L’essentiel depuis le 8 octobre

 

PROCHE ET MOYEN-ORIENT

Yémen : combats meurtriers dans la bataille de Hodeïda, les rebelles résistent

Les combats dans la ville stratégique de Hodeïda, dans l’ouest du Yémen, ont été particulièrement meurtriers vendredi, avec une forte résistance des rebelles Houthis tentant par tous les moyens de ralentir la progression des forces progouvernementales.

 

Point d’entrée de 3/4 des importations et de l’aide internationale dans un pays menacé par la famine, la ville portuaire de Hodeïda est sous contrôle des rebelles depuis 2014.

Les forces fidèles au président Abd Rabbo Mansour Hadi, appuyées militairement par les alliés saoudiens et émiratis, tentent de la reconquérir depuis juin.

 

Le nouveau bilan porte à 382 le nombre de combattants des deux camps à avoir été tués depuis l’intensification le 1er novembre de la bataille. Depuis 2015, les forces loyalistes, aidées d’une coalition militaire sous commandement saoudien, tentent de chasser les Houthis, soutenus par l’Iran, de vastes régions conquises dans le nord et le centre du pays, y compris la capitale Sanaa.

 

En près de quatre ans, le conflit au Yémen a fait quelque 10.000 morts et provoqué selon l’ONU la pire crise humanitaire au monde.

La bataille de Hodeïda accentue les craintes des ONG opérant sur place ou ailleurs dans le pays menacé par la famine.

 

Pour le Conseil norvégien pour les réfugiés, “il y a un très fort risque que davantage d’attaques aériennes ou terrestres coupent (…) la dernière voie de ravitaillement en produits alimentaires, essence et médicaments des quelque 20 millions de Yéménites qui dépendent des importations passant par Hodeïda”.

 

Source : AFP

 

 

Nouvel acte d’apaisement à Gaza : le Hamas distribue les dollars qataris

De longues files de Palestiniens se sont formées vendredi à Gaza pour toucher des arriérés de salaire ou des aides financés selon le Hamas par le Qatar, dans un nouvel effort pour dissiper les tensions dans et autour du territoire sous blocus.

 

Dans un autre signe de décrispation au moins temporaire, l’enclave, théâtre pendant des mois de manifestations et de heurts avec l’armée israélienne le long de la barrière séparant Israël de la bande de Gaza, a connu un deuxième vendredi consécutif de mobilisation contenue.

 

Au total, ce sont 90 millions de dollars qataris qui doivent être distribués en six tranches mensuelles de 15 millions, selon le Hamas, principalement pour payer au moins partiellement les fonctionnaires du mouvement islamiste au pouvoir dans l’enclave.

 

Depuis des mois, des dizaines de milliers de fonctionnaires ne sont plus payés que sporadiquement, ajoutant aux tensions dans l’enclave palestinienne éprouvée par les guerres, les blocus israélien et égyptien, la pauvreté et les pénuries.

 

Fait exceptionnel, l’Etat hébreu, qui contrôle tous les accès au territoire en dehors de la frontière égyptienne, a laissé jeudi soir l’ambassadeur du Qatar à Gaza, Mohammed Al-Emadi, franchir le point de passage d’Erez entre Israël et l’enclave avec des valises pleines de dollars.

 

Le Qatar, qui n’entretient pas de relations diplomatiques avec Israël, soutient de longue date le Hamas, considéré comme “terroriste” par l’Etat hébreu, et jugé infréquentable par une partie de la communauté internationale.

 

L’opération n’est pas validée par l’ONU mais elle s’inscrit plus largement dans les efforts déployés, notamment par le voisin égyptien et les Nations unies, en vue d’une trêve durable entre Israël et le Hamas, après des mois de violences.

 

Au moins 221 Palestiniens ont été tués depuis le 30 mars par des tirs israéliens. Un soldat israélien a été tué par un sniper palestinien.

Israël réclame un retour au calme, le Hamas un allègement du vigoureux blocus imposé depuis plus de dix ans par l’Etat hébreu.

 

Une amélioration des conditions de vie, en particulier le paiement des fonctionnaires, passe pour un important facteur de détente.

Un Gazaoui sur 2 vit sous le seuil de pauvreté, et l’économie gazaouie est en “chute libre”, selon la Banque mondiale.

 

Le Qatar joue un rôle éminent dans l’effort de détente. Sous les auspices de l’ONU, il a accepté de financer pendant six mois, pour 60 millions de dollars, du fioul destiné à la seule centrale électrique du territoire.

 

Le Qatar a aussi décidé cette semaine de verser 5 millions de dollars d’aide à 50.000 familles pauvres de Gaza.

L’entreprise d’apaisement fait grincer des dents de part et d’autre, notamment du côté de l’Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas.

 

Evincée de Gaza par le Hamas en 2007 alors qu’elle est l’interlocutrice historiquement reconnue de la communauté internationale, l’Autorité se juge court-circuitée et redoute une reconnaissance de fait et la pérennisation du contrôle du Hamas sur Gaza.

 

Source : AFP

 

 

L’olivier de Cisjordanie, arbre de paix et victime collatérale du conflit israélo-palestinien

L’olivier fait partie du paysage palestinien, tapissant les vallées et s’étageant en terrasses à travers toute la Cisjordanie, un territoire occupé par Israël depuis plus de cinquante ans.

L’arrivée de l’automne et des premières pluies signalent pour les agriculteurs le temps de la récolte.

 

C’est aussi, avec le printemps, l’une des périodes de l’année où les oliveraies deviennent rituellement l’un des exutoires des animosités entre Palestiniens et colons israéliens.

Sur fond de conflit persistant, environ 430.000 colons israéliens vivent une coexistence souvent antagonique avec plus de 2,5 millions de Palestiniens en Cisjordanie.

 

La création par Israël d’implantations civiles en territoire occupé est illégale au regard du droit international. Elle s’est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens depuis 1967.

Elle est considérée comme un obstacle majeur à la paix par une grande partie de la communauté internationale.

 

Maints agriculteurs palestiniens disent être confrontés aux menaces et aux violences des colons voisins. Certains incidents suivent de près des attaques palestiniennes contre des Israéliens et semblent relever de la vengeance. D’autres sont principalement motivés par la volonté de colons radicaux d’attenter à la propriété des Palestiniens.

 

Plus de 7.000 arbres appartenant à des Palestiniens ont été vandalisés cette année, selon l’ONU, soit un millier de plus qu’en 2017 et plusieurs milliers de plus qu’en 2016.

L’ancien conflit pour la terre se poursuit en Cisjordanie, censée faire partie un jour de l’Etat auquel les Palestiniens aspirent mais dont la perspective paraît bien lointaine.

 

Environ 60% du territoire est sous contrôle total d’Israël. Pour une partie de l’opinion israélienne, la Cisjordanie doit appartenir à Israël, que ce soit pour des raisons religieuses, sécuritaires ou politiques.

 

Le Conseil de Yesha, principale organisation représentative des colons de Cisjordanie, note que les exploitations israéliennes en Cisjordanie ont elles aussi été la cible d’un “terrorisme agricole” qui va en s’intensifiant.

 

Source : AFP

 

 

L’avocat de Netanyahu compromis dans une affaire de corruption

La police israélienne a affirmé jeudi disposer d’éléments prouvant l’implication de David Shimron, cousin et avocat du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, dans une affaire de corruption qui éclabousse le chef du gouvernement, lui-même visé par d’autres enquêtes.

 

Le dossier porte sur des soupçons de corruption présumée autour de la vente par l’Allemagne à Israël de sous-marins militaires et autres bateaux conçus par le géant industriel allemand ThyssenKrupp, pour une somme totale d’environ deux milliards de dollars.

 

Netanyahu n’a jamais été mis en cause dans cette affaire mais a été interrogé dans le cadre de l’enquête.

Il est en revanche visé par différentes investigations pour corruption présumée, susceptibles de menacer son long exercice du pouvoir et a été interrogé plus d’une dizaine de fois.

 

Le Premier ministre est actuellement cité dans 4 affaires, et la police a recommandé en février son inculpation dans 2 d’entre elles. L’une porte sur des cadeaux qu’il aurait indûment reçus de riches célébrités, et l’autre sur un accord secret qu’il aurait tenté de conclure avec le quotidien populaire Yediot Aharonot pour une couverture favorable.

 

Dans une affaire séparée, Sara Netanyahu, l’épouse du chef du gouvernement, a comparu en octobre devant un tribunal, accusée d’avoir fait passer pour plus de 80.000 euros de repas aux frais du contribuable, alors que la résidence officielle disposait d’un cuisinier.

 

Malgré ces enquêtes, M. Netanyahu reste en bonne position dans les sondages et pourrait, après 12 ans au pouvoir -en deux fois- battre le record de longévité de l’historique David Ben Gourion.

Alors que le procureur général devrait prendre une décision dans les prochains mois, M. Netanyahu n’est pas légalement tenu de démissionner s’il est inculpé.

 

Source : AFP

 

 

A la frontière turque, les Kurdes syriens craignent une nouvelle offensive d’Ankara

A quelques mètres seulement de la frontière turque, les villages de la communauté kurde redoutent une nouvelle offensive d’Ankara. Ces derniers jours, l’armée turque a mené des frappes d’artillerie contre des positions militaires tenues par la principale milice kurde de Syrie, les Unités de protection du Peuple (YPG).

 

Le président turc Recep Tayyip Erdogan brandit la menace d’un nouvel assaut.

Ankara refuse catégoriquement l’autonomie de facto instaurée par la minorité kurde sur les territoires à sa frontière, dans le nord et le nord-est syrien, craignant que cela n’exacerbe les velléités séparatistes des Kurdes vivant sur son propre territoire.

 

Les bombardements à l’artillerie de l’armée turque ont visé ces derniers jours des positions des YPG dans les régions de Kobané et Tal Abyad, tuant cinq combattants kurdes, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

 

Alliés de Washington, les YPG sont l’épine dorsale des Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition kurdo-arabe engagée dans l’est syrien dans une offensive contre le groupe Etat islamique (EI).

 

Après les bombardements turcs, les FDS ont annoncé fin octobre la suspension temporaire de leurs opérations contre l’EI, qui leur a infligé de meurtrières contre-attaques. Depuis septembre, d’intenses combats ont déjà tué plus de 330 combattants kurdes.

 

Source : AFP

 

 

Combats entre armée syrienne et rebelles dans la province de Hama

Des combats ont éclaté entre les forces gouvernementales syriennes et des rebelles dans la province de Hama, vendredi, parmi les plus violents dans cette région du nord-ouest de la Syrie depuis un an, rapporte l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

 

L’armée et ses alliés ont attaqué les positions des insurgés près du village de Halfaya dans la nuit de jeudi à vendredi, tuant une vingtaine de rebelles du groupe Djaïch al Izza et en blessant des dizaines d’autres, précise l’OSDH.

 

Le nord-ouest de la Syrie a été le théâtre d’échanges de tirs sporadiques depuis l’accord conclu en septembre entre la Russie et la Turquie pour éviter une offensive de grande ampleur contre la province d’Idlib.

 

Source : Reuters

 

 

AFRIQUE

Boko Haram au Nigeria : Shekau revendique de récentes attaques

Abubakar Shekau, chef de l’une des factions des islamistes de Boko Haram, a revendiqué une série d’attaques dans le nord-est dans un nouveau message vidéo reçu vendredi par l’AFP.

“Nous sommes responsables d’attaques à Kumshe, Gulumba et d’autres villages menées ces derniers jours”, déclare Shekau dans cette courte vidéo, sa première apparition depuis juillet.

 

La vidéo utilise étonnamment le logo arabe et le drapeau noir de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), une faction habituellement rivale de celle de Shekau au sein de Boko Haram, ce qui pourrait indiquer un récent rapprochement entre ces deux groupes.

 

Si les deux factions agissaient maintenant de concert, cela pourrait s’avérer encore plus problématique pour les militaires nigérians qui n’arrivent toujours pas à réduire Boko Haram.

L’insurrection islamiste a tué plus de 27.000 personnes depuis 2009 et quelque 1,8 million de personnes sont toujours déplacées.

 

Source : AFP

 

 

Somalie : environ 20 morts dans l’explosion de voitures piégées à Mogadiscio

Environ 20 personnes ont été tuées et plus de 40 blessées vendredi dans l’explosion de deux voitures piégées placées par les islamistes shebab et d’un kamikaze près d’un hôtel très fréquenté de Mogadiscio, la capitale de la Somalie.

 

Cet hôtel, déjà frappé par une attaque en 2015, est situé près du carrefour K4, un lieu très fréquenté du centre de Mogadiscio. Cette zone comprend plusieurs hôtels, ainsi que le quartier général du département des enquêtes criminelles (Criminal Investigations Department/CID).

 

Cette attaque a été revendiquée par les insurgés islamistes shebab.

Les shebab utilisent régulièrement pour leurs attaques des véhicules piégés, dont l’explosion précède souvent l’entrée en action d’un commando lourdement armé pour faire le plus de victimes possible.

 

Les shebab, affiliés à Al-Qaïda, ont juré la perte du gouvernement fédéral somalien, soutenu par la communauté internationale et les 20.000 hommes de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

 

Chassés de Mogadiscio en 2011, les shebab ont ensuite perdu l’essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides y compris dans la capitale somalienne, contre des objectifs gouvernementaux, sécuritaires ou civils.

 

Source : AFP

 

 

Ebola en RDC : l’épidémie demeure dangereuse et imprévisible, prévient l’ONU  

Les nouvelles mesures visant à surmonter les difficultés dans la riposte contre l’épidémie d’Ebola qui sévit à l’est de la République démocratique du Congo ont un impact positif, bien que l’épidémie reste dangereuse et imprévisible, ont déclaré le chef des opérations de maintien de la paix des Nations Unies et le directeur de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

 

La MONUSCO, la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC, a récemment adopté une approche active à l’égard des groupes armés opérant dans la province du Nord-Kivu, ce qui a contribué au calme qui régnait dans la ville de Beni et aux alentours, bien que certaines attaques se soient poursuivies dans les villages environnants.

 

Depuis le début de l’épidémie en août, 308 cas et 191 décès ont été enregistrés.

L’épidémie actuelle est la dixième dans le pays et devrait dépasser l’épidémie la plus importante qui a eu lieu à Yambuku en 1976, avec 318 cas et 280 morts.

 

À ce jour, 27.000 personnes ont été vaccinées contre le virus Ebola et presque chaque nouveau patient reçoit l’un des quatre traitements expérimentaux, ce qui n’avait jamais été possible auparavant lors d’une épidémie d’Ebola.

 

L’ONU a rendu hommage au dévouement du personnel de l’OMS, de la MONUSCO, du ministère de la Santé et de tous les partenaires qui luttent contre une épidémie dangereuse dans des conditions extrêmement difficiles.

 

Source : ONU

 

 

République Centrafricaine : les groupes armés ont encore frappé

La Représentante spéciale adjointe des Nations Unies en République centrafricaine a dénoncé une « drame humanitaire inacceptable » en cours à Batangafo, dans le nord-ouest du pays.

Le 31 octobre dernier, des affrontements entre des anti-Balakas et des ex-Seleka du FPRC/MPC ont éclaté dans cette ville située à 380 kilomètres au nord de la capitale Bangui.

 

À Batangafo, 30.000 personnes déplacées ont tout perdu après les violences entre ces groupes armés et des pillages qui ont suivi, a indiqué la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA).

 

Les besoins sont énormes et multisectoriels à Batangafo.

La distribution de l’aide, notamment des médicaments et des aliments, a commencé.

Malgré les pressions, les acteurs humanitaires ont décidé de rester à Batangafo.

 

Face aux violences, la MINUSCA a envoyé des renforts à Batangafo.

La MINUSCA poursuit également ses patrouilles dans la ville de Bambari (à 380 kilomètres au nord-est de Bangui) également touchée par des affrontements entre groupes armés.

 

Source : ONU

 

 

Libye : l’aventurisme militaire et les petites manœuvres politiques doivent cesser, selon l’envoyé de l’ONU

Lors d’une réunion du Conseil de sécurité sur la situation en Libye, le Représentant spécial du Secrétaire général pour ce pays, Ghassan Salamé, a dénoncé jeudi l’aventurisme militaire et les manœuvres politiques qui perpétuent l’instabilité dans le pays et pèsent sur son avenir.

 

Salamé a rappelé que depuis son dernier exposé devant le Conseil début septembre, la violence dans la capitale Tripoli a cessé grâce à un cessez-le-feu négocié par la Mission des Nations Unies en Libye (MANUL).

 

« Le 25 septembre, la plupart des assaillants se sont retirés de la ville ». « Depuis, nous nous sommes efforcés de consolider ce cessez-le-feu, sur le terrain et au niveau politique, pour minimiser la perspective d’une crise similaire ».

 

« L’impunité doit prendre fin. Le phénomène des hommes armés qui agressent des installations médicales et des professionnels de santé, extorquent de l’argent à des institutions financières et des femmes qui font la queue pour obtenir des services bancaires est immoral, illégal et criminel ».

 

Le Représentant spécial a indiqué que la violence à Tripoli a paradoxalement offert une occasion unique d’introduire des réformes économiques attendues depuis longtemps.

De manière générale, il estime que beaucoup de Libyens en ont assez « de l’aventurisme militaire et des petites manœuvres politiques ».

 

Il a jugé important que la Conférence nationale réunissant un groupe largement représentatif de Libyens se réunisse pour concevoir une issue à l’impasse actuelle.

Il a indiqué que cette Conférence nationale devait avoir lieu au cours des premières semaines de 2019 et que le processus électoral devait suivre au printemps 2019.

 

Source : ONU

 

 

ASIE / OCEANIE

Au Pakistan, les extrémistes du TLP dictent leur loi

Il a appelé à l’assassinat de juges, à des mutineries dans l’armée et même à anéantir les Pays-Bas par la force nucléaire : au Pakistan, le parti extrémiste Tehreek-e-Labaik Pakistan (TLP) multiplie les provocations et dicte sa loi.

 

Ce groupe a réussi à paralyser le pays pendant trois jours la semaine dernière en protestation au récent acquittement de la chrétienne Asia Bibi, condamnée à mort pour blasphème en 2010.

Mené par le religieux Khadim Hussain Rizvi, ce parti a fait du blasphème une question extrêmement sensible, qui lui a permis de faire plier deux gouvernements successifs.

 

Les craintes sont vives que le TLP encourage la radicalisation d’une frange croissante de la population, dans un pays où une guerre contre le terrorisme longue et sanglante s’est achevée il y a deux ans à peine.

 

Le TLP est un parti politique à succès. Lors des élections législatives de juillet dernier, ses candidats ont rassemblé plus de 2,23 millions de voix, remportant deux sièges de députés provinciaux.

 

Le TLP se distingue après l’acquittement de la chrétienne Asia Bibi le 31 octobre. Ses membres bloquent pendant trois jours les principaux axes du pays. Ses chefs appellent à tuer les juges ayant rendu ce verdict et intiment à l’armée de se mutiner.

 

Le gouvernement se retrouve contraint de signer un accord avec le TLP, perçu par beaucoup d’observateurs comme une capitulation.

Ce courant barelvi est l’un des principaux du pays, ce qui fait craindre une radicalisation de masse.

 

L’armée pakistanaise reste aussi hésitante à agir, craignant qu’une intervention trop lourde aboutisse à une éruption de violence, comme lorsque les soldats avaient pris d’assaut la Mosquée rouge d’Islamabad en 2007.

 

Source : AFP

 

 

Pas de progrès vers la paix à une réunion à Moscou sur l’Afghanistan

La Russie a organisé vendredi à Moscou une rencontre internationale sur l’Afghanistan incluant une délégation des talibans, mais les participants ont admis n’avoir pas progressé vers l’ouverture d’un dialogue direct entre rebelles islamistes et gouvernement afghan.

 

Le porte-parole des talibans Mohammad Abbas Stanikzai a dit aux journalistes après la réunion que “cette conférence ne portait pas sur des négociations directes”, selon ses propos traduits par l’agence Interfax.

 

Les talibans “ne reconnaissent pas comme légitime le gouvernement actuel, c’est pourquoi nous n’aurons aucune négociation avec eux”, a-t-il dit.

“Etant donné que notre principale demande est le retrait des forces étrangères, nous discuterons d’une solution de paix avec les Américains”, a-t-il encore dit.

 

L’initiative russe intervient au moment où, d’après un récent rapport américain, le contrôle du territoire afghan par les autorités est à son plus bas niveau depuis trois ans, les forces gouvernementales subissant des pertes record.

 

Les Etats-Unis ont tenté à plusieurs reprises de relancer les négociations directes avec les talibans, et deux rencontres bilatérales ont eu lieu ces derniers mois au Qatar, la dernière le 12 octobre.

 

Les talibans refusent jusqu’ici de discuter avec Kaboul, estimant être le gouvernement légitime de l’Afghanistan, renversé par les Etats-Unis il y a 17 ans, et demandent donc à négocier directement avec Washington.

 

Source : AFP

 

 

Tadjikistan : un pays en lutte contre l’intégrisme religieux

Le Tadjikistan, un pays laïc dont la population est majoritairement sunnite, fait de la lutte contre l’intégrisme religieux une priorité.

Les autorités de ce pays voisin de l’Afghanistan estiment que plus de mille Tadjiks ont rejoint les jihadistes en Irak et en Syrie.

 

Elles ont pris en 2015 des mesures radicales pour contrer l’influence des extrémistes religieux, parmi lesquelles le rasage forcé des barbes et une campagne contre le port par les femmes du hijab.

 

Source : AFP

 

 

Philippines : condamnée pour corruption, Imelda Marcos, ancienne première dame, va faire appel

L’ancienne première dame des Philippines Imelda Marcos a été condamnée vendredi pour des faits de corruption commis pendant les deux décennies où son mari, l’ancien dictateur Ferdinand Marcos, a été au pouvoir.

 

Le tribunal anti-corruption des Philippines l’a condamnée à des peines allant de six à onze ans de prison pour chacun des sept chefs d’inculpations retenus contre elle.

Elle a annoncé dans un communiqué que son avocat lui avait conseillé de faire appel de cette condamnation. L’appel est suspensif.

 

Elle est la cible de dizaines d’enquête pour corruption, ce qui ne l’a pas empêchée d’être élue au Parlement pour trois mandats consécutifs et de viser désormais la succession de sa fille au poste de gouverneure de la province d’Ilocos Norte, bastion de la famille Marcos. Imee Marcos, 62 ans, briguera un siège de sénatrice en 2019.

 

La famille Marcos est proche de l’actuel président philippin, Rodrigo Duterte.

Le porte-parole de la présidence a déclaré que la condamnation d’Imelda Marcos était la preuve que Rodrigo Duterte respecte l’indépendance de la justice et ses décisions.

 

Ferdinand Marcos a dirigé les Philippines d’une main de fer de 1965 à 1986, plaçant le pays sous loi martiale en 1972. Des milliers de ses opposants ont été arrêtés, tués ou ont disparu pendant cette période.

Il est accusé d’avoir amassé une fortune personnelle de dix milliards de dollars.

 

Source : Reuters

 

 

La Russie veut la levée des sanctions visant le secteur bancaire nord-coréen

La Russie veut la levée des sanctions internationales contre le secteur bancaire nord-coréen, a déclaré jeudi l’ambassadrice des Etats-Unis à l’Onu, Nikki Haley, à l’issue d’une réunion à huis clos du Conseil de sécurité des Nations unies, à l’initiative de la Russie.

 

Le Conseil de sécurité de l’Onu avait voté en décembre 2017 son dixième train de sanctions contre la Corée du Nord depuis 2006 en raison du développement par Pyongyang d’un programme militaire nucléaire et balistique.

 

Nikki Haley a accusé en septembre la Russie de tricher avec les sanctions internationales imposées à la Corée du Nord pour la contraindre de renoncer à son programme nucléaire.

“Nous savons exactement pourquoi ils demandent cela et nous n’allons pas laisser faire”, a-t-elle dit jeudi aux journalistes.

 

La mission permanente russe à l’Onu a souligné que la Corée du Nord faisait face à d'”importants problèmes humanitaires” causés par les sanctions imposées par les Nations unies et a demandé au Conseil de sécurité de résoudre le problème.

 

Malgré les sanctions imposées à la Corée du Nord, les ONG peuvent demander des exemptions afin d’être autorisées à faire parvenir de l’aide humanitaire sur l’île. Plusieurs demandes se trouvent en attente depuis plusieurs mois après que les Etats-Unis ont demandé à plusieurs reprises davantage de temps pour les étudier.

 

La Russie et la Chine suggèrent depuis l’été dernier que le Conseil de sécurité de l’Onu discute d’un allègement des sanctions contre la Corée du Nord depuis que le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un ont promis lors de leur sommet du 12 juin d’œuvrer à la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

 

Source : Reuters

 

 

Delhi se réveille dans la pollution après les pétards de Diwali

La pollution atmosphérique atteignait jeudi l’un de ses pics de la saison dans la capitale indienne New Delhi, au lendemain de la grande fête des lumières hindoue de Diwali et ses traditionnels millions de pétards.

 

Si la pollution atmosphérique est un sujet de plus en plus discuté dans les médias en Inde ces dernières années, ce fléau rencontre souvent le déni ou la résignation dans la société indienne. Les immenses besoins de croissance de cette nation de 1,25 milliard d’habitants se payent souvent au prix de la détérioration de son environnement.

 

Pour tenter de limiter la dégradation de la qualité de l’air pour Diwali, la Cour suprême indienne n’avait autorisé la vente à Delhi que de pétards considérés comme “propres”. Elle avait par ailleurs limité l’usage de pétards à une fenêtre entre 20h et 22h mercredi soir.

Mais ces restrictions semblent avoir eu peu d’effet.

 

En 2015, la contamination atmosphérique, terrestre et aquatique était présumée responsable de 2,5 millions de décès en Inde, plus lourd bilan humain de la planète, d’après une étude publiée dans la revue scientifique The Lancet.

 

La structure fédérale de la démocratie indienne fait que la pollution de l’air, qui a de nombreuses sources, est d’autant plus difficile à combattre. Chaque entité renvoie à une autre la responsabilité.

 

La pollution de l’air est particulièrement dévastatrice pour les enfants, selon une récente étude de l’OMS. Chaque année, environ 600.000 mineurs de moins de quinze ans en meurent dans le monde.

 

Source : AFP

 

 

AMERIQUES

Cinq automobilistes tués par un feu de forêt en Californie

L’un des trois feux de forêt qui font rage en Californie a coûté la vie vendredi à cinq automobilistes à Paradise, ville du nord de l’Etat proche de Sacramento, rapportent les autorités.

Huit cent kilomètres plus au sud, la station balnéaire de Malibu a dû être évacuée en raison de l’incendie baptisé “Woolsey Fire”.

 

Après avoir dévasté Paradise, ville de 26.000 habitants, le “Camp Fire” progressait vendredi matin en direction des faubourgs de Chico, à 30 km au nord de Sacramento, contraignant plusieurs milliers d’habitants à fuir.

 

Le feu, qui s’est déclaré jeudi, a parcouru 2.838 hectares. Il n’est maîtrisé qu’à 5%.

Dans le Sud, les autorités ont étendu l’ordre d’évacuation à l’ensemble de Malibu et à 75.000 foyers des comtés de Los Angeles et de Ventura.

 

Source : Reuters

 

 

Trump signe un décret restreignant le droit d’asile

Donald Trump a signé vendredi un décret restreignant drastiquement le droit d’asile aux Etats-Unis. Le texte interdit à tout immigré arrivé illégalement sur le territoire américain de déposer une demande d’asile, ce qui était autorisé depuis des décennies.

Une seule exception est prévue pour les mineurs non accompagnés, précisent les autorités.

 

L’Union américaine pour la protection des droits civiques, le Centre pour des droits constitutionnels et le Southern Poverty Law Center ont saisi le tribunal fédéral de San Francisco pour empêcher l’application de ce décret, qui vise avant tout les immigrés arrivant du Mexique.

 

Source : Reuters

 

 

Une victoire pour les Amérindiens et les écologistes aux USA

Un juge fédéral du Montana a suspendu jeudi la construction de l’oléoduc géant Keystone XL, estimant que l’administration Trump n’a pas su motiver suffisamment sa décision, prise en mars 2017, de remettre en cause la suspension du projet décidée par Barack Obama en 2015.

 

Censée relier les champs pétrolifères de la province canadienne d’Alberta aux raffineries américaines du golfe du Mexique, cette gigantesque infrastructure opérée par TransCanada, déjà en cours de construction, est fermement combattue par les communautés autochtones des territoires qu’elle traverse, inquiètes des dégâts environnementaux qu’elle pourrait causer.

 

La suspension ordonnée par le juge Brian Morris est temporaire et impose au gouvernement américain d’examiner plus en profondeur les implications du projet sur le climat, la faune et les cultures autochtones.

 

Mais elle s’apparente à une victoire majeure pour les défenseurs de l’environnement et les communautés amérindiennes, et à un revers de taille pour le président américain, qui avait autorisé la construction du pipeline reliant le Canada au Texas deux mois après son arrivée au pouvoir, concrétisant ainsi une promesse de campagne.

 

Keystone XL, qui doit s’étirer sur 1.900 km dont 1.400 en territoire américain, est destiné à être connecté au réseau existant d’oléoducs aux États-Unis.

Le projet chiffré à 8 milliards de dollars date de 2008 et devrait permettre d’acheminer quotidiennement 830.000 barils de pétrole.

 

Source : AFP

 

 

Rassemblement en Californie en hommage aux victimes d’une fusillade

Plus de 2.000 personnes se sont réunies jeudi à la tombée de la nuit dans un centre de loisirs de Thousand Oaks, dans la banlieue de Los Angeles, où 12 personnes ont été tuées mercredi soir lors d’une fusillade dans un bar de cette communauté considérée comme l’une des plus sûres des Etats-Unis.

 

L’assaillant, David Long, identifié par les autorités comme étant un vétéran de l’armée américaine âgé de 28 ans, a été retrouvé mort. Il s’est probablement suicidé après l’attaque, ont précisé les autorités.

 

L’attaque de mercredi soir a également fait plusieurs blessés. Entre 150 et 200 personnes se trouvaient dans le bar au moment de l’attaque, a dit le shérif Dean, ajoutant que le bilan aurait pu être “bien pire”.

 

Jerry Nadler, chef de file des démocrates à la commission des affaires judiciaires de la Chambre des représentants, a annoncé que l’Assemblée, où son parti vient de redevenir majoritaire, se pencherait en janvier sur un projet de législation prévoyant des vérifications obligatoires des antécédents des acheteurs d’armes à feu.

 

Source : Reuters

 

 

Une partie de la caravane de migrants reprend sa marche vers les Etats-Unis

Plusieurs centaines de migrants de la “caravane” ont repris vendredi leur marche vers les Etats-Unis, tandis que la majorité des quelque 5.500 migrants hébergés à Mexico attendaient de pouvoir obtenir des autobus pour poursuivre leur périple.

 

Jeudi soir, après avoir demandé en vain la mise à leur disposition de 150 autobus au Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), les migrants avaient convenu de reprendre leur progression lors d’une assemblée où des divisions étaient apparues sur la stratégie à suivre.

 

Dans la matinée, seule une minorité des membres de la caravane a finalement pris le départ, a constaté l’AFP.

Le cortège de migrants a quitté le Honduras le 13 octobre, fuyant la pauvreté et la violence, déclenchant la furie du président américain Donald Trump, qui a dénoncé une “invasion”.

 

Source : AFP

 

 

Trois millions de Vénézuéliens ont fui leur pays depuis 2015

Trois millions de Vénézuéliens ont fui leur pays pour échapper aux violences et aux pénuries de nourriture de médicaments, en grande majorité depuis 2015, ont annoncé jeudi les Nations unies.

 

L’exode, estimé à 2,6 millions de personnes plus tôt cette année, s’est encore accéléré au cours des six derniers mois, précise William Spindler du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) dans un communiqué conjoint avec l’agence de l’Onu pour les migrations (OIM).

 

La Colombie et le Pérou continuent d’être les principaux pays d’accueil.

Selon Bogota, quelque 3.000 personnes franchissent chaque jour la frontière entre le Venezuela et la Colombie.

 

Le président Nicolas Maduro et d’autres responsables vénézuéliens récusent les chiffres de l’Onu, affirmant qu’il s’agit de “fake news” alarmistes destinées à justifier une intervention étrangère dans les affaires intérieures du Venezuela.

 

Source : Reuters

 

 

Brésil : Lula bientôt interrogé pour une nouvelle affaire

L’ex-président Luiz Inacio Lula da Silva, qui purge une peine de 12 ans de prison dans le sud du Brésil, sera interrogé le 14 novembre dans le cadre d’une autre affaire, a annoncé jeudi une source judiciaire.

 

Lula va être interrogé par la juge Gabriela Hardt, désormais chargée de l’enquête anticorruption “Lavage express”, en remplacement du juge Sergio Moro qui a accepté le poste de ministre de la Justice du président élu Jair Bolsonaro.

 

L’ex-président de gauche (2003-2010) va être interrogé sur des travaux financés par des groupes du BTP entre 2010 et 2014 dans une propriété qui lui appartiendrait. Ces travaux auraient été effectués en échange de contrats avec le groupe étatique Petrobras.

 

Il s’agit d’un autre volet de l’enquête tentaculaire “Lavage express”, qui a valu en 2017 à Lula sa condamnation, prononcée par le juge Moro en première instance.

La défense de Lula assure qu’il est innocent, que la propriété ne lui appartient pas et qu’il est victime d’une cabale politico-judiciaire.

 

La défense de Lula vient de demander une nouvelle fois sa libération et l’annulation de sa condamnation, invoquant une présumée partialité du juge Sergio Moro qui a accepté d’entrer dans le prochain gouvernement d’extrême droite.

 

Source : AFP

 

 

L’Equatorien Correa dément avoir demandé l’asile à la Belgique

L’ancien président équatorien Rafael Correa, recherché par la justice de son pays, a démenti jeudi avoir demandé l’asile à la Belgique.

L’agence de presse Belga avait rapporté un peu plus tôt que Rafael Correa, qui vit actuellement en Belgique, pays natal de sa femme, avait fait une demande d’asile.

 

Selon le journal Le Soir, l’ex-président, qui a dirigé l’Equateur de 2007 à 2017, a fait cette demande en juin. Un avocat de Correa, Caupolican Ochoa, a assuré que c’était faux.

La justice équatorienne a lancé en juillet un mandat d’arrêt contre Correa, en l’accusant d’avoir commandité une tentative d’enlèvement commise contre un opposant.

 

Source : Reuters

 

 

EUROPE

L’Allemagne commémore la “Nuit de cristal” dans un climat trouble

L’Allemagne commémore vendredi, 80 ans après, la “Nuit de cristal”, ces pogroms et meurtres annonciateurs de l’extermination des Juifs, dans un climat de regain d’antisémitisme et d’émergence d’un “nouveau nationalisme”.

 

Le chef de l’Etat allemand a fustigé devant les députés, dont ceux du parti d’extrême droite AfD, le “langage de la haine” qui cherche des “boucs émissaires” parmi les migrants, accueillis en nombre en Allemagne depuis 2015, et les musulmans.

 

Le contexte est trouble en Allemagne.

Il y a tout juste un an entrait au Bundestag l’AfD, un parti islamophobe mais dont de nombreux cadres ont aussi tenus des propos polémiques sur l’Holocauste et le devoir de mémoire en Allemagne.

 

Des manifestations xénophobes en août ont aussi choqué le pays.

Une forme nouvelle d’antisémitisme pour l’Allemagne fait aussi régulièrement les gros titres, celui prêté aux migrants arabo-musulmans qui ont afflué depuis 2015.

 

Mais l’essor de l’extrême droite allemande a aussi remis au premier plan un antisémitisme national. L’AfD a multiplié les polémiques liées au nazisme.

Et des militants de l’ultra droite manifesteront vendredi soir à Berlin.

 

L’inquiétude ne cesse donc de grandir au sein de la communauté juive allemande, forte d’environ 200.000 personnes.

Le nombre de crimes et délits à caractère antisémite est resté néanmoins stable dans les statistiques de police, avec environ 1.400 cas recensés chaque année depuis 2015.

 

Source : AFP

 

 

Mort d’une militante anticorruption : l’UE presse l’Ukraine de punir les responsables

Un haut responsable de l’Union européenne a pressé vendredi les autorités ukrainiennes d’identifier et de punir les responsables de la mort d’une militante anticorruption, victime d’une attaque à l’acide.

 

Kateryna Gandziouk,a succombé à ses blessures le week-end dernier après plus de dix opérations.

Elle avait été attaquée fin juillet par un inconnu qui l’avait aspergée de près d’un litre d’acide sulfurique.

 

Kateryna Gandziouk, qui avait 33 ans, était conseillère du maire de Kherson, une ville du sud de l’Ukraine.

Sa mort a choqué et relancé les critiques de militants de la société civile, qui reprochent aux autorités de ne pas arriver à conclure l’enquête.

 

La police a arrêté deux personnes et en a assigné trois autres à résidence en liaison avec cette agression, mais n’a pas identifié ses instigateurs.

Sa mort a attiré l’attention sur une série d’autres attaques contre des militants anticorruption ces derniers mois en Ukraine.

 

Source : AFP

 

 

L’Autriche soupçonne un ex-militaire d’espionnage au profit de Moscou

Les autorités autrichiennes soupçonnent un ancien officier qui a récemment pris sa retraite d’avoir été un espion russe pendant des décennies et Vienne a demandé des explications à Moscou, a annoncé vendredi le chancelier Sebastian Kurz.

 

“Si nos soupçons se confirment, il est évident que de telles affaires n’améliorent pas les relations entre la Russie et l’Union européenne”, a-t-il déclaré.

Une visite prévue à Moscou de la ministre autrichienne des Affaires étrangères, Karin Kneissl, a été annulée en signe de protestation.

 

Les Pays-Bas ont accusé la Russie le mois dernier d’avoir lancé une cyberattaque contre l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), dont le siège est à La Haye.

Et la Grande-Bretagne a mis en cause Moscou le même jour pour une série de cyberattaques visant selon elle à déstabiliser les démocraties occidentales.

 

Source : Reuters

 

 

VW et Daimler prêts à payer pour moderniser les vieux diesels

Les constructeurs automobiles allemands ont accepté de débourser jusqu’à 3.000 euros par véhicule pour financer la lutte contre la pollution en Allemagne, où la justice impose aux voitures diesel des interdictions de circulation dans les grandes villes du pays.

 

Depuis que Volkswagen a reconnu en 2015 avoir manipulé des tests antipollution, les voitures diesel font l’objet d’une attention accrue en raison de leurs émissions de dioxyde d’azote (NO2), jugées responsables de maladies respiratoires. Le scandale a entaché la réputation de l’ensemble de l’industrie automobile allemande.

 

Le gouvernement d’Angela Merkel a conclu début octobre un accord permettant de réduire les émissions polluantes dans les grandes villes tout en évitant de recourir aux interdictions de circuler.

 

Source : Reuters

 

 

Blanchiment : l’UE appelle Malte et Luxembourg à respecter les règles

La Commission européenne (CE) a annoncé jeudi avoir engagé des procédures juridiques contre Malte et le Luxembourg, auxquels elle reproche de ne pas appliquer intégralement les règles européennes de lutte contre le blanchiment de capitaux.

 

Ces deux pays figurent parmi les Etats membres dans lesquels des banques ont été impliquées dans des scandales de blanchiment d’argent, sans pour autant avoir renforcé leur réglementation pour la prévention de la criminalité financière.

 

Malte a fait l’objet d’une procédure disciplinaire rarement utilisée, après avoir montré des faiblesses dans son dispositif de surveillance de la banque maltaise Pilatus Bank à laquelle la Banque centrale européenne a retiré sa licence cette semaine pour blanchiment d’argent et de fraude présumés.

 

La CE a engagé une enquête sur l’affaire Pilatus à la suite du meurtre de Daphne Caruana Galizia en octobre 2017, même si aucun lien entre la mort de la journaliste et les articles qu’elle a écrits concernant la banque n’a été établi à ce jour.

 

Les autorités de Malte n’ont engagé aucune procédure contre la banque jusqu’à l’arrestation en mars aux Etats-Unis de son président iranien, Ali Sadr Hashemi Nejad, accusé de blanchiment et de violation de sanctions.

 

A la suite d’une enquête de l’Autorité bancaire européenne (ABE), la Commission a adopté jeudi un avis formel demandant à la cellule de renseignement financier maltaise de prendre des mesures pour renforcer le contrôle des banques.

 

Dans une décision distincte, l’exécutif européen a également formé un recours contre le Luxembourg, au motif que le Grand-Duché n’applique pas intégralement les nouvelles règles européennes de lutte contre le blanchiment de capitaux.

 

La Commission demande à la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) d’imposer une somme forfaitaire et des astreintes journalières jusqu’à ce que le Luxembourg ait pris les mesures nécessaires.

 

Les États membres avaient jusqu’au 26 juin 2018 pour transposer la quatrième directive anti-blanchiment, renforçant la législation en la matière, dans leur législation nationale.

La Commission a ouvert jusqu’à présent des procédures d’infraction pour non-communication des mesures de transposition contre 21 États membres.

 

Source : Reuters

 

 

PLANETE GLOBALE

A Paris, Trump dénonce les propos “insultants” de Macron sur une armée européenne

Le président américain Donald Trump a dénoncé vendredi soir, à son arrivée à Paris, les propos “très insultants” de son homologue français Emmanuel Macron sur la création d’une armée européenne.

 

“Le président Macron vient de suggérer que l’Europe construise sa propre armée pour se protéger contre les Etats-Unis, la Chine et la Russie”, a tweeté M. Trump.

“Très insultant mais peut-être que l’Europe devrait d’abord payer sa part à l’OTAN que les Etats-Unis subventionnent largement !”, a ajouté le président américain.

 

Le rencontre entre les deux dirigeants, prévue samedi matin au palais de l’Elysée, s’annonce d’ores et déjà particulièrement délicate.

Dimanche, M. Trump participera, en présence d’au moins 60 chefs d’Etat, à une cérémonie au pied de l’Arc de Triomphe au cours de laquelle M. Macron prononcera un discours.

 

Source : AFP

 

 

Démographie mondiale : déclin pour les pays riches, baby-boom pour les autres

La fertilité mondiale a globalement baissé de moitié depuis 1950 mais cela cache de lourdes disparités selon le niveau de vie : si les taux de naissances déclinent dans les pays riches, ils flambent dans les pays en développement, selon une étude parue vendredi.

 

Selon ces travaux parus dans la revue The Lancet, le nombre global d’enfants par femme dans le monde est passé de 4,7 en 1950 à 2,4 aujourd’hui.

Dans le détail, quatre-vingt-onze nations, principalement situées en Europe et sur le continent américain, n’ont pas un nombre de naissances suffisant pour maintenir leur population actuelle.

 

A l’inverse, en Afrique et en Asie, les taux de natalité sont en augmentation, selon cette étude de l’Institut de métrologie et d’évaluation de la santé (IHME, Université de Washington), organisme financé par la fondation Bill et Melinda Gates.

 

Parmi les facteurs socioéconomiques qui expliquent les disparités, l’éducation joue un rôle particulièrement important, selon les auteurs de l’étude.

“Plus une femme passe d’années à l’école, plus elle recule ses grossesses et réduit donc son nombre d’enfants”, dit à l’AFP Ali Mokdad, de l’IHME.

 

Il souligne que généralement, l’augmentation de la population des pays en développement s’accompagne en parallèle d’une amélioration de leur niveau de vie, sauf s’ils sont frappés par des guerres ou des troubles. Au final, cela peut influer sur le nombre de naissances.

 

“Au fur et à mesure de l’amélioration de l’économie de ces pays, il est probable que leur fertilité déclinera”, selon M. Mokdad.

Par ailleurs, la durée de vie globale a augmenté avec les années.

 

Vivre plus longtemps entraîne des problèmes de santé spécifiques. Ainsi, les maladies cardiaques sont désormais la principale cause de mort dans le monde, selon l’IHME.

“Plus les pays deviennent riches, moins on constate de mortalité due aux maladies infectieuses”, selon M. Mokdad.

 

Source : AFP

 

 

Nouvelles sanctions américaines contre la Russie, liées à l’annexion de la Crimée

Les Etats-Unis ont adopté jeudi des sanctions contre deux Ukrainiens, un Russe ainsi que contre neuf entités ukrainiennes et russes, en lien avec l’annexion de la péninsule de Crimée par Moscou en 2014 et avec des atteintes aux droits de l’homme touchant à cette région, a annoncé le Trésor américain.

 

L’une des entités visées – la société à responsabilité limitée Southern Project – est liée à la banque Rossiya et à l’homme d’affaires russe Iouri Kovoultchouk, a précisé le département du Trésor sur son site internet.

 

Parmi les personnes nouvellement visées par ces sanctions figurent Andriy Souchko, officier du FSB russe. Le Trésor américain le tient pour responsable de l’enlèvement en 2017 d’un militant tatar de Crimée qui a été torturé en détention.

 

Les sanctions visent aussi des entreprises qui, d’après le Trésor américain, ont tiré parti de l’annexion de la Crimée.

Également visé par les sanctions, le ministère de la Sécurité d’Etat de la république autoproclamée de Louhansk, dans les zones séparatistes pro-russes de l’est de l’Ukraine.

 

Source : Reuters

1
Poster un Commentaire

avatar
1 Comment threads
0 Thread replies
0 Followers
 
Most reacted comment
Hottest comment thread
1 Comment authors
Thierry Peltier Recent comment authors

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  S'abonner aux commentaires  
plus récents plus anciens plus de votes
Me notifier des
Thierry Peltier
Invité
Thierry Peltier

Un immense bravo. Je vais me régaler.