L’essentiel depuis ce week-end – du 15 au 17 septembre 2018

 

AFRIQUE

Soudan du Sud : un Casque bleu népalais blessé dans l’attaque d’un convoi

Un Casque bleu népalais servant dans la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) a été blessé samedi par un soldat des forces armées sud-soudanaises, l’APLS, alors qu’il se déplaçait en convoi dans le sud-ouest du pays.

 

Cette attaque fait suite à des informations faisant état de nouveaux affrontements entre le gouvernement et les forces d’opposition dans les environs de Kajo-Keji, dans l’Équatoria central.

Un accord de paix a été pourtant signé il y a 3 jours par toutes les parties au conflit.

 

Source : ONU

 

Lire aussi :

https://infosplanetaires.com/afrique/soudan-du-sud-nettoyage-ethnique-et-dirigeants-a-la-piscine.html

 

 

Dans le nord du Mozambique, Nthoro et la malédiction des rubis

Longtemps, Nthoro n’a été qu’un petit village pauvre et sans histoire du nord du Mozambique. Jusqu’à ce qu’il y ait 7 ans, on y découvre un gisement de rubis. Ses habitants sont depuis sous la menace permanente de la police et d’une expulsion.

 

Selon Cristina Joaquim, la très respectée “reine” traditionnelle de Nthoro, “le relogement est notre gros problème”. “Comme ils ont promis de nous installer ailleurs, ils nous empêchent de cultiver la terre et de construire de nouvelles maisons. Alors on crève de faim et tout le monde s’en moque…”

 

“Ils”, c’est la police et Montepuez Ruby Mining (MRM). Détenue aux 3/4 par le groupe britannique Gemfields, l’entreprise a obtenu en 2011 du gouvernement mozambicain une concession de 36.000 hectares autour de la ville de Montepuez pour y exploiter, jusqu’en 2036, un gisement de rubis.

 

L’activité est juteuse. Mais les quelque 2.000 habitants de Nthoro en sont exclus. Malgré la vente des gemmes rouges tirés de leur sol, ils n’ont ni eau courante, ni électricité, ni école.

Conformément à la loi mozambicaine, MRM a promis de reloger la population hors de sa concession. Mais le déménagement tarde.

 

De plus, Cristina Joaquin accuse les unités d’intervention spéciales de la police stationnées dans le commissariat du village : “ils arrivent au milieu de la nuit, incendient nos maisons, détruisent nos biens et arrêtent les jeunes en les accusant d’être des mineurs illégaux”.

 

Las des exactions de la police et des promesses non tenues de MRM, les habitants de Nthoro ont donc décidé de saisir la justice. Une centaine d’entre eux ont déposé en avril à Londres une plainte en nom collectif accusant Gemfields de meurtres, coups et blessures, détentions arbitraires ou abus sexuels.

 

Ils reprochent aussi au groupe britannique de les avoir privés de leurs moyens de subsistance, car ils ne peuvent plus cultiver la terre.

Accusée d’être le bras armé de la compagnie, la police assure elle aussi s’être saisie du dossier.

 

Source : AFP

 

 

L’Ethiopie et l’Erythrée signent en Arabie saoudite un accord consolidant leur réconciliation

L’Ethiopie et l’Erythrée ont signé dimanche en Arabie saoudite un accord consolidant leur réconciliation.

Le président érythréen et le Premier ministre éthiopien ont officiellement mis fin le 9 juillet a un conflit frontalier qui a fait 80.000 morts entre 1998 et 2000.

 

L’Arabie saoudite mais aussi les Emirats arabes unis, qui disposent d’une base militaire dans le port stratégique d’Assab en Erythrée utilisée pour leurs opérations militaires au Yémen, ont contribué au rapprochement historique entre l’Éthiopie et l’Erythrée.

 

Ces deux pays du Golfe, qui entretiennent également des relations étroites avec l’Ethiopie, tentent de pacifier la région, signe de l’importance croissante que prêtent les pays du Golfe à l’Afrique orientale, alors qu’ils combattent au Yémen les rebelles Houthis soutenus par l’Iran.

 

Des dizaines de navires transitent chaque jour par Bab el-Mandeb, détroit stratégique qui sépare la péninsule arabique de la Corne de l’Afrique.

Les rebelles yéménites ont lancé plusieurs attaques sur des navires dans la région.

 

L’Arabie saoudite va aussi accueillir lundi et mardi des pourparlers entre les présidents de Djibouti et d’Erythrée, deux pays de la Corne de l’Afrique opposés de longue date par un différend frontalier.

 

“Cela fait partie d’une coopération plus étendue entre l’Arabie saoudite et les Emirats d’attirer la Corne de l’Afrique dans leur orbite, compte tenu de la guerre au Yémen, notamment”, souligne à l’AFP Theodore Karasik, analyste chez Gulf States Analytics.

 

Source : AFP

 

 

En Afrique, le braconnage inquiète les professionnels du tourisme

Les difficultés de la protection des espèces animales emblématiques de l’Afrique comme le rhinocéros ou l’éléphant inquiètent les professionnels du tourisme, qui redoutent qu’elles ne freinent le flot des visiteurs étrangers sur le continent.

 

“A l’évidence, elles ont un impact négatif”, a résumé cette semaine le patron de l’Association du tourisme africain (ATA), Naledi Khabo, à l’occasion d’un sommet du secteur réuni au Cap (sud-ouest) à l’initiative d’Airbnb.

 

“Qu’il s’agisse d’hommes ou d’animaux, voir des morts pareilles a forcément des conséquences” sur notre activité, a-t-elle ajouté.

Ces dernières semaines, plusieurs événements ont terni l’image de sanctuaire de la faune sauvage de l’Afrique, l’un de ses principaux “produits d’appel”.

 

Les crimes environnementaux coûtent chaque année plus de 70 milliards de dollars aux pays en développement.

L’Afrique est la cible des braconniers qui s’arrachent les défenses de ses éléphants et les cornes de ses rhinocéros pour satisfaire, à prix d’or, la demande de la médecine traditionnelle asiatique.

 

Ces dernières années, les pays qui accueillent les amateurs de safaris ont considérablement renforcé leurs moyens pour lutter contre le trafic d’ivoire.

Des efforts loués par les tour-opérateurs.

 

Source : AFP

 

 

Au Rwanda, Kagamé libère une figure de l’opposition

L’opposante rwandaise Victoire Ingabiré, condamnée à 15 ans de prison en 2012, a été graciée par le président Paul Kagamé.

Plus de 2.000 autres détenus ont bénéficié de cette mesure de clémence, parmi lesquels le chanteur Kizito Mihigo, emprisonné en 2015 pour un projet d’assassinat du chef de l’Etat.

 

Réélu pour un troisième mandat le mois dernier, Paul Kagamé est l’homme fort du Rwanda depuis juillet 1994 et le renversement par son mouvement, le Front patriotique rwandais (FPR), du gouvernement hutu ayant déclenché ce génocide qui a fait 800.000 morts cette année-là, essentiellement parmi la minorité tutsie.

 

La communauté internationale crédite l’ancien commandant rebelle tutsi d’avoir remis sur pied le petit pays d’Afrique centrale grâce à une croissance économique rapide.

Ses opposants jugent que ce développement économique s’est fait au détriment des libertés civiques, le pouvoir muselant les médias indépendants et supprimant toute dissidence.

 

Source : Reuters

 

 

Au Maroc, le retour du service militaire obligatoire divise

Certains y voient une mesure pour “dompter” les jeunes et contrecarrer les mouvements de protestation, d’autres une façon d’encadrer une jeunesse oubliée du développement : au Maroc, le rétablissement du service militaire obligatoire divise.

 

L’annonce a suscité un flot de commentaires, au Maroc comme à l’étranger, avec des interrogations sur le sort des nombreux binationaux, les motivations du projet ou son adéquation avec les besoins des jeunes.

 

Certains mettent en corrélation le rétablissement du service militaire obligatoire et la prolifération de mouvements de protestation. Après les mobilisations contre les retards de développement dans la région du Rif (nord), contre les pénuries d’eau dans le sud à Zagora ou le déficit d’emploi à Jerada (nord-est), les réseaux sociaux ont pris le relais en avril.

 

Pour le politologue et universitaire Mohamed Chakir, le service militaire est un “outil pour dompter les jeunes qui ont été le moteur des mouvements de protestation”.

Un rapport récent sur la jeunesse est alarmant. Il s’inquiète du fossé “vertigineux” séparant les 11 millions de jeunes Marocains du reste de la population.

 

Décrochage scolaire, chômage, pauvreté, isolement social et sentiment de frustration exposent les jeunes aux risques de la délinquance, aux sirènes de l’extrémisme et à la tentation de quitter le pays dans l’espoir d’une vie meilleure, avance ce rapport.

 

Source : AFP

 

 

EUROPE

Ukraine : 7 blessés dans des heurts entre policiers et nationalistes à Kiev

7 policiers ont été blessés lundi à Kiev dans des heurts avec des nationalistes protestant contre l’expulsion vers la Russie d’un membre présumé du groupe jihadiste État islamique (EI), qui aurait selon ses partisans combattu les rebelles séparatistes dans l’est du pays, ont indiqué les autorités.

 

Des dizaines de militants de plusieurs mouvements d’extrême-droite ont manifesté contre l’expulsion la semaine dernière de Timour Toumgoïev, originaire d’Ingouchie, une république du Caucase russe, a constaté un photographe de l’AFP.

 

Selon ses partisans, Timour Toumgoïev combattait comme volontaire depuis novembre 2017 dans l’est séparatiste de l’Ukraine et est un “ennemi personnel de Ramzan Kadyrov”, l’autoritaire dirigeant de la Tchétchénie, une république du Cause russe.

 

Tout en confirmant son expulsion, le parquet a assuré avoir examiné pendant plus de deux ans la demande d’extradition de M. Toumgoïev et n’avoir reçu pendant cette période “aucune information” sur sa participation aux combats dans l’est de la part de ses avocats.

 

Accusé en Russie d’être membre de l’EI, il “ne cachait pas sa participation à cette organisation terroriste”, a par ailleurs indiqué un porte-parole du parquet, Andriï Lyssenko au lendemain de son expulsion.

 

L’est de l’Ukraine est en proie depuis quatre ans à un conflit entre forces gouvernementales et séparatistes prorusses, qui a fait plus de 10.000 morts.

Kiev et l’Occident accusent la Russie de soutenir financièrement et militairement les séparatistes, ce que Moscou a toujours démenti.

 

Source : AFP

 

 

Les USA en Macédoine pour contrer “l’influence” russe sur le référendum

Le ministre américain de la Défense Jim Mattis est arrivé lundi à Skopje pour soutenir le “oui” au référendum sur le changement du nom de la Macédoine et contrer ce qu’il appelle une “campagne d’influence” russe contre ce vote.

 

Les Macédoniens doivent dire le 30 septembre s’ils acceptent de devenir ressortissants de la “Macédoine du nord”, conformément à l’accord signé en juillet avec la Grèce qui ouvre la voie à l’intégration du pays à l’Otan et à l’ouverture de négociations d’adhésion à l’Union Européenne.

 

Depuis l’indépendance de cette ex-république yougoslave en 1991, la Grèce s’oppose à ce qu’elle garde le nom de Macédoine, qui est aussi celui de sa province septentrionale.

Elle y voit une usurpation de son héritage historique.

 

Washington accuse la Russie, viscéralement opposée à l’élargissement de l’Otan en Europe de l’Est et dans les Balkans, de mener une campagne de désinformation en Macédoine par la voie des réseaux sociaux pour éloigner les électeurs macédoniens des urnes.

 

Un autre petit pays des Balkans majoritairement slave, le Monténégro, a intégré l’Alliance en 2017, malgré la vive opposition de Moscou et d’une partie de sa population.

Selon Laura Cooper, chargée de la Russie et l’Europe centrale au Pentagone, Moscou paie des électeurs pour qu’ils s’abstiennent et soutient financièrement des organisations prorusses.

 

Dans une interview fin août au site d’information macédonien “Nova Makedonija”, l’ambassadeur russe à Skopje, Oleg Shcherbak, a accusé l’Occident de faire peser “une très forte pression médiatique et psychologique” sur les électeurs.

 

Source : AFP

 

 

Allemagne : Des rapports s’inquiétant de l’AfD laissés sans suite, rapporte le Bild am Sonntag

Le renseignement intérieur allemand, le BfV, est resté sans réaction pendant plusieurs mois face à des rapports mettant en garde à propos de certaines sections locales du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), rapporte le Bild am Sonntag.

 

Cet article est susceptible de fournir un nouvel argument à ceux qui appellent à la destitution du président du BfV, Hans-Georg Maassen, accusé d’avoir minimisé les violences contre les migrants à Chemnitz, une ville de la partie est de l’Allemagne. Certains se sont même interrogés sur ses relations avec les membres de l’extrême droite.

 

La chancelière conservatrice Angela Merkel et son ministre de l’Intérieur Horst Seehofer, doivent se réunir mardi pour discuter du sort de Hans-Georg Maassen avec Andrea Nahles, la présidente du Parti social-démocrate, membre de la coalition au pouvoir, et qui demande le limogeage du chef du BfV.

 

La police a ouvert une enquête après des accusations de violence anti-migrants et de nombreux cas de personnes faisant le salut hitlérien lors des manifestations qui ont éclaté à Chemnitz après l’arrestation d’un Irakien et d’un Syrien dans le cadre de l’enquête sur le meurtre d’un Allemand à l’arme blanche.

 

La question des relations entre Hans-Georg Maassen et l’extrême droite s’est déjà posée par le passé. Maassen, quant à lui, demande à ce que les effectifs de son agence soient plus que doublés d’ici à 2021 et passent à 6.000 personnes, rapporte le magazine allemand Der Spiegel, dans sa dernière livraison parue samedi, sur la foi de sources au ministère de l’Intérieur.

 

Source : Reuters

 

 

AMERIQUE DU NORD

Tempête Florence : le pire reste à venir pour les Caroline

La tempête Florence a atteint lundi l’ouest de la Caroline du Nord où elle continue à déverser des trombes d’eau qui vont venir aggraver des inondations d’ores et déjà catastrophiques.

Inondations brutales, glissements de terrain et “crues prolongées” vont continuer à menacer la région dans les jours qui viennent.

 

17 décès survenus dans les deux Caroline ont été imputés à la tempête, qui a endommagé plusieurs dizaines de milliers d’habitations.

Des centaines de personnes ont par ailleurs été sauvées, tandis qu’environ 1,7 million d’habitants ont été sommées d’évacuer.

 

Source : Reuters

 

 

AMERIQUE LATINE

Venezuela : le secrétaire général de l’OEA n’exclut pas une “intervention militaire”

Le secrétaire général de l’OEA, Luis Almagro, a déclaré qu’il ne fallait pas exclure “une intervention militaire” au Venezuela pour “renverser” le gouvernement de Nicolas Maduro, responsable de la grave crise économique, humanitaire et migratoire que traverse le pays.

 

Le dirigeant de l’Organisation des Etats d’Amérique (OEA), que le président Maduro accuse d'”ingérence”, a soutenu sa déclaration en faisant état de “violations des droits de l’homme” et de “crimes contre l’humanité” commis par le gouvernement vénézuélien contre son peuple.

 

Almagro, qui achève vendredi une visite de 3 jours en Colombie pour s’informer de la vague migratoire des Vénézuéliens, a remis en cause la “dictature” de Nicolas Maduro pour avoir refusé de recevoir une aide humanitaire face à la grave crise économique qui frappe le pays.

 

Les Vénézuéliens, étranglés par la crise économique, souffrent de pénuries qui touchent les produits de première nécessité, notamment les médicaments et les produits alimentaires.

Selon l’ONU, sur les 2,3 millions de Vénézuéliens vivant à l’étranger, plus de 1,6 million ont fui depuis 2015.

 

La Colombie a reçu plus d’un million de personnes, dont plus de 820.000 ont été régularisées.

Onze pays d’Amérique latine, réunis pour la première fois la semaine dernière sur la crise des migrants vénézuéliens, ont appelé Caracas à accepter l’aide humanitaire pour endiguer cet afflux qui déstabilise les capacités d’accueil de la région.

 

Source : AFP

 

 

Nicaragua : des milliers d’opposants dans la rue pour exiger le départ d’Ortega

Des milliers de Nicaraguayens ont défilé dimanche dans la capitale pour exiger la démission du président Daniel Ortega et la libération des “prisonniers politiques” emprisonnés depuis le mouvement populaire déclenché en avril dont la répression a fait plus de 320 morts.

 

Daniel Ortega, au pouvoir depuis 11 ans, a rejeté toute idée d’avancer les élections ou de démissionner pour mettre fin à la crise qui secoue le pays depuis le 18 avril, date du début de la vague de manifestations. Il a accusé les opposants de fomenter un “coup d’Etat” avec l’aide des Etats-Unis et qualifié les manifestants incarcérés de “terroristes”.

 

Source : AFP

 

 

Costa Rica : 2e semaine de grève du secteur public contre une réforme fiscale

Le Costa Rica entre lundi dans sa deuxième semaine de grève du secteur public, vent debout contre un projet de réforme fiscale prévoyant des hausses d’impôts alors que les députés vont commencer à en débattre.

 

Le secteur de l’éducation, ainsi que les hôpitaux publics ont été particulièrement touchés par l’appel à la grève des syndicats. Le reste des services publics fonctionne peu ou prou normalement, mais des barrages routiers entravent la distribution du carburant et des marchandises, y compris à l’international, et affectent le tourisme.

 

Dans un pays réputé pour sa tranquillité et la placidité de sa population, la grève a même été émaillée d’incidents violents, de pillages et d’allégations de sabotages.

Des manifestations ont rassemblé des milliers de personnes.

 

Les grévistes exigent le retrait du projet de réforme fiscale qui vise, plaide le gouvernement, à contenir le déficit public. Celui-ci a atteint en 2017 6,2% du PIB et pourrait atteindre 7,2% en 2018 sans nouvelles recettes.

 

Les syndicats reprochent au texte de faire peser la charge de l’augmentation de l’impôt sur les plus défavorisés, mais le président a assuré que celle-ci serait en réalité supportée à 80% par la frange des 20% des Costariciens les plus aisés.

 

Source : AFP

 

 

Guatemala : le chef d’un organisme anti-corruption autorisé à revenir

La Cour constitutionnelle du Guatemala a annoncé dimanche avoir rendu à l’unanimité une décision provisoire autorisant le chef de la Commission internationale contre l’impunité au Guatemala (CICIG) à revenir dans le pays, a annoncé un juge lors d’une conférence de presse.

 

Le président Jimmy Morales avait annoncé le mois dernier la fermeture de la CICIG, organisation internationale chargée d’aider les autorités guatémaltèques à lutter contre le crime organisé au Guatemala et avait ensuite interdit à son dirigeant de revenir au Guatemala.

 

La nouvelle avait suscité une vague de critiques dans le monde et des manifestations de protestation dans le pays.

La CICIG a fait tomber le prédécesseur de Jimmy Morales avec une enquête pour corruption et souhaite poursuivre l’actuel président qu’elle soupçonne de financement illégal.

 

Source : Reuters

 

 

PROCHE ET MOYEN-ORIENT

Syrie : à Idleb, les civils creusent des abris souterrains pour se protéger des bombardements

Dans l’ultime grand bastion insurgé du nord-ouest syrien, nombreux sont les habitants à avoir creusé des abris, espérant y protéger leurs familles du déluge de feu de l’aviation de Damas et de son allié russe, si l’assaut devait être donné.

 

Ces dernières semaines, raids aériens et bombardements à l’artillerie ont visé la province et les territoires rebelles adjacents, faisant une cinquantaine de morts, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

 

L’aviation est indéniablement un atout crucial du régime et de Moscou dans leurs assauts contre les bastions rebelles et jihadistes, au prix d’importantes pertes humaines et de destructions colossales.

 

Alors dans tous les fiefs de l’opposition, les habitants ont adopté la même stratégie : installer hôpitaux et parfois même écoles sous terre, et trouver refuge dans leurs caves pour échapper au pilonnage.

 

Dans la province d’Idleb, ces derniers jours, les bombardements ont toutefois baissé en intensité.

Et, vendredi, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a assuré qu’aucune offensive d’ampleur contre Idleb n’était en préparation.

 

Mais le régime de Bachar al-Assad amasse depuis plusieurs semaines des renforts militaires aux abords de la province et les habitants vivent dans l’angoisse.

Quelque trois millions de personnes, dont la moitié sont des déplacés, vivent dans la région.

En cas d’offensive sur Idleb, les Nations unies ont dit craindre “la pire catastrophe du siècle”.

 

Source : AFP

 

 

Le régime syrien organise ses premières municipales depuis 2011

Le régime de Bachar al-Assad a organisé dimanche ses premières municipales depuis 2011, un scrutin qu’il a été en mesure de tenir dans la majeure partie du territoire syrien à la faveur des succès militaires enregistrés au cours des dernières années de guerre.

Plus de 6.550 bureaux de vote ont ouvert dans les régions tenues, soit près des 2/3 du pays.

 

Le dernier scrutin municipal avait été organisé en décembre 2011, au début de la guerre qui ravage le pays depuis plus de sept ans et a entraîné la mort de plus de 360.000 personnes et l’exil de millions d’habitants.

 

La majorité des candidats sont affiliés au parti du président Assad, le Baas, ce qui laisse certains habitants sceptiques.

La reconstruction et le développement urbain sont prioritaires, dans un pays où des villes entières ne sont plus que des champs de ruines.

 

Outre les municipales, le régime a organisé, depuis le début de la guerre, des législatives en 2016 dans les parties du pays qu’il contrôlait.

La dernière présidentielle a eu lieu en 2014. Bachar al-Assad, qui a succédé en 2000 à son père Hafez al-Assad, avait été réélu pour un mandat de sept ans.

 

Source : AFP

 

 

Irak : le bloc proche de l’Iran emporte la bataille du Parlement

Le Parlement irakien a élu samedi à sa direction les candidats soutenus par le bloc proche de l’Iran, préfigurant la formation du prochain gouvernement par les anciens combattants anti-jihadistes proches de Téhéran et le populiste chiite Moqtada Sadr.

 

Neuf mois après l’annonce de la “victoire” sur le groupe jihadiste État islamique (EI) et sur fond de crise sociale et sanitaire, ces élections constituent le premier pas vers un nouveau cabinet après une paralysie politique de plus de quatre mois.

 

Source : AFP

 

 

Nouvelles manifestations en vue sur le chantier de l’aéroport d’Istanbul

160 ouvriers turcs arrêtés lors d’une manifestation contre leurs conditions de travail sur le chantier du nouvel aéroport d’Istanbul ont été remis en liberté, mais des centaines d’autres sont toujours détenus et le mouvement va se poursuivre, a annoncé dimanche un représentant syndical.

 

L’aéroport, pièce maîtresse des grands travaux entrepris sous la présidence de Recep Tayyip Erdogan, doit ouvrir ses portes fin octobre.

Selon leurs syndicats, les ouvriers se plaignent depuis longtemps de leurs conditions de travail, des mesures de sécurité insuffisantes et de leurs salaires.

 

Le mouvement de protestation, suivi par plusieurs milliers d’ouvriers, a débuté vendredi, lorsque 17 d’entre eux ont été blessés dans l’accident d’une navette chargée de leur transport.

 

Les grandes manifestations sont rares en Turquie depuis l’instauration de l’état d’urgence, décrété après le putsch manqué de juillet 2016. Il a été levé il y a deux mois, après la réélection du chef de l’Etat, qui bénéficie désormais de pouvoirs élargis que ses détracteurs jugent comparables au régime d’exception.

 

Source : Reuters

 

 

Cisjordanie : un juriste français arrêté après une manifestation va être expulsé (avocat)

Un juriste français, arrêté par les forces de l’ordre israéliennes lors d’une manifestation contre la démolition d’un village bédouin en Cisjordanie occupée, va être expulsé d’Israël, a annoncé son avocate dimanche.

 

Frank Romano, professeur de droit né aux Etats-Unis et de nationalité franco-américaine, a été arrêté vendredi après des échauffourées entre des militants propalestiniens et des garde-frontières israéliens près du village bédouin de Khan al-Ahmar, à l’est de Jérusalem.

 

Après des années de bataille judiciaire, la Cour suprême israélienne a donné la semaine dernière son feu vert à la démolition de ce village de tôle et de toile où vivent environ 200 bédouins, près de colonies israéliennes en Cisjordanie occupée.

 

Des gouvernements européens, l’ONU et des ONG ont fait pression contre la démolition de Khan al-Ahmar, estimant qu’elle permettrait d’étendre les colonies israéliennes et de couper en deux la Cisjordanie, rendant encore plus compliquée l’éventuelle création d’un Etat palestinien sur ce territoire.

 

Israël occupe depuis près de 50 ans la Cisjordanie où plusieurs communautés de bédouins sont installées à l’est de Jérusalem, dans un secteur où l’Etat hébreu projette d’implanter davantage de colonies, selon des ONG de défense des droits de l’Homme.

 

Source : AFP

 

 

ASIE

Grand nettoyage à Hong Kong après le passage destructeur du typhon Mangkhut, au moins 65 morts aux Philippines

Un grand nettoyage était en cours lundi matin pour retirer arbres et débris des rues de Hong Kong au lendemain du passage destructeur du typhon Mangkhut.

Les Philippines, qui essuient régulièrement de violents typhons, ont été encore une fois le plus durement touchées par cette puissante tempête, avec au moins 65 morts.

 

Considérée comme la plus forte survenue dans le monde depuis le début de l’année, la tempête a ravagé des zones agricoles.

En Chine, les autorités ont indiqué avoir évacué plus de 3 millions de personnes dans le sud.

 

Source : AFP

 

 

En Ouzbékistan, un festival électro pour sauver la mer d’Aral

Au son des basses et sous des lumières stroboscopiques, des milliers de personnes ont dansé jusqu’au petit matin samedi dans une région désertique d’Ouzbékistan, où s’étendait jadis la mer d’Aral, que ce nouveau festival veut sauver.

 

Cet évènement est le premier festival de musique électronique jamais organisé dans cette ex-république soviétique d’Asie centrale, qui a commencé à s’ouvrir récemment au tourisme international.

 

Il a été organisé dans une zone désertique qui témoigne d’une des plus grandes catastrophes environnementales causées par l’homme : la quasi-disparition de la mer d’Aral, à cheval entre l’Ouzbékistan et le Kazakhstan, provoquée par le détournement sous l’époque soviétique de ses affluents pour irriguer les cultures de coton.

 

Le festival – un évènement rare en Ouzbékistan – a attiré des DJ venus d’Europe et de tout l’ancien espace soviétique, ainsi que plusieurs dizaines d’étrangers et jusqu’à 7.000 personnes de la région, selon les organisateurs.

 

Aujourd’hui, des dizaines de milliers de tonnes de poussières salées s’élèvent du fond marin asséché, contaminé par des pesticides, ce qui nuit à la santé des riverains.

En mai, une tempête de ce type a frappé la région et le Turkménistan voisin, endommageant gravement les cultures, selon les médias internationaux.

 

Les autorités ont apporté leur soutien au festival car elles espèrent attirer les touristes dans cette région, dont l’économie est à la peine.

Après des années d’isolement sous le régime autoritaire de l’ex-président Islam Karimov, décédé en 2016, l’Ouzbékistan tente de redevenir un acteur diplomatique régional.

 

Source : AFP

 

 

Indonésie : foyer de paludisme à Lombok après les séismes de l’été

L’île de Lombok, en Indonésie, est en situation d’urgence sanitaire en raison d’une épidémie de paludisme qui s’est développée après les séismes de l’été.

Près de 500 personnes ont péri cet été dans ces tremblements de terre qui ont provoqué de gros dégâts dans les hôpitaux et les autres infrastructures sur la côte nord de l’île voisine de Bali.

 

Des centaines de milliers d’habitants ont préféré camper dehors plutôt que de regagner des structures abritées en raison des multiples répliques qui ont suivi ces séismes, s’exposant ainsi davantage aux piqûres de moustiques infectés.

 

Source : Reuters

 

 

Au nom du Père : la succession héréditaire contestée dans une Eglise de Séoul

Une des plus grandes Eglises presbytériennes au monde, en Corée du Sud, est engluée dans une controverse bien peu spirituelle depuis que son principal pasteur a décidé de transmettre les rênes de la vénérable et richissime institution à son fils.

 

La religion joue un rôle prépondérant en Corée du Sud, et les organisations spirituelles y jouissent d’une influence considérable.

Séoul est connue comme “la capitale mondiale des méga-églises”, avec une dizaine d’Eglises comptant des bâtiments de culte luxueux et des dizaines de milliers de fidèles.

 

Ces institutions ont parfois des millions de dollars de revenus annuels qui proviennent d’activités commerciales mais aussi de donations de particuliers prêts à lâcher parfois 10% de leurs propres revenus.

 

Les dirigeants de ces Eglises jouissent d’avantages matériels et d’un poids politique considérables.

Et la plus grande de toutes est l’Eglise Myungsung. Elle a été fondée il y a 40 ans par Kim Sam-whan, et a aujourd’hui 100.000 fidèles.

 

Mais la décision de M. Kim, 73 ans, de transmettre le contrôle de cet empire terrestre et spirituel à son fils Kim Ha-na, 45 ans, a mis le feu aux poudres.

Une succession héréditaire à la tête d’une autre Eglise, l’Eglise Chunghyun de Séoul, avait déjà fait des vagues en 1997.

 

D’autres exemples avaient suivi, alimentant les critiques de ceux qui déplorent que des dirigeants d’institutions spirituelles se comportent comme de vulgaires patrons de chaebols, les conglomérats qui dominent l’économie sud-coréenne.

 

Source : AFP

 

 

“Nulle part où prier” : des catholiques chinois désemparés

La messe est interdite aux enfants, intime un panneau à l’entrée d’une église du centre de la Chine. Ailleurs, des lieux de culte “illégaux” sont détruits au bulldozer. Et des prêtres, la mort dans l’âme, remettent aux autorités la liste de leurs fidèles.

 

Dans la province du Henan, l’une des plus peuplées de Chine, les catholiques font face à une campagne du régime communiste visant à “siniser” les religions — mais aussi à un développement immobilier tous azimuts qui détruit les vieux quartiers et leurs églises.

 

Pour Anthony Lam, spécialiste du catholicisme chinois au Centre d’études de l’Esprit-Saint, organe du diocèse de Hong Kong, l’urbanisation “est un prétexte pour détruire des églises”.

Les 12 millions de catholiques chinois sont déchirés entre une Eglise “patriotique”, inféodée au régime communiste, et une Eglise “clandestine”, fidèle à Rome.

 

Ailleurs dans la province du Henan, une vingtaine de fidèles et de prélats ont rapporté à l’AFP faire face cette année à une répression sans précédent. Et ce, alors même que le Vatican négocie avec Pékin un rapprochement historique.

 

Les mineurs n’ont plus le droit de pénétrer dans les édifices religieux et du personnel fait respecter la consigne à l’entrée.

Les autorités veulent empêcher l’Eglise de s’occuper d’éducation. Il en est de même pour les musulmans du Xinjiang.

 

“Le dialogue entre le Saint-Siège et la République populaire de Chine se poursuit. Il n’y a rien d’autre à ajouter pour le moment”, a indiqué à l’AFP Greg Burke, le porte-parole du Vatican.

En attendant, certains prêtres de “l’Eglise du silence” ont approché leurs collègues de l’Eglise officielle dans l’espoir de trouver un nouveau lieu de prière.

 

Avec l’urbanisation rapide du pays, “l’espace vital de l’Eglise clandestine se réduit”, observe un prêtre de l’Eglise officielle.

“Nous sommes désormais en contact avec les clandestins, afin de les protéger, pas pour les surveiller”, explique-t-il.

 

Source : AFP

 

 

LA PLANETE

La Nasa envoie dans l’espace un laser pour étudier la glace sur Terre

La Nasa a lancé samedi son laser le plus avancé jamais placé en orbite, l’ICESat-2, une mission d’un milliard de dollars destinée à révéler l’ampleur de la fonte des glaces sur une Terre qui se réchauffe.

 

La mission précédente, ICESat, a été lancée en 2003 et s’est achevée en 2009. Grâce à elle, les scientifiques ont appris que la banquise s’affinait et que les surfaces recouvertes de glace disparaissaient des régions côtières du Groenland et de l’Antarctique.

 

L’utilisation croissante des sources d’énergie fossile par l’humanité entraîne une hausse constante des émissions de gaz à effet de serre, considérées comme les principaux responsables du changement climatique.

 

La température mondiale moyenne augmente année après année.

La couche de glace s’amenuise dans l’Arctique et le Groenland, accentuant le phénomène de hausse du niveau des océans qui menace des centaines de millions d’habitants des régions côtières du monde entier.

 

Source : AFP

 

 

Commerce : réforme de l’OMC “urgente”, selon les ministres du G20

Les ministres du Commerce des pays du G20 réunis en Argentine ont déclaré qu’il y avait un “besoin urgent” d’améliorer l’Organisation mondiale du commerce. Ils veulent intensifier le dialogue au moment où le président américain menace de retirer les Etats-Unis de l’OMC et où il se prépare à taxer 200 milliards de dollars d’importations chinoises supplémentaires.

 

L’OMC fonctionne sur la base du consensus, ce qui signifie que chacun de ses 164 membres dispose d’un droit de veto effectif et qu’il est presque impossible de parvenir à un accord sur une modification des règles.

 

Des manifestants ont brûlé des drapeaux américains et ont scandé des slogans contre l’orthodoxie du libre-échange et le soutien de Donald Trump au président argentin Mauricio Macri, dont le tour de vis fiscal a suscité une réaction hostile des classes populaires. L’Argentine est en train de renégocier un accord de financement de 50 milliards de dollars avec le FMI.

 

Source : Reuters

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