan Pacifique pour les bâtiments de guerre russes basés à Vladivostok grâce au détroit entre Kounachir et Itouroup qui ne gèle pas en hiver. Enfin, leur contrôle intégral protège la mer russe d’Okhotsk, plus au nord, d’une éventuelle incursion sous-marine étrangère.

 

Source : AFP

 

 

Pékin ne cédera pas face à Washington dans les discussions commerciales

La Chine ne se pliera pas aux exigences des Etats-Unis dans les discussions commerciales entre les deux pays, écrit le China Daily dans un commentaire publié vendredi, au lendemain de l’annonce d’une invitation transmise par Washington à Pékin pour un nouveau cycle de négociations.

 

Donald Trump s’est dit prêt la semaine dernière à taxer 267 milliards de dollars d’importations chinoises en plus de celles de 200 milliards sur lesquelles le président américain doit se prononcer prochainement.

Il a d’ores et déjà imposé des droits de douane de 25% sur 50 milliards de produits chinois.

 

Source : Reuters

 

 

La guerre commerciale pousse des entreprises chinoises à l’exode

A l’heure où l’Amérique de Donald Trump impose des droits de douane punitifs au “made in China”, des entreprises chinoises délocalisent leur production, du Vietnam au Mexique, pour échapper aux contrecoups de la guerre commerciale.

 

Exaspéré par son abyssal déficit avec le géant asiatique, Washington a imposé entre juillet et août des droits de 25% visant des marchandises importées de Chine d’une valeur de 50 milliards de dollars par an et s’apprête à taxer 200 milliards de dollars de biens supplémentaires.

 

Seul moyen d’y échapper pour nombre de firmes chinoises : assembler leurs produits ailleurs. Des fabricants de pneus, de plastiques ou de textile ont déjà entamé cette délocalisation, selon des déclarations commerciales consultées par l’AFP.

 

La tendance n’est pas nouvelle : confrontée au renchérissement de la main-d’œuvre locale et au durcissement des réglementations environnementales, l’industrie chinoise s’efforce déjà de délocaliser une partie de sa production, notamment en Asie du sud-est.

 

“Les tensions commerciales sino-américaines accélèrent la tendance” et cet exode “alimente les problèmes de chômage” en Chine même, souligne Cui Fan, directeur de recherche de la China Society of WTO Studies, groupe de réflexion affilié au gouvernement.

 

Les fabricants Hasbro (jouets), Olympus (appareils photos) ou encore Deckers (chaussures), parmi beaucoup d’autres multinationales, ont déjà délocalisé hors de Chine des chaînes de production. Mais les firmes chinoises leur emboîtent désormais le pas.

 

Source : AFP

 

 

Pékin “éduque” les musulmans du Xinjiang, fustige l’échec de l’Europe

Les autorités chinoises ne persécutent pas les musulmans de la province du Xinjiang mais les “éduquent” pour éviter la diffusion des idées extrémistes, alors que les pays européens ont échoué dans ce domaine, a déclaré jeudi un responsable chinois.

 

“Ce ne sont pas des mauvais traitements”, a assuré Li Xiaojun, directeur de la communication au bureau des droits de l’homme du Conseil des affaires de l’Etat, l’administration gouvernementale chinoise.

 

“La Chine met en place des centres de formation professionnelle, des centres éducatifs”, a-t-il poursuivi en réponse aux accusations de l’Onu selon laquelle au moins un million d’Ouïghours, ethnie musulmane du Xinjiang, seraient détenus dans des camps d’internement et de “rééducation”.

 

Haut-Commissaire des droits de l’homme des Nations unies, Michelle Bachelet a appelé lundi Pékin à autoriser l’envoi d’observateurs pour vérifier ces informations, provoquant la colère du gouvernement chinois.

 

 

Source : Reuters

 

 

Le conflit afghan en passe de devenir le plus meurtrier au monde

Le conflit afghan, qui connaît ces dernières semaines un net regain de violence, est en passe de devenir le plus meurtrier au monde en 2018, devant celui en Syrie, en dépit d’espoirs de dialogue avec les talibans.

 

“La guerre en Afghanistan est en voie de dépasser les 20.000 morts en 2018, civils compris”, affirme Graeme Smith, consultante pour l’International Crisis Group (ICG).

Si 2018 atteint des records en pertes humaines, c’est en partie “en raison d’un Etat islamique (EI) impitoyable, résistant”, malgré des effectifs réduits estimés à 2.000 hommes.

 

Face à la pression, les Etats-Unis, présents depuis 2001, ont décidé début 2018 d’augmenter leurs moyens militaires tout en prônant “une résolution pacifique” du conflit, selon leur secrétaire d’Etat Mike Pompeo.

 

Quelque 14.000 soldats américains opèrent en soutien des forces afghanes, qu’ils forment et accompagnent en opérations, notamment aériennes.

Mais les talibans sont “plus organisés”, appuyés par “des combattants qui ont afflué en Afghanistan pour (les) épauler”, estime l’analyste politique afghan Atta Noori.

 

“Le Pakistan a unifié un bloc de pays et ses combattants locaux contre le plan américain”, renchérit pour l’AFP l’ex-général afghan Atiqullah Amarkhil, quand Islamabad nie toute immixtion chez son voisin.

 

“Il a invité la Russie et l’Iran à financer des combattants. Les talibans disposent maintenant d’insurgés mieux équipés et formés, capables de multiplier les attaques et de conquérir plus de territoires”, affirme-t-il.

 

Des négociations “formelles” restent “une perspective lointaine”, évalue l’ICG, quand bien même “les parties en conflit ont rarement consacré autant d’attention au rétablissement de la paix”.

 

En attendant de telles avancées, cette flambée de violence inquiète tant que les élections parlementaires de mi-octobre, les premières depuis 2010, pourraient être reportées, selon plusieurs sources.

 

Source : AFP

 

 

Birmanie – Suu Kyi : L’emprisonnement des journalistes pas lié à la liberté d’expression

La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi a déclaré jeudi que la condamnation de 2 journalistes birmans de l’agence Reuters à 7 ans de prison n’était pas liée à la liberté d’expression et que les 2 journalistes pouvaient faire appel de cette décision de justice.

 

Ils ont été reconnus coupables d’avoir enfreint la loi sur les secrets d’Etat, lorsqu’ils se sont procurés des documents relatifs aux forces de sécurité birmanes dans le cadre de leur enquête sur le massacre de 10 Rohingya au cours d’une opération militaire menée il y a un an dans l’ouest de la Birmanie.

 

Par ailleurs, la lauréate du prix Nobel de la paix en 1991 a dit qu’il apparaissait, “avec le recul”, que son gouvernement aurait pu “mieux gérer” la situation dans l’Etat de Rakhine, où l’armée a mené une répression contre la minorité musulmane rohingya qualifiée de “nettoyage ethnique” par l’Onu.

 

Plus de 700.000 Rohingya ont fui vers le Bangladesh depuis le début des représailles militaires lancées après l’attaque coordonnée, le 25 août 2017, d’une trentaine de commissariats par les séparatistes de l’Armée du salut des Rohingya de l’Arakan (ASRA).

 

Source : Reuters

 

 

La vie de désespoir des réfugiés relégués par l’Australie sur une île du Pacifique

A Nauru, minuscule caillou du Pacifique, des réfugiés relégués par l’Australie racontent à l’AFP une vie sans perspective, sans soins et sans espoir.

 

Nauru, le plus petit pays insulaire du monde, vient d’accueillir le Forum des îles du Pacifique (Fip) mais a interdit aux journalistes l’accès aux camps de rétention où Canberra refoule les clandestins qui tentent de gagner l’Australie par la mer.

 

L’AFP a toutefois réussi à y pénétrer et à rencontrer des réfugiés dont la quasi-totalité ont souhaité l’anonymat pour des raisons de sécurité.

A Nauru, près d’un millier de migrants dont une centaine d’enfants, sur 11.000 habitants, vivent dans 8 camps financés par Canberra, certains depuis cinq ans, selon leurs récits.

 

Beaucoup de migrants vont mal et souffrent de problèmes psychologiques liés à leur isolement sur l’île.

Les évacuations sanitaires vers l’Australie sont rares selon eux.

Les ONG ne cessent de dénoncer la politique d’immigration draconienne de l’Australie.

 

Depuis 2013, Canberra, qui dément tout mauvais traitement, refoule systématiquement en mer tous les bateaux de clandestins, originaires pour beaucoup d’Afghanistan, du Sri Lanka et du Moyen-Orient.

 

Ceux qui parviennent à passer par les mailles du filet sont envoyés dans des îles reculées du Pacifique. Canberra argue qu’il sauve ainsi des vies en dissuadant les migrants d’entreprendre un périlleux voyage. Les arrivées de bateaux, qui étaient quasiment quotidiennes, sont aujourd’hui rarissimes.

 

Les enfants des réfugiés n’ont ni école, ni avenir. Même eux font des tentatives de suicide.

Pas de perspectives, et pas de soins.

Les défenseurs des droits dénoncent des conditions effroyables et font état d’accusations d’agressions sexuelles et d’abus physiques.

 

Source : AFP

 

 

Baleines : la CBI dit non au retour de la chasse, le Japon menace de partir

La Commission baleinière internationale (CBI) a dit non vendredi au retour de la chasse commerciale, au grand dam du Japon, qui menace de claquer la porte de cet organisme vieux de 72 ans et plus divisé que jamais.

 

La consommation de baleine a une longue histoire dans l’archipel nippon, pays de pêcheurs où le cétacé a été chassé pendant des siècles.

L’industrie baleinière a connu son essor après la Seconde guerre mondiale, mais ces dernières années la consommation de chair de baleine a considérablement diminué.

 

De son côté, Tokyo estime que la population de baleines est assez importante pour supporter une reprise de la chasse commerciale.

 

Source : AFP

 

 

Ukraine : Washington et l’UE condamnent des élections factices dans l’Est pro-russe

Les États-Unis et l’Union européenne ont condamné mercredi les projets d’élections dans les territoires de l’Est de l’Ukraine contrôlés par des pro-Russes, à Donetsk et Lougansk, y voyant une initiative de Moscou.

 

Les deux Républiques autoproclamées ont prévu des scrutins le 11 novembre, ont affirmé des médias russes et ukrainiens, à la suite de l’assassinat du dirigeant séparatiste Alexandre Zakhartchenko en août.

 

Zakhartchenko a été tué dans un bombardement à Donetsk, devenant la victime la plus emblématique côté pro-russe de ce conflit qui dure depuis quatre ans.

Plus de 10.000 personnes ont été tuées depuis le début de la rébellion dans cette région en avril 2014.

 

L’Ukraine et ses alliés occidentaux accusent la Russie de soutenir les rebelles en acheminant des soldats et de l’armement en territoire ukrainien, ce que Moscou nie vigoureusement, malgré des preuves.

 

Source : AFP

 

 

AMERIQUE DU NORD

Plusieurs morts et des dizaines d’Américains piégés par l’ouragan Florence

L’ouragan Florence a fait vendredi ses premiers morts aux Etats-Unis, les vents violents déracinant des arbres et des pluies torrentielles provoquant des inondations qui ont pris au piège des dizaines d’habitants, avant de faiblir et d’être rétrogradé en tempête tropicale.

 

Au moins 4 décès ont été confirmés de sources officielles.

Le président américain Donald Trump se rendra “en début ou milieu de semaine prochaine” dans les régions affectées, a annoncé vendredi après-midi la Maison Blanche.

 

Les dégâts sont déjà importants et la menace va durer encore plusieurs jours.

Facteur aggravant : Florence est vaste, et avance lentement, déversant ses pluies torrentielles pendant de longues heures sur les mêmes régions.

 

Après la submersion des zones côtières, les rivières devraient frôler voire battre des records de crue et inonder à l’intérieur des terres.

Environ 1,7 million d’habitants avaient été sommés de se mettre à l’abri, loin du littoral, la plupart dès mardi. Mais certains n’ont pas suivi cette consigne.

 

Et certaines zones inondées sont trop dangereuses pour que “nos secouristes interviennent”, a expliqué Jeff Byard, responsable de l’Agence fédérale de gestion des urgences (Fema), qui a mobilisé 1.200 personnes pour les opérations de recherche et de secours.

 

Plus de 680.000 personnes étaient privées d’électricité vendredi après-midi en Caroline du Nord, qui compte environ dix millions d’habitants, selon les services d’urgence.

Quelque 20.000 personnes ont trouvé refuge dans plus de 150 centres d’accueil de cet Etat.

Un couvre-feu a été instauré dans plusieurs localités de la côte atlantique pour éviter les pillages.

 

Source : AFP

 

 

Trump sous pression, son ex-directeur de campagne va collaborer à l’enquête russe

L’ancien directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, a accepté vendredi, dans un revirement inattendu, de coopérer dans l’enquête russe, faisant encore monter d’un cran la pression sur la Maison Blanche.

 

S’il y a eu collusion entre Moscou et l’équipe du candidat républicain pendant la campagne présidentielle de 2016, l’ancien lobbyiste qui l’a dirigée pendant cinq mois et qui avait auparavant travaillé pour des Ukrainiens pro-russes, a toutes les chances d’avoir été au courant.

 

Poursuivi pour des activités frauduleuses antérieures à la campagne, Paul Manafort, 69 ans, a accepté vendredi un accord avec l’équipe du procureur spécial Robert Mueller chargée de l’enquête russe, la bête noire de Donald Trump qui l’accuse de mener une injuste “chasse aux sorcières”.

 

Preuve d’une certaine nervosité, la Maison Blanche s’est empressée d’assurer que sa décision concernait des faits n’ayant “absolument rien à voir avec le président ou sa campagne présidentielle victorieuse de 2016”.

Paul Manafort est en effet mis en cause pour des faits antérieurs à 2014.

 

Source : AFP

 

 

AMERIQUE LATINE

En Chine, Maduro rend hommage au “géant” Mao et décroche des accords

Le président vénézuélien Nicolas Maduro, en visite à Pékin, a rendu vendredi hommage au “géant” Mao Tsé-toung dans son mausolée, avant la signature d’accords énergétiques et miniers, un nouveau soutien chinois crucial pour Caracas.

 

Très peu de dirigeants étrangers ont visité le mausolée de Mao, dont le règne de 1949 à sa mort en 1976 a été marqué par des dizaines de millions de morts, des famines du “Grand Bond en avant” jusqu’aux violences de la “Révolution culturelle”.

L’ex-dirigeant cubain Raul Castro est le dernier à y avoir mis les pieds, en 2005.

 

Nicolas Maduro a ensuite retrouvé le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi pour la signature de 28 accords, d’une valeur atteignant selon lui plusieurs milliards de dollars.

Le dirigeant sud-américain est venu en Chine en quête désespérée d’aide économique et diplomatique pour son pays en crise, poussant des dizaines de milliers de personnes à fuir.

 

Les protocoles d’accord incluent notamment une coopération renforcée dans l’exploration gazière au Venezuela, une “alliance stratégique” dans l’extraction d’or, et l’approvisionnement du pays sud-américain en articles pharmaceutiques –qui lui font cruellement défaut.

 

Pékin, principal allié et créancier de Caracas, a déjà prêté une cinquantaine de milliards de dollars au Venezuela ces dix dernières années en échange de pétrole et de concessions minières.

Nicolas Maduro pourrait repartir cette fois avec un nouveau prêt de 5 milliards de dollars et un délai pour les remboursements de crédits en cours, selon le cabinet vénézuélien Ecoanalitica.

 

Source : AFP

 

 

Costa Rica : grève et blocages routiers contre un projet de réforme fiscale

Plusieurs axes routiers étaient bloqués jeudi au Costa Rica, perturbant la circulation dans plusieurs communes et compliquant l’accès au principal aéroport du pays, au 4e jour d’une grève illimitée contre un projet de réforme fiscale contesté.

 

Un millier d’étudiants et d’enseignants des 4 universités publiques ont aussi manifesté jeudi.

Depuis le début de la grève lundi, les inquiétudes grandissent parmi les industriels et commerciaux, les blocages perturbant le transport de marchandises, y compris à l’international.

 

Dans la ville caribéenne de Limon, et dans le port de Moin, par lequel transite la majeure partie du commerce extérieur du pays, des violences ont éclaté dans la nuit de mercredi à jeudi, et 8 policiers ont été blessés. Des pillages et actes de vandalisme sont aussi à déplorer.

 

Des syndicats du secteur public avaient appelé à la grève lundi pour protester contre un projet de réforme fiscale actuellement en discussion à l’Assemblée législative (Parlement). Le texte prévoit notamment des augmentations d’impôts.

 

Source : AFP

 

 

Nicaragua : des milliers de manifestants contre le président Ortega

Des milliers de personnes ont manifesté jeudi dans la capitale Managua pour exiger le départ du président Daniel Ortega, cible de protestations sociales depuis plusieurs mois.

Depuis 11 ans au pouvoir, il est accusé par ses opposants d’avoir mis en place une dictature marquée par la corruption et le népotisme avec son épouse et vice-présidente Rosario Murillo.

 

La marche a été organisée par l’Alliance civique pour la justice et la démocratie et d’autres mouvements sociaux d’opposition.

Elle fait suite aux manifestations de ces cinq derniers mois, dont la répression a fait plus de 320 morts.

 

Déclenchée le 18 avril par une réforme de la sécurité sociale, vite abandonnée, la vague de protestation est d’une ampleur inédite au Nicaragua et la revendication principale est le départ du président Ortega.

 

Les opposants ont également demandé la libération de plus de 300 Nicaraguayens emprisonnés pour s’être opposés au gouvernement, ainsi que la tenue d’élections anticipées, en 2019 soit deux ans avant le délai officiel.

La police anti-émeute a suivi le cortège à bord de camionnettes. Aucun incident n’a été signalé.

 

Source : AFP

 

 

Une équipe du FMI actuellement en Argentine

Une équipe du Fonds monétaire international (FMI) s’est rendue à Buenos Aires dans le cadre des discussions pour accélérer les versements de l’aide financière à l’Argentine, qui s’enfonce dans la crise économique, a indiqué mercredi une porte-parole de l’institution de Washington.

 

L’Argentine fait face à une grande volatilité de sa devise et à un environnement économique difficile. Le Fonds avait accordé mi-juin un prêt de 50 milliards de dollars pour lui venir en aide. Elle s’était en retour engagée dans un programme économique pour restaurer la confiance.

 

Une première tranche de 15 milliards avait été immédiatement débloquée mais l’Argentine s’est enfoncée un peu plus dans la crise, sa devise poursuivant sa dégringolade.

Les autorités ont demandé au Fonds l’accélération du déblocage des autres tranches pour financer sa politique monétaire.

 

Le FMI a donné son accord de principe mais a demandé au préalable aux autorités argentines de renforcer leur programme économique. Le président Mauricio Macri a annoncé la semaine dernière de nouvelles mesures d’austérité. Les indicateurs ne sont pas encourageants. Le gouvernement s’attend à une récession. Et la dette a atteint en 2017 environ 57% du PIB.

 

Source : AFP

 

 

Guatemala : le président Morales en butte à la colère populaire

Comédien de métier et président inattendu du Guatemala élu en 2015, Jimmy Morales avait promis de combattre la corruption, mais il affronte aujourd’hui la colère populaire en refusant une enquête d’une mission de l’ONU sur le financement présumé illégal de sa campagne électorale.

 

Depuis lundi, des milliers de manifestants envahissent les rues et bloquent des routes dans le pays. Leurs revendications : que le président accepte le renouvellement du mandat de la Commission internationale contre l’impunité au Guatemala (CICIG) ainsi que le retour de son chef, l’ancien juge colombien Ivan Velasquez.

 

La CICIG, rejointe récemment par la justice guatémaltèque, a demandé la levée de l’immunité du président dans le cadre de l’enquête pour financement présumé illégal de sa campagne électorale.

 

Non content d’annoncer le non-renouvellement du mandat de la mission onusienne au-delà de septembre 2019, le président Morales a en effet déclaré la semaine dernière persona non grata M. Velasquez.

 

Les militants indigènes ont entrepris de bloquer des routes, notamment dans l’ouest du Guatemala où se concentrent les communautés mayas. Quant aux étudiants, syndicalistes et défenseurs des droits de l’homme, ils battent le pavé de la capitale et des villes du pays.

 

Avant d’être soumis à une enquête, le président Morales ne tarissait pas d’éloges pour le travail de la mission onusienne, dont il avait promis durant sa campagne électorale de prolonger son mandat jusqu’en 2021.

 

Aujourd’hui, dans son face à face avec ses opposants chaque jour plus nombreux et la communauté internationale, le président s’appuie sur des groupes proches de l’armée et sur les partis de droite, qui estiment que la mission onusienne bafoue la souveraineté du Guatemala.

 

Source : AFP

 

 

Sécheresse en Amérique centrale : la foi des paysans ne suffit plus

Au Honduras, le 15 août dernier, le gouvernement a proclamé jusqu’au 31 décembre “l’état d’urgence” dans le sud du pays. Cette région fait partie de ce que l’on appelle “le couloir de la sécheresse”, qui va du sud du Mexique jusqu’au Nicaragua en passant par le Guatemala, le Salvador et le Honduras.

 

Pour la ministre salvadorienne de l’environnement Lina Pohl, la cause est entendue : “c’est un échantillon de ce que provoque le changement climatique”. “Il ne faut pas s’étonner de voir de moins en moins de pluie. Tous les pays doivent prendre conscience que si nous ne prenons pas des mesures, nous subirons de plus en plus de tels problèmes”, dit-elle.

 

Le gouvernement hondurien est sur les dents : la sécheresse persistante menace de priver de toute nourriture les 170.000 familles de 290 communes dans les prochains mois.

Pour tenter de mettre à profit quelques maigres pluies au mois d’août, les autorités salvadoriennes ont fourni à 50.000 petits paysans des kits agricoles : semences et engrais.

 

Au Guatemala, ce sont 209.000 familles qui sont affectées par la sécheresse, selon le ministère de l’agriculture.

Le gouvernement hondurien a lancé un appel à la communauté internationale pour fournir des “rations alimentaires composées de 17 produits de base” afin de venir en aide aux familles.

 

Source : AFP

 

 

EUROPE

Le gouvernement allemand reste divisé sur le chef controversé du renseignement

Les partis du gouvernement d’Angela Merkel ne sont pas parvenus jeudi à s’accorder sur le sort du chef du renseignement intérieur accusé de relations troubles avec l’extrême droite, un différend qui menace la stabilité de la coalition.

Les dirigeants des partis au pouvoir ont décidé de reporter à mardi leurs discussions.

 

Outre Angela Merkel, qui préside l’Union Chrétienne-démocrate (CDU), étaient présents la patronne des sociaux-démocrates Andrea Nahles et le chef des conservateurs bavarois, le ministre de l’Intérieur Horst Seehofer.

 

Avant la réunion, le parti social-démocrate (SPD), sans lequel la chancelière ne peut gouverner, avait réclamé la tête de Hans-Georg Maassen, le patron de l’Office fédéral de protection de la Constitution, chargé notamment de la lutte contre les mouvances extrémistes violentes.

 

Critiqué depuis une semaine pour avoir minimisé les débordements de manifestations à caractère raciste et lancé une charge contre la cheffe du gouvernement, Hans-Georg Maassen, soutenu par M. Seehofer, est également soupçonné d’avoir transmis au parti d’extrême droite AfD des informations confidentielles, selon une enquête de la télévision publique ARD.

 

En Allemagne, c’est une période d’essor de l’extrême droite avec des manifestations ponctuées de violences et de saluts nazis. Cette affaire pourrait donc de nouveau déstabiliser la fragile coalition gouvernementale formée en mars après six mois de négociations et qui a failli s’écrouler au début de l’été en raison d’un conflit Merkel-Seehofer.

 

Maassen est accusé depuis des semaines de faire le jeu de l’extrême droite. Mais il est vraiment dans la tourmente depuis le 7 septembre pour avoir démenti l’existence des “chasses collectives” d’étrangers dénoncées par la chancelière Angela Merkel après de récentes manifestations à caractère raciste à Chemnitz, dans l’est.

 

L’AfD a fait une entrée historique au parlement après les législatives de septembre 2017, se nourrissant des craintes suscitées par l’arrivée de plus d’un million de demandeurs d’asile depuis 2015.

 

Source : AFP

 

 

Agressions sexuelles : l’Eglise allemande se dit “honteuse”

L’Eglise catholique allemande a reconnu mercredi avec “honte” que des centaines de prêtres et de religieux avaient commis des agressions sexuelles contre des mineurs, en majorité des garçons, entre 1946 et 2014 en Allemagne.

 

Selon une enquête menée pendant plus de trois ans par des universitaires à la demande de la conférence des évêques d’Allemagne, et dont le magazine Der Spiegel s’est procuré un exemplaire, 1.670 membres de l’Eglise ont agressé sexuellement 3.677 mineurs pendant ces soixante-huit années.

 

L’étude, ajoute le magazine allemand, demande à l’Eglise de reconsidérer son refus de consacrer des homosexuels et estime que le célibat imposé aux prêtres peut être vu comme “un facteur de risque potentiel”.

 

Le pape François réunira les présidents des conférences épiscopales du monde entier du 21 au 24 février prochain au Vatican pour étudier les moyens de protéger les enfants et les adultes vulnérables contre les agressions sexuelles, a annoncé mercredi le service de presse du Saint-Siège.

 

Source : Reuters

 

 

Migration :  Juncker veut une force de “10.000 garde-frontières européens” d’ici 2020

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a appelé mercredi devant le Parlement européen à un renforcement significatif de l’agence européenne de garde-frontières, proposant qu’elle puisse disposer d’ici 2020 de 10.000 agents mobilisables aux confins de l’Union.

 

La Commission a indiqué avoir “réservé 2,2 milliards d’euros dans le budget de l’Union pour la période 2021-2027” pour qu’elle puisse “non seulement acquérir mais aussi entretenir et exploiter des moyens aériens, maritimes et terrestres pour ses opérations”.

 

Source : AFP

 

 

Feu vert des eurodéputés pour réformer le droit d’auteur, au grand dam des géants du net

Le parlement européen a voté mercredi en faveur de la très sensible réforme du droit d’auteur au grand dam des géants du net censés désormais passer à la caisse pour les contenus artistiques et les articles qu’ils utilisent.

 

Artistes et éditeurs de presse, partisans d’une modernisation des règles pour stopper le pillage des plateformes en ligne dont ils s’estiment victimes, ont applaudi à cette décision vivement critiquée par les entreprises du numérique et activistes de la liberté sur internet.

 

Depuis sa présentation il y a quasiment deux ans — le 14 septembre 2016 — par la Commission européenne, ce projet de directive a fait l’objet d’une féroce bataille par lobbyistes interposés.

Pour dissiper les inquiétudes de certains, la version du texte finalement votée mercredi par les eurodéputés exclut du champ d’application les petites et micro-plateformes.

 

Sur le “droit voisin” du droit d’auteur, autre point majeur de la réforme qui doit permettre aux journaux ou agences comme l’AFP de se faire rémunérer lors de la réutilisation en ligne de leur production, le texte de mercredi a tenté également de répondre à certaines préoccupations des défenseurs de la liberté d’expression.

 

Ainsi, le simple partage d’hyperliens vers des articles (qui renvoient à une autre page web grâce à un clic sur un mot) ainsi que de mots isolés pour les décrire sera libre de toute contrainte de droit d’auteur.

 

Source : AFP

 

 

DROITS DE L’HOMME DANS LE MONDE

Les militants des droits de l’homme maltraités dans 38 pays

L’Onu met à l’index 38 pays, dont la Chine et la Russie, accusés de pratiques d’intimidation voire de représailles contre les personnes qui coopèrent avec elle sur les violations des droits de l’homme, dans un rapport de son secrétaire général, Antonio Guterres, publié mercredi.

 

Les gouvernements accusent fréquemment les militants des droits de l’homme de terrorisme ou les accusent de coopérer avec des entités étrangères ou de porter atteinte à la réputation ou à la sécurité de l’État, ajoute le rapport.

 

Certains des pays “honteux” sont des membres du Conseil des droits de l’homme, qui a adopté une résolution l’an dernier réaffirmant que tout le monde avait le droit de communiquer librement avec l’Onu.

 

Dans les 38 pays figurent 29 pays avec de nouveaux cas et 19 avec des affaires en cours.

Les nouveaux cas sont à Bahreïn, au Cameroun, en Chine, en Colombie, à Cuba, en République démocratique du Congo, à Djibouti, en Égypte, au Guatemala, au Guyana, au Honduras, en Hongrie, en Inde, en Israël, au Kirghizistan, aux Maldives, au Mali, au Maroc, au Rwanda, en Arabie saoudite, au Soudan du Sud, en Thaïlande, à Trinité-et-Tobago, en Turquie, au Turkménistan et au Venezuela.

 

Source : Reuters

 

 

Les crimes perpétrés contre les Rohingyas et les Yézidis ne doivent pas rester impunis, selon Michelle Bachelet

La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a indiqué qu’il y a deux semaines, la Mission d’établissement des faits dépêchée par le Conseil des droits de l’homme au Myanmar a publié un rapport choquant sur la campagne d’assassinats, de viols et d’agressions par l’armée du Myanmar contre les Rohingyas vivant dans l’État de Rakhine.

 

Le nombre de morts est estimé à 10 000 au moins, avec un nombre incalculable de personnes mutilées, violées et traumatisées, et alors même que près de 800.000 autres ont été forcées de fuir vers le Bangladesh voisin.

 

La nouvelle Cheffe des droits de l’homme de l’ONU a invité à méditer sur la gravité des actes récents perpétrés contre les Rohingyas et les Yézidis et de tout mettre en œuvre pour que leurs auteurs de tels crimes rendent des comptes.

 

Michelle Bachelet a ainsi salué la décision prise la semaine dernière par la Cour pénale internationale (CPI) qui s’est déclarée compétente pour enquêter sur la déportation présumée des Rohingyas du Myanmar.

 

De façon générale, comme un génocide n’arrivant jamais sans signes avant-coureurs, Mme Bachelet a ajouté que dans le cas des Rohinghyas, les « signes précurseurs abondaient » : des personnes opprimées de la naissance à la mort, une armée qui ne rend de comptes à personne, et des violations systématiques des droits humains sous l’égide de l’État.

 

De son côté, le Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la prévention du génocide, Adama Dieng, a rappelé qu’à ce jour, 149 États ont ratifié ou adhéré à la Convention, mais 45 États membres des Nations Unies ne l’ont pas encore fait.

 

Or, selon M. Dieng, beaucoup d’événements auraient pu être qualifiés de génocide.

Par exemple, « en République centrafricaine, en Iraq, au Myanmar, au Soudan du Sud, en Syrie, au Yémen et dans d’autres lieux, les peuples ont souffert et souffrent des pires crimes, sous nos yeux », a-t-il dit.

 

Source : ONU

 

 

RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Les caprices du climat font augmenter la faim dans le monde

Les caprices du climat font augmenter la faim dans le monde : en 2017, pour la troisième année, le nombre de personnes en état de manque chronique de nourriture a grimpé, alors qu’il avait tendance à reculer auparavant.

 

La multiplication des pics de température, et d’aléas comme les inondations ou les sécheresses sont l’une des “causes principales des graves crises alimentaires”, souligne un rapport publié mardi par cinq agences des Nations unies.

 

Sur les 821 millions de personnes qui ont eu faim en 2017 – contre 804 millions en 2016 -, “l’Afrique est le continent le plus touché”, avec près de 21% de sa population en état de sous-alimentation, a déclaré à l’AFP Dominique Burgeon, directeur des urgences et de la résilience au sein de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

 

La FAO et l’ONU suggèrent un éventail de techniques agricoles à mettre en œuvre selon les contextes locaux pour s’adapter aux variations climatiques, et tenter de préserver les récoltes.

D’autre part, l’ONU s’alarme de l’augmentation de l’obésité chez les adultes, avec “plus d’1 adulte sur 8 dans le monde” concerné par ce fléau.

 

L’ONU s’inquiète aussi de la santé des femmes : “1 femme sur 3 en âge de procréer souffre d’anémie”, avec “d’importantes conséquences” pour leur santé et celle de leurs enfants, souligne le rapport.

 

Source : AFP

 

 

“Zéro”, nouveau mot d’ordre des villes pionnières du climat

Zéro carbone, zéro voiture à essence, zéro déchet : de nombreuses villes représentées au sommet climat de San Francisco visent désormais une suppression totale des gaz à effet de serre en quelques décennies, un objectif encore utopique il y a quelques années.

 

Europe, Asie, Amériques, Afrique et Océanie sont représentés au Sommet mondial pour l’action climatique qui a commencé mercredi et rassemble le plus grand nombre de maires, gouverneurs et responsables territoriaux jamais vu sur le thème du climat.

 

La centaine de grandes villes du club C40, présidé par la maire de Paris Anne Hidalgo, s’est engagée à être totalement neutre en carbone en 2050, et si possible avant –Copenhague veut être la première, dans sept ans.

 

Parvenir à un bilan carbone neutre est une gageure. Il faut non seulement des centrales produisant une électricité propre à partir d’énergies renouvelables ou nucléaire, mais aussi convertir l’ensemble des voitures et camions à des moteurs électriques ou à hydrogène. Sans compter les usines, le chauffage des bâtiments, les déchets…

 

La raison d’être du rassemblement est de sauver l’accord de Paris de 2015. Si les Etats-Unis de Donald Trump sont les seuls à en avoir annoncé leur sortie, les autres pays membres ont adopté des engagements insuffisants pour limiter la hausse de la température du globe à un niveau non dangereux.

 

Source : AFP

 

Poster un Commentaire

avatar

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  S'abonner aux commentaires  
Me notifier des