L’essentiel depuis lundi

 

AMERIQUES

Colombie : les champs de coca, cimetière des petites mains du trafic

La guerre de la drogue en Colombie a fait des champs de coca des cimetières de fortune pour nombre des dizaines de milliers de disparus dans la spirale de la violence.

De plus, actuellement les cultures de coca et la production de drogue battent des records.

 

Entre 1999 et 2004, des centaines de raspachines – échelon le plus bas du narcotrafic – ont été massacrés par des paramilitaires d’extrême droite ou par des guérilleros les accusant de travailler pour l’ennemi.

80.000 personnes ont disparu en six décennies de violences et de conflit armé qui n’en finit pas.

 

Si les Farc ont été désarmées à la suite de l’accord de paix de 2016, comme les paramilitaires depuis 2006 – la présence armée reste importante.

Et là où pousse la coca, d’autres groupes rebelles ou narco-trafiquants se renforcent.

 

Source : AFP

 

 

La justice internationale douche les espoirs boliviens de retrouver un accès à la mer

Le Chili est sorti vainqueur lundi devant la Cour internationale de justice (CIJ) d’un âpre conflit frontalier vieux de plus d’un siècle avec la Bolivie, qui cherche désespérément à retrouver un accès souverain à l’océan Pacifique.

 

La plus haute juridiction de l’ONU a estimé dans un arrêt que le Chili ne pouvait pas être tenu de négocier avec son voisin bolivien, enclavé à l’issue d’une guerre de quatre ans contre le Chili en 1883.

 

Après plus d’un siècle de négociations infructueuses avec Santiago, La Paz a déposé une plainte auprès de la CIJ en 2013, clamant que le Chili s’était toujours engagé envers La Paz pour mettre fin à l’enclavement du pays le plus pauvre de l’Amérique du Sud.

 

Le président bolivien Evo Morales a brièvement pris la parole pour affirmer que son pays n’abandonnerait jamais sa revendication de retrouver un accès souverain à la mer.

La décision des juges est un coup dur pour la Bolivie. La Paz affirme que la croissance annuelle du PIB serait supérieure d’au moins 20% si le pays n’avait pas été privé d’un accès à la mer.

 

Source : AFP

 

 

Les USA se retirent d’une partie de la convention de Vienne

Les Etats-Unis se sont retirés mercredi de deux accords internationaux après que l’Iran et les Palestiniens ont déposé des plaintes devant la Cour internationale de justice (CIJ) pour contester des décisions de l’administration Trump.

 

Le conseiller de la Maison blanche à la Sécurité nationale, John Bolton, a décrit mercredi la CIJ comme “politisée et inefficace”, après avoir le mois dernier menacé de sanctions la juridiction basée à La Haye considérée “comme morte” par Washington.

 

Plus tôt mercredi, la CIJ, organe judiciaire des Nations unies, a ordonné aux Etats-Unis de s’assurer que leurs sanctions contre Téhéran n’affectaient pas la situation humanitaire en Iran et ne mettaient pas en péril l’aviation civile iranienne.

 

Téhéran a fait valoir que le rétablissement des sanctions américaines, consécutif au retrait des Etats-Unis de l’accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien, constituait une violation d’un traité peu connu – le “traité d’amitié, de commerce et de droits consulaires” – signé en 1955 entre les deux pays.

 

Traité désormais dénoncé comme caduc par les USA.

Depuis son arrivée à la présidence américaine, Donald Trump a retiré les Etats-Unis de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, de l’accord de Paris sur le climat, et a menacé de quitter l’Otan si les autres membres n’augmentaient pas leurs dépenses militaires.

 

John Bolton a annoncé que Donald Trump avait décidé de retirer aussi les Etats-Unis du protocole facultatif de résolution des conflits diplomatiques contenu dans la convention de Vienne.

 

Donald Trump a justifié ce retrait par la décision des Palestiniens de saisir la Cour internationale de justice, instance compétente selon la convention signée en 1961, pour contester le transfert de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem.

 

Bouleversant la ligne observée depuis des décennies par ses prédécesseurs, Donald Trump a annoncé le 6 décembre 2017 que les Etats-Unis reconnaissaient Jérusalem comme capitale d’Israël, une initiative unilatérale qui a suscité de vives critiques de la part de la communauté internationale.

 

Source : Reuters

 

 

Un an du #MeToo : un tsunami américain de plus en plus polarisant

Il a fait tomber des dizaines d’hommes de pouvoir et menace la confirmation d’un juge à la Cour suprême : le #MeToo a secoué les Etats-Unis plus que tout autre pays, mais l’impact à long terme du mouvement, qui alimente la polarisation du pays, reste incertain.

 

Un an après les premières accusations d’abus sexuels contre Harvey Weinstein, la bataille pour la confirmation à la Cour suprême du juge Brett Kavanaugh, accusé d’avoir tenté de violer une femme lorsqu’ils étaient tous deux lycéens, a montré que le #MeToo, loin de s’essouffler, pouvait mobiliser très vite.

 

Mais à l’approche des élections législatives de mi-mandat, au terme desquelles les démocrates espèrent reprendre le contrôle du Congrès et enrayer les priorités de la présidence Trump, beaucoup, côté républicain, dénoncent aussi la récupération du #MeToo par l’opposition.

 

Le mouvement est devenu aujourd’hui un nouvel élément dans la polarisation du pays.

Quand Donald Trump a raillé mardi l’accusatrice du juge Kavanaugh, lors d’un meeting dans le Mississippi, il a suscité les applaudissements du public, et un tollé dans le camp opposé.

 

Et le président de dénoncer “une époque vraiment terrifiante pour les jeunes hommes en Amérique : vous pouvez être coupable de quelque chose dont vous n’êtes pas coupable”.

Accusé d’attiser les flammes, le milliardaire,n’est pas seul à dénoncer les excès du #MeToo.

 

Michael Bloomberg, le célèbre milliardaire et ex-maire de New York, se demandait récemment si les accusations “étaient toutes vraies”, tandis que l’acteur Sean Penn accusait le #MeToo de “diviser les hommes et les femmes”.

 

Vingt ans après le scandale Monica Lewinsky qui avait failli entraîner la destitution du président démocrate Bill Clinton, le #MeToo est surtout l’apanage des démocrates, constate Jean Sinzdak, directrice associée du Centre pour les femmes en politique de l’université Rutgers.

 

Avec une telle polarisation, beaucoup craignent que, malgré la prise de conscience qu’a permis le #MeToo sur les abus sexuels subis par les femmes, le mouvement ne puisse remédier au déséquilibre hommes-femmes qui perdure en politique ou à la direction des entreprises.

 

Source : AFP

 

 

ASIE

En Thaïlande, la précarité des travailleurs birmans face à des agents peu scrupuleux

Extorsion, pots-de-vin, abus : malgré une nouvelle loi en Thaïlande pour lutter contre l’exploitation des travailleurs étrangers, de nombreux immigrés birmans sont victimes d’agents peu scrupuleux qui les escroquent contre la promesse d’un emploi dans le royaume, dénoncent des ONG.

 

Plus de 2 millions de Birmans sont employés dans le pays, d’après les statistiques gouvernementales. Et plusieurs centaines de milliers sont toujours clandestins malgré un mouvement massif de légalisation ces derniers mois, selon l’association Migrants Workers Rights Network (MWRN).

 

Légaux ou illégaux, la plupart travaillent dans la construction, la pêche ou l’agriculture, autant de secteurs boudés par les Thaïlandais mais vitaux pour l’économie du pays.

Après la révélation de cas d’immigrés birmans réduits en esclavage sur des bateaux de pêche, la Thaïlande a été menacée de sanctions par l’Union européenne.

 

Dans la foulée, elle a adopté une loi, entrée en vigueur en juillet 2017.

Les torts “pourraient être du côté des recruteurs en Birmanie”, estime Anurak Tossarat, directeur général du département de l’emploi au ministère du Travail.

 

Sollicités par l’AFP, Tesco, Nestlé et Mars – qui emploient des travailleurs immigrés pour fabriquer certains produits en Thaïlande- ont indiqué coopérer avec leurs partenaires locaux pour que les pratiques s’améliorent.

 

Source : AFP

 

 

Course contre la montre en Indonésie, les humanitaires alertent sur le sort des enfants

L’aide parvenait au compte-gouttes jusqu’aux localités ravagées par le séisme et le tsunami dévastateurs survenus dans l’île indonésienne des Célèbes, où les humanitaires ont alerté jeudi sur le sort de nombreux enfants séparés de leur famille par la catastrophe.

 

Selon le dernier bilan des autorités, 1.411 personnes ont péri et plus de 2.500 ont été blessées dans le tremblement de terre de magnitude 7,5 suivi d’un tsunami du 28 septembre.

Dans la région de Palu, localité de 350.000 habitants sur la côte occidentale des Célèbes, des bâtiments ont été rasés. La ville a été le théâtre de pillages.

 

Des policiers en armes gardaient les stations d’essence pour maintenir l’ordre dans les longues files d’attente. Des camions acheminant de l’aide à Palu ont été pillés, d’après la presse.

Dans un premier temps, les autorités avaient fermé les yeux, avant de hausser le ton. La police a interpellé des dizaines de pilleurs présumés.

 

Au moins 600.000 enfants ont été touchés par le désastre, d’après l’ONG Save the Children, alertant sur le sort de ceux que le désastre a séparés de leur famille ou rendus orphelins.

29 pays ont promis leur aide. Mais compte-tenu des difficultés logistiques et des réticences initiales de Jakarta, cette assistance n’est guère parvenue pour l’heure à ses destinataires.

 

Dans un pays qui a de longue date des problèmes avec les “fausses nouvelles”, les autorités ont promis de sévir contre les auteurs de canulars sur la catastrophe, y compris des “fake” sur un prétendu nouveau tremblement de terre aux Célèbes.

 

Source : AFP

 

 

Défenses d’éléphants et écailles de pangolin brûlés en Birmanie

Les autorités birmanes ont détruit jeudi des centaines de défenses d’éléphants, d’écailles de pangolin et autres morceaux d’animaux d’une valeur de 1,1 million d’euros au marché noir dans le cadre de la répression du trafic illégal d’espèces sauvages.

 

La Birmanie, située dans la fameuse région du “Triangle d’Or”, qui borde la Thaïlande et le Laos, est au cœur du commerce illicite d’espèces sauvages. La contrebande se fait principalement vers la Chine.

 

Selon un rapport du groupe Save the Elephants publié cette semaine, l’interdiction récente du commerce de l’ivoire par la Chine n’a pas permis d’empêcher la “croissance prolifique” du commerce à Mong La, ville située à la frontière sino-birmane.

 

Source : Reuters

 

 

Les familles kazakhes déchirées par la répression au Xinjiang

Dans la région du Xinjiang en Chine, de nombreux témoins rapportent l’existence de “camps de rééducation” secrets où seraient détenus des centaines de milliers de personnes. Un rapport de l’ONG Human Rights Watch publié en septembre dénonce une répression “d’une ampleur et d’une portée qui n’avait pas été vue en Chine depuis la Révolution culturelle de 1966-1967”.

 

De nombreuses personnes se sont retrouvées séparées de leur famille, se retrouvant de l’autre côté de la frontière, au Kazakhstan, lorsque les autorités chinoises ont commencé à s’occuper des Kazakhs ethniques résidant au Xinjiang, où les Ouïghours, une autre minorité musulmane, font également l’objet d’une répression.

 

La Chine se défend de toute répression, l’ONU estimant pour sa part que jusqu’à un million d’Ouïghours et de membres d’autres minorités musulmanes sont internés dans des “camps de rééducation”, officiellement dans le cadre d’une campagne de lutte contre l’extrémisme.

 

Les autorités kazakhes, bien qu’ayant publiquement dit être inquiètes quant à la situation de leurs compatriotes en Chine, ont jusqu’à présent abordé la question des camps de manière prudente.

 

Cet été, le Kazakhstan a bravé la colère de Pékin en refusant d’expulser de son territoire une Kazakhe ethnique, citoyenne chinoise, qui a avoué avoir traversé la frontière illégalement pour rejoindre son mari et ses enfants.

 

Fortement dépendant des investissements chinois, le Kazakhstan “ne dispose guère de moyens de pression à l’encontre de Pékin”, souligne le politologue kazakh Aïdos Sarym.

“Si la Chine ne se plie pas aux pressions de l’Union européenne et des Etats-Unis, alors que dire du Kazakhstan ?”, relève-t-il.

 

Source : AFP

 

 

Afghanistan : au moins 13 morts dans un attentat lors d’une réunion électorale

Au moins 13 personnes ont été tuées et plus de 40 blessées mardi dans un attentat-suicide visant un meeting électoral dans l’est de l’Afghanistan, jetant une ombre sur la campagne qui s’ouvre en vue des législatives du 20 octobre.

 

Il s’agit du premier attentat depuis le début de la campagne officielle vendredi dernier. Mais les préparatifs de ces élections ont eux-mêmes été ensanglantés par plusieurs attaques ces derniers mois.

 

Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué cet attentat, selon le centre de surveillance des groupes islamistes et extrémistes (SITE), basé aux Etats-Unis. L’EI a déjà affirmé avoir perpétré la plupart des attaques suicides récentes dans ce pays.

 

La campagne pour les élections législatives du 20 octobre a été lancée vendredi dernier dans un climat de crainte et de doute. Le scrutin, longtemps retardé, aurait initialement dû se tenir il y a 3 ans.

 

Cinq candidats ont été assassinés dans des attaques ciblées, selon la Commission électorale indépendante, et les violences pourraient encore s’intensifier d’ici le jour du vote.

Plusieurs centres d’enregistrement sur les listes électorales ont également été attaqués, notamment à Kaboul où un attentat a tué une soixantaine de personnes le 22 avril.

 

Pour la première fois, 54.000 membres des forces de sécurité afghanes seront chargés d’organiser la protection des 5.000 bureaux de vote. Pour des raisons de sécurité, 2.000 autres bureaux n’ouvriront pas.

 

La mission de l’Otan se tiendra pour sa part volontairement en retrait des préparatifs de sécurisation des bureaux de vote, laissés aux forces afghanes. Les talibans et le groupe Etat islamique ont fait savoir qu’ils entendaient mener des attaques pour perturber le processus électoral.

 

Plus de 2.500 candidats sont en lice pour le vote du 20 octobre, au cours duquel la chambre basse du Parlement afghan sera entièrement renouvelée. Le scrutin est également perçu comme une répétition générale avant l’élection présidentielle prévue en avril prochain.

 

Source : AFP

 

 

L’armée ukrainienne va construire une base sur la mer d’Azov

L’Ukraine va construire une base militaire sur la mer d’Azov et a d’ores et déjà envoyé des renforts de troupes dans la région pour contrer ce qu’elle qualifie de menace russe, a déclaré à Reuters le chef d’état-major des forces ukrainiennes, Viktor Moujenko.

 

La mer d’Azov, qui baigne le sud-est de l’Ukraine, est séparée de la mer Noire par la péninsule de Crimée et le détroit de Kertch. Selon les autorités de Kiev, elle est devenue un nouveau point de tension dans le conflit qui oppose depuis 2014 les troupes ukrainiennes et les séparatistes pro-russes.

 

Les autorités ukrainiennes accusent la Russie d’empêcher des dizaines de navires de rallier les ports ukrainiens par le biais d’inspections ou d’arraisonnements fallacieux.

Dans une interview accordée ce week-end à Reuters, Moujenko a indiqué que l’état-major ukrainien avait renforcé sa présence aérienne, terrestre et maritime dans ce secteur.

 

Il a cependant exclu que des navires de la marine ukrainienne escortent des bâtiments de la marine marchande.

A Moscou, le ministère russe des Affaires étrangères défend les contrôles effectués sur des bateaux de commerce.

 

Source : Reuters

 

 

Au Bangladesh, les eaux avancent, les hommes reculent

Le Bangladesh connaît une montée des eaux due au réchauffement climatique à laquelle doivent s’adapter des millions d’habitants du pays.

Moussons de plus en plus impétueuses et fonte accrue des glaciers de l’Himalaya, où prennent source nombre de grands fleuves d’Asie, grossissent le flux des eaux.

 

En cinq ans, plus de 9.000 personnes ont ainsi dû être déplacées face à la progression du Padma, la continuation du Gange dans sa partie bangladaise, selon un responsable local.

D’ici la fin du siècle, près de 20 millions de Bangladais pourraient devenir des “réfugiés climatiques”, fait valoir l’ONU.

 

Face à la puissance inexorable des forces de la nature, la vie doit s’adapter tant bien que mal.

Dans le district de Chalan Beel, une vingtaine d’écoles flottantes sillonne cette zone de lacs et rivières que viennent grossir les inondations et un climat toujours plus capricieux.

 

Le Bangladesh a investi plus de 400 millions de dollars dans une nouvelle agence consacrée à l’adaptation au changement climatique. Celle-ci planche sur des projets comme l’endiguement des inondations, la technologie de fermes flottantes, des stations mobiles de purification des eaux.

 

Source : AFP

 

 

Inde : Guterres récompense l’action pour le climat du Premier ministre et plaide pour les énergies renouvelables

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a remis mercredi, à New Delhi, le prix de champion de la terre des Nations Unies à Narendra Modi, vantant l’action du Premier ministre indien en faveur du climat.

 

Le chef de l’ONU a saisi cette occasion pour rappeler que le changement climatique progresse rapidement et l’urgence de le contrer. « L’Accord de Paris sur le changement climatique que nous devons absolument mettre en œuvre n’est pas, en réalité, pleinement mis en œuvre. Et de nombreux dirigeants du monde ne font pas assez pour que cela devienne une réalité ».

 

En Inde, le chef de l’ONU a exhorté les autres pays à faire le pari de l’économie verte.

Le gouvernement indien a installé 300 millions d’ampoules LED dans le pays. « Une réalisation remarquable », a jugé M. Guterres qui s’est également félicité d’apprendre qu’environ 40 millions de cuisinières à combustion propre peuplent désormais dans des foyers indiens.

 

Mardi, le chef de l’ONU a participé à la première assemblée générale de l’Alliance solaire internationale qui a été lancée à Paris en 2015.

« C’est un exploit remarquable », s’est félicité M. Guterres, précisant qu’une coalition de 121 pays sont désormais voués à l’utilisation de l’énergie solaire dans le monde.

 

« Et aujourd’hui, c’est absolument clair : l’énergie solaire est devenue moins chère que celle produite par le charbon, le gaz ou le pétrole ».

L’Inde est aujourd’hui le quatrième producteur mondial d’énergie solaire et le cinquième producteur mondial d’énergies renouvelables.

 

Source : ONU

 

 

PROCHE ET MOYEN-ORIENT

L’Iran traverse une période délicate, dit son dirigeant Khamenei

La population iranienne traverse une période délicate en raison de la pression exercée par les Etats-Unis et des difficultés économiques, a déclaré le guide suprême de la Révolution, l’ayatollah Ali Khamenei. Il s’exprimait devant des dizaines de milliers de membres de la milice Basij et de responsables des gardiens de la Révolution réunis dans un stade à Téhéran.

 

Les relations entre l’Iran et les États-Unis sont au plus bas depuis que le président américain Donald Trump s’est retiré de l’accord de juillet 2015 encadrant le nucléaire iranien et a rétabli un certain nombre de sanctions contre l’Iran.

 

Le rial iranien a perdu environ 75% de sa valeur depuis le début de 2018.

Les autorités américaines ont annoncé de nouvelles sanctions contre le secteur pétrolier iranien pour le 4 novembre.

 

Source : Reuters

 

 

Mystère autour de la disparition à Istanbul d’un journaliste saoudien critique de Ryad

Le mystère entoure le sort d’un journaliste saoudien donné pour disparu après son entrée dans le consulat de son pays à Istanbul alors que Ryad affirme que cet homme, critique envers les autorités saoudiennes, a bel et bien quitté les locaux de la mission diplomatique.

 

La Turquie a déclaré pour sa part mercredi que Jamal Khashoggi, 59 ans, porté disparu depuis plus de 24 heures, se trouvait toujours à l’intérieur du consulat saoudien à Istanbul où il s’était rendu pour des démarches administratives.

 

Khashoggi est un journaliste chevronné devenu critique envers le pouvoir saoudien ces derniers mois alors qu’il était auparavant considéré comme proche du gouvernement.

Il s’est exilé aux Etats-Unis l’année dernière par crainte d’une arrestation.

 

L’organisation Reporters sans frontières a qualifié la disparition du journaliste d'”extrêmement inquiétante”, et a appelé les autorités saoudiennes et turques à “faire le nécessaire en sorte qu’il réapparaisse – libre – aussi tôt que possible”.

 

L’Arabie saoudite figure à la 169e place sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF.

Le hashtag “enlèvementdejamalkhoshoggi” est l’un des plus partagés en arabe sur Twitter depuis mardi soir.

 

Ryad promeut une campagne de modernisation depuis que le prince Mohammed ben Salmane a été désigné héritier du trône en 2017.

Mais la répression contre les dissidents, avec des arrestations de religieux, de personnalités libérales et aussi de militantes de la cause des femmes, s’est accentuée depuis.

 

Khashoggi est l’un des rares journalistes saoudiens en vue à élever la voix contre cette répression. Dans l’un de ses derniers tweets, il avait ainsi critiqué le procès intenté à un économiste saoudien de renom, Essam Al-Zamel, après son arrestation par les autorités saoudiennes.

 

Source : AFP

 

 

Iraq : l’ONU encourage une représentation significative des femmes dans le prochain gouvernement

Le chef de la Mission de l’ONU en Iraq a salué mercredi la nomination d’Adel Abdel-Mahdi au poste de Premier ministre et souhaité que les femmes soient davantage représentées dans le prochain gouvernement iraquien qui doit être formé prochainement.

 

Source : ONU

 

 

Syrie : un nouveau convoi militaire turc pénètre dans une zone rebelle

Un convoi militaire turc est entré mercredi en zone rebelle dans le nord-ouest de la Syrie, a rapporté un correspondant de l’AFP, à moins de deux semaines de la date butoir pour établir une “zone démilitarisée” dans l’ultime grand bastion insurgé du pays.

 

Conclu à Sotchi (Russie) le 17 septembre, cet accord prévoit la création d’une zone tampon de 15 à 20 km de large, en forme de fer à cheval, sous la surveillance de la Russie et de la Turquie, dans la province d’Idleb et des secteurs des régions voisines d’Alep, Hama et Lattaquié.

 

Les groupes rebelles et jihadistes doivent avoir retiré leurs armes lourdes de la zone d’ici le 10 octobre, stipule l’accord. Les seuls jihadistes doivent en outre avoir quitté les lieux avant la mi-octobre.

 

La majorité des groupes rebelles pro-Ankara avaient accueilli favorablement cet accord, mais certaines factions l’ont récemment rejeté ou objecté sur certains points qu’il comporte, notamment la présence de la police militaire russe. Hayat Tahrir al-Cham (HTS), principal groupe armé de la région, ne s’est en revanche toujours pas prononcé.

 

Source : AFP

 

 

Moscou annonce l’achèvement des livraisons de missiles S-300 en Syrie

La Russie a achevé ses livraisons de missiles sol-air S-300 en Syrie, a annoncé le ministre de la Défense Sergueï Choïgou.

La livraison de ces dispositifs de défense antiaérienne, en dépit des objections israéliennes et américaines, a été annoncée après la destruction d’un avion de reconnaissance russe en Syrie.

 

Moscou en a imputé la responsabilité à l’aviation israélienne, qui intervenait au même moment dans le secteur.

Le gouvernement israélien redoute que les S-300 ne limitent les capacités de son aviation à s’opposer aux transferts d’armements iraniens en faveur du Hezbollah libanais.

 

“Notre stratégie concernant l’Iran n’a pas changé. Nous ne permettrons pas à l’Iran d’ouvrir un troisième front contre nous. Nous prendrons les mesures qui s’imposent”, a averti mardi le ministre de l’Education, Naftali Bennett, qui siège au cabinet restreint du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

 

Source : Reuters

 

 

Strasbourg annule 70 millions de fonds européens pour la Turquie

Le Parlement européen a approuvé mardi l’annulation de 70 millions d’euros de fonds de préadhésion destinés à la Turquie en raison du manque de progrès réalisés par le pays dans les domaines de l’Etat de droit et de la démocratie.

 

Ces crédits destinés à soutenir les réformes politiques avaient été gelés lors du vote du budget 2018 et leur versement conditionné à “des progrès suffisants et mesurables dans les domaines de l’état de droit, de la démocratie, des droits de l’homme et de la liberté de la presse”.

 

Ouvertes en 2005, les négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne sont gelées de facto depuis la vague de répression consécutive au coup d’Etat manqué de juillet 2016, dénoncée comme une dérive autoritaire.

 

Source : Reuters

 

 

A Gaza, la nuit est la nouvelle alliée des Palestiniens contre Israël

Depuis trois semaines, des centaines de Gazaouis se retrouvent à la tombée de la nuit près de la barrière de plusieurs mètres de haut qui sépare l’enclave d’Israël, lourdement gardée par l’armée israélienne. Quiconque s’en approche de trop près le fait au péril de sa vie.

 

Ces jeunes forment ce qu’ils appellent les “unités d’agitation nocturne”, prolongeant, de nuit, les manifestations anti-israéliennes qui secouent Gaza depuis six mois et au cours desquelles plus d’une centaine de Palestiniens ont été tués.

 

Armés de tambours et de grenades assourdissantes artisanales, ces manifestants, tous des hommes, cherchent à provoquer l’armée israélienne et à empêcher des milliers d’Israéliens habitant de l’autre côté de la barrière de dormir paisiblement.

 

Le message à l’attention des Israéliens est : “Vous ne dormirez pas tant que nos demandes de lever le blocus et de retourner sur nos terres ne seront pas satisfaites”, explique Saqer al-Jamal, 22 ans, l’un des manifestants.

 

Depuis le 30 mars, la bande de Gaza, dirigée par le mouvement islamiste Hamas, ennemi d’Israël, est le théâtre d’une vaste mobilisation contre le blocus imposé depuis plus de dix ans par l’Etat hébreu.

 

Les manifestants réclament aussi le droit au retour des Palestiniens sur les terres dont ils ont été chassés ou qu’ils ont fuies à la création d’Israël en 1948. Deux tiers des Gazaouis ont le statut de réfugiés.

 

Souvent violentes, ces manifestations près de la frontière sont plusieurs fois allées de pair avec des échanges de tirs de roquettes, d’obus et de missiles entre groupes armés gazaouis et armée israélienne.

 

Au total, depuis fin mars, au moins 194 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens, tandis qu’un soldat israélien est mort. L’armée israélienne soutient ne faire usage de la force que pour défendre ses soldats et son territoire.

 

“L’agitation nocturne” est l’une des nouvelles tactiques d’une confrontation largement asymétrique, dans le sillage de celle des cerfs-volants incendiaires ayant mis le feu à des centaines d’hectares de terres israéliennes.

 

Source : AFP

 

 

Qatar : beIN réclame un milliard de dollars pour le “piratage” saoudien

Le groupe audiovisuel beIN du Qatar a réclamé lundi un milliard de dollars pour un “piratage massif” imputé à l’Arabie saoudite, par ailleurs poursuivie par Doha devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour “violations de la propriété intellectuelle”.

 

Il s’agit du dernier épisode en date d’une dispute acrimonieuse sur un piratage télévisuel, elle-même alimentée par la crise entre l’Arabie saoudite et le Qatar qui n’entretiennent plus de relations diplomatiques depuis plus d’un an.

 

Géant mondial du sport et du divertissement, BeIN détient les droits particulièrement onéreux de retransmission de nombreux évènements sportifs, dont des championnats de football européens, des compétitions de basketball et de Formule 1.

 

En août, beIN avait déclaré avoir des “preuves irréfutables” sur l’implication de l’opérateur satellitaire Arabsat basé à Ryad dans des actes de piratage, également commis par une chaîne “soutenue par des Saoudiens” et se faisant appeler “beoutQ” pour ridiculiser la marque beIN.

 

Parallèlement à beIN, dont le siège est à Doha, l’Etat du Qatar a saisi lundi l’OMC d’une nouvelle plainte contre l’Arabie saoudite pour “violations de droits de la propriété intellectuelle”, en liaison notamment avec le préjudice subi par beIN, a précisé le ministère qatari de l’Économie et du Commerce.

 

Le Qatar est le prochain organisateur de la Coupe du monde de football en 2022. Grâce à beIN, au club du Paris SG et à la chaîne d’informations en continu Al-Jazeera, le petit mais richissime émirat gazier parvient à rayonner au-delà du Golfe, au grand dam de ses adversaires.

 

Source : AFP

 

 

PLANETE GLOBALE

L’Otan va renforcer ses défenses contre les cyberattaques

Le secrétaire général de l’Otan a promis jeudi de renforcer les capacités de défense de l’Alliance contre les cyberattaques russes et a demandé à Moscou de mettre fin à son comportement “irresponsable”.

 

La Grande-Bretagne a accusé jeudi les services de renseignement militaire russes (GRU) d’avoir mené une série de cyberattaques visant à semer la discorde dans le monde.

Les Pays-Bas ont affirmé pour leur part avoir déjoué en avril dernier une tentative russe de pirater le site de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC).

 

Source : Reuters

 

 

Londres et Canberra accusent le renseignement militaire russe de mener des cyberattaques

La Grande-Bretagne et l’Australie ont accusé les services de renseignement militaire russes (GRU) de mener des cyberattaques contre des institutions politiques et sportives, des entreprises et des médias à travers le monde.

 

Selon le ministère britannique des Affaires étrangères, le Centre national de cybersécurité britannique (NCSC) a pu déterminer que le GRU se cachait derrière plusieurs attaques commises dans le monde par des cyberassaillants connus.

 

Parmi les attaques identifiées par le NCSC figure notamment celle du parti démocrate américain, prélude au scandale de l’ingérence russe survenue selon Washington dans l’élection présidentielle américaine de 2016, et pour laquelle le GRU avait déjà été accusé par les Etats-Unis.

 

Figurent également des fuites de documents confidentiels consécutives au piratage de la base de données de l’Agence mondiale antidopage (AMA) ou encore l’attaque informatique contre l’aéroport d’Odessa en Ukraine.

 

Sur un autre dossier, le gouvernement britannique avait accusé début septembre le GRU d’être à l’origine de l’empoisonnement de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia le 4 mars à Salisbury, dans le sud-ouest de l’Angleterre.

 

Source : AFP

 

 

Washington pas intimidé par Pékin en mer de Chine du Sud, dit Pence

Washington ne se laissera pas intimider par les opérations de Pékin en mer de Chine du Sud, va déclarer jeudi le vice-président américain, Mike Pence, après qu’un navire de la marine chinoise a contraint un destroyer de la marine américaine à quitter une zone proche des îles Spratleys.

 

Le ministère chinois de la Défense a fustigé mardi la présence d’un bâtiment américain à proximité des îles Spratleys, que Pékin revendique en mer de Chine du Sud, et déploré une atteinte à sa souveraineté.

 

Les Etats-Unis affirment mener des missions visant à défendre la liberté de navigation dans le secteur face à la volonté de la Chine de contrôler la zone des îles Spratleys, un archipel composé d’îlots et de récifs se situant dans une zone maritime faisant l’objet de revendications territoriales concurrentes.

 

Source : Reuters

 

 

Washington veut que Moscou respecte le traité INF

La Russie doit cesser de développer un système de missiles de croisière, en violation du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (INF) de 1987, sinon les Etats-Unis chercheront à détruire ce système avant qu’il ne soit opérationnel, a déclaré mardi l’émissaire américaine à l’Otan.

 

Washington croit savoir que Moscou met au point un système terrestre de lancement de missiles qui lui permettrait de lancer une frappe nucléaire sur l’Europe à court terme. La Russie a nié développer de tels missiles.

 

Les Etats-Unis restent attachés à une solution diplomatique mais sont prêts à envisager une frappe militaire si le développement d’un système de missiles de moyenne portée se poursuit, a dit Kay Bailey Hutchison.

 

Le traité INF, signé en 1987 par Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev, vise au démantèlement des missiles lancés du sol dont la portée est située dans une fourchette de 500 à 5.500 km.

L’administration Trump avait déjà accusé en décembre dernier la Russie de violer l’INF.

 

Source : Reuters

 

 

EUROPE

Bruxelles devrait engager une procédure contre l’Italie

La Commission européenne a préparé une lettre en vue d’engager une procédure d’infraction à l’encontre de l’Etat italien pour son projet d’augmentation de son déficit budgétaire l’an prochain, selon le journal La Repubblica de jeudi.

 

Les Etats européens doivent envoyer à Bruxelles le 15 octobre au plus tard leurs objectifs budgétaires constituant la base de leur loi de Finances pour 2019.

Giuseppe Conte a déclaré mercredi que l’Italie réduirait son déficit budgétaire à partir de 2020 et que le poids de sa dette diminuerait sur les trois prochaines années.

 

Source : Reuters

 

 

Merkel évoque à Jérusalem la “responsabilité perpétuelle” face à l’antisémitisme

La chancelière allemande Angela Merkel a affirmé jeudi “la responsabilité perpétuelle” de son pays face à l’antisémitisme et la xénophobie, lors d’une visite au mémorial de la Shoah à Jérusalem.

 

La visite de Mme Merkel en Israël intervient dans un contexte d’inquiétude devant une résurgence de l’antisémitisme dans son pays. Cette montée de l’antisémitisme est aussi une préoccupation du gouvernement israélien.

 

Source : AFP

 

 

AFRIQUE

Égypte : Un chef de l’Etat islamique tué dans le Sinaï

L’Etat islamique annonce mardi sur les réseaux sociaux la mort de ses chefs dans la péninsule égyptienne du Sinaï.

Il s’agit d’un Palestinien qui était chargé de la planification et de l’entraînement des membres du groupe dans le Sinaï, indiquent les auteurs, sans préciser les circonstances de sa mort.

 

Selon deux sources proches des services de sécurité, Makdissi a trouvé la mort lundi matin avec deux autres personnes dans un raid aérien près de Cheikh Zoueïd, dans le nord du Sinaï.

L’armée et la police égyptiennes ont lancé en février une vaste offensive contre l’Etat islamique, après un attentat qui a fait plus de 300 morts dans une mosquée du nord-Sinaï, en novembre.

 

Source : Reuters

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