L’essentiel depuis jeudi, donc du 4 octobre au 8 octobre à 23h

 

ASIE

Pakistan : le TLP parle de “conséquences terribles” en cas de clémence pour Asia Bibi, chrétienne condamnée à mort

Une organisation islamiste radicale pakistanaise a mis en garde contre les “conséquences terribles” d’une éventuelle mesure de clémence au procès en appel de la chrétienne Asia Bibi, qui a été condamnée à mort en première instance pour blasphème.

 

Asia Bibi, mère de quatre enfants, a été en 2010 la première femme à être condamnée à la peine capitale en vertu de la loi très stricte au Pakistan réprimant le blasphème.

Elle a fait appel devant la Cour suprême, qui a conclu ses délibérations lundi mais a réservé son jugement, sans dire quand elle annoncerait sa décision.

 

Son cas a provoqué l’indignation des chrétiens du monde entier et a semé la division au sein de la société pakistanaise, où deux hommes politiques qui avaient pris position en faveur d’Asia Bibi ont été assassinés, dont le gouverneur du Pendjab, Salman Taseer, abattu par son propre garde du corps.

 

La formation ultra-religieuse Tehreek-e-Labaik Pakistan (TLP), qui fait de la punition du blasphème son cri de ralliement et considère l’assassin de Taseer comme un héros, a mis en garde la Cour suprême contre toute “concession ou souplesse” envers Asia Bibi.

 

Le blasphème envers le prophète Mahomet est passible de la peine de mort en vertu du droit pakistanais. Des dizaines de personnes ont été tuées à la suite d’accusations de blasphèmes, certaines lynchées par des foules d’hommes.

 

Source : Reuters

 

 

Dix-huit ONG étrangères reçoivent l’ordre de quitter le Pakistan

Les autorités pakistanaises ont ordonné à 18 organisations humanitaires internationales de cesser toute activité sur le sol pakistanais et de quitter le pays, a déclaré jeudi un porte-parole d’ActionAid.

 

Cette ONG spécialisée dans l’éducation, la lutte contre la pauvreté et la défense des droits de l’homme dit avoir reçu un avis d’expulsion du ministère pakistanais de l’Intérieur, ce qui équivaut, selon elle, à “une attaque contre la société civile et les organisations de défense des droits de l’homme”.

 

Les ONG caritatives financées par l’étranger sont depuis des années dans le collimateur des autorités pakistanaises et l’une d’elles a reçu l’an dernier l’ordre de cesser toute opération pour avoir “mené des activités hostiles à l’Etat”.

 

En décembre dernier, le précédent gouvernement, constitué par la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N), a ordonné l’expulsion de 27 ONG internationales, notamment celles qui s’occupaient de droits de l’homme.

 

Source : Reuters

 

 

Dans une ONU divisée, la Chine trace son sillon

Dénoncée depuis la semaine dernière pour des interférences présumées dans la vie politique des Etats-Unis, la Chine trace sans bruit son sillon à l’ONU, où ce pays devient peu à peu l’un de ses membres les plus influents.

 

Au Conseil de sécurité, dont elle est l’un des cinq membres permanents, son discours reste sans éclat, souvent prétexte à rappeler des fondamentaux de la Charte des Nations unies : souveraineté des pays et principe de non-ingérence.

 

L’apparence des discours policés est toutefois trompeuse : dans les missions de paix, ou lorsque des postes sont à pourvoir au secrétariat général, Pékin répond présent et de plus en plus.

Aujourd’hui, plus de 2.500 militaires chinois sont Casques bleus, au Liban, au Mali, en République démocratique du Congo ou au Soudan du Sud.

 

Et la Chine “a énormément augmenté”, selon un diplomate s’exprimant sous anonymat, ses contributions financières volontaires à l’ONU, alors que l’administration américaine de Donald Trump réduisait les siennes.

 

“La Chine est en train de prendre le pouvoir à l’ONU”, confirme un diplomate, sous anonymat.

En 2017 et 2018, ce pays qui, économiquement, a jeté son dévolu sur l’Afrique (autre vecteur d’influence), est devenu une clé dans deux dossiers internationaux majeurs, la Corée du Nord et la Birmanie.

 

Dans le premier cas, Pékin a plié devant les coups de boutoir américains pour imposer des sanctions économiques sans précédent à Pyongyang. Mais avec l’espoir probable qu’un accord avec la Corée du Nord conduira au départ de troupes américaines de Corée du Sud, l’arrière-cour stratégique de Pékin dans la région.

 

Dans le deuxième cas, la Chine, qui considère que la crise des Rohingyas est une affaire bilatérale entre Birmanie et Bangladesh, a réussi à empêcher toute action ferme du Conseil de sécurité.

 

Source : AFP

 

 

L’Inde continuera à acheter du pétrole iranien malgré les sanctions US

L’Inde achètera 9 millions de barils de pétrole iranien en novembre, ont dit deux sources du secteur, indiquant ainsi que le troisième plus gros importateur mondial de brut poursuivra ses achats auprès de l’Iran en dépit des sanctions américaines.

 

Les Etats-Unis imposeront de nouvelles sanctions contre l’Iran à partir du 4 novembre pour pousser le régime à arrêter ses interventions dans les conflits en Syrie et en Iraq et à renégocier son programme de missiles balistiques.

 

Lors de la période précédente de sanctions américaines, entre 2012 et 2015, l’Inde a continué à acheter du pétrole à l’Iran bien que le pays ait dû réduire drastiquement ses achats pour protéger son exposition au système financier américain.

 

Source : Reuters

 

 

L’Inde acquiert des systèmes antiaériens russes, malgré les avertissements de Washington

L’Inde et la Russie ont signé vendredi l’acquisition par New Delhi de systèmes de défense antiaérienne S-400 pour 5,2 milliards de dollars à l’occasion de la visite dans le pays de Vladimir Poutine, un contrat susceptible d’agacer Washington.

 

Les États-Unis avaient mis en garde l’Inde que cette transaction l’exposait à des sanctions économiques. Une loi américaine sanctionne en effet les achats d’armement russe par tout pays ou entité, dans le but de punir Moscou pour son attitude en Ukraine et son ingérence présumée dans l’élection présidentielle américaine.

 

“L’Inde donne la plus grande priorité à ses relations avec la Russie. Aujourd’hui nous avons pris des décisions qui renforceront encore nos relations sur le long terme”, a déclaré le nationaliste hindou Narendra Modi.

 

Huit protocoles d’accord et accords de coopération ont été signés en présence des deux dirigeants, notamment dans le domaine spatial. L’Inde compte sur l’aide de la Russie pour accomplir l’objectif que s’est fixé New Delhi d’envoyer un Indien dans l’espace d’ici 2022.

 

L’Inde espère obtenir une dérogation aux sanctions économiques de Washington.

Les États-Unis peuvent en effet difficilement se permettre de froisser leur allié indien, les deux puissances ayant le même intérêt à contrebalancer la montée en puissance de la Chine en Asie.

 

La Russie est de longue date le principal fournisseur d’armes de l’Inde.

L’armée indienne est actuellement engagée dans un vaste effort de modernisation de son armement. Ce dernier est souvent obsolète et insuffisant pour faire face aux mutations géopolitiques de la région, notamment l’affermissement de la Chine.

 

New Delhi a ainsi prévu de dépenser des dizaines de milliards de dollars pour mettre à niveau ses équipements militaires.

Autant d’acquisitions suivies de près par les voisins chinois et pakistanais.

 

Source : AFP

 

 

Le gouvernement afghan pas d’accord pour privatiser la guerre

La société de sécurité privée Blackwater a proposé au gouvernement afghan de reprendre certaines opérations militaires réalisées par les Etats-Unis en Afghanistan, comme l’entraînement des forces armées afghanes, ce que le pouvoir à Kaboul a catégoriquement refusé.

 

L’an dernier, Washington a ordonné l’envoi de milliers de soldats américains supplémentaires pour renforcer les forces existantes.

Les États-Unis ont environ 14.000 soldats en Afghanistan, qui participent à la mission de formation et de conseil Resolute Support, dirigée par l’Otan.

 

Les forces américaines participent aussi à des opérations antiterroristes contre des groupes tels que l’État islamique.

Donald Trump, par le renforcement des effectifs militaires et l’intensification des frappes aériennes contre les taliban, veut les forcer à négocier.

 

On dit Donald Trump mécontent du peu de progrès réalisés. Certains diplomates craignent que le président américain ne revienne sur sa stratégie et ne décide de retirer les troupes américaines d’Afghanistan. Ce qui risquerait de provoquer l’effondrement du gouvernement soutenu par les pays occidentaux.

 

Source : Reuters

 

 

Les taliban afghans appellent au boycott des élections

Les talibans afghans ont lancé lundi un appel au boycott des élections législatives du 20 octobre et au retrait complet des forces étrangères, seule solution, selon eux, pour mettre fin au conflit qui fait rage depuis 17 ans.

 

Cet appel coïncide avec la visite de l’émissaire américain Zalmay Khalilzad, qui cherche à amener la milice islamiste à la table des négociations.

Les Taliban se sont jusqu’ici opposés à l’organisation de négociations de paix et restent hostiles au processus électoral.

 

Source : Reuters

 

 

Des tonnes d’ivoire et d’écailles de pangolin saisies au Vietnam

Huit tonnes d’ivoire et d’écailles de pangolin ont été confisquées au Vietnam, ce qui représente l’un des cas de trafic d’espèces sauvages les plus importants, a annoncé vendredi le gouvernement.

 

Bien qu’illégal, le commerce de l’ivoire et des écailles de pangolin est très important au Vietnam. La Birmanie tente elle aussi de lutter contre le trafic.

Le conteneur arrivait du Nigeria. Quelques jours avant, près d’une tonne d’ivoire et d’écailles de pangolin avaient été saisies. La marchandise provenait également du Nigeria.

 

Le trafic d’écailles de pangolins est en hausse ces dernières années, selon Nguyen Van Thai, directeur de Save Vietnam’s Wildlife.

“La plupart des écailles de pangolins saisies au Vietnam proviennent d’Afrique et sont destinées à la Chine, qui est le marché le plus important”, déclare-t-il.

 

Une demande existe aussi au Vietnam.

Selon Nguyen Van Thai, certains Vietnamiens estiment que la consommation d’écailles de pangolin moulues est bonne pour la santé, en particulier pour les problèmes de foie, d’os et pour que les mères produisent du lait pour les nouveau-nés.

 

Source : Reuters

 

 

Pompeo : Kim prêt à autoriser des inspecteurs sur son site nucléaire démantelé

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a annoncé lundi que des inspecteurs internationaux seraient autorisés à visiter le site d’essais nucléaires démantelé par Pyongyang, après une rencontre avec Kim Jong Un qui a produit selon lui des “progrès significatifs” sur la dénucléarisation.

 

Le secrétaire d’Etat américain a rencontré le dirigeant nord-coréen dimanche dans la capitale nord-coréenne. Il s’agissait de relancer des pourparlers de dénucléarisation qui patinaient depuis le sommet historique de M. Kim avec le président américain Donald Trump en juin à Singapour.

 

“Le président Kim a déclaré qu’il était prêt à les autoriser à rentrer” sur le site de tests nucléaires de Punggye-ri, a déclaré M. Pompeo.

Le Nord a démantelé en mai ce site souterrain, théâtre de ses 6 tests nucléaires, mais n’en a pour l’heure pas permis l’accès à des observateurs internationaux.

 

Les Etats-Unis militent pour le maintien des sanctions tant que le Nord n’aura pas procédé à sa “dénucléarisation finale et entièrement vérifiée”.

Pyongyang avance à grand pas sur la voie de la diplomatie et les analystes jugent que Washington risque d’être rapidement acculé à lâcher du lest sur les sanctions.

 

“La Corée du Nord renforce ses liens avec la Chine et la Russie si bien que les Etats-Unis qui maintiennent le régime des sanctions sont sur la corde raide”, a déclaré Hong Hyun-ik, analyste à l’Institut Sejong.

 

Moscou et Pékin, alliés traditionnels du Nord, viennent d’appeler à un relâchement de la pression sur Pyongyang devant le Conseil de sécurité de l’ONU, jugeant que les mesures vers “un désarmement graduel doivent précéder un allègement des sanctions”.

 

Source : AFP

 

 

PROCHE ET MOYEN-ORIENT

Syrie : les jihadistes retirent leurs armes lourdes de la future “zone démilitarisée”

Après les factions rebelles, les groupes jihadistes, qui contrôlent une grande partie de la province syrienne d’Idleb, ont commencé à retirer leurs armes lourdes de la future “zone démilitarisée” dans le dernier grand bastion insurgé dans le pays en guerre.

 

Ce retrait des armes lourdes est l’un des points stipulés dans l’accord conclu le 17 septembre à Sotchi (Russie) entre Ankara, soutien des rebelles, et Moscou, allié du régime de Bachar al-Assad.

 

L’initiative a permis d’éloigner la menace d’une offensive du régime syrien contre ce grand fief insurgé, une opération qui faisait notamment craindre aux ONG et à l’ONU une “catastrophe humanitaire” et un “bain de sang”.

 

L’accord prévoit l’instauration d’ici au 15 octobre d’une zone tampon de 15 à 20 km de large dans la province d’Idleb (nord-ouest) et des parties des provinces voisines de Hama, Lattaquié et Alep.

 

Cette “zone démilitarisée”, qui doit être surveillée par des troupes turques et la police militaire russe, doit séparer les territoires insurgés d’Idleb des secteurs gouvernementaux adjacents.

En vertu de l’accord, les armes lourdes de tous les groupes armés insurgés doivent être retirées de la zone avant le 10 octobre, tandis que les jihadistes doivent avoir quitté les lieux le 15.

 

Le retrait des armes lourdes des jihadistes a été précédé par celui des groupes rebelles.

Mais côté rebelles aussi, les combattants affirment être toujours pleinement mobilisés contre une éventuelle attaque.

 

Comme les jihadistes, les factions rebelles misent sur la présence turque dans la zone pour les protéger, craignant que l’accord russo-turc ne soit le prélude à un retour du régime dans cette région.

 

Le président Bachar al-Assad a d’ailleurs qualifié de “mesure temporaire” l’accord, assurant que cette région insurgée finirait par revenir dans le giron du régime.

Plus de 360.000 personnes ont été tuées en Syrie depuis le début du conflit, déclenché par la répression sanglante de manifestations anti-gouvernementales et qui s’est internationalisé.

 

Source : AFP

 

 

Journaliste disparu : Ankara demande à fouiller le consulat saoudien

Les autorités turques ont demandé à fouiller le consulat saoudien d’Istanbul, un peu moins d’une semaine après la disparition du journaliste Jamal Khashoggi, qui n’a pas donné signe de vie après être s’être rendu pour des démarches administratives à la représentation diplomatique, a rapporté lundi la chaîne NTV.

 

Jamal Khashoggi, un journaliste critique du pouvoir de Ryad qui écrivait notamment pour le Washington Post, s’est rendu au consulat mardi pour des démarches administratives.

Selon la police turque, il n’en est jamais ressorti.

 

Dans un entretien vendredi à l’agence Bloomberg le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a affirmé que Jamal Khashoggi était effectivement “entré” au consulat mais qu’il en était sorti peu après. Il a lui-même invité les autorités turques à “fouiller” le consulat.

 

Des responsables turcs ont affirmé samedi soir que, selon les premiers éléments de l’enquête, M. Khashoggi a été assassiné au sein du consulat.

Mais Ryad a immédiatement démenti.

 

Khashoggi s’était exilé aux Etats-Unis il y a un an, craignant que ses écrits ne provoquent des représailles de la part de Ryad.

Il dénonce notamment l’attitude de Ryad à l’égard du Qatar et s’indigne de la guerre au Yémen, de la répression politique ou de la censure.

 

Ankara et Ryad ont des relations tendues depuis juin 2017, quand la Turquie a pris le parti du Qatar dans le conflit de ce dernier avec ses voisins du Golfe.

Par ailleurs le gouvernement turc travaille avec Téhéran, ennemi juré de Ryad, pour tenter d’éviter une escalade du conflit dans le nord de la Syrie.

 

Sources : AFP, Reuters

 

 

La CIJ examine un différend USA-Iran sur des avoirs iraniens bloqués

La Cour internationale de Justice (CIJ) examinera à partir de lundi une plainte de Téhéran contre les Etats-Unis qui ont gelé des milliards de dollars d’avoirs iraniens, bloqués pour indemniser des Américains victimes d’attaques terroristes.

 

L’Iran a engagé une procédure contre Washington devant la CIJ en juin 2016 afin d’obtenir le déblocage de ses fonds.

Ces audiences interviennent dans un contexte de tensions grandissantes entre l’Iran et les Etats-Unis, opposés dans une autre procédure devant la Cour, plus haute juridiction des Nations unies.

 

Mercredi, les juges de la CIJ ont ordonné à Washington de mettre fin aux sanctions contre Téhéran visant des biens “à des fins humanitaires”, un revers pour les Etats-Unis, qui ont toutefois récusé la compétence de la Cour dans cette affaire.

 

La CIJ se prononçait sur la demande de l’Iran de suspendre les sanctions américaines réimposées par Donald Trump après le retrait de Washington de l’accord sur le nucléaire iranien, la République islamique dénonçant de graves conséquences sur son économie.

 

Source : AFP

 

 

Iran : le Parlement adopte un projet de loi contre le financement du “terrorisme”

Le Parlement iranien a adopté dimanche un projet de loi contre le financement du “terrorisme”, un texte critiqué par des conservateurs mais considéré comme vital pour sauver l’accord sur le nucléaire avec les partenaires de Téhéran, après le retrait américain.

 

Ce texte, qui doit encore être approuvé par le Conseil des Gardiens de la Constitution, a pour objectif de permettre à l’Iran de se conformer aux normes internationales et d’adhérer à la Convention de l’ONU pour la répression du financement du “terrorisme”.

 

Il fait partie de l’un des quatre textes mis en avant par le gouvernement iranien au cours des derniers mois pour répondre aux demandes du Groupe d’action financière (Gafi).

Celui-ci a donné à Téhéran jusqu’à la fin du mois pour renforcer sa législation contre le blanchiment de capitaux et le financement du “terrorisme”.

 

La situation économique et financière de l’Iran préoccupe le gouvernement, notamment depuis le rétablissement des sanctions américaines à la suite du retrait en mai des Etats-Unis de l’accord nucléaire conclu en 2015 avec les grandes puissances.

 

Les autres signataires –Grande-Bretagne, France, Allemagne, Chine et Russie– disent vouloir continuer à appliquer l’accord et à maintenir des liens commerciaux avec l’Iran, mais demandent à ce qu’il adhère à la Convention onusienne.

 

Cette adhésion divise profondément les députés iraniens.

Les ultraconservateurs font valoir qu’elle aura pour effet de stopper le soutien iranien au Hezbollah libanais et au Hamas palestinien, deux mouvements classés “terroristes” par les États-Unis.

 

Des experts affirment que plus de transparence pourrait nuire aux puissants réseaux opérant en coulisse, notamment la puissante organisation des Gardiens de la Révolution, fortement impliquée dans l’économie iranienne.

 

Source : AFP

 

 

Turquie : interpellation de 88 personnes pour liens avec le PKK

Les autorités turques ont interpellé 88 personnes pour leurs liens présumés avec l’organisation séparatiste du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan, hors la loi), a annoncé vendredi le ministère de l’Intérieur.

 

L’opération, qui a touché sept provinces, a été lancée pour déjouer d’éventuelles attaques à l’occasion du quatrième anniversaire de manifestations kurdes, qui s’étaient soldées par des dizaines de victimes à travers le pays, a précisé le ministère.

 

Les manifestations des 6 et 7 octobre 2014 avaient pour origine la demande des Kurdes de Turquie d’une intervention pour que les autorités turques protègent de l’Etat islamique les habitants de la ville kurde syrienne de Kobani.

 

Source : Reuters

 

 

En Irak, le Nobel attribué à Nadia Murad met du baume au cœur des Yazidis

La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre : Nadia Murad, une jeune femme yazidie devenue porte-parole de cette minorité victime des pires exactions du groupe jihadiste Etat islamique (EI), a reçu le prestigieux prix Nobel de la paix.

 

La jeune femme de 25 ans aurait pu couler des jours tranquilles dans son village de Kosho, près du bastion yazidi de Sinjar, une zone montagneuse coincée aux confins de l’Irak et de la Syrie.

Mais la percée fulgurante de l’EI en 2014 en a décidé autrement.

 

Conduite de force à Mossoul, la “capitale” irakienne du “califat” autoproclamé de l’EI –reprise il y a plus d’un an–, son calvaire a duré durant de longs mois.

Réduite en esclavage, violée, torturée… Rien ne lui a été épargné, comme à des milliers d’autres Yazidis enlevés dans leurs villages par les jihadistes qui les considèrent comme hérétiques.

 

Plus de 6.400 Yazidis ont été enlevés par l’EI. Quelque 3.200 ont été secourus ou ont pu fuir, mais le sort des autres est toujours inconnu, selon les autorités de la région autonome du Kurdistan irakien (nord) où ils vivent.

 

Cette minorité kurdophone adepte d’une religion ésotérique monothéiste est dépourvue de livre sacré et organisée en castes. En tant qu’Irakiens non-arabes et non-musulmans, les Yazidis sont depuis longtemps l’une des minorités les plus vulnérables du pays.

 

Ambassadrice de l’ONU pour la dignité des victimes du trafic d’êtres humains depuis 2016, Nadia Murad, dont six frères et la mère ont été tués par l’EI, milite désormais pour que les persécutions commises contre les Yazidis soient considérées comme un génocide.

 

Source : AFP

 

 

AFRIQUE

Présidentielle au Cameroun : Maurice Kamto clame victoire, se met “hors-la-loi”, et troubles dans les régions anglophones

L’un des principaux candidats à la présidentielle de dimanche au Cameroun, Maurice Kamto, a revendiqué lundi la victoire face à Paul Biya, président sortant et grand favori du scrutin, se mettant “hors-la-loi”, selon le gouvernement.

 

Il n’a pas cependant donné de chiffre, de pourcentage et n’a pas indiqué sur quoi il basait ses affirmations.

Par cette proclamation avant les résultats officiels, M. Kamto est “manifestement hors-la-loi”, a déclaré à l’AFP le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement.

 

Maurice Kamto a dénoncé de “multiples cas de fraude orchestrée par le pouvoir” auquel il a néanmoins tendu la main : “Mes bras leur restent ouverts pour qu’on œuvre ensemble à la renaissance nationale”.

 

“J’invite le président de la République à organiser les conditions d’une transition pacifique afin de mettre le Cameroun à l’abri d’une crise électorale dont notre pays n’a nullement besoin”, a poursuivi le président du MRC.

 

Légalement, le Conseil constitutionnel, composé de proches du président Biya, est le seul habilité à proclamer des résultats, au plus tard deux semaines après le scrutin.

Kamto faisait partie des sept candidats opposés au favori Paul Biya, 85 ans, dont près de 36 au pouvoir, qui briguait un 7e mandat consécutif.

 

Dans le Sud-Ouest et le Nord-Ouest, les deux régions anglophones frappées depuis un an par un conflit meurtrier entre des séparatistes et l’armée, des troubles ont émaillé le scrutin, auquel très peu de votants ont participé.

 

Dans ces régions, plus de 300.000 personnes ont dû fuir leur domicile.

Dans le reste du pays, le vote s’est déroulé sans incident majeur rapporté, notamment à Yaoundé et Douala, capitales politique et économique.

 

Dans la région de l’Extrême-Nord, “verrou” de l’élection car la plus peuplée du Cameroun, il n’y a eu que très peu de représentants de partis d’opposition, censés surveiller le bon déroulement du vote, selon des témoignages concordants.

 

Source : AFP

 

 

Les Libyens capturent un chef islamiste égyptien

Les forces de l’est de la Libye ont capturé lundi Hicham al Achmaoui, un ancien officier des forces spéciales égyptiennes devenu chef d’un groupe islamiste armé.

L’homme le plus recherché d’Egypte a été appréhendé à Derna, où les forces de l’est de la Libye affrontent des groupes djihadistes, a déclaré le porte-parole de l’Armée nationale libyenne.

 

Source : Reuters

 

 

Au Tchad, l’élimination de l’insécurité alimentaire réside dans le développement (PNUD et OCHA)

En mission au Tchad, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), Mark Lowcock, ont appelé à des interventions humanitaires et de développement plus fortes. Il faut lutter contre la pauvreté, les déplacements, la malnutrition et le manque d’accès aux services sociaux de base.

 

Au Tchad, environ 4,9 millions de personnes ont besoin d’un soutien urgent, la majorité d’entre elles souffrant d’insécurité alimentaire.

L’assistance humanitaire peut sauver des vies, mais la solution réside dans le développement, le progrès économique et de meilleurs moyens de subsistance.

 

Les défis auxquels le pays est confronté sont enracinés dans les déficits de développement et les réalités climatiques qui ont aggravé la dégradation des conditions de vie des communautés.

Le plan de réponse humanitaire 2018 au Tchad nécessite 544 millions de dollars. À ce jour, seulement 35,6% du financement a été reçu.

 

En outre, le gouvernement tchadien a pour objectif de mobiliser plus de 430 millions de dollars pour la résilience et le développement durable dans le bassin du lac Tchad. Cet investissement servira à améliorer la fourniture de services sociaux de base et à stimuler la croissance du secteur agricole.

 

Source : ONU

 

 

Denis Mukwege, l’homme qui répare les femmes et dénonce le pouvoir en RDC

Travailler sans relâche et ne jamais se résigner à l’horreur. Le Dr Denis Mukwege, qui a reçu vendredi le prix Nobel de la Paix, “répare” depuis des années les femmes violées victimes des guerres oubliées dans l’est de la République démocratique du Congo.

 

A deux mois et demi d’élections cruciales en RDC, les jurés du prix Nobel ont, ainsi, aussi récompensé une voix parmi les plus sévères envers le régime du président Joseph Kabila, davantage entendue à l’étranger qu’au pays.

 

Par son combat pour la dignité des femmes du Kivu, il est aussi de fait le porte-parole des millions de civils menacés par les exactions des groupes armés ou des grands délinquants du Kivu, région riche en coltan.

 

Lui-même dans le viseur, il échappe de peu un soir d’octobre 2012 à une tentative d’attentat. Après un court exil en Europe, il rentre en janvier 2013 à Bukavu.

Cette “guerre sur le corps des femmes”, comme l’appelle le médecin, continue encore aujourd’hui.

 

Le Dr Denis Mukwege, déjà récompensé en Europe, aux États-Unis et en Asie pour son action, prête aussi son image à une campagne mondiale incitant les grandes multinationales à contrôler leurs chaînes d’approvisionnement pour s’assurer qu’elles n’achètent pas des “minerais du sang”, qui contribuent à alimenter la violence dans l’est du Congo.

 

Le nouveau prix Nobel a encouragé fin juin les Congolais “à lutter pacifiquement” contre le régime du président Joseph Kabila plutôt que de miser sur les élections prévues le 23 décembre “dont on sait d’avance qu’elles seront falsifiées”.

 

Source : AFP

 

 

Burkina : frappe aérienne française contre un groupe djihadiste

La force Barkhane a mené dans la nuit de mercredi à jeudi une frappe aérienne dans le nord du Burkina Faso contre un groupe de djihadistes armés qui venaient d’attaquer un détachement de la gendarmerie burkinabé à Inata, annonce l’état-major français.

 

Selon le ministère burkinabé de la Sécurité, un gendarme a été tué et un autre blessé dans l’attaque “de grande envergure perpétrée par un grand groupe de terroristes lourdement armés”.

A la demande des autorités du pays, Barkhane est “immédiatement intervenue” pour prendre en chasse les assaillants. Le bilan de la frappe aérienne n’était pas encore établi jeudi.

 

L’affiliation du groupe n’a pas été déterminée à ce stade, mais la province du Soum, où se situe Inata, est la zone de prédilection d’Ansarul Islam, groupe salafiste djihadiste actif au Burkina Faso et au Mali.

 

La région du Nord burkinabé, frontalière du Mali et du Niger, est le théâtre d’attaques djihadistes depuis 2015. Les attaques – contre des convois de l’armée ou des services de l’Etat à l’aide d’engins explosifs improvisés – se multiplient par ailleurs dans l’Est depuis le début de l’année, ouvrant un nouveau front pour les forces de sécurité burkinabé.

 

Source : Reuters

 

 

Dans le nord du Mozambique, la face cachée de la fièvre du rubis

Dans le nord du Mozambique, qui fournit 80% de la production mondiale de rubis, des centaines de mineurs informels défient jour et nuit la faim, la police et une multinationale pour grappiller les miettes illégales du commerce de cette pierre.

 

La découverte fortuite il y a dix ans des premiers rubis a donné la fièvre à toute la région. Des milliers de personnes y ont accouru pour arracher quelques gemmes avant que le gouvernement mozambicain ne s’en mêle.

 

En 2011, il a accordé une concession de 36.000 hectares à la société Montepuez Ruby Mining (MRM), détenue aux 3/4 par le groupe britannique Gemfields et pour le reste par un général bien en cour à Maputo.

 

Les barbelés et les agents de sécurité armés ne font pas partir les “garimpeiros”. La police, accusée par les mineurs de brutalités et même d’exécutions sommaires, non plus.

“Nous creusons des trous de plus de 5 m qui parfois s’effondrent sur nous. J’ai perdu de nombreux amis et un frère comme ça”, confie Fernando Zulu.

 

“Mais notre plus grande crainte, c’est la police et la sécurité privée. Ils viennent, nous arrêtent, nous torturent et parfois même nous enterrent vivants”, affirme-t-il.

Ces pratiques ont été documentées par plusieurs ONG.

 

Selon les témoignages recueillis par l’AFP, les pierres déterrées par les mineurs informels sont écoulées auprès de négociants venus du Sénégal, du Nigeria ou du Mali, qui font leurs affaires le long de la route qui mène à la concession.

 

La marchandise tombe ensuite entre les mains de “grossistes” venus de Thaïlande, du Sri Lanka ou du Vietnam.

Si la police tolère ce marché noir, affirment en chœur les mineurs, c’est qu’elle en profite largement. “Lorsqu’on est arrêtés (…), la police nous libère souvent en échange d’un bakchich.

 

Le patron de Gemfields reconnaît la corruption des agents de l’Etat.

“Nous préparons un plan pour combattre le commerce illégal des diamants, des métaux et des pierres précieuses”, assure de son côté le ministre mozambicain des Ressources minérales, Max Tonela.

 

La tâche s’annonce ardue car les mineurs sont aussi déterminés que désespérés.

“Nous continuerons à “voler” les pierres que Dieu nous offre plutôt que de voler les gens”, jure Luis Elias, 42 ans. “Cette mine est assez grande pour tout le monde”, insiste-t-il, “ils peuvent bien nous jeter dehors, nous continuerons parce que nous n’avons pas d’autre choix”.

 

Source : AFP

 

 

AMERIQUES

Brésil : un 2e tour tendu en perspective après le raz de marée Bolsonaro

Au lendemain du premier tour de la présidentielle qui a placé le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro en position de force, le Brésil se préparait lundi à trois semaines mouvementées avant un duel qui s’annonce incertain avec le poulain de Lula.

 

Le député nostalgique de la dictature militaire et coutumier des dérapages racistes et homophobes s’est largement qualifié dimanche avec 46% des suffrages.

Un gros score salué par les marchés financiers.

 

La nette victoire du candidat d’extrême droite s’est assortie d’un raz de marée au Congrès.

Une performance à la mesure du phénomène électoral que Bolsonaro est devenu ces dernières semaines après avoir été victime d’un attentat à l’arme blanche qui a failli lui coûter la vie.

 

Il se retrouvera le 28 octobre face au successeur de l’ex-président incarcéré Luiz Inacio Lula da Silva, Fernando Haddad (29%), du Parti des travailleurs (PT, gauche), dans un duel tendu et symptomatique de l’extrême polarisation que cette campagne a mise au jour.

 

Source : AFP

 

 

Venezuela : l’ONU veut une stratégie régionale pour la protection des migrants

Le Haut-commissaire de l’ONU pour les réfugiés, Filippo Grandi, a déclaré samedi à Bogota qu’il encouragerait une stratégie régionale afin d’assurer la protection des migrants vénézuéliens, pour éviter qu’ils ne soient victimes de la criminalité.

 

Nous voulons “qu’ils puissent avoir accès à une protection (…) dans plusieurs pays et qu’ils ne soient pas confrontés à des risques, à la criminalité, à des dangers, tout spécialement les femmes, les enfants”, a-t-il souligné.

 

Selon l’ONU, quelque 1,9 million de personnes ont quitté le Venezuela depuis 2015, fuyant la crise économique et politique que traverse leur pays, marquée par une hyperinflation et une pénurie de produits de première nécessité, dont les aliments et les médicaments.

 

La Colombie, qui partage 2.200 kilomètres de frontière avec le Venezuela, a reçu ces dernières années plus d’un million de personnes en provenance de ce pays, dont 820.000 ont régularisé leur situation.

 

Source : AFP

 

 

PLANETE GLOBALE

Cyberattaques : Moscou demande des preuves aux Occidentaux

Le Kremlin a estimé lundi que l’Occident n’apportait aucune preuve concrète aux accusations de cyberattaques mondiales imputées à la Russie.

Jeudi dernier, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas ont accusé la Russie d’avoir mené des cyberattaques au niveau mondial pour affaiblir les démocraties occidentales.

 

Pour le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, ces allégations d’espionnage lancées contre Moscou sont des manœuvres de diversion destinées à détourner l’attention d’autres problèmes qui se posent en Europe.

 

Source : Reuters

 

 

Climat : le Giec appelle à des transformations “sans précédent”

Le monde devra engager des transformations “rapides” et “sans précédent”, s’il veut limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, soulignent les experts climat de l’ONU (Giec), mettant en garde contre des risques accrus au-delà de ce seuil.

 

Dans un rapport de 400 pages, dont le “résumé à l’intention des décideurs politiques” a été publié lundi, les scientifiques exposent les nombreux impacts déjà à l’œuvre, et notamment la menace d’emballement au-delà d’1,5°C de réchauffement : vagues de chaleur, extinctions d’espèces, ou déstabilisation des calottes polaires, source de montée des océans.

 

Alors que faire, tandis que 2017 a encore vu les émissions mondiales liées à l’énergie repartir à la hausse ? Pour le Giec, les émissions de CO2 devront chuter drastiquement et le monde atteindre une “neutralité carbone” en 2050 (autrement dit il faudra cesser de mettre dans l’atmosphère plus de CO2 qu’on ne peut en retirer).

 

Source : AFP

 

 

Le Nobel de la paix à deux héros de la lutte contre les violences sexuelles

Le prix Nobel de la paix a été attribué vendredi au médecin congolais Denis Mukwege et à la Yazidie Nadia Murad, ex-esclave du groupe État islamique, deux champions de la lutte contre les violences sexuelles employées comme “armes de guerre” dans les conflits.

 

L’un gynécologue de 63 ans, l’autre victime de 25 ans devenue porte-parole d’une cause, Denis Mukwege et Nadia Murad incarnent un élan planétaire qui dépasse le cadre des seuls conflits, comme en témoigne le raz-de-marée #MeToo déclenché il y a un an jour.

 

Ils sont récompensés “pour leurs efforts pour mettre fin à l’emploi des violences sexuelles en tant qu’arme de guerre”, a déclaré la présidente du comité Nobel norvégien, Berit Reiss-Andersen.

 

Femmes, enfants et même bébés de quelques mois… Denis Mukwege a soigné quelque 50.000 victimes de viols à l’hôpital de Panzi qu’il a fondé en 1999 à Bukavu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

 

“Nous avons pu tracer la ligne rouge contre l’arme chimique, l’arme biologique, l’arme nucléaire. Aujourd’hui, nous devons aussi mettre une ligne rouge contre le viol comme arme de guerre”, déclarait-il à l’AFP en 2016.

 

Sa colauréate irakienne Nadia Murad, issue de la minorité yazidie, a elle-même vécu ces horreurs dans sa chair.

Comme des milliers de filles et femmes de sa communauté, elle a été réduite en esclavage sexuel par le groupe jihadiste État islamique (EI) en 2014, avant de parvenir à s’évader.

 

Sur tous les continents, le viol fait des centaines de milliers de victimes dans les conflits ou les campagnes d’oppression de minorités.

La prise de conscience internationale progresse.

 

Source : AFP

 

 

Mattis – La violation du traité INF par Moscou ne peut plus durer

Le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis a déclaré jeudi à Bruxelles que la violation par la Russie du traité de 1987 sur le contrôle des forces nucléaires à portée intermédiaire (INF) ne pouvait plus durer.

Si Les Russes ne changent pas d’attitude, a-t-il averti, les Etats-Unis leur répondront.

 

Washington pense que la Russie, en violation du traité INF, met au point un système terrestre de lancement de missiles qui lui permettrait de mener des frappes nucléaires en Europe, ce que Moscou dément.

 

Source : Reuters

 

 

EUROPE

Présidence bosnienne : victoire des nationalistes serbe et bosniaque

Le président sortant de la République serbe de Bosnie, Milorad Dodik, et le candidat musulman du parti bosniaque SDA, Sefik Dzaferovic, ont remporté les sièges serbe et bosniaque au sein de la présidence tripartite du pays, a annoncé lundi la commission électorale.

Le candidat social-démocrate Zeljko Komsic, a remporté quant à lui le siège croate.

 

Les électeurs, au nombre de 3,35 millions, étaient appelés aux urnes pour désigner les membres de la présidence tripartite du pays (un Serbe, un Croate, un Bosniaque) et les membres de la chambre basse du Parlement, dont les résultats préliminaires seront connus plus tard lundi.

 

Plus de deux décennies après la guerre civile (1992-1995) durant laquelle plus de 100.000 personnes ont été tuées et plus de deux millions déplacées, les différents partis ont fait campagne avec des programmes nationalistes, usant d’une rhétorique qui a rappelé le passé sombre de la région, qui risquerait d’éloigner le pays d’une adhésion à l’Union européenne.

 

Source : Reuters

 

 

Assassinat en Bulgarie d’une journaliste d’investigation

Une journaliste bulgare qui travaillait sur une affaire de corruption présumée a été assassinée.

Le ministre de l’Intérieur,a décalré que rien ne suggérait que sa mort était liée à son travail.

La Bulgarie est située au 111e rang du classement établi par Reporters sans Frontières sur la liberté de la presse.

 

Le Premier ministre, Boïko Borissov, a déclaré à la presse que l’enquête devrait rapidement établir l’identité du meurtrier. Il a ajouté que les experts avaient collecté de nombreux échantillons d’ADN.

 

D’après des médias bulgares, Viktoria Marinova, qui travaillait pour la chaîne de télévision TVN, enquêtait sur l’utilisation de fonds européens.

Elle est la troisième journaliste assassinée dans un pays de l’Union européenne en un an.

 

Source : Reuters

 

 

Lettonie : un parti pro-russe en tête des législatives, montrent les résultats partiels

La coalition au pouvoir en Lettonie a perdu sa majorité lors des élections législatives organisées samedi, montrent les résultats partiels après 80% des bulletins dépouillés, qui confirment l’installation du parti pro-russe Harmonie, donné en tête du scrutin.

 

Harmonie, crédité de 20% des voix, devrait rester le parti le plus important du pays. Il pourrait ainsi jouer un rôle de pivot dans le prochain paysage politique letton et influencer la ligne du gouvernement à la fois à l’égard de l’Union européenne mais également de l’Otan dont le pays est membre.

 

Le mécontentement envers la classe politique, considérée comme corrompue et inefficace, a provoqué la désaffection des électeurs vis-à-vis de la coalition sortante.

Sept partis effectueraient un gain à l’issue du scrutin, et les négociations devraient être compliquées pour la formation d’une nouvelle coalition.

 

Harmonie, malgré son importance sur l’échiquier politique, n’a jamais été associé à un gouvernement, les partis représentant la majorité de souche lettone voyant d’un mauvais œil ses bonnes relations avec Moscou.

 

La Lettonie, ancienne république soviétique, entretient 276 km de frontière avec la Russie et constitue un pays stratégique au moment où les relations entre Moscou et les Occidentaux sont très tendues.

L’Otan a déployé un millier d’hommes dans le pays.

 

Source : Reuters

 

 

Fracturation hydraulique : reprise au Royaume-Uni après 7 ans d’arrêt

La société Cuadrilla Resources, qui exploite le gaz de schiste, compte reprendre la fracturation hydraulique la semaine prochaine dans le Lancashire, dans le nord-ouest de l’Angleterre, sept ans après sa première expérience de fracturation d’un puits, qui avait provoqué des séismes, déclenché des manifestations et débouché sur une révision de la réglementation britannique.

 

Le procédé consiste à fracturer des roches dans les profondeurs, au moyen d’un mélange d’eau, de sable et de produits chimiques, afin de faciliter l’écoulement des hydrocarbures contenus dans le schiste.

 

Cette technique a suscité des protestations au sein de l’opinion étant donné son impact écologique, la pollution provoquée par les combustibles fossiles et les séismes qu’elle engendre. Le tollé en Grande-Bretagne a conduit Cuadrilla à renoncer à l’exploitation du gaz de schiste en 2011.

 

Mais le gouvernement britannique, soucieux de réduire la dépendance du Royaume-Uni en matière d’importations de gaz, qui représentent désormais plus de 50% de la consommation, a modifié la réglementation et a autorisé Cuadrilla à reprendre ses activités.

La fracturation hydraulique est interdite dans plusieurs pays d’Europe.

 

Source : Reuters

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