L’essentiel depuis ce week-end : du 8 au 10 septembre

 

PROCHE ET MOYEN-ORIENT

Armes chimiques : les USA mettent à nouveau la Syrie en garde

Le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump a déclaré lundi que les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont convenu qu’une nouvelle utilisation d’armes chimiques par le gouvernement syrien entraînerait “une réponse encore plus ferme” que celle des précédentes frappes aériennes menées en avril.

 

Des responsables américains ont affirmé au cours des derniers jours qu’ils avaient acquis la preuve que le gouvernement syrien préparait des armes chimiques avant une offensive sur l’enclave rebelle d’Idlib dans le nord-ouest du pays.

 

Les bombardements entamés la semaine dernière par l’armée syrienne et ses alliés dans la province d’Idlib, dernière région aux mains de l’insurrection, a fait 30.000 déplacés, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’Onu (Ocha).

 

Avec l’appui de la Russie et de l’Iran, Damas prépare une vaste offensive pour reprendre Idlib et les secteurs adjacents, où vivent 3 millions de personnes.

Les tirs de mortiers et de roquettes s’y multiplient depuis vendredi, en particulier dans le nord de la province d’Hama et dans les zones rurales du sud d’Idlib, a précisé David Swanson.

 

Source : Reuters

 

 

Syrie : exode massif à Idleb, où l’ONU craint la “pire catastrophe humanitaire” du siècle

Les bombardements du régime syrien et de son allié russe sur Idleb (nord-ouest syrien) ont fait plus de 30.000 déplacés, a mis en garde l’ONU lundi, craignant “la “pire catastrophe humanitaire” du 21e siècle en cas d’offensive contre l’ultime grand bastion insurgé de Syrie.

 

Ces violences sporadiques ont fait des morts parmi les civils et touché hôpitaux et autres structures médicales. Le porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), David Swanson, explique que “la majorité des 30.000 déplacés sont arrivés dans le nord d’Idleb (…) près de la frontière turque”.

 

ONU et organisations humanitaires tirent régulièrement la sonnette d’alarme concernant l’ampleur d’une catastrophe humanitaire en cas d’offensive à Idleb, même à l’échelle d’un pays ravagé depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 350.000 morts et poussé des millions à l’exode.

 

Environ trois millions de personnes, dont la moitié sont déjà des déplacés d’autres régions de Syrie affectées par le conflit, vivent à Idleb et les poches insurgées des provinces voisines de Hama, Alep ou Lattaquié, selon l’ONU.

 

Ankara, qui a déployé des troupes dans la province et parraine de nombreux groupes rebelles, cherche sans relâche à éviter une offensive du régime, qui risquerait de provoquer un nouvel afflux massif de réfugiés vers sa frontière.

La Turquie accueille déjà plus de 3 millions de réfugiés syriens sur son territoire.

 

Une victoire à Idleb serait hautement symbolique pour le pouvoir, qui avec l’appui militaire crucial de Moscou et de Téhéran, a réussi à reprendre près des deux-tiers du pays.

Mardi à Genève, l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie Staffan de Mistura doit recevoir des délégations des trois pays : Turquie, Russie et Iran.

 

Source : AFP

 

 

Irak : à Bassora, le Premier ministre accuse des partis politiques d’être derrière les violences

Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi, en visite à Bassora après des manifestations meurtrières, a accusé lundi “des parties politiques ayant des branches armées” d’être derrière les violences ayant réduit en cendres de nombreuses institutions de la grande ville pétrolière du sud de l’Irak.

 

En cinq jours de défilés dénonçant la corruption des dirigeants et la déliquescence des services publics qui a créé une catastrophe sanitaire dans cette province côtière, 12 manifestants ont été tués.

 

En outre, le siège du gouvernorat, le consulat du très influent voisin iranien et la plupart des sièges de groupes armés, très implantés et puissants dans la province, et de partis, dont le parti Dawa du Premier ministre, ont été incendiés.

 

Les violences ont cessé samedi alors qu’un coup de théâtre rebattait les cartes politiques à Bagdad.

 

A l’issue d’une réunion de crise du Parlement et du gouvernement, les deux vainqueurs des législatives, la liste du populiste Moqtada Sadr et celle des anciens combattants antijihadistes, proche de l’Iran, se sont dites “sur la même longueur d’onde” pour former au plus vite le futur gouvernement et mettre fin à la paralysie politique de l’Irak.

 

Cette nouvelle alliance écarte un peu plus M. Abadi, dont la liste est arrivée troisième aux législatives, de la possibilité de conserver son poste.

Le bloc pro-Iran semble désormais en position de force pour présider au choix du Premier ministre.

 

C’est à ce bloc pro-Iran que M. Abadi –soutenu par l’Occident– a semblé faire allusion en accusant des “parties politiques ayant des branches armées” d’avoir “tenté de mettre le feu à la province de Bassora”.

 

A Bassora, habitants et autorités locales assurent que le pouvoir à Bagdad ne leur redistribue pas les juteux revenus du pétrole irakien, pourtant majoritairement issus de cette province.

Depuis début juillet, Bassora est l’épicentre d’un mouvement de contestation sociale qui a un temps gagné l’ensemble du sud du pays.

 

Début juillet, M. Abadi avait déjà annoncé le déblocage d’urgence de budgets et d’investissements de plusieurs milliards de dollars.

Son gouvernement a annoncé de nouvelles mesures samedi, mais les habitants de Bassora assurent ne pas constater d’amélioration.

 

Source : AFP

 

 

Nouvelles arrestations en Turquie pour liens supposés avec Gülen

48 militaires et 8 autres personnes soupçonnées d’être liées à Fethullah Gülen, le prédicateur en exil aux Etats-Unis accusé par Ankara d’avoir orchestré le coup d’Etat manqué de juillet 2016, ont été arrêtées, rapporte lundi le quotidien Hürriyet.

 

Les autorités turques font procéder régulièrement à des arrestations par vagues contre les partisans présumés de Fethullah Gülen depuis le putsch manqué de 2016, au cours duquel 250 personnes ont été tuées. Fethullah Gülen nie toute implication.

 

Au total, 160.000 personnes ont été arrêtées et presque autant de fonctionnaires licenciés depuis la tentative de putsch, selon un décompte publié en mars par le bureau des droits de l’homme de l’Onu. Sur ce nombre, plus de 50.000 personnes ont été officiellement inculpées et maintenues en détention dans l’attente de leurs procès.

 

Les alliés occidentaux de la Turquie ont fait part de leurs critiques concernant la répression qui a eu lieu sous l’état d’urgence instauré peu après la tentative de coup d’Etat et resté en vigueur jusqu’en juillet 2018. Les critiques du président Recep Tayyip Erdogan l’accusent d’avoir utilisé le putsch comme prétexte pour écraser toute opposition.

 

Source : Reuters

 

 

L’UNRWA en quête de fonds dans le Golfe et en Europe

L’UNRWA, l’agence des Nations unies qui vient en aide aux réfugiés palestiniens, se tourne vers les pays du Golfe et les partenaires européens pour compenser le manque à gagner dû à l’interruption de la contribution américaine, a déclaré lundi son commissaire général, Pierre Krähenbühl.

 

L’UNRWA apporte une aide à quelque 5 millions de réfugiés palestiniens répartis entre la Jordanie, le Liban, la Syrie, la Cisjordanie occupée et la bande de Gaza. La majeure partie sont des descendants des 700.000 Palestiniens chassés de chez eux ou qui ont fui lors de la guerre israélo-arabe de 1948, qui déboucha sur la création de l’Etat d’Israël.

 

Les Etats-Unis, qui étaient le plus important donateur de l’UNRWA, ont annoncé voici une dizaine de jours l’arrêt de leurs versements à cette agence financée presque entièrement par des contributions volontaires d’Etats.

 

L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Qatar ont déjà annoncé 50 millions de dollars chacun au bénéfice de l’UNRWA, a dit Krähenbühl en ajoutant que le Japon, l’Inde et la Chine avaient aussi prodigué un soutien accru.

“Nous avons encore besoin approximativement de 200 millions de dollars”.

 

Source : Reuters

 

 

ASIE

Combats dans le nord de l’Afghanistan, des dizaines de morts

Des combats entre forces de sécurité afghanes et insurgés taliban ont fait plusieurs dizaines de morts dans le nord de l’Afghanistan, où les islamistes s’approchent de la ville de Sar-e Pul, capitale de la province homonyme, ont annoncé lundi les autorités.

 

Les combats font rage depuis deux jours.

Un porte-parole des taliban a affirmé que les insurgés avaient mis la main sur de grandes quantités d’armes et de munitions.

 

Source : Reuters

 

 

Bangladesh : manifestation pour la libération de l’opposante Khaleda Zia

Des milliers de partisans de l’opposition au Bangladesh ont manifesté lundi dans tout le pays pour réclamer la remise en liberté immédiate de leur chef Khaleda Zia, qui fut trois fois Première ministre et est emprisonnée depuis le début de l’année pour corruption.

 

Agée de 73 ans, Mme Zia est actuellement jugée pour une série d’autres accusations, notamment de corruption et violences, devant un tribunal installé dans une prison de Dacca, abandonnée en 2016 et construite au XIXe siècle par les Britanniques, dont elle est l’unique détenue, ont expliqué ses avocats.

 

Mme Zia, condamnée à cinq ans de prison le 8 février, s’est rendue la semaine dernière à une audience en chaise roulante. Elle a déclaré au tribunal qu’elle était très malade et perdait la sensibilité d’une main et d’une jambe.

 

En mai, la Cour suprême avait ordonné la libération sous caution de Mme Zia, mais cette dernière est restée derrière les barreaux en raison des autres accusations portées contre elle.

En février, l’annonce du jugement avait suscité des violences dans les grandes villes du Bangladesh, des militants du BNP affrontant la police et des membres du parti au pouvoir.

 

Le secrétaire général du BNP Fakhrul Islam Alamgir, a accusé le gouvernement de s’en prendre à l’opposition avant les élections. “Environ 1.200 de nos militants ont déjà été arrêtés”, a-t-il dit.

 

Source : AFP

 

 

Taïwan : les USA rappellent pour consultations des diplomates de trois pays

Les Etats-Unis ont annoncé vendredi qu’ils rappelaient pour consultations leurs ambassadeurs de République dominicaine, du Salvador et du Panama, trois pays qui ont décidé de rompre leurs relations diplomatiques avec Taïwan.

 

Seuls 17 pays désormais reconnaissent Taïwan.

Washington n’a pas de relations officielles avec Taïwan, mais il est l’allié le plus puissant de l’île et son seul fournisseur d’armes.

 

Cette décision survient alors que la Chine et les États-Unis sont engagés dans une guerre commerciale, ce qui accentue encore l’irritation de Pékin contre Washington.

La Chine courtise assidûment depuis des années les pays reconnaissant Taïwan, afin de tenter de les faire rompre ces relations.

 

Source : Reuters

 

 

AMERIQUE DU NORD

USA : évacuations d’ampleur sur la côte est américaine avant l’ouragan Florence

Plus d’un million d’Américains devaient être évacués sur la côte est des Etats-Unis, menacée par l’ouragan Florence qui s’est nettement renforcé lundi. “C’est un ouragan très dangereux”, a déclaré Henry McMaster, gouverneur de la Caroline du Sud, précisant que l’évacuation à partir de mardi concernera les habitants d’une bande littorale de 320 kilomètres de longueur.

 

La Caroline du Nord, la Caroline du Sud et l’Etat de Virginie ont déclaré l’état d’urgence pour se préparer aux possibles conséquences d’un impact.

Davantage que les vents violents, les autorités craignent les inondations provoquées par les précipitations apportées par l’ouragan.

 

Entre août et septembre 2017, les trois puissants ouragans Harvey, Irma et Maria ont causé la mort de milliers de personnes et provoqué des milliards de dollars de dégâts dans les Caraïbes et le sud-est des Etats-Unis.

 

Source : AFP

 

 

USA : Bolton s’apprête à prononcer un discours très ferme sur la CPI

Les Etats-Unis menaceront la Cour pénale internationale (CPI) de sanctions si elle décide d’ouvrir une enquête pour déterminer si les forces américaines ont commis des crimes de guerre en Afghanistan.

 

En novembre dernier, Fatou Bensouda, procureure générale de la CPI, a déclaré qu’elle allait demander l’ouverture d’une telle enquête.

Le conseiller à la Sécurité nationale du président Donald Trump, John Bolton, doit présenter ses critiques contre la CPI lors d’un discours à la mi-journée.

 

Pour l’heure, Fatou Bensouda n’a pas précisé quelles pourraient être les parties impliquées mais, en 2016, parlant d’indices préliminaires, elle avait évoqué de possibles crimes de guerre commis par les forces américaines en Afghanistan et dans les centres de détention clandestins de la CIA ailleurs dans le monde en 2003 et 2004.

 

L’administration Trump “ripostera” si la CPI entame une enquête sur les allégations de crimes de guerre commis par les forces américaines en Afghanistan, devrait dire John Bolton.

Washington pourrait interdire aux juges et aux enquêteurs de la CPI de se rendre aux Etats-Unis, geler leurs avoirs et les traduire devant la justice américaine.

 

“Nous ne coopérerons pas avec la CPI (…) Nous allons la laisser mourir toute seule”, ajoutera John Bolton, précisant que l’administration Trump envisage de demander au Conseil de sécurité de l’Onu de restreindre les pouvoirs de la CPI.

Les Etats-Unis n’ont pas ratifié le statut de Rome qui a fondé la CPI en 2002.

 

Source : Reuters

 

 

AMERIQUE LATINE

Nicaragua : la grève bien suivie à Managua à l’appel de l’opposition

La capitale nicaraguayenne a été partiellement paralysée vendredi par une grève de 24 heures du secteur privé à l’appel de l’Alliance de l’opposition pour demander la libération de centaines de “prisonniers politiques” et la reprise du dialogue avec le gouvernement du président Daniel Ortega, a constaté l’AFP.

 

La crise politique actuelle a causé la mort de plus de 320 personnes depuis avril.

En dehors de la capitale, le mot d’ordre de l’opposition a été particulièrement bien suivi.

Tirant le bilan de la journée, le sociologue Cirilo Otero, consulté par l’AFP, a jugé que la grève était “un succès”.

 

Le dialogue sous les auspices de l’Eglise catholique entre le pouvoir et l’opposition est à l’arrêt depuis juin en raison de la répression des manifestations et du refus du gouvernement de discuter de la démocratisation du régime.

 

L’opposition demande notamment d’avancer à 2019 les élections prévues en 2021.

La crise a commencé le 18 avril par des manifestations contre un projet de réforme de la sécurité sociale rapidement abandonné, qui se sont poursuivies pour demander le départ du président.

 

L’ancien guérillero Daniel Ortega, 72 ans, est accusé par ses opposants d’avoir mis en place une dictature marquée par la corruption et le népotisme. M. Ortega rétorque que le pouvoir du couple présidentiel est issu des urnes et accuse les Etats-Unis d’avoir fomenté la révolte.

 

Au moins 300 personnes sont poursuivies par la justice pour leur participation aux manifestations contre le gouvernement, dont 85 sont accusées de “terrorisme”, selon le Haut-commissariat pour les droits de l’homme de l’ONU.

 

Source : AFP

 

 

AFRIQUE

Libye : le HCR appelle à agir face aux trafiquants d’êtres humains se faisant passer pour du personnel de l’ONU

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a appelé samedi les autorités libyennes à agir contre les passeurs et les trafiquants d’êtres humains, notamment ceux qui se font passer pour du personnel onusien.

 

Les informations reçues par le HCR proviennent de réfugiés qui ont déclaré avoir été vendus à des trafiquants en Libye et soumis à des abus et à la torture, notamment après avoir été interceptés en mer. L’agence onusienne recueille actuellement plus d’informations et enquête sur ces allégations.

 

À Tripoli, la situation des réfugiés et des migrants vivant dans les zones urbaines ou en détention s’est considérablement détériorée ces dernières semaines, en raison des affrontements violents entre groupes armés. Mardi, la Mission d’appui des Nations Unies en Libye a pu obtenir un cessez-le-feu entre les parties en conflit dans la capitale libyenne.

 

Le HCR a reçu des informations faisant état d’atrocités indicibles commises contre des réfugiés et des demandeurs d’asile dans les rues de Tripoli, notamment des viols, des enlèvements et des actes de torture.

 

De nombreux réfugiés ont été détenus en Libye dans des zones proches des affrontements et risquaient de devenir des dommages collatéraux si des roquettes frappaient les centres. Des milliers de personnes ont fui ces centres de détention pour tenter de sauver leur vie.

 

Source : ONU

 

 

Lybie : attaque meurtrière contre le siège de la Compagnie nationale de pétrole à Tripoli

Au moins 2 personnes ont été tuées lundi lors d’une attaque attribuée à des jihadistes, contre le siège de la Compagnie nationale de pétrole (NOC) dans la capitale libyenne, qui sort à peine de plusieurs jours d’affrontements meurtriers entre groupes armés rivaux.

 

L’attaque a visé un secteur stratégique et vital qui fournit à la Libye plus de 95% de ses revenus et intervient quatre mois après un attentat du groupe Etat islamique (EI) contre la Haute commission électorale, qui avait fait 14 morts, à Tripoli.

 

De récents combats entre groupes rivaux près de Tripoli ont fait au moins 63 morts et 159 blessés entre le 27 août et le 4 septembre. Les affrontements ont marqué une pause le 4 septembre après la signature d’un accord de cessez-le-feu, sous l’égide de l’ONU.

 

Globalement respecté, cet accord ne résout toutefois pas les dissensions entre les multiples groupes armés, qui ont maintenu leurs positions dans et autour de la capitale.

 

La semaine dernière, la NOC a annoncé qu’elle prévoyait une hausse de 80% de ses revenus pétroliers, à 23 milliards de dollars, contre 13 milliards en 2017.

Selon la NOC, les revenus ont atteint à fin juillet 13,6 milliards USD, dépassant le total des recettes sur toute l’année 2017.

 

La NOC a précisé que ces performances avaient été réalisées malgré les pertes engendrées cet été par l’arrêt des exportations durant plusieurs semaines dans l’est du pays, en raison d’un bras de fer entre autorités rivales sur la gestion des recettes de l’or noir.

 

Source : AFP

 

 

L’ONU dénonce les 75 condamnations à mort prononcées par l’Egypte

L’ONU a dénoncé dimanche la confirmation en appel par la justice égyptienne de la condamnation à mort de 75 personnes, dont des chefs islamistes (des dirigeants des Frères musulmans), et appelé à revoir un verdict “injuste”, suscitant la colère du Caire.

 

C’est l’un des plus grands procès de masse depuis la révolte ayant secoué l’Égypte en 2011 dans le sillage du Printemps arabe.

Au total, 739 personnes étaient jugées samedi, accusées pour la plupart d’avoir tué des policiers ou d’avoir vandalisé des biens publics en août 2013, lors d’émeutes au Caire.

 

“Les 739 personnes ont été jugées en masse et n’ont pas pu bénéficier d’une représentation légale individuelle devant le tribunal”, a souligné la Haut-commissaire de l’ONU.

“De plus, les accusés n’ont pas eu le droit de présenter des éléments de preuve pour leur défense, et l’accusation ne disposait pas de suffisamment de preuves de leur culpabilité individuelle”.

 

Le 14 août 2013, un mois après que l’armée a renversé le président islamiste Mohamed Morsi à la faveur de manifestations de masse contre lui, la police avait dispersé une manifestation islamiste au Caire.

 

La répression de ces manifestations “aurait conduit à la mort de près de 900 manifestants, pour la plupart non armés, par des membres des forces de sécurité égyptiennes”, a rappelé la Haut-commissaire.

Pourtant aucun membre des forces de sécurité n’a été inculpé en liaison avec ces événements.

 

Source : AFP

 

 

Une attaque islamiste aurait fait de nombreux morts au Nigeria

De nombreuses personnes auraient trouvé la mort dans une attaque de militants islamistes dans la ville de Gudumbali dans le nord-est du Nigeria, rapportent des témoins samedi.

Les assaillants portaient des uniformes militaires et ont ouvert le feu sur des soldats et sur des civils, provoquant des mouvements de panique, ont déclaré les témoins.

 

“De nombreux civils ont perdu la vie, nous ne connaissons pas le nombre des victimes pour l’instant”, a commenté Mohammed, l’un des habitants seulement identifié par son prénom par crainte de représailles. “Des milliers de personnes ont fui leurs maisons”, a-t-il ajouté.

 

En juin, le gouvernement avait ordonné à des milliers de personnes qui avaient fui l’insurrection menée par la secte Boko Haram depuis une décennie de retourner chez elles à Gudumbali, l’une des régions les plus dangereuses du nord-est du Nigeria. Les autorités avaient coupé les vivres et autres aides médicales à ceux qui refusaient de rentrer chez eux.

 

Source : Reuters

 

 

Soudan : le Premier ministre entre en fonction sur fond de crise économique

Le nouveau Premier ministre soudanais est entré en fonction lundi, après le limogeage du gouvernement sortant décidé la veille par le président Omar el-Béchir, dans un contexte de difficultés économiques croissantes.

 

Le Soudan fait face à une crise économique qui s’aggrave, avec notamment une inflation de plus de 65% et une pénurie accrue de devises.

Selon le président, “la situation économique actuelle est le résultat d’un embargo économique et d’un projet visant à empêcher l’accès du pays aux ressources étrangères”.

 

Il n’a toutefois pas précisé qui était à l’origine de ce prétendu projet et n’a pas non plus nommé les Etats-Unis, qui ont imposé de 1997 à 2017 un embargo commercial au Soudan.

Selon des experts, cet embargo a eu un large impact sur l’économie soudanaise, particulièrement lorsque le sud du pays, riche en pétrole, a proclamé son indépendance en 2011.

 

Malgré la levée de l’embargo, les Etats-Unis ont maintenu le Soudan sur la liste des pays soutenant le “terrorisme”. Du coup, les banques étrangères, tout comme les investisseurs, restent frileux vis-à-vis du pays, déchiré par des décennies de conflits.

 

Si les difficultés auraient pu “selon certains, déclencher des tensions sociales”, le président s’est félicité de “la patience du peuple qui a empêché cela de se produire”. Des manifestations sporadiques contre la hausse du coût des denrées alimentaires ont toutefois eu lieu en janvier mais les autorités les ont rapidement matées avec de nombreuses arrestations.

 

Source : AFP

 

 

Au Soudan du Sud, l’ONU appelle à s’attaquer d’urgence aux violations des droits de l’enfant

À l’issue d’une mission au Soudan du Sud, la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, Virginia Gamba, a souligné que les graves violations à l’encontre des enfants demeurent inacceptables. Elle estime urgent de s’attaquer à ces violations en traduisant leurs auteurs en justice et d’empêcher qu’elles ne se reproduisent.

 

En 2017, l’ONU a pu recenser et vérifier près de 1.400 enfants touchés directement par ces violences. Des milliers d’autres garçons et filles continuent de payer le lourd tribut des conflits armés au Soudan du Sud.

 

Le niveau tragique des violences subies par les enfants au Soudan du Sud est la conséquence directe du conflit qui frappe le pays depuis 2013, en particulier dans la région du Nil supérieur.

« La crise au Soudan du Sud est une crise des enfants », a déclaré la Représentante spéciale, soulignant que 50% de la population du pays a moins de 18 ans.

 

« Il n’y pas de temps à perdre à protéger les enfants du Soudan du Sud » des enrôlements et des abus par les groupes armés, a dit Virginia Gamba. « Ils ne sont pas seulement l’avenir du Soudan du Sud, mais aussi son présent ».

 

Source : ONU

 

 

Somalie : au moins 6 morts dans un attentat à la voiture piégée à Mogadiscio

Six personnes au moins ont été tuées lundi dans un attentat à la voiture piégée revendiqué par les islamistes shebab et visant un bâtiment officiel dans la capitale somalienne Mogadiscio, ont rapporté la police, des témoins et des ambulanciers.

 

Les shebab ont juré la perte du gouvernement fédéral, soutenu par la communauté internationale et les 20.000 hommes de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

 

Chassés de Mogadiscio en 2011, ils ont ensuite perdu l’essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats suicides y compris dans la capitale somalienne.

 

Fin juillet, le Conseil de sécurité de l’ONU a retardé à fin février 2019 la réduction prévue des effectifs de l’Amisom.

L’embryon d’armée nationale somalienne n’a pour l’instant pas fait la preuve de sa capacité à assurer la paix, malgré l’entraînement qui lui est fourni par plusieurs pays étrangers.

 

Source : AFP

 

 

EUROPE

Pas de majorité parlementaire en Suède, progression de l’extrême droite

Plusieurs semaines de négociations seront sans doute nécessaires pour former un gouvernement en Suède, où les coalitions de gauche et de droite ont quasiment fait match nul lors des législatives de dimanche, marquées par une nouvelle progression de l’extrême droite et une absence de majorité.

 

Si aucun gouvernement n’obtient la confiance du parlement après quatre tentatives, les Suédois devront retourner aux urnes.

 

L’arrivée en 2015, au plus fort de la crise migratoire en Europe, de 163.000 demandeurs d’asile, soit le plus fort taux par habitant au sein de l’UE, a polarisé les électeurs et brisé le consensus politique. Certains Suédois estiment en outre que leur système social traverse une crise.

 

L’allongement des listes d’attente pour se faire opérer, la pénurie de médecins et d’enseignants, et l’incapacité de la police à éradiquer la violence dans les banlieues défavorisées, où les immigrants sont majoritaires, ont ébranlé la confiance des Suédois en leur modèle social.

 

Source : Reuters

 

 

CLIMAT PLANETAIRE

Météo : 70% de probabilité d’un phénomène El Niño à la fin de l’année

La probabilité que survienne un phénomène El Niño, un grave épisode météo poussant à la hausse la moyenne mondiale des températures, a grimpé à 70% pour le dernier trimestre de l’année, a annoncé lundi l’ONU.

 

Le phénomène El Niño réapparaît régulièrement et se traduit par une hausse de la température de l’océan Pacifique, poussant la moyenne des températures à la hausse et affectant les précipitations mondiales.

 

El Niño est un phénomène météo qui a une incidence majeure sur le climat mondial, se traduisant, selon les régions du monde, par des sécheresses et des inondations.

 

Source : AFP

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