L’essentiel depuis lundi 12 novembre

 

ASIE

Afghanistan : “terreur” dans des villages en proie aux combats avec les talibans

Dans le sud-est de l’Afghanistan, des centaines de familles ont été déplacées par les combats intenses qui opposent les talibans à des milices hazara et à des forces gouvernementales dans les districts jusqu’ici épargnés par les violences.

Les déplacés ont trouvé refuge à Ghazni, capitale provinciale, dans les mosquées, les hôtels ou chez des proches.

L’exode a décuplé en quelques jours le prix des locations de voiture.

 

Des milliers d’autres déplacés se sont rendus dans la province voisine de Bamiyan (centre), selon un porte-parole du gouverneur local, Abdul Rahman Ahmadi.

Les talibans, qui sont sunnites et dans leur grande majorité d’ethnie pachtoune, ont lancé leurs attaques il y a plus d’une semaine.

 

Les Hazaras sont pour la plupart de confession chiite. Les combats actuels font craindre des violences à caractère ethnique et religieux, alors que les talibans attaquaient jusqu’ici principalement les forces de sécurité et les militaires étrangers présents en Afghanistan.

 

Les forces afghanes ont indiqué avoir renforcé leurs offensives dans la région et les Américains leur apportent un soutien aérien. Des centaines de personnes, combattants des deux camps et civils, ont été tuées. De nombreux Hazaras accusent le gouvernement d’échouer à les protéger.

 

Des centaines de manifestants sont descendus dans la rue à Kaboul cette semaine pour exiger l’envoi de renforts dans les districts hazaras attaqués.

Cette escalade dans les combats intervient sur fond d’échanges diplomatiques intenses en vue de convaincre les talibans de participer à des négociations de paix après 17 ans de guerre.

 

Source : AFP

 

 

Pyongyang annonce avoir testé “une arme tactique ultramoderne”

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a supervisé l’essai d’une “nouvelle arme tactique ultramoderne”, a annoncé vendredi l’agence officielle, une mesure perçue par les analystes comme un message politique plus qu’une grave provocation.

 

C’est la première fois que la Corée du Nord fait état de tests d’armements depuis qu’elle a entamé un délicat processus de négociations avec Washington sur ses programmes nucléaire et balistique.

 

Pyongyang a annoncé en avril suspendre ses essais nucléaires et ses tests de missiles balistiques, élément moteur de la spectaculaire détente en cours sur la péninsule. Celle-ci s’est traduite en particulier par trois sommets intercoréens et un tête-à-tête historique entre M. Kim et Donald Trump.

 

Washington exige la dénucléarisation du Nord avant toute levée des sanctions tandis que Pyongyang a condamné les “méthodes de gangster” des Américains accusés d’exiger son désarmement unilatéral sans faire de concession.

 

La reprise des tests nord-coréens jetterait des doutes sérieux sur le processus de négociations.

Les analystes ont cependant exclu la possibilité que le Nord ait rompu sa promesse de suspendre essais balistiques et nucléaires pendant les négociations avec Washington.

 

Donald Trump a dit espérer une deuxième rencontre avec Kim Jong Un au début de l’année prochaine. Pour le professeur Yang Moo-jin, de l’Université des Etudes nord-coréennes à Séoul, le nouvel essai est “un signal envoyé” par la Corée du Nord “aux Etats-Unis avant des discussions de haut niveau pour l’avertir que sa patience à elle aussi commence à s’épuiser”.

 

Source : AFP

 

 

Treize bases de missiles non déclarées identifiées en Corée du Nord

Un centre d’études américain a identifié lundi au moins 13 bases de missiles non déclarées, sur la vingtaine dont disposerait la Corée du Nord, ce qui souligne toute la difficulté que rencontrent les négociateurs américains dans leurs efforts pour convaincre Pyongyang de renoncer à son arsenal nucléaire et de missiles de longue portée.

 

Selon le Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS), des travaux d’entretien et des améliorations mineures aux infrastructures ont été constatés sur certains de ces sites, en dépit des négociations en cours.

 

Le numéro un nord-coréen, Kim Jong-un, et Donald Trump se sont engagés lors de leur sommet du 12 juin dernier à Singapour à œuvrer en faveur d’une dénucléarisation de la péninsule coréenne, mais l’accord est resté bien vague et, depuis lors, les négociations n’ont guère progressé.

 

Cela n’avait pas empêché Trump de dire sur Twitter, juste après le sommet, qu'”Il n’y a plus de menace nucléaire nord-coréenne”. A Singapour où il se trouvait mardi, le conseiller américain à la sécurité nationale, John Bolton, a déclaré que Donald Trump était toujours disposé à tenir un deuxième sommet avec Kim Jong-un.

 

Les sites répertoriés dans le rapport du CSIS sont disséminés dans des zones de montagnes reculées et pourraient abriter des missiles balistiques de diverses portées – la plus importante leur permettant d’atteindre n’importe quel endroit des Etats-Unis.

La Corée du Nord n’a reconnu l’existence d’aucune de ces 13 bases de missiles.

 

Source : Reuters

 

 

Le Bangladesh repousse le retour de Rohingyas en Birmanie

Les autorités du Bangladesh ont annoncé mercredi le report du retour en Birmanie d’un premier groupe de Rohingyas réfugiés sur leur territoire, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier. “Cela ne se produira pas demain puisque personne ne veut rentrer”, a dit la source qui s’exprimait sous le sceau de l’anonymat.

 

Le Bangladesh et la Birmanie se sont entendus fin octobre sur le principe du rapatriement de centaines de milliers de Rohingyas qui ont franchi la frontière depuis août 2017 pour échapper aux violences et à la répression de l’armée birmane dans le nord-ouest du pays.

 

Plusieurs dizaines de familles ont fui les camps de réfugiés de Cox’s Bazar cette semaine par crainte d’être rapatriées de force en Birmanie, où des centaines de villages ont été incendiés par l’armée birmane. Les enquêteurs mandatés par l’Onu ont dénoncé une “intention génocidaire” et un nettoyage ethnique.

 

Source : Reuters

 

 

Jets de piment et de fournitures de bureau au parlement sri-lankais

Le président du parlement sri-lankais a dû être escorté vendredi dans l’enceinte de l’assemblée, où se sont à nouveau affrontés députés de camps opposés à coups de fournitures de bureau et de jets de poudre de piment.

 

Le président du parlement Karu Jayasuriya a été empêché de rejoindre le perchoir pendant près d’une heure par un groupe de députés et n’a pu y accéder que sous la protection de policiers non armés et d’assistants parlementaires.

 

Ils ont dû ensuite le protéger contre des jets de livres et de fournitures de bureau lancés par des partisans de Mahinda Rajapakse, ancien homme fort de l’île (2005-2015) nommé Premier ministre par le président Maithripala Sirisena mais contre qui le parlement a voté mercredi une motion de défiance.

 

Jeudi déjà, des coups de poing avaient été échangés au sein de l’assemblée à la consternation de la communauté internationale.

La crise paralyse le gouvernement et les inquiétudes sur la santé de l’économie et la capacité du Sri Lanka à rembourser sa gigantesque dette extérieure vont croissant.

 

Source : AFP

 

 

Violences conjugales : l’espoir d’un début de changement pour les Papouasiennes

Deux tiers des femmes de Papouasie-Nouvelle-Guinée seraient confrontés aux violences conjugales, selon des estimations. Les agressions sexuelles sont également un problème grave.

Mais au-delà des effroyables statistiques et des récits terribles de la souffrances ordinaire, il se peut que les choses commencent timidement à évoluer.

 

Monica Richards, l’énergique directrice du refuge Haus Ruth, affirme que les réformes de 2013, qui avaient entraîné un durcissement des peines contre les auteurs de violences conjugales, ont eu un impact réel.

 

Pour elle, la cause première de ces violences est l’alcool, dont l’introduction fut relativement tardive dans cette partie de la Mélanésie. Le fait que les gens partent vivre dans les villes joue aussi, juge-t-elle.

 

Les femmes osent de plus en plus saisir la justice. Et les époux peuvent se faire aider.

A Port Moresby, les refuges ne sont pas la seule initiative face au fléau des violences conjugales. Une idée révolutionnaire a ainsi vu le jour pour protéger les femmes : des bus interdits aux hommes. Ces autocars offrent un asile.

 

Source : AFP

 

 

En Indonésie, la justice sommaire des foules en colère

Des cas de lynchages commis par des foules sont régulièrement rapportés par les médias locaux en Indonésie, un phénomène que les observateurs mettent sur le compte de la défiance envers la justice d’une population pauvre et urbaine.

 

L’influence du conservatisme religieux qui s’est accentué ces dernières années en Indonésie, pays musulman le plus peuplé au monde, explique en partie ce phénomène. Un vol dans une mosquée est considéré comme une attaque contre l’islam, un sujet très sensible, observent des experts.

 

Mais “le principal problème est le manque de confiance dans les autorités”, souligne de son côté Agustinus Pohan, professeur de droit à l’Université catholique de Parahyangan.

“Il y a aussi de la corruption (…), ceux qui ont de l’argent ou du pouvoir bénéficient d’un traitement spécial. C’est pourquoi les gens refusent de faire confiance à la police”, note-t-il.

 

Les autorités indonésiennes ne publient pas de statistiques pour ces lynchages. Mais la Banque mondiale a enregistré près de 34.000 attaques ayant entraîné des blessures graves ou la mort des victimes entre 2005 et 2014.

 

Selon les médias locaux, ce sont près de 1.700 morts qui ont été enregistrés dans 16 provinces qui abritent la moitié des 260 millions d’habitants du pays.

Ces attaques sont trois fois plus fréquentes qu’au Guatemala, un autre pays qui souffre de cas de justice sommaire, relève Sana Jaffrey, chercheur de l’Université de Chicago.

 

Source : AFP

 

 

La CEDH condamne la Russie pour le traitement de Navalny

La Cour européenne des droits de l’homme a reconnu jeudi le caractère politique des poursuites engagées à plusieurs reprises contre Alexeï Navalny, l’un des principaux opposants russes à Vladimir Poutine et figure de proue de la lutte anti-corruption.

 

La grande chambre de la Cour de Strasbourg, dont les arrêts sont définitifs, a par ailleurs confirmé le jugement de première instance en condamnant la Russie pour violation du droit de réunion, détention arbitraire et procès inéquitable concernant son interpellation lors de sept manifestations entre 2012 et 2014 et pour six des sept condamnations dont il a fait l’objet.

 

Elle conclut en outre à une violation de l’article 18 de la Convention européenne des droits de l’Homme, très rarement reconnue, en constatant que la loi a été appliquée à d’autres fins que celles pour lesquelles elle était prévue, à savoir des fins politiques.

 

Les juges notent qu’Alexeï Navalny a été spécifiquement ciblé lors des manifestations en cause, même lorsqu’il n’y jouait pas un rôle majeur.

L’avocat de 42 ans, qui avait pu venir à Strasbourg après s’être d’abord vu interdire une sortie de Russie, s’est félicité de cette reconnaissance.

 

La Russie est condamnée à verser à l’opposant 50.000 euros au titre du dommage moral et 1.025 euros pour dommage matériel.

Alexeï Navalny, qui souhaitait défier Vladimir Poutine lors de l’élection présidentielle de mars 2018, avait été déclaré inéligible en raison d’une condamnation pour détournement de fonds.

 

Source : Reuters

 

 

Chine : un évêque “disparu” malgré l’accord avec le Vatican

Un évêque de l’Eglise catholique clandestine en Chine a disparu depuis plus d’une semaine, faisant craindre une interpellation par les autorités moins de deux mois après un rapprochement historique entre le Vatican et le régime communiste.

 

Shao Zhumin, évêque reconnu par le pape mais pas par Pékin dans la grande ville de Wenzhou (est), n’a pas donné de nouvelles depuis la semaine dernière, a rapporté à l’AFP un prêtre de l’Eglise clandestine qui a quitté la Chine pour Rome l’an dernier.

 

Selon lui, c’est au moins la quatrième fois cette année que Mgr Shao disparaît, mais la première depuis que le Vatican et la Chine ont annoncé fin septembre un accord sur la nomination des évêques.

 

Les membres du clergé de l’Eglise clandestine sont fréquemment placés en détention pour des périodes variant habituellement entre 10 et 15 jours, mais les fidèles espéraient que ces interpellations prendraient fin avec l’accord, selon le prêtre.

 

Après la rupture entre la Chine et le Vatican dans les années 1950, les quelque 10 millions de catholiques chinois sont divisés entre une Eglise officielle, contrôlée par Pékin, et une Eglise clandestine.

 

Les deux Etats n’entretiennent pas de relations diplomatiques, le Saint-Siège reconnaissant le gouvernement rival de Taïwan.

Aux termes de l’accord annoncé en septembre, le pape François a accepté de reconnaître la nomination de sept évêques désignés par le gouvernement chinois sans son accord.

 

Selon des fidèles, la répression engagée contre l’Eglise clandestine n’a pas diminué depuis le rapprochement Chine-Vatican, alors que le régime du président Xi Jinping semble accroître sa surveillance de l’ensemble des cultes. Depuis plusieurs mois, des églises ont été détruites, des croix enlevées des clochers et des crèches religieuses fermées.

 

Source : AFP

 

 

Asia Bibi : une semaine après sa libération, ce que l’on sait

La Pakistanaise Asia Bibi, condamnée à mort pour blasphème et récemment acquittée, est libre depuis une semaine : où se trouve-t-elle ? En a-t-elle fini avec la justice ? Peut-elle quitter le Pakistan ? Voici ce que l’on sait à ce stade.

 

Cette mère de famille chrétienne aujourd’hui quinquagénaire a passé huit ans dans le couloir de la mort suite à une condamnation pour blasphème. La Cour Suprême du Pakistan l’a acquittée le 31 octobre et elle a été libérée de sa prison il y a une semaine et transférée dans un endroit inconnu.

 

Le verdict a provoqué la fureur des milieux religieux extrémistes du pays. Des milliers d’islamistes sont descendus dans les rues début novembre, paralysant le pays trois jours durant, jusqu’à ce qu’un accord controversé soit signé avec le gouvernement d’Imran Khan.

 

Les fondamentalistes réclament la pendaison de Mme Bibi et ont également appelé au meurtre des juges de la Cour suprême et à une mutinerie de l’armée.

Le sujet du blasphème est explosif au Pakistan et des accusations ont suffi dans le passé à provoquer des lynchages.

 

La vie de Mme Bibi serait considérée comme en grave danger si elle devait rester dans le pays.

Selon des rumeurs, elle aurait déjà fui le Pakistan.

Le gouvernement pakistanais assure pour sa part qu’elle est toujours dans le pays, en sécurité, et qu’elle ne peut quitter le pays avant une requête en révision du jugement d’acquittement.

 

Après cette dernière étape, il semble que des discussions autour d’un départ à l’étranger de Mme Bibi soient en cours.

Notamment au Canada.

 

Au Pakistan, le parti extrémiste Tehreek-e-Labaik Pakistan (TLP), principal inspirateur des manifestations de début novembre, a fustigé cette annonce.

Tout pays accueillant Mme Bibi pourrait s’exposer à des réactions hostiles de la part des fondamentalistes pakistanais.

 

Plus tôt cette semaine, les Pays-Bas ont annoncé avoir rapatrié plusieurs membres de leur ambassade en raison de menaces persistantes d’islamistes rendus furieux par des tweets anti-islam du député néerlandais d’extrême droite Geert Wilders.

 

Les extrémistes continuent de manifester sporadiquement – mais pacifiquement – pour réclamer l’exécution de Mme Bibi.

Le parti TLP menace de bloquer à nouveau les rues si elle part à l’étranger.

Mais d’autres appellent au calme.

 

Source : AFP

 

 

Fukushima : le Japon doit se débarrasser d’urgence de l’eau contaminée, dit l’AIEA

Les autorités japonaises doivent d’urgence s’attaquer au problème de l’accumulation d’eau contaminée sur le site de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, a déclaré mardi l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

 

L’AIEA a lancé cet appel à la suite d’une visite du site par ses experts, et dans la foulée de l’aveu fait début octobre par Tepco que l’eau à Fukushima contient toujours des éléments radioactifs, alors que jusqu’à ces derniers temps, la compagnie propriétaire de la centrale assurait que la radioactivité avait été éliminée.

 

Source : Reuters

 

 

Des paillettes aux sanctions, le déclin de la Russie à Davos

Si la Russie menace de boycott le grand raout de l’économie mondiale, sa présence, un temps incontournable, s’est en réalité faite déjà bien plus discrète, sanctions et ralentissement économique obligent.

 

Organisé chaque année en Suisse, le Forum économique mondial (WEF) a donné l’occasion à la Russie d’étaler devant les élites mondiales la richesse engrangée par ses oligarques avec l’apparition de l’économie de marché, puis la puissance de ses conglomérats d’Etat formés sous Vladimir Poutine, le boom pétrolier des années 2000 aidant.

 

La fête semble terminée : selon le Financial Times, le magnat de l’aluminium Oleg Deripaska, le patron de la banque publique VTB Andreï Kostine, le propriétaire de la société d’investissement Renova, Viktor Vekselberg auraient été priés, sous pression de Washington qui les sanctionne, de ne pas venir au prochain forum.

 

Ces informations ont provoqué les foudres du Premier ministre Dmitri Medvedev, qui a menacé mardi de ne pas envoyer de délégation du tout. Le WEF s’est refusé à tout commentaire.

Les sanctions occidentales contre Moscou ont commencé après l’annexion de la Crimée en 2014.

 

Selon Pavel Baev, chercheur associé à l’Ifri, “l’économie russe stagne, est sévèrement atteinte par la corruption et manque de nouveaux moteurs”. Après la récession de 2015-2016, les perspectives de croissance sont aujourd’hui très loin du redressement des années 2000 en raison des difficultés structurelles aggravées par des sanctions occidentales toujours plus dures.

 

Selon l’analyste Chris Weafer, “2018 a marqué un tournant” avec la publication par Washington d’une “liste des oligarques” menacés d’être placés sur liste noire. Malgré les tensions actuelles, les investisseurs du pays seront malgré tout représentés à Davos, “probablement en comité réduit”.

 

Source : AFP

 

 

Malmström (UE) exhorte Pékin à s’engager dans la réforme de l’OMC

La Chine doit être prête à faire des concessions dans les négociations visant à réformer l’Organisation mondiale du commerce (OMC), faute de quoi les Etats-Unis pourraient purement et simplement s’en retirer, a déclaré vendredi Cecilia Malmström, la commissaire européenne au Commerce.

 

“La Chine a beaucoup reçu du système de l’OMC et nous appelons la Chine à se mettre en avant et à s’engager avec nous afin de réformer et de moderniser ce système et qu’il soit équitable pour tous, sans quoi les Etats-Unis feront la même chose mais en dehors du système”.

 

L’OMC supervise le commerce international depuis 1995 ce qui oblige en principe les pays membres à adopter des politiques commerciales claires pour tout le monde et à garder droits de douane et subventions dans des limites convenues.

 

Mais l’organisation n’a guère changé depuis sa création et s’est laissée dépasser par des événements tels que la montée en puissance de la Chine et les frictions entre Pékin et Washington sur les questions commerciales.

 

La Chine est favorable officiellement à une réforme de l’OMC mais le président américain Donald Trump menace de se retirer d’un organisme qu’il ne juge pas à la hauteur et Washington a déjà entrepris de bloquer d’importantes nominations au sein de l’organe d’appel de l’OMC, déclenchant une crise qui risque de paralyser le système de règlement des différends.

 

Source : Reuters

 

 

PROCHE ET MOYEN-ORIENT

Ankara s’en prend à une ONG turque, 12 arrestations

La police turque a interpellé vendredi 12 personnes, dont 2 universitaires de renom, dans le cadre d’une enquête sur l’homme d’affaires et défenseur des droits de l’homme Osman Kavala et son organisation culturelle, ont rapporté des médias turcs.

 

Ils ont été arrêtés en lien avec les grandes manifestations contre le pouvoir turc qui s’étaient déroulées en mai 2013 pour défendre le parc Gezi, au cœur d’Istanbul, alors menacé par un projet immobilier. L’agitation s’était propagée à d’autres villes du pays, défiant sérieusement l’autorité du Premier ministre d’alors, Recep Tayyip Erdogan, aujourd’hui président.

 

Osman Kavala a été placé en détention voici un an en l’attente de son procès, la justice l’accusant d’avoir cherché à renverser le gouvernement dans le cadre de l’enquête sur le réseau du prédicateur en exil Fethullah Gülen, qu’Ankara tient pour responsable de la tentative de putsch de juillet 2016.

 

Les ONG des droits de l’homme et des députés européens ont à plusieurs reprises demandé la remise en liberté d’Osman Kavala, qui n’a toujours pas été formellement inculpé.

L’agence de presse Anatolie rapporte que par ailleurs, les procureurs ont lancé des mandats d’arrêt à l’encontre de 188 personnes pour leurs liens avec le réseau Gülen.

 

Depuis la tentative de putsch de la mi-juillet 2016, les autorités turques ont placé en détention 77.000 personnes, et suspendu ou renvoyé 150.000 fonctionnaires et membres des forces armées. Elles ont en outre fermé plusieurs dizaines d’entreprises de presse.

 

La Turquie réclame l’extradition de Gülen mais a déclaré ces dernières heures qu’elle refusait de lier l’enquête sur l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi à l’extradition du prédicateur.

 

Source : Reuters

 

 

Liban : adoption d’une loi déterminant le sort de milliers de disparus de la guerre civile

Le Liban a finalement adopté lundi une loi permettant de déterminer le sort de dizaines de milliers de personnes disparues depuis la guerre civile et demander des comptes aux responsables, après des années d’un combat inlassable mené par les familles et des ONG.

 

La guerre qui a éclaté le 13 avril 1975 et s’est terminée en 1990, a fait officiellement plus de 150.000 morts et 17.000 disparus.

En 1991, l’Etat avait décrété une amnistie dont bénéficieront les seigneurs de la guerre, toujours au pouvoir ou actifs dans la vie politique.

 

Depuis 2012, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) travaille sur l’établissement d’une base de données compilant tous les éléments liés à chaque disparition, comme par exemple le lieu de la disparition ou les vêtements que la personne portait à ce moment-là.

 

L’organisation avait par la suite commencé la collecte d’échantillons d’ADN auprès des familles pour aider à identifier les corps dans l’éventualité où ils seraient retrouvés.

En vertu de la loi adoptée lundi, une commission d’enquête officielle va être créée afin de déterminer le sort des disparus.

 

La loi donne aux familles des disparus le droit de connaître leur sort, l’endroit où ils se trouvent ou le lieu de sépulture, ainsi que le droit d’exhumation et identification.

La loi prévoit que les responsables des disparitions forcées doivent être punis de peines.

 

Source : AFP

 

 

AMERIQUES

Incendie en Californie : plus de 600 personnes portées disparues, Trump sur le terrain samedi

Le nombre de personnes portées disparues dans l’incendie qui ravage actuellement le nord de la Californie a brusquement grimpé jeudi à plus de 600, et le nombre de morts a été porté à 63, soit au total 66 victimes déplorées dans l’ensemble de l’Etat, où se rendra Donald Trump samedi.

 

Le président a décrété l’état de “catastrophe majeure” pour les zones incendiées, après avoir créé la polémique en accusant l’Etat de Californie, contrôlé par les démocrates, de mauvaise gestion des forêts alors que celles-ci sont en majorité sous le contrôle de l’Etat fédéral.

 

Les pompiers espèrent contenir entièrement l’incendie d’ici lundi, grâce à l’amélioration des conditions climatiques.

L’origine des deux incendies n’a pas encore été identifiée mais plusieurs victimes du “Camp Fire” ont porté plainte contre le fournisseur local d’électricité Pacific Gas & Electric (PG&E).

 

Depuis un an, la Californie a connu plusieurs incendies majeurs, qui ont fait au total près de 100 morts et brûlé des centaines de milliers d’hectares. La sécheresse sévit depuis plusieurs années sur ce grand Etat de l’ouest des Etats-Unis.

 

Source : AFP

 

 

Pots-de-vin et tueries, le quotidien des cartels exposé au procès El Chapo

Pots-de-vin et assassinats en série : un ex-responsable du cartel de Sinaloa a brossé jeudi un tableau sanglant du quotidien des trafiquants de drogue au Mexique, au troisième jour du procès du narcotrafiquant “El Chapo” à New York.

 

Le témoin, Jesus Zambada, frère d’Ismael “Mayo” Zambada, co-dirigeant en cavale du cartel avec El Chapo, a expliqué comment les responsables du cartel arrosaient des responsables policiers et judiciaires pour protéger l’acheminement de tonnes de cocaïne colombienne vers les Etats-Unis.

 

Emprisonné aux Etats-Unis depuis son arrestation en 2008, Zambada a raconté en détail, devant le tribunal fédéral de Brooklyn, comment il a personnellement soudoyé le patron du ministère de la Justice à Mexico, la police fédérale en charge des transports, et “également Interpol” (organisation internationale de coopération policière).

 

Le cartel contrôlait aussi plusieurs Etats de la fédération mexicaine, en soudoyant “principalement le gouverneur, le ministère de la Justice, les directeurs de la police fédérale et municipale”, a-t-il ajouté.

 

Le frère d’El Chapo, Ismael, qui co-dirigeait avec lui le cartel, court toujours, et le Mexique subit plus que jamais les guerres entre narcotrafiquants, avec un record d’environ 29.000 homicides en 2017.

 

Depuis son extradition aux Etats-Unis en janvier 2017, El Chapo, qui risque la perpétuité, est détenu dans des conditions très strictes dues à deux précédentes évasions au Mexique.

Il plaide non coupable, mais la justice américaine assure avoir réuni une montagne de preuves contre lui, dont quelque 300.000 pages de documents et 117.000 enregistrements audio.

 

Source : AFP

 

 

Le président mexicain a reçu des pots-de-vin du cartel de Sinaloa, dit l’avocat d'”El Chapo”

Joaquin “El Chapo” Guzman est un bouc émissaire et le véritable baron mexicain de la drogue est en liberté parce qu’il a versé des pots-de-vin au président mexicain Enrique Pena Nieto, a déclaré mardi l’avocat de Guzman au premier jour du procès de son client devant un tribunal fédéral de New York.

 

“El Chapo”, 61 ans, est soupçonné d’être le patron du cartel de Sinaloa, l’une des plus importantes organisations de narcotrafiquants opérant au Mexique. Il est inculpé de 17 chefs d’accusation et encourt une peine d’emprisonnement à perpétuité.

 

Arrêté en janvier 2016, Joaquin Guzman a été extradé vers les Etats-Unis en janvier 2017 après avoir réussi à s’échapper à deux reprises de prisons de haute sécurité au Mexique.

Le véritable patron du cartel de Sinaloa est Ismael “El Mayo” Zambada, a déclaré le conseil d'”El Chapo”, Jeffrey Lichtman, dans ses remarques préliminaires au jury.

 

“Les vrais chefs vivent en toute liberté au Mexique. En vérité il ne contrôlait rien, c’était Mayo Zambada”, a-t-il dit, ajoutant que Zambada est libre parce qu’il “verse des pots-de-vin à l’ensemble du gouvernement mexicain jusqu’à son plus haut représentant, l’actuel président du Mexique”, Enrique Pena Nieto.

 

Un porte-parole d’Enrique Pena Nieto, auquel le président élu Andres Manuel Lopez Obrador succédera le 1er décembre prochain, a rejeté ces accusations.

Le narcotrafic du puissant cartel de Sinaloa est estimé à plusieurs milliards de dollars.

 

Source : Reuters

 

 

Le président costaricain veut une réponse “globale” aux crises au Nicaragua et au Venezuela

Le président costaricain Carlos Alvarado a défendu dans un entretien accordé à l’AFP cette semaine une réponse multilatérale pour aider à résoudre les crises politiques au Nicaragua et au Venezuela qui provoquent des vagues d’immigration en Amérique latine.

 

Au Nicaragua, des protestations entamées mi-avril contre une réforme des retraites ensuite abandonnée avaient donné le coup d’envoi à un vaste mouvement pour réclamer le départ du président Daniel Ortega et de son épouse, la vice-présidente Rosario Murillo.

 

Les manifestations ont été durement réprimées par les autorités. Résultat : le Costa Rica voisin doit faire face à 25.000 demandes d’asile ces derniers mois.

La répression du gouvernement Ortega a fait plus de 320 morts, selon la Commission interaméricaine des droits de l’Homme (CIDH).

 

Alors que s’ouvre vendredi au Guatemala la 26e édition du Sommet ibéro-américain au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement, pour le président costaricain, la sortie de cette crise qui pourrait selon lui menacer la stabilité de la région passe par une réponse “globale”.

 

Carlos Alvarado a également préconisé une approche multilatérale et de la “ténacité” pour résoudre la crise économique et humanitaire au Venezuela.

Le Venezuela du président Nicolas Maduro connaît une hyperinflation qui selon le FMI atteindra les 1.350.000% cette année.

 

Au moins 2,3 millions de personnes ont fui ce pays depuis 2015, dans ce qui est considéré par l’ONU comme le déplacement de personnes le plus massif de l’histoire récente de l’Amérique latine.

 

Le Costa Rica a “soutenu” l’initiative de six pays – Argentine, Canada, Chili, Colombie, Paraguay et Pérou – de demander l’ouverture d’une enquête de la Cour pénale internationale (CPI) contre le gouvernement de Nicolas Maduro pour crimes contre l’humanité.

 

Source : AFP

 

 

Argentine : engagement tenu avec le FMI, le peuple va se serrer la ceinture

Le parlement argentin a approuvé jeudi le budget 2019 comprenant des coupes drastiques pour revenir à l’équilibre budgétaire, un engagement pris par le gouvernement devant le FMI quand il a négocié un prêt de 56 milliards de dollars pour relancer la troisième économie d’Amérique latine, engluée dans une grave récession.

 

Le texte, très critiqué par l’opposition de gauche car il comprend d’amples coupes budgétaires, a été adopté jeudi.

C’est un succès politique pour le gouvernement du président argentin de centre-droit Mauricio Macri.

 

Le président du Sénat Federico Pinedo a souligné “le signal positif” ainsi émis par l’Argentine à destination des marchés et d’éventuels investisseurs.

Le pays a été secoué cette année par deux crises monétaires, en mars-avril et août-septembre, qui ont fait perdre au peso 50% de sa valeur face au dollar et fait flamber l’inflation.

 

Face à cette crise, Buenos Aires a sollicité l’aide du Fonds monétaire international (FMI), une institution avec laquelle il avait pratiquement cessé ses relations depuis 2006, en échange d’une cure d’austérité.

Mercredi, des milliers de manifestants ont protesté dans le calme.

 

Source : AFP

 

 

USA : Facebook ne doit plus s’autoréguler, dit un représentant démocrate

Le représentant démocrate David Cicilline, qui devrait prendre en janvier la tête d’un panel de la commission judiciaire de la Chambre des représentants, a déclaré mercredi qu’il ne fallait plus faire confiance à Facebook pour s’autoréguler et a appelé à des mesures du Congrès américain.

 

Il a fait cette déclaration après la publication d’un article du New York Times selon lequel le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, et sa directrice adjointe, Sheryl Sandberg, ont ignoré les signes qui suggéraient que le réseau social pourrait être “utilisé pour entraver des élections (…) et inspirer des campagnes haineuses et meurtrières autour du globe”.

 

Aucun commentaire n’a été effectué par Facebook.

Depuis 2017 le personnel chargé des questions de sécurité a doublé, et les investissements ont été accrus pour développer des outils repérant les éléments qui violent les normes du réseau social.

 

En septembre dernier, les dirigeants de Facebook et Twitter ont défendu lors d’auditions devant les deux chambres du Congrès américain leurs initiatives pour limiter les risques de nouvelles ingérences électorales.

 

Facebook s’est trouvé sur sellette après qu’un lanceur d’alerte a révélé à la mi-mars que les données de 50 millions d’abonnés du réseau social avaient été détournées par le cabinet londonien Cambridge Analytica, qui les a utilisées lors de la campagne présidentielle américaine de 2016 et lors de celle pour le référendum sur le Brexit la même année.

 

Source : Reuters

 

 

Le parquet US émet un acte d’inculpation contre Julian Assange

Le parquet fédéral américain a obtenu un acte d’inculpation scellé contre Julian Assange, le fondateur du site lanceur d’alertes WikiLeaks qui a publié des dizaines de milliers de documents diplomatiques et militaires américaines, selon des documents judiciaires transmis jeudi.

 

Julian Assange s’est réfugié à l’ambassade d’Equateur à Londres en juin 2012 après avoir obtenu l’asile du pays latino-américain, pour ne pas avoir à être envoyé en Suède où il était accusé de viol, un dossier classé depuis.

 

L’Australien a dit craindre que les Etats-Unis ne demandent son extradition en raison de la publication en 2010 par WikiLeaks, spécialisé dans la diffusion de documents bruts officiels, de dizaines de milliers de documents diplomatiques militaires et américains.

 

Le président américain Donald Trump et son chef de la diplomatie Mike Pompeo avaient demandé publiquement que des poursuites judiciaires soient engagées contre Julian Assange.

Plusieurs représentants américains avaient par le passé reconnu que le parquet fédéral basé à Alexandria menait une enquête de longue haleine contre WikiLeaks et son fondateur.

 

Source : Reuters

 

 

AFRIQUE

RDC : l’ONU condamne le meurtre de 7 Casques bleus de la MONUSCO

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, et le Conseil de sécurité ont condamné jeudi l’assassinat de 6 Casques bleus malawites et d’1 Casque bleu tanzanien de la MONUSCO dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

 

Les Casques bleus ont été tués dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu, au cours d’opérations conjointes menées par la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) contre les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF).

 

Les premiers rapports indiquent que 10 autres Casques bleus ont été blessés et qu’un autre est porté disparu. Plusieurs soldats des FARDC et un nombre indéterminé de combattants des ADF auraient également été tués ou blessés au cours des opérations.

 

Source : ONU

 

 

Le chef des opérations de paix appelle à aider la force du G5 Sahel à devenir totalement opérationnelle

Devant le Conseil de sécurité, le patron des Casque bleus de l’ONU a souligné jeudi que la force conjointe du G5 Sahel (Burkina Faso, Tchad, Mali, Mauritanie, et Niger), malgré d’importants progrès, n’a pas atteint sa pleine capacité opérationnelle. Il a exhorté la communauté internationale à déployer davantage d’efforts.

 

Pour Jean-Pierre Lacroix, les pénuries majeures d’équipements, l’insuffisance des infrastructures et le manque de bases opérationnelles sécurisées continuent de retarder la pleine opérationnalisation de la force.

 

Or, a fait remarquer M. Lacroix, la situation sécuritaire dans le Sahel reste « extrêmement préoccupante. La hausse des attaques terroristes contre des civils, des responsables gouvernementaux, et des forces de sécurité et de défense dans le nord-est du Burkina Faso et au Niger montre que la menace terroriste au Sahel se répand rapidement.

 

Les promesses de dons proviennent de plusieurs pays de l’UE, des pays du G5 Sahel, ainsi que des pays suivants : Turquie, Arabie Saoudite, Etats-Unis, EAU.

« J’exhorte les donateurs à honorer leurs engagements et à fournir le soutien financier dont la force commune a tant besoin » – Jean-Pierre Lacroix, chef des Casques bleus.

 

Selon M. Lacroix, « comme toujours, la population civile paie le plus lourd tribut. Les écoles sont fermées, les services sociaux de base ne sont plus fournis… ». Pareillement, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) continue de faire face à un déficit de financement de près de 30 millions de dollars.

 

M. Lacroix a appelé en outre les pays du G5 du Sahel à continuer de remédier aux lacunes en matière de gouvernance dans la région, qui constituent un terreau fertile pour le terrorisme. « Le processus de paix malien reste essentiel à cet égard, en tant que pierre angulaire des efforts politiques visant à traiter les revendications », a-t-il rappelé.

 

Source : ONU

 

 

Ethiopie : arrestations pour atteintes aux droits de l’homme et corruption

Un ex-chef adjoint des services de renseignement éthiopiens, Yared Zerihun, a été arrêté par la police, dernière décision de justice en date qui frappe des responsables de la sécurité pour des accusations de corruption et d’atteintes aux droits de l’homme.

 

Au total, ce sont plus de 60 responsables de la sécurité, des renseignements ou du conglomérat industriel METEC géré par l’armée, qui ont été mis aux arrêts cette semaine pour atteintes aux droits de l’homme et corruption.

 

Ces mesures ont été dans l’ensemble saluées par les organisations de défense des droits de l’homme et dans les milieux de l’opposition, qui voient là de premières mesures du nouveau Premier ministre Abiy Ahmed pour tenir ses promesses d’en finir avec l’impunité et de juger les responsables des crimes passés commis par l’Etat.

 

Source : Reuters

 

 

L’ONU lève les sanctions contre l’Erythrée

Le Conseil de sécurité de l’ONU a levé mercredi les sanctions en vigueur contre l’Erythrée depuis 2009, après un accord de paix historique avec l’Ethiopie et un réchauffement de ses relations avec Djibouti qui laissent augurer de changements positifs dans la Corne de l’Afrique.

 

Le Conseil a adopté à l’unanimité cette résolution élaborée par la Grande-Bretagne qui lève l’embargo sur les armes, toutes les interdictions de voyage, les gels d’avoirs et les autres sanctions visant l’Erythrée.

 

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a affirmé que la levée des sanctions allait “avoir un impact considérable sur l’amélioration de la stabilité de la Corne de l’Afrique” et sur la normalisation des relations.

 

En Erythrée, le gouvernement est accusé de graves violations des droits humains, ce qui a poussé de très nombreux Erythréens à l’exil.

Le pays est depuis 2009 sous le coup de sanctions du Conseil de sécurité pour son soutien présumé aux jihadistes en Somalie, une accusation toujours niée.

 

La résolution reconnaît que les observateurs de l’ONU “n’ont pas trouvé de preuves formelles que l’Erythrée soutienne les shebab” somaliens.

Asmara a signé en juillet avec l’Ethiopie un accord de paix qui a mis fin à deux décennies d’hostilités et conduit à un apaisement de ses relations avec Djibouti.

 

La résolution appelle d’ailleurs aussi l’Erythrée et Djibouti à poursuivre les efforts en vue de régler leurs différends.

Les relations s’étaient tendues après une incursion en avril 2008 de troupes érythréennes vers Ras Doumeira, un promontoire stratégique surplombant l’entrée de la mer Rouge.

 

A la demande de Paris, un rapport sera présenté tous les six mois au Conseil de sécurité sur les efforts consentis par l’Erythrée pour se rapprocher de Djibouti, où la France, les Etats-Unis et la Chine disposent de bases militaires.

 

Source : AFP

 

 

Le mannequin Helena Christensen appelle à financer l’aide aux réfugiés burundais au Rwanda

La crise des réfugiés burundais est aujourd’hui la crise la plus sous-financée au monde, a déclaré mercredi la photographe, mannequin de renom et sympathisante du HCR, Helena Christensen.

Helena Christensen a appelé la communauté internationale à des contributions urgentes et à prêter attention aux réfugiés burundais vivant au Rwanda.

 

Près de 366.000 réfugiés burundais vivent dans les pays voisins du Burundi, dont le Rwanda, qui accueille des réfugiés depuis des décennies.

Le gouvernement rwandais a généreusement maintenu ses frontières ouvertes. Il a veillé à ce que les réfugiés accèdent au droit de travailler et soient progressivement intégrés.

 

Le Rwanda accueille 172.000 réfugiés, dont près de 46% en provenance de la République démocratique du Congo, hébergés dans cinq camps, et 53 % originaires du Burundi, hébergés au camp de Mahama et en milieu urbain.

 

Source : ONU

 

 

Face au racisme profondément ancré, les Tunisiens noirs espèrent plus d’égalité

“Je serai probablement enterrée dans ce cimetière des “abid”” (esclaves), se désespère Nadia Borji, une habitante de l’île tunisienne de Djerba (sud). Comme elle, les Tunisiens noirs continuent de souffrir de nombreuses discriminations.

 

Ces citoyens tunisiens, dont certains sont des descendants d’esclaves, constituent une minorité très peu visible dans la vie publique du pays.

Ils sont nombreux à espérer plus d’égalité depuis qu’a été adoptée une loi inédite le mois dernier pour pénaliser toute forme de racisme.

 

Parallèlement, la Tunisie se targue d’avoir été pionnière dans l’abolition de l’esclavage, décidée par le pouvoir beylical dès 1846.

Et le 9 octobre, le Parlement a adopté une loi jugée historique criminalisant les propos racistes, l’incitation à la haine et les discriminations.

 

Si l’Etat reconnait avec ce texte l’existence du racisme, il faut désormais qu’il soit appliqué par les institutions, avance Saadia Mosbah, présidente de l’association de défense des minorités M’nemty. “Le vrai travail commence maintenant”, juge la militante, qui considère le fléau comme “bien ancré dans la mentalité de nombreux de Tunisiens”.

 

Source : AFP

 

 

EUROPE

Dans l’est de l’Ukraine, des températures en dessous de zéro et un financement humanitaire insuffisant

Les Nations Unies ont appelé jeudi les bailleurs de fonds internationaux à augmenter d’urgence leur financement de l’aide destinée aux millions de personnes ayant besoin d’assistance dans l’est de l’Ukraine.

 

C’est un hiver long et rigoureux que traversent les habitants de l’est de l’Ukraine. Dans cette région touchée par un conflit qui a tendance à être oublié, les températures sont descendues bien en dessous de zéro degré Celsius.

 

Une situation particulièrement critique pour les familles vulnérables alors que l’aide humanitaire est sous-financée, a précisé le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

 

Dans l’est de l’Ukraine, les travailleurs humanitaires sont engagés dans une course contre la montre avec les préparatifs pour affronter les températures glaciales qui prévalent dans le pays normalement pendant plusieurs mois.

 

L’hiver glacial a exacerbé des besoins énormes notamment dans le secteur de la santé mentale et des traumatismes psychologiques, de la protection, de l’action contre les mines, du logement, de la santé, des moyens de subsistances, de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène.

 

Avec des milliers de violations du cessez-le-feu chaque mois, les tirs d’artillerie, et les tireurs embusqués continuent de tuer et blesser des civils dans l’est de l’Ukraine. Plus de 3.000 civils ont perdu la vie depuis 2014.

 

Source : ONU

 

 

Ukraine : la victoire des chefs actuels cimente l’emprise russe dans l’Est séparatiste

Les élections locales organisées dans l’Est séparatiste de l’Ukraine, dénoncées par les Occidentaux, ont conforté le pouvoir de leurs nouveaux chefs, selon les résultats proclamés lundi, cimentant l’emprise de Moscou sur ces territoires qui échappent au contrôle de Kiev.

 

Pour attirer les électeurs, des tickets de loterie ou du crédit pour leurs téléphones portables leur étaient distribués, tandis que la sécurité était assurée par des hommes armés de kalachnikovs.

“C’est la Fédération de Russie qui organise ses élections truquées dans le Donbass”, surnom de cette région, a déclaré dimanche soir à Paris le président ukrainien Petro Porochenko.

 

La Russie et l’Ukraine sont à couteaux tirés depuis l’arrivée au pouvoir à Kiev en 2014 de pro-occidentaux dans la foulée du soulèvement du Maïdan, suivie de l’annexion par Moscou de la péninsule ukrainienne de Crimée et du conflit avec les séparatistes dans l’est, qui a fait plus de 10.000 morts.

 

Kiev et l’Occident accusent la Russie de soutenir militairement les séparatistes, ce qu’elle dément malgré les nombreuses preuves apportées.

Les accords de paix de Minsk signés en février 2015 ont permis de réduire les affrontements, mais des flambées de violences continuent de se produire périodiquement.

 

Source : AFP

 

 

République tchèque : face à la contestation, Babis exclut de démissionner

Le Premier ministre tchèque Andrej Babis, accusé de chercher à entraver une enquête pour fraude le visant, a assuré vendredi qu’il ne démissionnerait “jamais”.

Jeudi soir, des milliers de personnes protestant contre le chef du gouvernement ont manifesté place Venceslas, au cœur de Prague, en clamant “démission !” et “honte !”.

 

Les partis de l’opposition ont réclamé la tenue d’un vote sur une motion de censure, qui devrait intervenir le 23 novembre. Un partenaire de la coalition au pouvoir, le CSSD (sociaux-démocrates), envisage parallèlement de quitter le gouvernement.

 

Babis a obtenu le soutien de Milos Zeman, président pro-russe et pro-chinois. Il a déclaré dans une interview télévisée qu’il donnerait une nouvelle chance à Babis de former un gouvernement s’il tombait à la faveur de la motion de censure.

 

La police a inculpé Andrej Babis et deux de ses enfants, l’an dernier, pour fraude, affirmant qu’ils avaient intrigué concernant l’une des entreprises de Babis voici dix ans de sorte qu’elle puisse bénéficier d’une aide publique de deux millions d’euros.

 

Homme d’affaires milliardaire, Babis est l’homme politique le plus populaire de République tchèque. Il dément toute malversation et conteste l’affaire de l’enregistrement de son fils, qui a été publié par le site internet d’information Seznam.cz.

 

Source : Reuters

 

 

La République tchèque non plus ne signera pas le pacte mondial pour la migration

La République tchèque ne signera pas le pacte mondial pour la migration validé en juillet dernier par les pays membres de l’Onu sauf les Etats-Unis, a-t-on appris de source proche du gouvernement.

 

Le gouvernement tchèque rejoint ainsi la Hongrie et l’Autriche, qui ont également annoncé qu’elles ne signeraient pas le mois prochain à Marrakech, au Maroc, le “pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulée”.

 

Le gouvernement de coalition bulgare s’est retiré de l’accord et le Parlement de Sofia doit se prononcer dans la journée sur ce dossier. La Pologne a fait savoir qu’elle pourrait aussi suivre cet exemple.

 

Source : Reuters

 

 

Suède : le Parti du centre tente à son tour de former un gouvernement

Le président du Parlement suédois a confié jeudi à la dirigeante du Parti du centre, Annie Loof, la mission quasi impossible de former un gouvernement en l’absence de majorité parlementaire claire.

 

Plus de deux mois après les législatives, Annie Loof est la troisième responsable à s’atteler à la tâche après l’échec du Premier ministre sortant, le social-démocrate Stefan Lofven, et celui d’Ulf Kristersson, le chef de file des Modérés, principale composante de l’Alliance de centre-droit dont fait aussi partie le Parti du centre.

 

La Suède est plongée dans une impasse politique depuis les élections législatives du 9 septembre qui n’ont pas permis de dégager une majorité claire.

Avec 62 députés, les démocrates suédois, formation d’extrême droite, se trouvent en position d’arbitre et s’opposent à tout gouvernement qui ne tiendrait pas compte de leurs exigences.

 

Source : Reuters

 

 

PLANETE GLOBALE

Chine : Washington dément le gel de la prochaine salve de droits de douane

Le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, n’a pas annoncé le gel de la prochaine série de droits de douane pour les importations chinoises lors d’un entretien avec des chefs d’entreprise, comme l’a rapporté le Financial Times, ont fait savoir ses services.

 

Le président Donald Trump, qui a entrepris de rééquilibrer les échanges bilatéraux, a imposé plusieurs trains de droits de douane, qui concernent 250 milliards de dollars de produits importés de Chine, et menace d’en taxer 267 milliards de plus afin de contraindre Pékin à faire des concessions.

 

Les deux parties viennent de reprendre leurs négociations sur le sujet, qui étaient suspendues depuis trois mois, a confirmé jeudi le ministère chinois du Commerce sans plus de précisions.

Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping devraient se rencontrer en marge du G20 qui aura lieu les 30 novembre et 1er décembre à Buenos Aires.

 

Source : Reuters

 

 

Les tensions sino-américaines en toile de fond du sommet de l’Apec

Port Moresby, en Papouasie-Nouvelle-Guinée sera ce week-end l’improbable théâtre du sommet des dirigeants d’Asie et du Pacifique, avec en toile de fond cette année la lutte d’influence entre une Chine de plus en plus présente dans la région, et des Etats-Unis en retrait.

 

Donald Trump a choisi de faire l’impasse sur le rendez-vous annuel de la Coopération économique Asie-Pacifique (Apec), en y dépêchant son vice-président Mike Pence.

En revanche, la Papouasie-Nouvelle-Guinée a déroulé le tapis rouge pour la délégation de Pékin.

 

Ben Rhodes, qui fut conseiller adjoint à la Sécurité nationale de Barack Obama, a estimé que l’absence du président américain offrait “une occasion énorme à la Chine d’étendre son influence”.

 

Avant l’ouverture du sommet, un haut responsable américain a, sous couvert de l’anonymat, accusé Pékin de se lancer dans “une dangereuse diplomatie de la dette dans toute la région”.

Plusieurs pays de la région Asie-Pacifique ont accepté des prêts chinois pour le financement de projets d’infrastructures qui ne sont “pas transparents”, a-t-il dénoncé.

 

La guerre commerciale entre les deux premières économies au monde est à l’arrière-plan d’un sommet qui pourrait être tendu.

Les désaccords sur la réforme de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ont vraisemblablement compliqué les efforts des diplomates de l’Apec.

 

Source : AFP

 

 

Trump critique frontalement Macron juste après sa visite à Paris

A peine rentré de Paris, où il a célébré la paix avec les autres dirigeants du monde, Donald Trump s’est vivement attaqué mardi à la France et à Emmanuel Macron, dont il a raillé la “très faible cote de popularité”.

 

Dans une série de tweets particulièrement énervés, le président des Etats-Unis est revenu sur la proposition de son homologue français de créer une armée européenne, déjà jugée “très insultante” au début du weekend de commémorations du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale.

 

“Emmanuel Macron a suggéré la création de leur propre armée pour protéger l’Europe contre les Etats-Unis, la Chine et la Russie. Mais c’était l’Allemagne dans la Première et la Seconde Guerre mondiale”, a-t-il écrit sur Twitter.

 

“Paie pour l’Otan ou non”, a-t-il poursuivi, reprenant sa supplique aux pays européens membres de l’Alliance atlantique pour qu’ils dépendent moins des dépenses militaires américaines pour leur défense.

 

Malgré les propos de plusieurs parlementaires français d’opposition qui appellent à “taper du poing sur la table”, l’Elysée est resté discret, savourant en silence le renfort de la chancelière allemande Angela Merkel sur ce projet d’armée européenne.

 

Et Trump a réagi à la dénonciation solennelle du “nationalisme” par le président français, qui a résonné comme une critique de son homologue américain, principal pourfendeur du multilatéralisme.

 

Le milliardaire républicain, qui se revendique comme nationaliste, est passé à la contre-offensive. “Il n’y a aucun pays plus nationaliste que la France, des personnes très fières — à juste titre”, a-t-il lancé.

 

L’attaque a ensuite visé personnellement Emmanuel Macron et son bilan à la tête de la France.

“Le problème est qu’Emmanuel Macron souffre d’une très faible cote de popularité en France, 26%, et d’un taux de chômage à près de 10%”, a relevé Donald Trump.

 

Jusqu’ici relativement épargné, Emmanuel Macron découvre, comme l’Allemande Angela Merkel ou la Britannique Theresa May avant lui, les foudres du 45e président des Etats-Unis, souvent soupçonné de mieux s’entendre avec les hommes forts de pays adversaires qu’avec ses propres alliés.

 

Source : AFP

 

 

 

Poster un Commentaire

avatar

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  S'abonner aux commentaires  
Me notifier des