L’essentiel depuis jeudi, jusqu’au 1er octobre à 14h

 

PROCHE ET MOYEN-ORIENT

Au Yémen, le désespoir des médecins face aux enfants affamés

La peau sur les os, un petit garçon allongé sur un lit d’hôpital au Yémen est trop fatigué ou a trop faim pour pleurer. Impuissants, des médecins assurent qu’ils ne peuvent rien faire pour l’aider.

 

Les Nations unies ont récemment affirmé que les agences d’aide humanitaire étaient en train de “perdre le combat contre la famine” dans ce pays le plus pauvre du Golfe, ravagé par la guerre.

Dans un récent rapport, Save the Children a mis en garde contre “une famine d’ampleur sans précédent” au Yémen qui connaît la pire crise humanitaire au monde, selon l’ONU.

 

L’ONG a estimé qu’un million d’enfants supplémentaires risquaient de souffrir de la famine dans ce pays, portant à 5,2 millions le nombre total d’enfants menacés par la famine.

Selon l’ONU, 3,5 millions de personnes pourraient s’ajouter aux 8 millions d’habitants qui souffrent déjà du manque de nourriture.

 

La guerre entre le gouvernement yéménite, épaulé par une coalition militaire menée par l’Arabie saoudite, et les rebelles Houthis, soutenus par l’Iran, a fait quelque 10.000 morts depuis 2015.

Avec le conflit, la hausse du coût de la vie, la dépréciation de la monnaie et le blocus imposé au Yémen empêchent des millions d’habitants de se nourrir correctement.

 

Source : AFP

 

 

L’Iran frappe en Syrie des responsables de l’attaque d’Ahvaz

L’Iran a tiré plusieurs missiles en Syrie sur des combattants présentés comme responsables de l’attentat commis le 22 septembre contre un défilé militaire à Ahvaz, en Iran, ont annoncé lundi les Gardiens de la révolution.

 

Les frappes ont visé les “terroristes takfiri” soutenu par les Etats-Unis et les puissances régionales dans l’est de la Syrie, indiquent les Gardiens.

Ils précisent avoir tiré six missiles à partir de l’ouest de l’Iran et lancé sept drones, qui ont tué un nombre non précisé de chefs combattants et détruit des infrastructures.

 

Les autorités iraniennes utilisent souvent le mot “takfiri” pour décrire les musulmans sunnites fondamentalistes. Les musulmans iraniens sont pour l’essentiel chiites.

Les missiles balistiques ont parcouru 570 km pour atteindre leurs cibles, ont précisé les Gardiens.

 

L’attaque d’Ahvaz, qui a fait 25 morts dont 12 Gardiens, a été revendiquée à la fois par l’Etat islamique et par Résistance nationale Ahvaz, un mouvement séparatiste d’Arabes iraniens. Aucun des deux groupes n’a présenté de preuve concluante pour étayer sa revendication.

 

Ahvaz est la capitale de la province iranienne du Khouzistan, où des troubles émanant de la minorité arabe sont signalés de manière sporadique. Le guide suprême de la révolution, l’ayatollah Ali Khamenei, a déclaré la semaine dernière que les responsables de l’attaque d’Ahvaz avaient été payés par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.

 

Source : Reuters

 

 

Syrie : des rebelles rejettent la présence russe dans une zone démilitarisée

Une coalition de groupes rebelles dans le nord-ouest syrien, le Front national de libération (FNL), formé début août à l’instigation de la Turquie, a affirmé être opposée au déploiement des forces russes dans la future “zone démilitarisée” prévue par un accord sur la province d’Idleb, ultime grand bastion insurgé du pays en guerre.

 

L’accord prévoit la création d’ici au 15 octobre d’une zone tampon en forme de fer à cheval, sous contrôle de la Russie, alliée de Damas, et de la Turquie, soutien des rebelles.

L’accord signé le 17 septembre par les présidents russe et turc prévoit également le retrait de toutes les armes lourdes de la “zone démilitarisée”, ainsi que des combattants jihadistes.

 

La déclaration du FNL reflète une nouvelle fois la confusion régnant autour de l’accord.

La province d’Idleb et les zones avoisinantes sont depuis des semaines dans le viseur du régime qui, avec l’appui militaire crucial de Moscou, a déjà réussi à consolider son emprise sur près des deux-tiers du pays, multipliant les victoires face aux rebelles et aux jihadistes.

 

L’accord russo-turc a permis d’éloigner la perspective d’une offensive sur Idleb mais la partie est loin d’être gagnée pour Ankara, à qui il revient de l’imposer aux jihadistes.

Le principal groupe jihadiste, Hayat Tahrir al-Cham (HTC), ne s’est pas encore prononcé, et le groupuscule jihadiste Houras al-Din, lié à Al-Qaïda, a déjà fait part de son opposition à l’accord.

 

Source : AFP

 

 

Kurdistan irakien : l’UPK ne reconnaîtra pas le résultat des législatives

L’Union patriotique du Kurdistan (UPK), qui dénonce des fraudes électorales, a fait savoir qu’elle ne reconnaîtrait pas les résultats des législatives de ce dimanche dans la région autonome du nord de l’Irak, qui reste très marquée par l’échec du référendum d’autodétermination de l’an dernier.

 

Face à une opposition affaiblie, le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) et l’UPK, qui se partagent le pouvoir depuis près de 30 ans, devraient prolonger leur règne.

Des divisions au sein de l’UPK, qui se déchire depuis la mort de son chef historique Jalal Talabani l’an dernier, pourraient toutefois donner l’avantage au PDK de Massoud Barzani.

 

Le “oui” l’a emporté à une écrasante majorité lors du référendum du 25 septembre 2017, mais la réaction militaire de Bagdad et le blocus des pays voisins, qui jugeaient la consultation illégitime, ont fait perdre au Kurdistan la majeure partie des territoires que les “peshmergas” avaient repris à l’Etat islamique, et ont contraint le gouvernement à renoncer à l’indépendance.

 

A cette l’humiliation s’ajoutent le mécontentement suscité par la corruption et les difficultés économiques.

Le résultat de ce scrutin régional pèsera sur le choix du président irakien, un poste réservé aux Kurdes depuis la chute de Saddam Hussein en 2003, que se disputent l’UPK et le PDK.

 

Source : Reuters

 

 

Iran : 3 personnes condamnées à mort pour crimes économiques

Trois personnes ont été condamnées à mort en Iran par des juridictions spéciales chargées de lutter contre la criminalité financière. Des tribunaux révolutionnaires islamiques spéciaux ont été mis en place le mois dernier après l’appel de l’ayatollah Ali Khamenei à une action judiciaire “rapide et juste” contre la “guerre économique” menée selon lui à l’Iran par ses ennemis.

 

Les 3 condamnés ont été reconnus coupables de “propager la corruption sur terre”, a déclaré le porte-parole du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejei, cité par la télévision publique.

Par ailleurs, 32 personnes ont été condamnées à des peines allant jusqu’à 20 ans de prison pour crimes économiques, a-t-il déclaré à l’agence de presse officielle Irna.

 

Les autorités iraniennes accusent les Etats-Unis, Israël, l’Arabie saoudite et certains opposants vivant en exil de fomenter des troubles et de mener une guerre économique pour déstabiliser l’Iran dont la devise est en chute libre.

 

L’Iran a autorisé samedi sa banque centrale à intervenir sur le marché des changes pour défendre le rial.

Gholamhossein Mohseni Ejei a également mis en garde les camionneurs qui poursuivent leur grève générale pour des salaires plus élevés et des pièces de rechange à des prix abordables.

 

Source : Reuters

 

 

Iran : empoisonnements par centaines avec l’alcool de contrebande

Vingt-sept personnes sont mortes et plus de 300 ont été intoxiquées après avoir consommé de l’alcool de contrebande en Iran.

En dépit de l’interdiction de l’alcool dans ce pays musulman et de perquisitions fréquentes de la police, l’alcool de contrebande est disponible un peu partout en Iran.

 

Source : Reuters

 

 

Irak : Washington ferme son consulat à Bassora et accuse Téhéran

Les Etats-Unis ont annoncé vendredi la fermeture de leur consulat à Bassora, invoquant des “menaces” qu’ils ont attribuées à l’Iran, après des manifestations meurtrières dans cette ville du sud de l’Irak.

 

Selon le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, ces menaces émanent “du gouvernement iranien, de la Force Qods du corps des Gardiens de la révolution et de milices aidées, contrôlées et dirigées par le chef de la Force Qods, Ghassem Soleimani”.

 

Des manifestations violentes avaient éclaté début septembre à Bassora, grande ville pétrolière du sud du pays à majorité chiite, contre la corruption des dirigeants et la déliquescence des services publics. Les heurts avaient fait 12 morts.

 

Les manifestants avaient mis le feu au gouvernorat, au consulat du très influent voisin iranien et à la plupart des sièges de groupes armés, très implantés et puissants dans la province, ainsi que les permanences de partis politiques.

 

Le Parlement irakien a élu récemment à sa direction les candidats soutenus par le bloc proche de l’Iran, préfigurant la formation du prochain gouvernement par les anciens combattants antijihadistes proches de Téhéran et le dirigeant nationaliste chiite Moqtada Sadr.

 

Depuis l’arrivé de Donald Trump au pouvoir en 2017, l’Iran est dans le collimateur de Washington qui l’accuse de chercher à déstabiliser le Moyen-Orient.

Le président républicain a annoncé en mai le retrait des Etats-Unis de l’accord nucléaire signé en 2015 entre Téhéran et les grandes puissances.

 

Source : AFP

 

 

ASIE

Indonésie : enterrements de masse après le séisme suivi d’un tsunami

Une fosse commune a été creusée lundi pour enterrer des centaines de victimes du séisme suivi d’un tsunami dans l’île indonésienne des Célèbes afin de prévenir les risques sanitaires, alors que les sauveteurs mènent une course contre la montre pour sortir des survivants des décombres.

 

Devant l’ampleur de cette catastrophe qui a fait au moins 832 morts, le gouvernement indonésien a lancé un appel à l’aide internationale.

Le bilan est désormais supérieur au séisme qui avait frappé l’île indonésienne de Lombok en août causant plus de 500 morts.

 

Et les autorités s’attendent à ce que le bilan final soit encore plus lourd alors qu’une vaste partie de la région affectée est encore inaccessible.

Des dizaines d’agences humanitaires et d’ONG se sont dites prêtes à apporter une assistance d’urgence mais elles ont des difficultés à faire parvenir de l’aide sur place.

 

La plupart des victimes ont été recensées à Palu, agglomération de 350.000 habitants sur la côte ouest des Célèbes qui a été secouée vendredi par le fort séisme de magnitude 7,5 puis frappée par un tsunami.

 

L’Indonésie, un archipel de 17.000 îles et îlots formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne et eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique.

 

Source : AFP

 

 

Des milliers de manifestants à Hong Kong pour défendre les libertés locales

Des milliers de personnes ont manifesté lundi à Hong Kong pour la défense des libertés politiques dans l’ex-colonie britannique, au moment où de plus en plus de personnes dénoncent un durcissement de l’emprise de Pékin sur le territoire semi autonome.

 

Ce rassemblement, le jour de la fête nationale, intervient une semaine après l’interdiction par les autorités locales d’un parti qui militait pour l’indépendance de Hong Kong. Cette décision est une première depuis le retour en 1997 du territoire dans le giron de Pékin.

 

Certains critiques de l’influence chinoise affirment que Hong Kong est progressivement incorporé à la Chine au moyen d’aides financières et de projets d’infrastructures destinés à brouiller les frontières.

 

Ainsi cette nouvelle liaison ferroviaire entre Hong Kong et la Chine continentale, ouverte le mois dernier. Ce projet cède à Pékin un bout du territoire de l’ex-colonie britannique et est dénoncé par ses contempteurs comme le cheval de Troie du géant asiatique.

 

Par ailleurs un gigantesque pont devant permettre de relier Hong Kong et Macao doit ouvrir courant octobre, malgré le retard du projet.

Mais en dépit de l’insatisfaction de la population vis-à-vis de l’ingérence chinoise, les manifestations semblent attirer de moins en moins de monde.

 

Source : AFP

 

 

Les Pakistanais priés de trouver des milliards pour bâtir des barrages

Le 7 septembre, le nouveau Premier ministre Imran Khan a la voix grave lorsqu’il appelle les Pakistanais à faire des dons à hauteur de plusieurs milliards de dollars pour financer la construction de deux barrages, un objectif qualifié d’irréaliste par certains.

 

“Nous n’avons que 30 jours de capacité de stockage d’eau”, affirme-t-il, en appelant à la ferveur patriotique de ses concitoyens lors d’une de ses toutes premières allocutions depuis son élection en juillet.

 

Après des décennies de non-investissement dans le domaine, le Pakistan, dont la population de quelque 207 millions d’habitants est en rapide expansion, est menacé de “pénurie d’eau absolue” d’ici 2025, selon les experts.

 

Il ne possède actuellement que deux gros réservoirs et est incapable de stocker les eaux de pluie ou de fonte de ses glaciers himalayens.

Le coût des deux projets de nouveaux barrages est estimé à 14 milliards de dollars. Or le Pakistan, actuellement au bord de l’insolvabilité, ne peut se permettre un tel investissement.

 

D’où l’idée de solliciter les millions de Pakistanais vivant à l’étranger.

C’est infaisable”, soupire Khaleeq Kiani, un journaliste économique pakistanais respecté. “Personne n’a jamais réuni autant d’argent” de cette manière, ajoute-t-il.

 

Plus que les barrages, le Pakistan devrait revoir entièrement sa politique de l’eau, en commençant par réparer son réseau d’irrigation, très poreux et vétuste, affirme Ali Tauqeer Sheikh, spécialiste de l’eau et du climat. Le pays devrait aussi changer ses cultures et réduire la part du riz, très gourmand en eau, ajoute-t-il.

 

Source : AFP

 

 

Kaboul rencontre des taliban en prévision des élections afghanes

Des représentants des taliban ont rencontré cette semaine en Arabie saoudite une délégation du gouvernement afghan pour discuter de la sécurité des élections législatives du 20 octobre et d’un échange de prisonniers, a-t-on appris auprès de trois responsables de la rébellion islamiste.

 

Les taliban considèrent le gouvernement de Kaboul comme un régime illégitime piloté par des puissances étrangères et réclament de négocier uniquement avec les Etats-Unis mais ils ont régulièrement des contacts officieux avec les autorités afghanes.

Après avoir longtemps refusé, les Américains se disent prêts désormais à discuter.

 

Une rencontre tenue à la fin juillet à Doha, au Qatar, entre Alice Wells, sous-secrétaire d’Etat adjointe chargée de l’Asie du Sud et du Centre, et des représentants des taliban s’est conclue sur “des signaux très positifs”, mais une autre rencontre plus récente, portant sur la demande américaine d’un cessez-le-feu de trois mois, a été annulée.

 

“Nous étions d’accord pour cette rencontre à condition qu’elle porte uniquement sur un échange de prisonniers et le retrait de nos responsables de la liste noire de l’Onu afin qu’ils puissent voyager”, a expliqué un haut responsable de la branche politique de l’insurrection basée au Qatar.

 

Source : Reuters

 

 

Japon : le typhon Trami laisse au moins deux morts et une centaine de blessés

Le puissant typhon Trami, qui a balayé lors du week-end une grande partie du Japon, a fait au moins 2 morts, plus de 120 blessés et provoqué le chaos dans les transports.

Ce 24e cyclone de l’année en Asie a déversé sur l’archipel des pluies torrentielles et provoqué de violentes rafales de vent allant jusqu’à 216 km/h.

 

Le typhon était reparti vers le large lundi, mais le trafic ferroviaire et aérien restait affecté.

Dans l’ensemble du pays, plus de 400.000 foyers étaient toujours privés d’électricité lundi matin.

Un précédent typhon, Jebi, avait tué plus de 10 personnes début septembre dans l’ouest de l’archipel, provoqué divers dégâts matériels et fait fermer l’aéroport d’Osaka

 

Début juillet, des pluies record dans le sud-ouest avaient provoqué des inondations inédites et des éboulements, qui ont tué 220 personnes, avant une vague de chaleur elle aussi meurtrière.

L’île septentrionale de Hokkaido a en outre été frappée par un séisme de magnitude 6,6 le mois dernier, entraînant des glissements meurtriers qui ont coûté la vie à plus de 40 habitants.

 

Source : AFP

 

 

AFRIQUE

Plus d’un million de déplacés dans l’Est de la RDC où sévit le virus Ebola (HCR)

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s’est dit vivement préoccupée par l’insécurité dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo (RDC), où les attaques se sont multipliées ces dernières semaines près de la frontière congolaise avec l’Ouganda, dans la région de Beni, dans la province du Nord-Kivu, et plus au nord, dans la province d’Ituri.

 

Les déplacements forcés de populations restent massifs dans l’Est de la RDC. Le HCR estime que plus d’un million de personnes sont déplacées dans le Nord-Kivu. Il s’agit de la plus forte concentration de personnes déplacées internes en RDC. Selon les estimations, un demi-million de personnes ont été forcées de fuir leur foyer durant la seule année 2018.

 

Cette situation humanitaire dans l’Est de la RDC est d’autant plus dramatique que cette zone de violence est le nouveau foyer d’Ebola. Déclarée le 1er août, cette dixième épidémie d’Ebola sur le sol congolais a tué 101 personnes.

 

Source : ONU

 

 

Aux Comores, les critiques du régime réduits au silence avant la présidentielle

Aux Comores, les voix discordantes se taisent les unes après les autres.

Opposants, écrivains ou militaires sont arrêtés et les médias ramenés dans le rang par le président Azali Assoumani, accusé de vouloir prolonger son règne “coûte que coûte”.

 

En juillet, le chef de l’État a vu ses pouvoirs renforcés lors d’un référendum boycotté par l’opposition. Un plébiscite, avec 92,74% de “oui”.

La Constitution amendée l’autorise désormais à accomplir deux mandats consécutifs au lieu d’un. Élu en 2016 pour cinq ans, il entend convoquer dès 2019 une présidentielle anticipée.

 

Le référendum constitue la “plus scandaleuse mascarade électorale de ces dernières années”, s’est écrié le Collectif de la troisième voie, organisation de la société civile.

Ce scrutin a ravivé les tensions dans l’archipel de l’océan Indien, théâtre de nombreux coups d’État.

 

Depuis le référendum, la police a multiplié les arrestations.

Et depuis la mi-août, le siège du Juwa, le principal parti d’opposition, est fermé et scellé.

Six de ses dirigeants sont en résidence surveillée ou derrière les barreaux en attendant d’être jugés.

 

Les opposants n’ayant pas fui à l’étranger ont opté pour le silence. “On a trop peur de se faire arrêter”, expliquent sous couvert de l’anonymat à l’AFP plusieurs d’entre eux.

Les médias n’échappent pas à cette mise au pas.

 

Le régime a instauré “un climat de peur et d’intimidation”, ont résumé 7 organisations de la société civile, dans une déclaration où elles dénoncent la “dérive dictatoriale du pouvoir”.

À l’initiative de l’Union africaine (UA), les deux camps ont entamé un dialogue mi-septembre. Mais l’opposition a annoncé mercredi suspendre sa participation en “l’absence de progrès”.

 

Et le président est en plus accusé de raviver les rivalités entre les 3 îles qui composent les Comores.

Le sujet est hautement sensible dans l’archipel.

 

Source : AFP

 

 

Présidentielle au Cameroun : Biya favori malgré la crise anglophone

Plus de 6,5 millions de Camerounais sont appelés dimanche à élire leur nouveau président, pour donner ou non un septième mandat à Paul Biya, 85 ans dont 35 au pouvoir, lui qui part favori malgré de très fortes tensions dans les régions anglophones du pays.

 

Jamais une élection camerounaise n’avait pris place alors que l’armée est déployée dans trois des dix régions du pays : l’Extrême-Nord, où elle combat les jihadistes de Boko Haram, et les deux régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où des séparatistes armés réclament l’indépendance.

 

Ceux-ci ont menacé d’empêcher le bon déroulement du scrutin dans ces régions quadrillées par les forces de l’ordre et de sécurité.

Yaoundé se veut rassurant : le scrutin aura lieu sur tout le territoire, a assuré le ministre de l’Administration territoriale mi-septembre.

 

Pourtant, le conflit contre les combattants séparatistes n’a cessé de prendre de l’ampleur depuis le début de la crise, fin 2016. À l’époque, des revendications corporatistes anglophones avaient mené à des manifestations et de nombreuses arrestations.

 

Larvée, cette crise d’abord socio-politique s’est peu à peu muée en un violent conflit armé opposant les troupes d’élite des forces de sécurité camerounaises à des séparatistes armés de plus en plus nombreux.

 

Multipliant les attaques contre les symboles de l’État, et les enlèvements de fonctionnaires, ces groupes ont forcé de nombreuses autorités locales à fuir leur administration dans certaines localités anglophones. Réponse des autorités : certains bureaux de vote seront “délocalisés”, a affirmé dans les médias Elecam, l’organe chargé d’organiser le vote.

 

Les candidats d’opposition, l’Église, et certains acteurs de la société civile ont annoncé qu’ils déploieraient des observateurs électoraux pour s’assurer qu’il n’y ait pas de fraude.

Dans ce pays où seuls 10% des actifs ont un emploi formel, et un tiers des habitants vit avec moins de 2 euros par jour, les défis du nouveau chef de l’État seront immenses.

 

Source : AFP

 

 

AMERIQUES

1,9 million de Vénézuéliens ont quitté leur pays depuis 2015 (ONU)

Quelque 1,9 millions de personnes ont quitté le Venezuela depuis 2015, fuyant la grave crise économique et politique que traverse leur pays, a indiqué l’ONU lundi.

La grave crise économique qui affecte le Venezuela, marquée par une récession prévue de 18%, une hyperinflation et des pénuries de nourriture ou de médicaments, a provoqué l’exode massif.

 

“Avec plus de 2,6 millions de personnes à l’extérieur du pays maintenant, une approche apolitique et humanitaire est essentielle pour aider les pays qui les reçoivent en nombre croissant”, a déclaré le Haut-Commissaire de l’ONU pour les réfugiés, Filippo Grandi

 

Source : AFP

 

 

Nicaragua : les paysans, cibles privilégiées de la répression, selon une de leurs dirigeantes

La répression contre les opposants au président nicaraguayen Daniel Ortega frappe encore plus durement dans les campagnes, à l’abri des regards de la communauté internationale : des centaines de personnes y ont été tuées ou emprisonnées depuis le début de la crise en avril dernier, affirme à l’AFP Francisca Ramirez, une dirigeante de la paysannerie au Nicaragua.

 

Si des organisations de défense des droits de l’homme estime que depuis le début de la crise le 18 avril entre 300 et 500 personnes ont été tuées, pour la dirigeante paysanne “il y a eu plus d’un millier” de morts car les victimes dans les campagnes reculées ne sont pas comptabilisées.

 

“Au Nicaragua, on ne respecte pas les droits de l’homme. Chaque jour il y a des assassinats, des enlèvements, des tortures dans les prisons, des persécutions contre ceux qui manifestent”, s’indigne Francisca Ramirez.

 

“Le 18 avril, les jeunes se sont réveillés, ils ont donné de la voix et ont dit non à la soumission. Cela a augmenté la répression, les assassinats”, commente-t-elle. Deux jours plus tard, les organisations paysannes ont rejoint le mouvement.

 

“Nous demandons aux pays étrangers et aux organisations de défense des droits de l’homme de faire pression pour qu’il y ait bientôt des élections anticipées”, dit-elle en reprenant la principale revendication de l’opposition, rejetée par Daniel Ortega et son épouse et vice-présidente Rosario Murillo.

 

Source : AFP

 

 

Accord in extremis d’Ottawa et Washington pour réformer l’Aléna

Le Canada et les États-Unis ont annoncé dimanche “un accord de principe, de concert avec le Mexique” pour réformer le traité de libre-échange qui lie 500 millions de Nord-Américains depuis un quart de siècle.

 

L’Aléna devient “l’Accord États-Unis-Mexique-Canada (AEUMC)”, “un accord commercial de grande qualité qui donnera lieu à des marchés plus libres, à un commerce plus équitable et à une croissance économique solide dans notre région”, ont déclaré Ottawa et Washington.

 

Les équipes menaient un marathon de négociations depuis début septembre, après avoir entamé les discussions sur une refonte de l’Aléna, imposée par le président américain, il y a plus d’un an.

 

Le gouvernement de M. Trudeau a accepté d’assouplir son marché laitier pour les producteurs américains, en échange notamment du maintien du système d’arbitrage des litiges commerciaux.

Washington et Ottawa se sont également mis d’accord pour que le nouveau traité commercial contienne un chapitre sur l’environnement.

 

Le système des règles d’origines en matière de production automobile évolue peu. 2,6 millions de véhicules assemblés au Canada sont exemptés de douanes américaines.

En revanche, les lourds droits de douane imposés à l’acier et à l’aluminium canadiens par Trump restent en place pour le moment, malgré la colère d’Ottawa.

 

L’Aléna, un accord trilatéral liant les États-Unis, le Mexique et le Canada depuis 1994, était une des bêtes noires du président Donald Trump, qui l’accuse d’avoir causé la perte de millions d’emplois américains, notamment dans l’industrie automobile.

Mexico a rapidement salué l’accord trouvé entre Ottawa et Washington.

 

Source : AFP

 

 

La présidentielle brésilienne polluée par la désinformation

Les fausses informations sur la présidentielle brésilienne du 7 octobre ont pullulé sur les réseaux sociaux, malgré les efforts des autorités.

“C’est prouvé : Jair Bolsonaro a FABRIQUÉ un attentat contre lui-même pour convaincre les indécis”, affirme un des nombreux messages publiés sur Facebook.

 

Favori des sondages pour le premier tour, Jair Bolsonaro a été l’une des cibles de prédilection, mais aucun candidat n’a été épargné.

La désinformation “est un outil comme un autre du jeu politique”, explique à l’AFP Pedro Burgos, créateur du site Impacto.jor, qui analyse la répercussion d’articles sur internet.

 

“Les fausses informations existaient déjà dans les élections par le passé, mais elles ont plus de visibilité à présent avec internet”, ajoute-t-il.

Difficile de contrôler le flux de commentaires farfelus qui circulent sur la toile.

 

La croisade antidésinformation est menée par une dizaine de groupes de vérification, notamment Comprova, qui réunit une trentaine de grands médias au Brésil et dont l’AFP fait partie. Pour Pedro Burgos, les fausses informations ont “moins d’influence qu’on ne pense”, dans le sens où elles “touchent le plus souvent des personnes qui ont déjà choisi leur camp”.

 

L’élection est polarisée, avec d’un côté Jair Bolsonaro, ex-capitaine de l’armée qui fait l’apologie de la dictature militaire (1964-1985), défend la libéralisation du port d’arme, et de l’autre Fernando Haddad, qui a remplacé au pied levé l’ex-président Luiz Inacio Lula da Silva, incarcéré pour corruption et déclaré inéligible.

 

Source : AFP

 

 

EUROPE

Catalogne : actions coup de poing pour l’anniversaire du 1er octobre

Voie de TGV, autoroutes et artères de Barcelone bloquées : des militants séparatistes catalans radicaux ont mené des actions coup de poing lundi pour célébrer le premier anniversaire du référendum illégal d’autodétermination, premier acte de la vaine tentative de sécession de la Catalogne d’octobre dernier.

 

Ces actions coup de poing soulignent les divisions au sein des militants séparatistes dont les plus radicaux reprochent au gouvernement régional de Quim Torra, pourtant indépendantiste pur et dur, de ne pas braver l’autorité de l’Etat espagnol.

 

Samedi, des militants radicaux avaient affronté la police régionale, contrôlée par l’exécutif de Quim Torra, à Barcelone dans des heurts qui ont fait une trentaine de blessés.

La CUP, parti séparatiste d’extrême gauche, avait ensuite réclamé la démission du responsable de l’Intérieur du gouvernement régional, qui leur avait reproché leur recours à la violence.

 

Source : AFP

 

 

Erdogan conclut sa visite en Allemagne par l’inauguration d’une mosquée controversée

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a achevé samedi sa visite d’Etat en Allemagne par l’inauguration d’une grande mosquée à Cologne, marquée par des manifestations sous haute protection policière.

 

Le chef de l’Etat, doté de pouvoirs accrus depuis le début de son nouveau mandat en juillet, a inauguré ce lieu de culte, un des plus vastes d’Europe, financé par l’Union des affaires turco-islamiques (Ditib), étroitement liée au pouvoir turc.

 

Une partie de la classe politique allemande accuse la Ditib de défendre les intérêts du régime de M. Erdogan.

Elle gère 900 lieux de culte en Allemagne avec des imams en provenance de Turquie. Ses détracteurs affirment même qu’elle espionne les opposants au président turc.

 

M. Erdogan s’efforce de tourner la page de deux années de tensions avec Berlin.

A Cologne, il a une nouvelle fois appelé l’Europe à lutter contre les “terroristes” du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatistes kurdes) et les partisans de l’opposant Fethullah Gülen.

 

Avec cette visite d’Etat, la Turquie, minée par une crise économique aigüe et en froid avec les Etats-Unis de Donald Trump, tente un rapprochement avec l’Allemagne, où vivent 3 millions de personnes de nationalité ou d’origine turque.

Mais les malentendus mutuels persistent avec la Turquie.

 

Source : AFP

 

 

GB : le ministre des Affaires étrangères critiqué pour avoir comparé l’UE à l’Union soviétique

Le ministre britannique des Affaires étrangères Jeremy Hunt, s’est attiré des critiques du monde diplomatique après avoir comparé l’Union européenne à l’Union soviétique lors d’un discours au Congrès du parti conservateur dimanche.

 

Il a accusé l’UE de chercher à “punir” le Royaume-Uni pour avoir décidé de la quitter, établissant un parallèle avec l’Union soviétique qui tentait d’empêcher ses citoyens de partir.

Le Royaume-Uni doit quitter l’Union européenne fin mars 2019 mais à six mois du départ les négociations patinent.

 

Source : AFP

 

 

PLANETE GLOBALE

La Chine accusée de faire de la “propagande” dans la presse US

En pleine guerre commerciale entre Washington et Pékin, Terry Branstad, l’ambassadeur des Etats-Unis en Chine accuse le gouvernement chinois, dans une tribune publiée dimanche, de se servir de la presse américaine pour diffuser de la propagande.

 

Il y a une semaine, le China Daily, quotidien officiel chinois en langue anglaise, s’est offert une publicité sur 4 pages vantant les avantages mutuels du commerce sino-américain dans le quotidien américain Des Moines Register, le plus gros tirage de l’Etat de l’Iowa.

 

Après quoi le président Donald Trump a accusé la Chine mercredi de chercher à s’immiscer dans les élections américaines de mi-mandat du 6 novembre prochain.

Terry Branstad estime, qu’”en diffusant sa propagande, le gouvernement chinois profite de la tradition chérie de l’Amérique de la liberté d’expression et de la liberté de la presse.

 

“Par contraste, dans les kiosques à journaux ici à Pékin, vous trouverez peu de voix dissidentes, étant donné que les médias sont sous la coupe du Parti communiste chinois”, écrit-il.

Et d’ajouter qu’il n’a pas pu faire publier sa tribune en Chine.

 

Source : Reuters

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