L’essentiel depuis une semaine : du 16 au 22 novembre

 

PLANETE GLOBALE

La violence à l’égard des femmes et des filles est une pandémie mondiale (Guterres)

Les Nations Unies ont marqué lundi la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles, l’occasion pour le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, de dénoncer une « pandémie mondiale » qui a de lourdes conséquences pour les familles et la société.

 

Rappelant que l’ONU préconise de mettre fin aux lois discriminatoires sur le genre, le Secrétaire général a fait valoir que la violence à l’égard des femmes et des filles constitue un « affront moral à tous, un signe de honte dans toutes les sociétés et un obstacle majeur à un développement inclusif, équitable et durable ».

 

Pour le chef du Secrétariat des Nations Unies, il s’agit d’une question de droits humains fondamentaux. « Cette violence peut revêtir de nombreuses formes, allant de la violence domestique au trafic des personnes, de la violence sexuelle dans les conflits au mariage des enfants, en passant par les mutilations génitales et le féminicide ».

 

35% des femmes auraient été victimes de violence et 38% des meurtres de femmes ont été commis par un partenaire intime. António Guterres a aussi rappelé que cette violence « a de lourdes conséquences pour les familles et la société, avec de graves conséquences pour les enfants ainsi que des conséquences à long terme pour la santé physique et mentale ».

 

Pour lui, cette question est aussi politique, car « la violence à l’égard des femmes est liée à des questions plus larges de pouvoir et de contrôle des sociétés » dans un monde dominé par les hommes dans lequel « les femmes sont vulnérables à la violence de multiples façons ».

 

Selon le Secrétaire général, tant qu’il existera des lois discriminatoires à l’égard des femmes en matière d’héritage, de garde et de divorce, ou tant que les sociétés « restreindront leur accès aux ressources financières et au crédit », elles resteront exposées à des situations de violence.

 

António Guterres a mis en garde contre la montée de ce type de violence en soulignant que le harcèlement sexuel affecte presque toutes les femmes à un moment de leur vie et qu’il se produit dans des institutions privées et publiques, y compris à l’ONU.

 

Il a reconnu que dans le contexte du mouvement #MeToo « le nombre croissant de révélations publiques de la part de femmes de toutes les régions et de tous les horizons met en lumière l’ampleur du problème ».

 

L’ONU, a également insisté son chef, réaffirme une politique de tolérance zéro à l’égard du harcèlement sexuel et de l’agression sexuelle commis par des responsables et des partenaires de l’ONU.

 

Avec plus de 460 programmes dans 139 pays et territoires au cours des deux dernières décennies, le Fonds a investi dans des organisations de la société civile qui défendent les droits des femmes.

 

Source : ONU

 

 

Pékin s’inquiète d’une initiative américaine sur la haute technologie, tandis que les USA accusent la Chine de pratiques commerciales “déloyales”

La Chine étudie l’impact potentiel d’une proposition de l’administration Trump visant à accroître les contrôles sur les exportations américaines de biens technologiques et prendra toutes les mesures nécessaires pour protéger les intérêts légitimes de ses entreprises, a averti jeudi le ministère chinois du Commerce.

 

Le gouvernement américain a proposé lundi de renforcer les contrôles sur ses exportations de biens dans 14 secteurs de haute technologie, dont l’intelligence artificielle et les microprocesseurs, une décision qui vise directement la Chine aux yeux des analystes.

 

Les Etats-Unis ont relevé cette année les droits de douane sur quelque 250 milliards de dollars de produits chinois importés dans le but de forcer Pékin à faire des concessions. La Chine a répliqué en taxant des produits américains.

 

L’administration américaine a déclaré mardi que la Chine n’avait pas modifié les pratiques commerciales “déloyales” au cœur du conflit commercial en cours entre les deux puissances, au risque d’alimenter la tension à dix jours d’une rencontre prévue entre le président Donald Trump et son homologue chinois, Xi Jinping.

 

Source : Reuters

 

 

Concentration record de CO2 dans l’atmosphère en 2017

La quantité de dioxyde de carbone dans l’atmosphère a atteint l’an dernier un nouveau record à 405,5 millions de parties par million, contre 403,3 millions un an plus tôt, et rien n’indique une inversion de tendance, a déclaré jeudi l’Organisation météorologique mondiale dans son bulletin annuel sur les émissions de gaz à effet de serre.

 

“La science est claire. Sans réduction rapide du CO2 et des autres gaz à effet de serre, le changement climatique aura des conséquences de plus en plus destructrices et irréversibles pour la vie sur Terre”, a déclaré le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas.

 

Source : Reuters

 

 

Depuis une tourbière québécoise, le premier bilan carbone des barrages

Accroupie sur le sol spongieux, la scientifique Michelle Garneau dépose une petite cloche pour “mesurer la respiration” de cette tourbière du nord du Québec : elle espère ainsi dresser le premier bilan carbone des zones inondées par la construction de barrages, des données cruciales pour la lutte contre le réchauffement climatique.

 

Si l’hydroélectricité est considérée comme l’une des sources d’énergie la plus propre de la planète, il n’existe actuellement aucun modèle éprouvé capable de calculer le volume de gaz à effet de serres (GES) générés par les lacs artificiels créés pour produire du courant.

 

Des chercheurs québécois ont donc entrepris de pallier cette inconnue, à l’occasion de la construction de quatre barrages au nord du golfe du Saint-Laurent, dans la région de la Côte Nord, au cœur de la forêt boréale.

 

Ils ont transformé un marécage à un jet de pierre de la rivière Romaine en une vaste zone d’étude ultra-moderne, accessible uniquement par hélicoptère.

Michelle Garneau dépose sur la mousse instable une boîte qu’elle branche à des capteurs déjà enfoncés dans le sol.

 

“C’est pour mesurer l’activité photosynthétique, cet appareil automatisé enregistre toutes les trois minutes, pendant six heures, les rejets de CO2 et de méthane” de cette tourbière, indique cette chercheuse.

 

Le dioxyde de carbone (CO2) et le méthane sont les principaux gaz à effet de serre, dont la surconcentration dans l’atmosphère cause le réchauffement de la Terre.

Les forêts représentent un tiers des terres émergées de la planète et constituent un formidable moyen de séquestrer les gaz à effet de serre.

 

Les données prélevées par Michelle Garneau et son équipe sont uniques en leur genre. Elles doivent “servir au Giec (les experts climat de l’ONU) et à l’avancement des sciences en général”, pour mieux comprendre le bilan carbone des zones naturelles inondées, souligne la scientifique.

 

Des connaissances précieuses alors que plusieurs énormes barrages hydroélectriques sont en construction dans le monde : en Éthiopie, en République démocratique du Congo, au Zimbabwe, au Laos ou encore au Tadjikistan.

 

“Il y a des créations de réservoirs (hydroélectriques) partout dans le monde, et pourtant, les émissions de GES dues à l’hydroélectricité ne sont pas bien comptabilisées, résume Paul Del Giorgio, biologiste à l’UQAM.

 

“Certains barrages tropicaux émettent autant de GES que des usines à charbon”, sous l’effet de la décomposition accélérée des matières organiques noyées, souligne ce chercheur argentin.

Les premiers résultats des travaux sont prévus en 2019 et très attendus par les climatologues de la planète, indique Mme Garneau.

 

Source : AFP

 

 

L’Espagnol Pedro Sanchez entame une visite historique à Cuba

Pedro Sanchez a entamé jeudi une visite historique à Cuba, la première d’un chef de gouvernement espagnol en 32 ans, destinée à renforcer les liens politiques et économiques avec l’île.

 

Il a “deux grands objectifs”, souligne l’analyste politique Arturo Lopez-Levy, professeur au Collège Gustavus Adolphus, dans le Minnesota (Etats-Unis) : “La promotion directe des intérêts et des valeurs espagnols à Cuba et le renforcement du leadership espagnol dans la relation de l’Europe avec l’Amérique latine, à travers un rôle actif à Cuba”.

 

L’UE, tout en se disant intransigeante sur la liberté politique et les droits de l’homme, veut renforcer ses liens avec l’île et occuper le vide laissé par les États-Unis depuis le coup d’arrêt imposé par Donald Trump au réchauffement historique dont son prédécesseur Barack Obama avait pris l’initiative.

 

Ironie du sort, Pedro Sanchez pourrait profiter à Cuba de ce climat apaisé généré par l’UE, à un moment où son pays menace de bloquer l’accord sur le Brexit s’il n’obtient pas un droit de veto sur les négociations futures concernant l’enclave britannique de Gibraltar.

 

A Cuba, le dirigeant espagnol pourrait s’appuyer sur la prochaine adoption d’une nouvelle Constitution, reconnaissant le rôle important des investissements étrangers, pour accentuer la présence économique de l’Espagne.

 

Troisième partenaire commercial de Cuba après la Chine et le Venezuela, avec des échanges de 1,3 milliard de dollars en 2017, l’Espagne se rapproche peu à peu de la deuxième place. Mais si quelque 300 entreprises espagnoles y sont installées, elles sont souvent de taille petite ou moyenne et sont essentiellement présentes dans le secteur du tourisme.

 

Cuba, de son côté, a soif d’investissements étrangers : l’île souffre de la débâcle du Venezuela, son principal partenaire et fournisseur de pétrole, et vient de suspendre son programme d’envoi de milliers de médecins au Brésil, qui lui rapportait près de 400 millions de dollars par an, selon une source diplomatique.

 

Difficile de savoir si Pedro Sanchez osera évoquer un sujet plus sensible encore : celui des droits de l’homme. Officiellement, aucune rencontre avec l’opposition n’est prévue, alors que l’organisation dissidente des Dames en blanc a sollicité une entrevue.

 

Source : AFP

 

 

Ghosn écarté, France et Japon réaffirment leur soutien à l’Alliance Renault-Nissan

La France et le Japon ont réaffirmé jeudi leur soutien à l’Alliance Renault-Nissan, peu après que le conseil d’administration du géant de l’automobile japonais a décidé de limoger son emblématique président Carlos Ghosn, détenu à Tokyo pour des malversations présumées.

 

Cette révocation scelle pour Carlos Ghosn, qui à 64 ans est l’un des plus puissants capitaines d’industrie du monde, la fin de près de 20 ans passés à la tête de Nissan.

Il risque la même sanction chez Mitsubishi Motors qui a rejoint l’alliance en 2016 : un conseil d’administration se réunira lundi.

 

Le Franco-Libano-Brésilien reste officiellement PDG de Renault mais “temporairement empêché” comme le constatait pudiquement le constructeur français dans un communiqué mardi. Les rênes de Renault sont tenues désormais par son numéro deux, Thierry Bolloré.

 

La vie de Carlos Ghosn, qui a uni ces trois constructeurs pour en faire le numéro un mondial de l’automobile, a basculé quand son avion s’est posé lundi au Japon. Aussitôt arrêté, il est resté silencieux depuis, dans sa cellule d’un centre de détention de Tokyo.

 

Source : AFP

 

 

Le Sud-Coréen Kim Jong-yang élu président d’Interpol, Moscou dénonce des “pressions”

Le Sud-Coréen Kim Jong-yang a été élu mercredi président d’Interpol pour un mandat de deux ans face à un général russe, Moscou dénonçant de “fortes pressions” sur le scrutin.

 

Kim, dont la candidature était “fermement” soutenue par les Etats-Unis et plusieurs pays occidentaux, était déjà président par intérim d’Interpol depuis la “démission” subite de son ancien patron, Meng Hongwei, accusé de corruption en Chine et qui a mystérieusement disparu début octobre au cours d’un voyage dans son pays.

 

Réunis depuis dimanche à Dubaï, les délégués d’Interpol ont élu le Sud-Coréen lors d’une assemblée générale. La candidature du général de police russe, Alexandre Prokoptchouk, avait suscité une levée de boucliers dans plusieurs pays et des menaces de l’Ukraine et de la Lituanie de quitter l’organisation mondiale de police.

 

Bien que le poste de président soit plus honorifique qu’opérationnel, les critiques de Moscou craignaient que l’organisation internationale ne devienne un outil du Kremlin pour lutter contre ses opposants politiques en cas d’élection de M. Prokoptchouk.

 

Source : AFP

 

 

Vers un atterrissage en douceur de l’économie mondiale, selon l’OCDE

L’économie mondiale ralentit sur fond de tensions commerciales et de remontée générale des taux d’intérêt et paraît prête pour un atterrissage en douceur, un exercice qui nécessitera une attitude coopérative des gouvernements pour être bien négocié, estime l’OCDE.

 

Dans ses perspectives économiques d’automne publiées mercredi, l’Organisation de coopération et de développement économiques anticipe toujours une croissance mondiale à 3,7% cette année mais ne table plus que sur 3,5% en 2019, soit 0,2 point de moins qu’elle ne l’attendait en septembre, et la voit se stabiliser à ce rythme en 2020.

 

L’offensive de l’administration américaine sur les tarifs douaniers a déjà un impact sur le commerce mondial.

Laurence Boone estime que la guerre commerciale impacte déjà négativement de 0,1 à 0,2 point le PIB mondial.

 

A court terme, l’économie américaine s’en tire plutôt bien par rapport aux autres pays développés grâce au soutien de la politique de relance budgétaire mise en place par l’administration Trump.

 

S’agissant de la Chine, l’organisation anticipe un ralentissement de 6,6% en 2018 à 6,0% en 2020, ce qui constituerait un plus bas depuis 30 ans pour une économie très exposée à une escalade des tensions commerciales.

 

Pour la zone euro, elle revoit en baisse de 0,1 point ses anticipations pour 2018 (1,9%) comme pour 2019 (1,8%), ce ralentissement s’accentuant sur 2020 (1,6%).

 

Source : Reuters

 

 

Plus de 7.200 victimes de mines antipersonnel en 2017 dans le monde

Le nombre de victimes des mines improvisées a encore atteint un niveau record.

Selon le rapport annuel de l’Observatoire des mines, le bilan dramatique est surtout dû à un nombre élevé de victimes dans les pays en conflit ou en proie à des violences endémiques.

 

Si des victimes ont été identifiées dans 49 pays, un grand nombre des victimes de mines improvisées ont été enregistrées en Afghanistan et en Syrie. Les forces de Daech ont ainsi continué d’utiliser des mines en Iraq et en Syrie, mais le manque d’accès par des sources indépendantes aux zones affectées rend difficile la confirmation d’utilisation nouvelle.

 

Les civils sont les plus touchés. Ils représentent 87% des victimes en 2017, dont 47% d’enfants : 2452 enfants ont été victimes de mines et restes explosifs. Le nombre réel de nouvelles victimes est probablement beaucoup plus élevé, compte tenu des difficultés à recueillir les informations dans les zones de conflit actuelles ou récentes, souligne Handicap International.

 

Le rapport montre que le nombre de nouvelles victimes de mines – industrielles ou de fabrication artisanale – et restes explosifs de guerre reste exceptionnellement élevé pour la troisième année de suite.

 

Parmi les Etats, seules les forces gouvernementales du Myanmar ont utilisé d’octobre 2017 à octobre dernier de nouvelles mines.

En revanche, des groupes armés non étatiques ont eu recours à cet armement dans au moins huit pays : Afghanistan, Colombie, Inde, Myanmar, Nigeria, Pakistan, Thaïlande, Yémen.

 

Par ailleurs, les pays ont continué leurs efforts pour rendre sûres des zones précédemment minées.

Et le rapport souligne que le financement international de l’action contre les mines a atteint un niveau record.

 

Pratiquement 80% du soutien international provenait de cinq donateurs, les États-Unis, l’Allemagne, l’Union européenne, la Norvège, et le Japon.

Malgré cette hausse des financements, le soutien international explicitement alloué à l’assistance aux victimes demeure bas.

 

Source : ONU

 

 

Armes chimiques : Moscou échoue à bloquer les nouveaux pouvoirs de l’OIAC

La Russie, malgré l’appui de plusieurs pays, n’est pas parvenue mardi à bloquer les nouveaux pouvoirs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) qui lui permettront dorénavant d’identifier les auteurs d’attaques chimiques, notamment en Syrie.

 

Jusqu’alors, l’OIAC ne pouvait pas désigner des coupables, sa tâche consistait seulement à déterminer si des armes chimiques avaient bien été utilisées.

Une nouvelle équipe de dix experts doit commencer ses travaux en Syrie au début de l’an prochain.

 

Une commission d’enquête a été mise sur pied en 2015 par les Nations Unies pour établir les responsabilités des bombardements chimiques en Syrie mais la Russie a opposé son veto en novembre.

 

Le renforcement de ses pouvoirs place l’OIAC en première ligne de la confrontation entre les puissances occidentales et la Russie, à laquelle Londres impute l’empoisonnement de l’ex-agent double Sergueï Skripal, le 4 mars à Salisbury, dans le sud de l’Angleterre.

 

L’OIAC a recensé environ 400 utilisations présumées d’armes chimiques en Syrie depuis 2014. Etats-Unis, France et Grande-Bretagne ont procédé en avril à des frappes de représailles après l’un de ces bombardements présumés dans l’enclave rebelle de Douma, près de Damas.

 

Source : Reuters

 

Lire aussi :

http://infosplanetaires.com/moyen-orient/attaque-chimique-en-syrie-ce-nest-pas-logique.html

 

 

Paludisme : l’OMS et ses partenaires intensifient la prévention et le traitement

Afin de renouer avec la baisse du nombre des décès et des cas de paludisme, l’OMS et les partenaires se joignent à une nouvelle action, dirigée par les pays, pour intensifier la prévention, le traitement et accroître les investissements pour protéger les personnes vulnérables à cette maladie mortelle.

 

Pour la seconde année consécutive, le rapport sur le paludisme dans le monde, produit par l’OMS met en évidence un palier dans le nombre des personnes touchées par le paludisme. Selon les estimations, en 2017, il y a eu 219 millions de cas de paludisme, contre 217 millions l’année précédente.

 

Or, auparavant, le nombre des personnes contractant la maladie avait baissé régulièrement.

D’après le Rapport sur le paludisme dans le monde 2018, environ 70 % des cas de paludisme et des décès se concentraient en 2017 dans 11 pays : 10 en Afrique plus l’Inde.

 

Malgré des hausses marginales ces dernières années dans la distribution et l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide, principal moyen de prévention du paludisme, en Afrique subsaharienne, le rapport établit de grandes lacunes dans la couverture.

 

Conformément à la vision stratégique de l’OMS d’intensifier les activités pour protéger la santé des populations, le nouveau plan d’action de l’OMS, mené par les pays, « D’une charge élevée à un fort impact » a été lancé pour aider les pays ayant le plus de cas et de décès par paludisme.

 

Pour réaliser les objectifs fixés dans la stratégie mondiale pour 2030, les investissements dans la lutte antipaludique devraient atteindre au moins 6,6 milliards de dollars par an d’ici 2020 – soit plus du double de la somme disponible aujourd’hui.

 

Source : ONU

 

 

Erdogan et Poutine inaugurent un tronçon du gazoduc TurkStream

Les présidents turc Recep Tayyip Erdogan et russe Vladimir Poutine ont célébré lundi en Turquie le franchissement d’une étape-clé dans la construction d’un important gazoduc qui relie leurs deux pays via la mer Noire et illustre le rapprochement entre Ankara et Moscou.

 

Les deux dirigeants ont assisté à la pose du dernier tube formant le tronçon sous-marin long de 930 km de ce gazoduc appelé “TurkStream” ou parfois “Turkish Stream”, selon une correspondante de l’AFP.

 

“Le TurkStream sera très bénéfique pour notre pays et notre nation, mais aussi pour nos voisins et la région”, s’est félicité M. Erdogan. “Nous entrons dans la dernière phase de ce projet historique”.

 

Formé de deux conduites parallèles, le gazoduc devrait permettre d’acheminer chaque année quelque 31,1 milliards de mètres cubes de gaz pompé en Russie. Il ne reste désormais plus que la partie terrestre située en Turquie à construire avant l’ouverture des vannes prévue pour fin 2019.

 

Ces infrastructures, dont la construction a débuté en 2017, permettront à la Russie d’exporter son gaz vers la Turquie, mais aussi vers l’Europe en contournant l’Ukraine en proie à l’instabilité.

Le TurkStream “va transformer la Turquie en un important hub” énergétique, a déclaré M. Poutine au cours de la cérémonie à Istanbul.

 

Ce projet s’inscrit dans le cadre du rapprochement entre la Turquie et la Russie après une grave crise diplomatique en 2015 déclenchée par la destruction d’un avion russe par l’armée turque au-dessus de la frontière syrienne.

 

Les deux pays coopèrent désormais étroitement sur le dossier syrien, mais aussi dans le domaine de l’énergie, avec la construction par la Russie de la première centrale nucléaire en Turquie, ainsi que dans le secteur de l’armement.

 

Source : AFP

 

 

PMA aux Etats-Unis : l’anonymat du don de gamètes s’effondre du fait des sites d’ADN

Il a suffi à Ryan Kramer d’un peu de salive et de neuf jours de recherches généalogiques pour découvrir l’identité de son père biologique, alors même que cet homme n’avait jamais testé son propre ADN et croyait qu’il ne serait jamais retrouvé.

 

C’était en 2005, au tout début des sites de tests ADN ; Ryan avait 15 ans. Treize ans plus tard, l’explosion des tests ADN individuels aux Etats-Unis permet aux personnes nées d’un don anonyme de sperme ou d’ovocytes d’identifier leur “donneur” dans la majorité des cas.

 

Les donneurs sont identifiés indirectement : par leur proximité génétique avec un cousin éloigné qui a lui-même fait un test ADN. Avec au moins dix millions de personnes analysées aux Etats-Unis, le simple jeu des probabilités fait que la quasi-totalité de la population est associable à l’un des profils enregistrés.

 

Le tournant s’est produit entre 2015 et 2017. Les ventes de kits ont bondi et permis aux sites internet d’atteindre une masse critique de profils.

Certains espèrent que la disparition de l’anonymat des dons forcera les banques de sperme à limiter le nombre d’enfants nés d’un même donneur, en l’absence de réglementations.

 

En France, où le débat sur l’anonymat des dons de gamètes accompagne celui sur l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, ces tests sont interdits.

Mais des Français contournent l’interdiction de livraison des kits, et il suffirait, en théorie, de quelques centaines de milliers de profils pour commencer à obtenir des résultats.

 

Source : AFP

 

 

Une pub contre l’huile de palme critiquée par un acteur majeur du secteur

Une publicité d’une chaîne de supermarchés britannique, devenue virale et montrant un orang-outang sans habitat suite à la déforestation due aux plantations d’huile de palme, a été vivement critiquée vendredi par un organisme représentant le secteur.

 

Cette publicité de Noël du groupe Iceland est un dessin animé dans lequel un orang-outang explique à une petite fille que sa forêt a été rasée. Elle a été vue des millions de fois sur les réseaux sociaux et a entraîné la propagation du hashtag #NoPalmOilChristmas (pas d’huile de palme à Noël) sur Twitter.

 

Cette pub demande aux consommateurs de prendre conscience des conséquences environnementales de l’huile végétale la plus largement utilisée au monde.

L’industrie de l’huile de palme, qui pèse plusieurs milliards de dollars, n’a pas été impressionnée par cette courte vidéo.

 

“L’interdiction de l’huile de palme n’est pas la solution. Le boycott n’est pas la solution”, a déclaré vendredi à l’AFP Darrel Webber, président de la RSPO (table ronde pour une huile de palme durable), basée en Malaisie.

 

La RSPO, qui certifie 20% de la production mondiale d’huile de palme, a annoncé jeudi un accord pour une nouvelle norme qui vise à “renforcer” la protection environnementale et les droits de l’Homme dans les plantations.

 

Iceland, spécialisé dans les surgelés, avait auparavant annoncé qu’il allait arrêter d’utiliser de l’huile de palme, présente dans bon nombre de produits, de la margarine aux biscuits en passant par les savons et shampoings, en raison de la destruction environnementale qu’elle engendrait.

 

Une pétition ayant quasiment réuni un million de signatures demande à ce que la publicité soit diffusée sur la télévision britannique après qu’elle a été bloquée pour avoir été jugée trop politique.

 

Des groupes en Malaisie et en Indonésie, qui dominent la production mondiale d’huile de palme, sont fréquemment accusés de déforestation et de culture sur brûlis, une technique primitive utilisée comme moyen de défrichement et de fertilisation dans les zones tropicales. Ces méthodes détruisent l’habitat d’espèces menacées, dont les orangs-outangs.

 

Source : AFP

 

 

AFRIQUE

Sahel : le nombre d’enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère atteint son plus haut niveau en 10 ans (UNICEF)

Plus de 1,3 million d’enfants âgés de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aiguë sévère dans la région du Sahel, le nombre le plus élevé depuis au moins une décennie et une augmentation de plus de 50% par rapport à 2017, a prévenu vendredi l’UNICEF.

 

Au début de 2018, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) avait initialement prévu que jusqu’à 1,6 million d’enfants dans les six pays du Sahel (Burkina Faso, au Tchad, au Mali, en Mauritanie, au Niger et au Sénégal) risquaient de souffrir de malnutrition aiguë sévère.

 

En réponse, l’agence onusienne pour l’enfance a rapidement renforcé son intervention en livrant des fournitures et des médicaments qui sauvent des vies avec le soutien de la branche humanitaire de la Commission européenne (ECHO) et d’autres partenaires.

 

« La malnutrition hante silencieusement les enfants à travers le Sahel et 2018 a été particulièrement sévère », a déclaré Marie-Pierre Poirier, Directrice régionale de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du centre.

 

« Nous avons été en mesure de livrer les fournitures et les médicaments dont ces enfants ont besoin pour survivre, mais il est tout aussi important d’investir dans les mesures préventives et le dépistage précoce pour empêcher les enfants de tomber malades.

 

La malnutrition atteint régulièrement le niveau d’urgence dans certaines zones du Sahel en raison de multiples facteurs, notamment la dégradation des terres et des cultures, les sécheresses et les intempéries périodiques, la pauvreté, l’accès limité aux denrées de base et aux services essentiels, et la croissance démographique.

 

Source : ONU

 

 

Burundi : la situation demeure fragile, prévient l’envoyé de l’ONU

La situation au Burundi demeure fragile, en raison notamment de l’absence d’un dialogue politique inclusif, mais du fait aussi des difficultés humanitaires, économiques et financières, et des menaces sécuritaires, a expliqué mercredi devant le Conseil de sécurité l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour ce pays, Michel Kafando.

 

Il a noté que la situation sécuritaire au Burundi est restée relativement calme ces derniers mois, mais que la situation des droits de l’homme reste préoccupante. « Les violations des droits de l’homme et autres abus, tels que les arrestations arbitraires, les disparitions forcées, et autres actes d’intimidation, persistent, tout comme les discours de haine ».

 

La situation humanitaire reste également préoccupante. On estime à près de 1,7 million le nombre de personnes menacées par l’insécurité alimentaire. Dans ce contexte, l’Envoyé spécial estime qu’« il est nécessaire que l’ONU, l’Union africaine, la sous-région et les partenaires du Burundi réévaluent les voies et moyens pour aider le Burundi ».

 

Source : ONU

 

 

L’ONU condamne la recrudescence des violences au Cameroun

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme condamne la recrudescence de la violence dans les régions du sud-ouest et du nord-ouest du Cameroun.

Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat,

 

explique que « nous continuons de recevoir des informations faisant état d’enlèvements et d’assassinats par des groupes armés, ainsi que d’exécutions extrajudiciaires par les forces armées de l’État ».

 

Ravina Shamdasani a fait valoir qu’outre l’enlèvement très médiatisé et la libération ultérieure de 78 étudiants et de trois membres du personnel d’une école secondaire presbytérienne dans le nord-ouest du pays, le Haut-Commissariat reçoit régulièrement des informations faisant état d’enlèvements, qui auraient été commis par des groupes sécessionnistes armés.

 

La population des régions du nord-ouest et du sud-ouest vit dans la peur et se trouve dans l’impossibilité d’accéder à ses droits fondamentaux.

Ce qui avait commencé comme des manifestations en octobre 2016 dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest contre la discrimination structurelle a dégénéré en violence en 2017.

 

Et la situation s’est considérablement aggravée depuis.

Les violences ont entraîné des déplacements internes massifs : au moins 436.000 personnes seraient déplacées, alors que plus de 30.000 se sont réfugiées au Nigéria depuis septembre dernier.

 

Source : ONU

 

 

Niger : 8 morts dans une attaque contre le camp d’une société française

Huit civils ont été tués au cours d’une attaque nocturne attribuée au groupe islamiste nigérian Boko Haram contre le camp de la société française de forage Foraco dans le sud-est du Niger, près de la frontière avec le Nigeria.

 

Sept des victimes tuées dans leur sommeil étaient des employés nigériens de la société française, qui effectue sur place des forages pour alimenter en eau un camp de réfugiés. La huitième était un fonctionnaire du ministère nigérien de l’Hydraulique.

 

La région de Diffa a été les années passées cible d’attaque du groupe jihadiste Boko Haram né au Nigeria avant de se développer dans la région.

Cette attaque intervient après plusieurs mois d’accalmie dans la région de Diffa.

 

Fin avril, Niamey avait annoncé une opération militaire régionale d’envergure dans le bassin du lac Tchad (commun au Niger, au Tchad, au Nigeria et au Cameroun) pour débarrasser la zone des “résidus” de Boko Haram.

 

Le ministre nigérien de la Défense, Kalla Moutari, jugeait toutefois que, même “totalement affaibli”, Boko Haram continuait de représenter “une menace réelle”.

La région nigérienne de Diffa abrite quelque 300.000 réfugiés et déplacés en raison des attaques de Boko Haram, selon des ONG.

 

De sources sécuritaires, des membres ou des sympathisants de Boko Haram vivent dans les camps renseignant le groupe sur la présence des forces de sécurité.

Samedi dernier, le gouvernement avait regretté devant le Parlement la suspension “en raison de l’insécurité” des travaux de construction d’une route devant relier le Niger au Tchad.

 

Source : AFP

 

 

Tunisie : grève générale dans la fonction publique à un an des élections

Les fonctionnaires tunisiens, représentant plus d’un sixième des travailleurs du pays, ont suivi massivement jeudi une grève à l’appel de la puissante centrale syndicale (UGTT), pour réclamer des augmentations salariales et envoyer un fort message de défiance au gouvernement à l’approche d’élections nationales.

 

C’est la première grève de cette ampleur depuis 2013, et selon l’Union générale tunisienne du travail (UGTT). Plusieurs milliers de manifestants réunis devant le Parlement à Tunis ont scandé “dégage” à l’adresse d’un gouvernement qu’ils ont qualifié de “mendiants”, face aux bailleurs de fonds internationaux prônant une réduction de la masse salariale de l’Etat.

 

Des manifestations ont également eu lieu dans plusieurs grandes villes du pays.

Les transports publics continuaient à fonctionner, mais les ministères, écoles, hôpitaux et autres administrations étaient paralysés.

 

Malgré les avancées de la transition démocratique après la chute du président Zine el Abidine Ben Ali en 2011, et une reprise de la croissance après des années de marasme, la Tunisie peine à répondre aux attentes sociales de la population.

 

L’inflation, alimentée notamment par la chute du dinar, et le chômage persistant au-dessus de 15%, exacerbent la grogne sociale qui a dégénéré en émeutes en janvier dernier dans plusieurs villes du pays.

 

La grève a été suivie à 90%, assure l’UGTT qui réclame pour les 673.000 fonctionnaires de l’Etat, des augmentations au moins égales à celles concédées cette année aux salariés des entreprises publiques.

 

Les bailleurs de fonds qui maintiennent la Tunisie à flot, appellent à maîtriser les salaires de la fonction publique pour ne pas aggraver le déficit du pays. Ils souhaitent voir diminuer le poids de celle-ci dans le PIB, qui atteint 14%, l’un des taux les plus élevés de la région.

 

Dans leurs slogans, les manifestants ont pris à parti ces institutions financières internationales, qui sont accusées de dicter une politique libérale au gouvernement, scandant notamment “ô gouvernement de la famine, la Tunisie n’est pas à vendre”.

 

En difficulté financière, le pays a obtenu en 2016 du FMI un prêt de 2,4 milliards d’euros sur quatre ans, en promettant de mener de vastes réformes.

A chaque fois que le FMI apporte son aide à un pays, les citoyens manifestent, en raison des restrictions imposées.

 

Source : AFP

 

 

RDC : le Conseil de sécurité souligne l’occasion historique que représentent les élections de décembre

Les membres du Conseil de sécurité ont exprimé leur conviction que les élections du 23 décembre 2018 en République démocratique du Congo (RDC) constituent une occasion historique pour le premier transfert démocratique et pacifique pouvoir dans ce pays et la création des conditions pour son développement.

 

Dans une déclaration à la presse publiée mercredi soir à la veille du début de la campagne électorale officielle le 22 novembre, les membres du Conseil se sont félicités « des progrès accomplis dans les préparatifs techniques pour les élections et les efforts du gouvernement congolais pour le financement des élections ».

 

Ils ont salué la décision du gouvernement de la RDC d’inviter des missions d’observateurs internationaux, notamment de l’Union africaine et de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), et ont encouragé le gouvernement à inviter d’autres observateurs.

 

Le Conseil de sécurité a exprimé son inquiétude concernant le déficit de confiance et les différences qui subsistent entre les acteurs politiques congolais. Il les a encouragés, ainsi que la Commission électorale nationale indépendante (CENI), à travailler ensemble pour résoudre, sans plus tarder, les problèmes d’intérêt commun.

 

Les membres du Conseil de sécurité ont également souligné que le personnel international et des Nations Unies, y compris les observateurs électoraux, les Casques bleus et les experts travaillant en RDC, doit être en mesure d’effectuer en toute sécurité ses tâches.

 

Source : ONU

 

 

Afrique de l’Est : l’ONU plaide pour plus de coopération régionale pour assurer la sécurité énergétique

La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et la Communauté d’Afrique de l’Est ont lancé mercredi à Kigali, au Rwanda, une initiative pour lutter contre l’insécurité énergétique croissante qui affecte la région.

 

Le Cadre stratégique pour la sécurité énergétique conclu par les deux organisations vise à renforcer la collaboration régionale et permettre des gains collectifs en matière de sécurité énergétique.

 

« La déforestation, la hausse des prix du bois et du charbon, l’augmentation des importations de pétrole et de gaz représentent quelques-uns des symptômes de l’insécurité énergétique à laquelle nous sommes confrontés en Afrique », a rappelé Andrew Mold, le Directeur par intérim de la CEA pour l’Afrique de l’Est.

 

Les analyses de la CEA montrent que le déficit d’approvisionnement en électricité affecte la croissance des pays d’Afrique de l’Est de l’ordre de 2% à 5% du PIB. En raison de leur dépendance excessive aux combustibles fossiles et de l’absence d’infrastructures de raffinage, les importations de produits pétroliers représentent plus de 10% du PIB des pays de la région.

 

En Afrique de l’Est, environ 90% de la population dépend de la biomasse (charbon et bois de chauffage) comme source d’énergie, ce qui donne lieu à une déforestation massive dans tous les pays de la région.

 

« Sans un approvisionnement en énergie sûr et à un prix abordable, nous serons confrontés à des obstacles en matière de développement industriel et à une dépendance croissante vis-à-vis des importations », a déclaré Christophe Bazivamo, le Secrétaire général adjoint de la Communauté d’Afrique de l’Est.

 

Mardi, le Secrétaire général de l’ONU avait plaidé pour un développement industriel inclusif et durable du continent africain.

L’ONU souligne que davantage d’investissements dans les infrastructures énergétiques sont nécessaires pour renforcer les relations commerciales sur le continent africain.

 

Source : ONU

 

 

RCA : les civils ont besoin de protection et d’assistance, selon la Coordonnatrice humanitaire de l’ONU

La crise humanitaire en République centrafricaine (RCA) continue de s’aggraver à un rythme alarmant. La Coordonnatrice humanitaire de l’ONU dans le pays s’est préoccupée de la détérioration de la situation « marquée par l’augmentation des déplacements forcés, l’insécurité et des contraintes d’accès pour les civils et les travailleurs humanitaires ».

 

Cette dégradation est illustrée par d’importants mouvements de population au cours des trois dernières semaines. Plus de 50.000 personnes ont été affectées dans les villes de Batangafo, dans la préfecture de l’Ouham, et Alindao, dans la préfecture de Basse Kotto, où deux principaux sites des personnes déplacées ont été incendiés.

 

« Le monde ne peut pas fermer les yeux sur ce qui se passe en RCA. Nous sommes de retour à la case départ ! », a déclaré la Coordonnatrice humanitaire des Nations Unies en RCA. Selon Najat Rochdi, « ces attaques ignobles » ont d’énormes conséquences sur les vies d’hommes, de femmes, de garçons et de filles innocents.

 

Et sur le terrain, les besoins ne cessent de croître. Environ 2,9 millions de personnes ont besoin d’assistance et de protection en RCA.

Dans le même temps, plus de 9.000 incidents de protection ont été enregistrés entre janvier et septembre dernier.

 

D’ailleurs à la fin octobre, plus de 338 incidents contre des travailleurs humanitaires ont été enregistrés, « faisant de la Centrafrique l’un des endroits les plus dangereux au monde pour les travailleurs humanitaires ».

 

Par ailleurs, Najat Rochdi a fait valoir l’urgence de prendre les mesures nécessaires pour le relèvement au niveau du secteur agricole et de l’élevage.

« Sinon malheureusement dans quelques années, la RCA se retrouvera dans le cercle vicieux de la famine ».

 

S’agissant du financement des opérations humanitaires en RCA, le Plan de réponse humanitaire 2018 pour la RCA, d’un montant de 515 millions de dollars, n’a été financé qu’à hauteur de 240 millions de dollars. « Des fonds supplémentaires sont nécessaires ».

427 millions de dollars seront demandés lors de l’Appel de fonds 2019 le 4 décembre prochain.

 

Source : ONU

 

 

Vers un second tour entre deux anciens présidents à Madagascar

Les anciens présidents Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana sont arrivés en tête du premier tour de l’élection présidentielle à Madagascar, selon des résultats encore partiels diffusés samedi qui laissent présager un second tour.

 

Andry Rajoelina est pour le moment crédité de 39,19% des voix et Marc Ravalomanana de 35,29%. Tous deux ont émis des “réserves” sur la gestion du dépouillement par la Commission électorale indépendante (Ceni).

 

Le président sortant, Hery Rajaonarimampianina, qui briguait un second mandat, est largement distancé avec environ 9% des suffrages.

Les résultats officiels du premier tour seront annoncés dans neuf jours par la Haute Cour constitutionnelle et un second tour sera si nécessaire organisé le 19 décembre.

 

Source : Reuters

 

 

PROCHE ET MOYEN-ORIENT

L’Arabie saoudite rejette les accusations de torture

L’Arabie saoudite a rejeté mercredi les accusations lancées par Amnesty International et Human Rights Watch sur l’usage de la torture dans des prisons saoudiennes, notamment contre des femmes.

 

Selon Amnesty International, les autorités saoudiennes ont eu recours à la torture par des chocs électriques et par des coups de fouet contre une dizaine de militantes féministes arrêtées au mois de mai.

 

Les militantes ont été arrêtées pour avoir fait campagne en faveur du droit des femmes à conduire une voiture et pour avoir demandé la fin du système patriarcal en Arabie saoudite.

Plusieurs d’entre elles ont été libérées mais six demeurent internées malgré l’appel lancé le mois dernier par un groupe d’experts des Nations unies.

 

Les arrestations faisaient suite à une série de mesures répressives prises contre certains religieux, des intellectuels et des militants en septembre 2017, apparemment pour faire taire les critiques contre le prince héritier Mohammed ben Salman.

 

Ces accusations de torture interviennent dans un contexte de tension liée au meurtre de l’opposant saoudien Jamal Khashoggi, assassiné par une équipe de tueurs dans les locaux du consulat d’Arabie saoudite à Istanbul le 2 octobre.

 

Source : Reuters

 

 

Le prince héritier saoudien entame aux Emirats une tournée à l’étranger

Le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane a entamé jeudi aux Emirats arabes unis une tournée à l’étranger, sa première depuis l’affaire au retentissement mondial du journaliste saoudien Jamal Khashoggi tué le 2 octobre au consulat de son pays à Istanbul.

 

Il a été accueilli par 21 coups de canon tirés à l’aéroport d’Abou Dhabi, la capitale des Emirats, proche allié de l’Arabie saoudite avec laquelle il apporte un soutien militaire au pouvoir au Yémen face aux rebelles, selon l’agence officielle WAM.

 

Le prince héritier saoudien est attendu mardi en Tunisie, selon une source à la présidence tunisienne.

Et en Turquie, le porte-parole de la présidence a indiqué jeudi que le chef de l’Etat, Recep Tayyip Erdogan, et Mohammed ben Salmane pourraient se rencontrer la semaine prochaine.

 

Ce serait la première rencontre entre les deux hommes depuis le meurtre de Jamal Khashoggi, un critique des autorités saoudiennes.

Son meurtre a terni l’image du royaume, notamment du prince héritier, accusé par la presse et des responsables turcs anonymes d’avoir donné l’ordre de tuer le journaliste.

 

Si M. Erdogan n’a jamais ouvertement mis en cause le prince héritier, il a affirmé que l’ordre de tuer le journaliste émanait des “plus hauts niveaux” de l’Etat saoudien, tout en écartant la responsabilité du père du prince héritier, le roi Salmane.

 

Selon des médias américains, la CIA n’a plus de doutes sur la responsabilité de Mohammed ben Salmane dans le meurtre.

Mais le président Donald Trump a réaffirmé son soutien aux dirigeants du royaume.

 

L’affaire Khashoggi a poussé des pays occidentaux, dont l’allié américain, à imposer des sanctions à plusieurs suspects saoudiens.

Le procureur général saoudien a pour l’heure inculpé 11 personnes et requis la peine de mort contre 5 d’entre elles, mais a totalement dédouané le prince héritier.

 

Source : AFP

 

 

Le Danemark gèle ses exportations d’armes à l’Arabie saoudite ; les USA restent fidèles à MBS

Le Danemark a décidé de geler ses exportations d’armement à l’Arabie saoudite en raison du meurtre du journaliste Jamal Khashoggi et de la guerre au Yémen.

La décision, annoncée jeudi par le ministère des Affaires étrangères, a été prise en concertation avec d’autres chefs de la diplomatie de l’Union européenne.

 

Une coalition sous commandement saoudien intervient militairement depuis 2015 au Yémen, qui traverse une grave crise humanitaire.

Jamal Khashoggi, critique envers la politique du prince héritier Mohamed ben Salmane, a été tué et démembré le 2 octobre dernier au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul.

 

Ryad a fini par admettre son meurtre par des agents saoudiens, tout en rejetant les soupçons d’implication de “MBS”, le prince héritier.

L’Allemagne a déjà décidé fin octobre de geler ses ventes d’armes au royaume wahhabite en attendant que soient éclaircies les circonstances de la mort de Khashoggi.

 

Le président US a voulu clore le dossier mardi en n’excluant pas que MBS ait été au courant du projet d’assassinat de Khashoggi tout en disant vouloir rester un partenaire “fiable” de l’Arabie saoudite (en raison des bas prix du pétrole et des contrats, notamment militaires) et en rejetant les appels du Congrès à annuler les contrats d’armement conclus par Washington avec Ryad.

 

Source : Reuters

 

 

L’ONU veut une accalmie au Yémen avant les consultations de paix

En mars 2015, l’Arabie saoudite sunnite, voisine du Yémen, a pris la tête de la coalition militaire pour aider le gouvernement Hadi à stopper une progression des rebelles Houthis, soutenus par l’Iran, puissance régionale chiite rivale du royaume saoudien.

 

Le pays est aujourd’hui quasiment divisé en deux, les forces progouvernementales contrôlant le sud et une bonne partie du centre tandis que les rebelles tiennent Sanaa ainsi que le nord et une bonne partie de l’ouest dont Hodeida.

 

L’émissaire de l’ONU Martin Griffiths a rencontré jeudi le dirigeant rebelle à Sanaa avant d’aller à Hodeida, principal front de la guerre au Yémen, avec l’objectif d’obtenir une véritable accalmie avant les consultations de paix prévues début décembre en Suède.

 

Vitale pour l’acheminement des importations et des aides au Yémen, la cité portuaire Hodeida illustre à elle seule la complexité de ce conflit qui a fait quelque 10.000 morts depuis près de quatre ans et provoqué la pire crise humanitaire au monde avec selon l’ONU 14 millions de personnes en situation de pré-famine.

 

Griffiths est depuis mercredi dans la capitale Sanaa pour tenter de progresser vers une solution politique à la guerre.

Le secrétaire américain à la Défense, Jim Mattis, a annoncé mercredi que des pourparlers de paix se tiendraient “tout début décembre” en Suède.

 

Les derniers pourparlers, organisés sous l’égide de l’ONU à Genève en septembre, avaient échoué, les rebelles n’ayant pas fait le déplacement, disant craindre pour leur sécurité.

Après une intensification début novembre de l’offensive pour reprendre Hodeida, les forces progouvernementales ont annoncé une pause pour favoriser les efforts de paix de l’ONU.

 

La situation à Hodeida focalise l’attention de la communauté internationale qui mesure avec inquiétude les risques d’une famine généralisée dans le pays avec la poursuite des hostilités.

Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se prononcer à une date indéterminée sur une résolution appelant à une trêve durable dans la ville et le passage, sans obstacles, de l’aide humanitaire.

 

Une étude de l’ONG Save The Children donne une idée de l’ampleur du désastre humanitaire dans le pays.

Publiée mercredi, elle estime à 85.000 le nombre d’enfants morts de faim ou de maladie depuis le début de la guerre.

 

Source : AFP

 

 

Des bases US à portée de missiles iraniens

Plusieurs bases américaines situées en Afghanistan, aux Emirats arabes unis et au Qatar, sont à portée de tir des missiles iraniens, a affirmé mercredi un commandant du Corps des gardiens de la révolution iranienne. Les Gardiens ont selon lui amélioré la précision de leurs missiles.

Cela dit, rappelons que le Qatar est un allié de l’Iran.

 

Source : Reuters

 

 

Chute des exportations de pétrole iranien avec les sanctions

Les exportations de pétrole iranien ont chuté de plusieurs centaines de milliers de barils par jour (bpj) en novembre, selon le fournisseur d’informations Petro-Logistics, confirmant que les sanctions américaines entrées en vigueur au début du mois ont effrayé de nombreux acheteurs.

 

Selon Petro-Logistics, qui observe les mouvements des tankers sur les océans, les clients de l’Iran se sont largement abstenus en début de mois dans l’attente d’informations sur les exemptions que pourrait annoncer l’administration américaine.

 

Ces chiffres, toutefois, ne tiennent pas compte de tankers qui sont passés “sous les radars” en coupant leur signal AIS, du nom de ce système de reconnaissance qui équipe les navires de commerce.

 

Les Etats-Unis ont finalement accordé des exemptions à huit pays, leur permettant de continuer d’importer du brut iranien pendant encore 180 jours.

Les exportations iraniennes étaient d’au moins 2,5 millions de bpj en avril, avant la décision de Washington le mois suivant de se retirer de l’accord de 2015 et de rétablir des sanctions.

 

Source : Reuters

 

 

L’UE inquiète pour les journalistes et universitaires détenus en Turquie, ainsi que pour Selahattin Demirtas

L’Union européenne est fortement préoccupée par le grand nombre de journalistes et d’universitaires détenus dans les prisons turques, a déclaré jeudi à Ankara le commissaire européen à l’Elargissement, Johannes Hahn.

 

Il a fait cette déclaration lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, et Federica Mogherini, haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.

 

Cette dernière a notamment souhaité que soit rapidement remis en liberté Selahattin Demirtas, ex-député et ancien coprésident du parti pro-kurde HDP (Parti démocratique des peuples).

Mardi, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a condamné la Turquie pour atteinte aux droits fondamentaux de Demirtas, estimant que les poursuites étaient de nature politique.

 

L’ancien avocat et ancien candidat à la présidentielle turque de 2018 est en détention depuis le 4 novembre 2016 après avoir été accusé de différentes infractions en lien avec des activités “terroristes” qu’il récuse et pour lesquelles il risque un total de 142 années de prison. Il a été condamné le 7 septembre à une première peine de 4 ans de prison pour “propagande terroriste”.

 

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé mercredi l’arrêt de la CEDH.

Cet arrêt, a jugé Erdogan, revient à soutenir le terrorisme, a-t-il jugé, ajoutant que Demirtas avait le sang de 50 personnes sur les mains et réaffirmant que son parti HDP entretenait des liens avec les séparatistes kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

 

Source : Reuters

 

 

Huit personnes arrêtées vendredi en Turquie ont été libérées

Huit membres d’une ONG turque qui avaient été arrêtés vendredi dans le cadre d’une enquête visant l’homme d’affaires et défenseur des droits de l’homme Osman Kavala ont été remis en liberté, ont annoncé samedi leurs avocats.

 

La police turque avait arrêté en tout 13 personnes vendredi, dont deux universitaires de renom. Elles étaient accusées d’avoir œuvré avec Kavala pour fomenter l’agitation de mai 2013, qui avait débuté par des manifestations de défense du parc Gezi d’Istanbul face à un projet immobilier.

 

Les manifestations s’étaient propagées à d’autres villes du pays, défiant sérieusement l’autorité du Premier ministre d’alors, Recep Tayyip Erdogan, aujourd’hui président.

Les deux universitaires ont été libérés.

 

Source : Reuters

 

 

Emirats : un Britannique condamné à perpétuité pour espionnage, Londres “choquée”

Un citoyen britannique a été condamné mercredi à perpétuité par le tribunal fédéral d’Abou Dhabi pour espionnage au profit d’un pays étranger, Londres se disant “profondément choqué” et menaçant de “répercussions”.

 

Matthew Hedges, 31 ans et doctorant à l’université de Durham (nord-est de l’Angleterre), a été arrêté à l’aéroport de Dubaï le 5 mai.

Il s’était rendu aux Émirats arabes unis pour mener des entretiens sur la politique étrangère et la stratégie du pays en termes de sécurité.

 

Matthew Hedges faisait des recherches sur la politique étrangère et interne des Emirats en matière de sécurité après les Printemps arabes de 2011. Il avait vécu aux Emirats “plusieurs années” avant de revenir au Royaume-Uni en 2015, selon son épouse.

 

A Londres, la Première ministre britannique Theresa May s’est déclarée “profondément déçue”, ajoutant devant le Parlement que son gouvernement allait continuer à intervenir auprès des autorités émiraties.

 

Mi-octobre, le procureur général des Emirats, Hamad al-Shamsi, avait annoncé que Matthew Hedges devait être jugé à Abou Dhabi “sous les accusations d’espionnage pour un pays étranger, mettant en danger la sécurité militaire, politique et économique de l’Etat”. Selon le procureur, M. Hedges se servait de son statut de chercheur comme couverture.

 

Source : AFP

 

 

A Gaza, le Qatar œuvre pour asseoir son rôle dans le dossier palestinien

Au bout d’une piste de sable, l’imposant palais de justice de Gaza tout juste sorti de terre matérialise l’emprise du Qatar sur l’enclave palestinienne. C’est le dernier projet en date financé par le petit émirat du Golfe à Gaza, où son influence grandissante a été mise en cause par l’ex-ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman, qui a démissionné le 14 novembre.

 

Cette démission fait notamment suite à l’autorisation donnée par le gouvernement israélien au Qatar de délivrer 15 millions de dollars en liquide pour payer les salaires des fonctionnaires du mouvement islamiste Hamas.

Trois guerres ont opposé Israël au Hamas depuis 2008.

 

  1. Lieberman a surtout pris ombrage du cessez-le-feu conclu indirectement entre Israël et les groupes gazaouis pour mettre fin à la plus grave confrontation dans la zone depuis la guerre de 2014.

Le Qatar passe pour être également intervenu dans ces tractations.

 

Ces dernières semaines, le Qatar a permis d’alléger le strict blocus imposé par Israël à Gaza depuis plus de dix ans. En plus de contribuer à payer l’administration du Hamas, il a financé des livraisons de fioul ayant spectaculairement augmenté l’approvisionnement en électricité du territoire éprouvé où les coupures sont très fréquentes.

 

Mais les centaines de millions de dollars qataris façonnent depuis plus longtemps une partie du paysage gazaoui : la promenade le long de la mer dans la ville de Gaza, la route à quatre voies traversant l’enclave du nord au sud, des logements…

 

L’alliance entre le Qatar et le Hamas s’appuie sur une proximité idéologique, l’émirat et le mouvement islamiste s’inspirant tous deux des Frères musulmans, mais surtout sur des intérêts communs. Plusieurs figures du Hamas ont trouvé refuge au Qatar, dont son ancien dirigeant Khaled Mechaal. Et environ 100.000 Palestiniens y vivent.

 

En juin 2017, les voisins du Qatar (Arabie Saoudite, EAU…) ont rompu leurs relations diplomatiques avec lui, car considéré comme une organisation terroriste par les Etats-Unis, l’Union européenne ou le Canada.

 

Source : AFP

 

 

Plainte collective de colons israéliens contre Airbnb

Des avocats de colons israéliens ont déposé jeudi une plainte en nom collectif contre la plateforme Airbnb qu’ils accusent de discrimination après le retrait de ses listes des hébergements proposés à la location dans les colonies juives de Cisjordanie.

 

Les avocats, qui dénoncent une “discrimination scandaleuse” à l’encontre des colons, présentent la décision d’Airbnb comme le résultat d’une “guerre de longue haleine menée par des organisations (dont une nette majorité sont antisémites) contre l’Etat d’Israël dans son ensemble et contre les Israéliens vivant dans les colonies en particulier”.

 

Dans un communiqué envoyé mardi à Reuters, le responsable de la stratégie et de la communication mondiales d’Airbnb, Chris Lehane, a dit “comprendre qu’il s’agit d’un sujet difficile et compliqué et respecter l’avis de tous”.

Il a rappelé que 22.000 logements restaient disponibles à la location en Israël.

 

Source : Reuters

 

 

Washington vote contre une résolution de l’ONU condamnant Israël sur le Golan

Les Etats-Unis ont voté vendredi contre une résolution annuelle de l’ONU condamnant l’occupation par Israël du plateau syrien du Golan, une première pour Washington qui s’abstenait d’habitude dans cette procédure.

 

L’ambassadrice américaine aux Nations unies Nikki Haley a qualifié la résolution d'”inutile”, “avec un préjugé flagrant anti-Israël”.”De plus, les atrocités commises par le régime syrien prouvent son incapacité à gouverner qui que ce soit. L’influence destructrice du régime iranien à l’intérieur de la Syrie représente des menaces majeures à la sécurité internationale”.

 

Israël s’est emparé en 1967 de la majeure partie du Golan et l’a annexée en 1981. Cette annexion n’a jamais été reconnue par la communauté internationale. Israël et la Syrie restent théoriquement en état de guerre.

 

Source : AFP

 

 

Qatar : le spleen des travailleurs migrants à quatre ans du Mondial

Ojor et Raju, deux tailleurs de pierre, sont en pause déjeuner. Ils sont assis sur un trottoir près d’un beau bâtiment de Doha qu’ils ont aidé à construire, et ressassent leur expérience au Qatar.

“J’ai fait une erreur en venant ici”, dit Ojor, 22 ans, originaire du Népal. “J’ai tellement emprunté à la banque (pour les frais de recrutement) que je n’ai plus rien”.

 

Raju, un Bangladais de 39 ans, vêtu d’une salopette bleue, est d’accord. Tous deux gagnent le salaire minimum mensuel de 750 riyals qataris (180 euros).

Depuis que Sepp Blatter, ancien patron de la Fifa, a annoncé que le Qatar accueillerait la Coupe du Monde de football 2022, le pays a été placé sous la loupe.

 

Le sort du grand nombre de travailleurs migrants, dont beaucoup viennent d’Asie, retient particulièrement l’attention.

Ces travailleurs sont venus gonfler la population du Qatar qui est passée de 1,63 million d’âmes lorsque M. Blatter avait fait son annonce le 2 décembre 2010 à 2,74 millions actuellement.

 

Les syndicats, les défenseurs des droits de l’Homme et, plus récemment, l’Organisation internationale du travail (OIT) de l’ONU se sont associés pour mettre le Qatar sur la sellette à propos de son système de “Kafala”, ou parrainage, qui met les travailleurs étrangers à la merci de leurs employeurs.

 

Une querelle internationale a éclaté au sujet du nombre de personnes tuées sur les chantiers du Mondial, plus de 1.200 selon une estimation. Un chiffre vigoureusement rejeté par le Comité d’organisation.

 

Doha a été contrainte à des réformes telles que le salaire minimum, la protection salariale et l’abolition partielle du visa de sortie qui obligeait les travailleurs migrants à obtenir l’autorisation de leurs patrons pour pouvoir quitter le pays.

 

Plus de 12.000 travailleurs employés sur des chantiers du Mondial devraient bénéficier du remboursement de 52 millions de riyals pour avoir été contraints de payer des frais de recrutement illégaux pour venir au Qatar, a déclaré le Comité d’organisation.

Cette semaine, l’OIT a salué les réformes introduites au Qatar.

 

Les preuves de l’incroyable transformation du Qatar, alimentée par les énormes revenus gaziers, sont partout : stades, routes, chemins de fer, hôtels, centres commerciaux, ponts et le complexe résidentiel et de bureaux où Ojor et Raju travaillent.

 

Peu de travailleurs avouent ne pas être au courant des campagnes internationales qui ont été menées en leur nom. Et ceux qui sont au Qatar depuis un certain temps affirment que ces campagnes n’ont guère changé leurs conditions de vie au quotidien.

 

Source

 

 

Aoun déplore l’absence de gouvernement au Liban

Le Liban ne peut pas se permettre de voir se prolonger plus longtemps la crise gouvernementale qu’il traverse, a prévenu mercredi le président Michel Aoun. Plus de six mois après les élections législatives, le Premier ministre désigné Saad Hariri n’est toujours pas en mesure de former de gouvernement d’unité nationale faute d’accord entre les différentes factions.

 

Source : Reuters

 

 

Les druzes de Syrie refusent le service militaire, malgré les appels du régime

Près de huit ans après le début de la guerre en Syrie, Salim refuse toujours d’accomplir son service militaire, à l’instar de nombreux druzes de la province de Soueida, faisant fi de l’appel pressant lancé récemment par le régime de Damas. “Je ne veux pas être impliqué dans le bain de sang syrien”, lâche le jeune homme de 27 ans originaire de cette province du sud.

 

Depuis 2011, la communauté druze a essayé de se tenir à distance du conflit. Des dizaines de milliers de jeunes hommes ont ainsi refusé de servir dans l’armée, s’engageant plutôt dans des milices locales pour assurer la défense de leur région.

 

Ils n’ont toutefois jamais pris les armes contre le régime, qui de son côté, a largement fermé les yeux sur le service militaire obligatoire, jusqu’à cet appel à la mi-novembre du président Bachar al-Assad.

 

Pour éviter les ennuis, Salim ne sort pas de Soueida, évitant les barrages militaires de l’armée qui est uniquement déployée autour de la province.

En juillet dernier, lui aussi a pris les armes, à l’instar d’autres habitants, pour repousser une série d’attaques menées par l’EI qui ont fait plus de 260 morts.

 

Dans la foulée de cet assaut le plus meurtrier qu’ait connu la communauté druze depuis le début de la guerre, les jihadistes avaient enlevé une trentaine de femmes et d’enfants, dont les survivants ont été libérés par l’armée le 8 novembre.

 

En rencontrant des ex-otages et leurs familles, le président Assad avait saisi l’occasion pour envoyer un message politique. “Celui qui se dérobe au service militaire (…) a une part de responsabilité dans la mort ou l’enlèvement de toute personne”, a-t-il lancé.

 

Pour l’analyste Khattar Abou Diab, le discours d’Assad est une “intimidation inutile”. “Il veut utiliser les habitants de Soueida comme de la chair à canon pour d’autres batailles à l’avenir”, soutient-il.

 

Quelque 30.000 Druzes sont en âge d’effectuer leur service militaire, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Les autorités de Damas, par l’entremise d’officiers russes, ont demandé aux figures locales de la communauté de convaincre les jeunes de rallier l’armée, en échange de quoi le régime mettrait fin à la menace de l’EI.

 

Retranchés à Tloul el-Safa, une poche désertique entre les provinces de Soueida et de Damas, les jihadistes ont fini par quitter ce secteur samedi et se sont retirés vers le désert de Homs, en vertu d’un accord négocié par le régime, selon l’OSDH.

Mais les jeunes de Soueida n’ont pas changé d’avis.

 

Source : AFP

 

 

Syrie : l’EI perd sa dernière poche dans le Sud, des dizaines de morts dans l’Est

Le régime de Bachar al-Assad a repris samedi au groupe Etat islamique (EI) sa dernière poche dans le sud de la Syrie, au moment où des frappes de la coalition antijihadistes ont fait des dizaines de morts dans l’est du pays en guerre.

 

Le groupe ultraradical avait conquis en 2014 de larges pans du territoire syrien avant d’en être chassé et de se retirer dans quelques poches dans le sud et l’est sous le coup d’offensives distinctes.

 

Ce nouveau revers pour l’EI intervient moins de dix jours après la libération par l’armée syrienne de 17 otages druzes enlevés le 25 juillet par le groupe jihadiste dans la province méridionale de Soueida.

 

En parallèle, dans l’est du pays, l’EI a subi samedi un déluge de frappes aériennes de la coalition internationale sous commandement américain, ayant fait 43 morts, en majorité des civils, selon l’OSDH.

 

“Au moins 36 civils, dont 17 enfants, ont été tués à l’aube dans des raids de la coalition anti-EI contre le village d’Abou el-Hosn” dans la province de Deir Ezzor, a indiqué à l’AFP le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

 

Ce bilan est “le plus élevé depuis le lancement le 10 septembre par les Forces démocratiques syriennes (FDS) de l’offensive” contre le dernier réduit de l’EI dans cette zone frontalière de l’Irak, a précisé M. Abdel Rahmane.

 

La coalition emmenée par Washington soutient les combattants kurdes et arabes des FDS. Elle a confirmé samedi avoir mené des frappes aériennes dans le secteur d’Abou el-Hosn mais a nié avoir visé des civils.

 

La recrudescence des frappes aériennes de la coalition depuis la semaine dernière intervient en parallèle à la reprise dimanche, après une interruption de dix jours, de l’offensive menée au sol par les FDS contre le réduit jihadiste où se trouvent notamment les localités de Hajine, de Soussa et d’al-Chaafa.

 

L’offensive au sol avait été suspendue en réaction à des bombardements turcs sur des positions militaires kurdes dans le nord syrien. Quelques jours auparavant, les FDS avaient envoyé 1.700 combattants aux abords de Hajine en guise de renfort, après avoir essuyé de nombreux revers.

 

Désormais, “la lutte contre l’EI se poursuit”, assure le colonel Sean Ryan, mais celle-ci est rendue “difficile” car les jihadistes utilisent les “citoyens comme boucliers humains (…) et les lieux de culte et hôpitaux” comme positions militaires.

 

Déclenché en 2011 avec la répression de manifestations pacifiques par le régime de Bachar al-Assad, le conflit en Syrie s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de pays étrangers et de groupes jihadistes.

Il a fait plus de 360.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

 

Source : AFP

 

 

Le président irakien en visite en Arabie saoudite après l’Iran

Le nouveau président irakien Barham Saleh a rencontré dimanche à Ryad le roi Salmane, lors de sa première visite dans le royaume intervenue après un déplacement en Iran, rival régional de l’Arabie saoudite.

 

Les relations entre l’Irak (à majorité chiite) et l’Arabie saoudite (sunnite) se réchauffent, après des années de divergences.

Il s’agit de la première visite en Arabie saoudite de M. Saleh, un Kurde modéré de 58 ans, depuis son élection en octobre président de la République d’Irak.

 

L’Irak cherche à obtenir des avantages économiques avec le royaume alors qu’il est engagé dans la reconstruction du pays après plusieurs années d’offensives contre l’EI défait en décembre 2017.

 

Et l’Arabie saoudite cherche à resserrer ses liens avec Bagdad pour contrer l’influence de son rival régional, l’Iran.

“Au propre comme au figuré, l’Irak se retrouve coincé entre deux voisins rivaux : l’Arabie saoudite et l’Iran”, a écrit Abdel Rahman Al-Rached dans le quotidien saoudien Arab News.

 

L’Iran exerce une grande influence en Irak.

Lors de sa première visite samedi en Iran depuis son élection, M. Saleh a rencontré son homologue Hassan Rohani qui a fait état d’une décision bilatérale de stimuler le commerce entre les deux pays.

 

Les Etats-Unis, qui viennent d’imposer de nouvelles sanctions à l’Iran, ont accordé une exemption à l’Irak, fortement dépendant de l’énergie iranienne pour atténuer sa pénurie chronique d’électricité. En échange, Bagdad s’est engagé à trouver d’autres sources d’énergie et le royaume saoudien se présente comme une alternative régionale.

 

Source : AFP

 

 

Attentat à la voiture piégée à Tikrit, en Irak : 5 morts

Un attentat à la voiture piégée a fait au moins 5 morts et 16 blessés dimanche à Tikrit, à une centaine de kilomètres au nord de Bagdad, a-t-on appris de sources policières et médicales.

Ancien bastion de l’insurrection sunnite, Tikrit a été relativement épargnée par les attentats depuis la défaite du groupe djihadiste Etat islamique (EI) l’an dernier en Irak.

 

Le gouvernement de Bagdad craint une recrudescence de la violence dans l’ouest et le nord du pays alors qu’environ 2.000 djihadistes, selon ses estimations, tentent de revenir en Irak pour échapper à l’offensive de la coalition internationale contre les dernières poches de l’EI dans l’est de la Syrie.

 

Source : Reuters

 

 

AMERIQUES

Haïti sous tension, le président réaffirme sa légitimité et appelle au calme

Le président haïtien Jovenel Moïse a réaffirmé mercredi soir sa légitimité, contestée par la rue, dans une allocution télévisée constituant sa première prise de parole depuis les manifestations de l’opposition qui réclamaient sa démission et ont été suivies par trois jours de grève générale.

 

La déclaration du chef de l’État, constitue sa première prise de parole depuis les grandes mobilisations citoyennes de dimanche à travers les principales villes haïtiennes.

Trois personnes ont été tuées par balle au cours de ces manifestations, selon la police nationale d’Haïti, alors que l’opposition évoque un bilan de 11 tués sur l’ensemble du pays.

 

Depuis, écoles, commerces et entreprises privées sont majoritairement restés fermés dans les principales villes suite à un appel à la grève générale lancé par l’opposition.

Dans l’après-midi mercredi, la circulation reprenait timidement dans la capitale Port-au-Prince, d’ordinaire encombrée d’embouteillages.

 

Quelques marchands informels avaient repris leur place sans trouver leur clientèle habituelle, car peu d’habitants se risquaient encore à sortir dans la rue pour vaquer à leurs activités.

“On n’en peut plus de vivre comme ça, frustrés, parce qu’on sait bien comment les gens vivent à l’étranger. Nous, on n’a pas d’eau potable, d’hôpital, de logement”, témoigne Jean Junior.

 

La présence policière est notable sur les principaux axes et les grands carrefours de la capitale, même si les quartiers populaires du centre-ville restent le plus souvent paralysés par des barricades.

 

Arguant que la situation échappe au contrôle de Jovenel Moïse, divers groupes d’opposition formulent des propositions de sortie de crise impliquant le départ du président, sans parvenir à former une coalition.

 

Depuis cet été, les manifestations se multiplient pour réclamer que des comptes soient rendus dans le dossier Petrocaribe, un programme initié par l’ancien président vénézuélien Hugo Chavez qui permet à plusieurs pays d’Amérique latine et des Caraïbes d’acquérir des produits pétroliers à un coût avantageux.

 

Face à une pauvreté grandissante, le mouvement citoyen “Petrocaribe Challenge” a été lancé en août sur les réseaux sociaux pour demander comment l’argent prêté par le Venezuela a été dépensé.

 

En 2016 et 2017, deux enquêtes du Sénat haïtien sur le mauvais usage de près de deux milliards de dollars de ce fonds avaient épinglé une douzaine d’anciens ministres, du parti actuellement au pouvoir, mais jamais ces rapports n’ont été suivis de poursuites judiciaires.

 

Source : AFP

 

 

Venezuela : comment survivre dans un pays parmi les plus violents du monde ?

Comme si l’angoisse liée aux pénuries alimentaires et de médicaments ne suffisaient pas, les Vénézuéliens doivent aussi faire face à une insécurité terrifiante dans un pays où 3 personnes décèdent de mort violente toutes les heures.

 

L’Observatoire vénézuélien de la violence (OVV), une ONG, a comptabilisé 26.600 homicides en 2017, soit 89 pour 100.000 habitants, quinze fois plus que la moyenne mondiale.

Comment les Vénézuéliens survivent-ils dans un pays parmi les plus dangereux du monde ?

 

En raison des meurtres pour vols de téléphones, la grande majorité des Vénézuéliens utilisent dans la rue un téléphone basique. Le smartphone ne sort jamais du sac ou reste à la maison.

Tous se souviennent tous de la mort de l’ex-miss Venezuela Monica Spear et de son époux, tués par des délinquants en 2014 alors que leur véhicule était tombé en panne en bord de route.

 

Depuis, une application baptisée “Pana” (“ami” en argot vénézuélien) a été créée pour quiconque se trouve en danger sur la route. Ainsi, une équipe de six motards, communiquant par talkiewalkies, s’est portée au secours de Carmen Garcia, une étudiante en médecine tombée en panne sur une autoroute de la capitale.

 

Dans un centre commercial de Caracas, Julio Cesar Perez, gérant de la société Blindacars Express, livre à un client deux camionnettes où un revêtement “anticasse” plus épais a été installé sur les vitres.

“De plus en plus de gens ont recours à ce service.

 

Au crépuscule, les rues de Caracas et des autres villes du pays se vident. Autrefois effervescentes, les nuits vénézuéliennes n’existent plus.

De nombreux Vénézuéliens préfèrent se retrouver entre amis chez eux. C’est plus sûr et moins cher. Les fêtards qui se risquent dehors attendent qu’il fasse jour pour rentrer.

 

Source : AFP

 

 

Rompant avec la trêve de Thanksgiving, Trump attaque les juges en raison de la caravane de migrants

Donald Trump a rompu jeudi la trêve politique traditionnelle de la période de Thanksgiving en s’en prenant aux juges qu’il accuse de mettre les Etats-Unis en danger par leurs décisions sur sa politique migratoire.

 

Trois jours après la décision rendue par un juge californien qui a suspendu son décret permettant de rejeter automatiquement les demandes d’asile déposées par des personnes ayant traversé illégalement la frontière, le président américain ne décolère pas.

 

“Vous avez peut-être vu aux informations ce qui se passe à notre frontière sud. Un grand nombre de personnes” arrivent, a-t-il dit à un haut-gradé militaire, en référence aux migrants venus par milliers d’Amérique centrale, fuyant la plupart du temps la violence. “Dans beaucoup de cas, ce ne sont pas des gens biens. Ils sont mauvais”, a-t-il tonné.

 

Interrogé par des journalistes, le locataire de la Maison Blanche a menacé de fermer temporairement “toute la frontière” avec le Mexique “si on arrive à un stade où on perd le contrôle ou s’il y a des violences”.

 

Avant l’arrivée des migrants, il avait déjà ordonné le déploiement à la frontière de milliers de soldats, qui déroulent actuellement des kilomètres de barbelés pour renforcer la barrière naturelle du fleuve Rio Grande.

 

Et il avait promulgué le décret contesté pour tenter de les décourager de franchir illégalement la frontière et pousser le Mexique à les prendre en charge, mesure suspendue lundi par la justice américaine. Mercredi, le président de la Cour suprême s’était permis de recadrer Donald Trump en défendant l’impartialité des juges.

 

Source : AFP

 

 

L’Amérique latine et les Caraïbes subissent un revers historique dans la lutte contre la pauvreté rurale (FAO)

Pour la première fois en dix ans, la pauvreté dans les zones rurales d’Amérique latine et des Caraïbes a augmenté, selon une nouvelle publication de la FAO présentée lors de la Semaine de l’agriculture et de l’alimentation, à Buenos Aires.

 

La première édition du Panorama de la pauvreté rurale en Amérique latine et dans les Caraïbes tire la sonnette d’alarme face à une hausse historique de la pauvreté rurale dans la région qui atteint un total de 59 millions de personnes.

 

“Nous ne pouvons tolérer qu’1 habitant sur 2 en zone rurale soit pauvre et qu’1 sur 5 soit indigent. Pire encore, nous avons subi un revers historique, qui montre que nous abandonnons nos zones rurales”, a déclaré Julio Berdegué, Représentant régional de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

 

Selon le Panorama, l’une des principales causes des phénomènes de migration trouve son origine dans la destruction des zones rurales en raison de la pauvreté, de l’insécurité et de la vulnérabilité environnementale. En Amérique centrale, la plupart des personnes qui quittent leurs territoires fuient les municipalités rurales. Comme au Honduras, Salvador et Guatemala.

 

Selon la FAO, éliminer la pauvreté rurale est essentiel afin de lutter contre les activités illégales telles que le trafic de drogue, la traite des êtres humains, l’exploitation forestière illégale et l’exploitation minière, qui gagnent du terrain dans la région, accroissant l’insécurité dans les zones rurales de la région.

 

Le Panorama de la pauvreté rurale indique qu´en dépit du fait que seulement 18% de la population de la région vit en zone rurale, elle représente 29% de la population pauvre d’Amérique latine, soit 59 millions de personnes.

 

De plus, 41% des femmes et des hommes qui souffrent de l’extrême pauvreté dans la région vivent en zone rurale, soit 27 millions de personnes.

L’objectif clé de l’Objectif de développement durable (ODD) 1 consiste à réduire d’ici 2030 au moins de moitié la proportion de la population vivant dans la pauvreté.

 

La publication de la FAO met en lumière cinq mesures clés afin de renforcer les efforts visant à réduire la pauvreté. La première est d’améliorer l’efficacité du secteur agricole, de le rendre plus inclusif et durable.

 

Le deuxième aspect essentiel consiste à développer les programmes de protection sociale afin d’atteindre la population rurale.

Un troisième facteur fondamental est la gestion durable des ressources naturelles.

 

La promotion des emplois ruraux non agricoles est la quatrième mesure mise en exergue par le Panorama.

L’amélioration des infrastructures est également essentielle pour des zones rurales sans pauvreté.

 

Source : ONU

 

 

Le procès El Chapo met en lumière la corruption de certaines autorités mexicaines

Les accusations exprimées lors du procès du narcotrafiquant “El Chapo” à New York mettent en lumière la corruption de certaines autorités mexicaines, qui a permis l’expansion du trafic de drogue.

 

Jesus Zambada, frère d’Ismael “Mayo” Zambada, co-dirigeant en cavale du cartel d’El Chapo, a expliqué comment les responsables de cette organisation criminelle versaient des pots-de-vin aux responsables policiers et judiciaires mexicains pour protéger l’acheminement de tonnes de cocaïne colombienne vers les États-Unis.

 

Zambada a raconté comment il a personnellement soudoyé le patron du ministère de la Justice à Mexico, la police fédérale en charge des transports, l’ancien secrétaire à la Sécurité publique du Mexique, et “également Interpol” (organisation internationale de coopération policière).

 

L’avocat de El Chapo, Jeffrey Lichtman, a de son côté accusé l’ancien président Felipe Calderon (2006-2012) et son successeur, Enrique Peña Nieto, d’avoir reçu de l’argent du cartel de Sinaloa, mais tous deux ont démenti ces accusations.

 

El Chapo, l’un des narcotrafiquants les plus célèbres au monde, est accusé notamment d’avoir expédié 155 tonnes de cocaïne aux États-Unis et risque la prison à vie.

S’il est difficile de prouver que des pots-de-vin ont pu être perçus par des présidents et des autorités fédérales de haut rang, la corruption des autorités locales est en revanche avérée.

 

“La corruption au sein des gouvernements des États et des municipalités est endémique”, commente à l’AFP Mike Vigil, ancien agent de la DEA, l’agence anti-drogue américaine.

“Ils contrôlent la police d’État et la police municipale, donc les mafieux les paient pour protéger les cargaisons”, ajoute-t-il.

 

A plusieurs reprises les autorités locales mexicaines, principalement des gouverneurs, ont été accusées d’avoir touché des pots-de-vin de la part du crime organisé ou d’entretenir des liens avec les trafiquants de drogue.

 

Source : AFP

 

 

La diplomatie du Brésil à l’heure de la rupture

La diplomatie brésilienne devrait effectuer un virage à 180 degrés sous la houlette d’Ernesto Araujo, un diplomate à la carrière modeste choisi pour sa grande proximité idéologique avec Jair Bolsonaro : pro-américanisme et opposition farouche au multilatéralisme.

 

Le futur ministre des Affaires étrangères de ce grand pays de 208 millions d’habitants a été promu ambassadeur en juin sans avoir dirigé une ambassade en 29 ans de carrière. Il aura pour mission à partir de janvier, sous la présidence d’extrême droite, de “régénérer” Itamaraty, siège de la diplomatie où il dirigeait le Département des Amériques.

 

“Les idées qu’il défend marquent une importante rupture” pour la diplomatie, relève Fernanda Magnotta, spécialiste en relations internationales à la fondation FAAP, à Sao Paulo.

Après la désignation de ce quasi inconnu de 51 ans, les analystes se sont précipités sur son blog Metapolitica17, sous-titré sans équivoque : “contre la mondialisation”.

 

Ils y ont trouvé de sérieux motifs d’inquiétude.

Qualifié de “brillant intellectuel” par Jair Bolsonaro, M. Araujo y livre avec des accents mystiques ses opinions radicales : patriotisme exacerbé, rejet virulent du multilatéralisme et du “marxisme culturel” qui a “influencé le dogme scientifique du réchauffement climatique”.

 

Comme Jair Bolsonaro, M. Araujo est un fervent admirateur de Donald Trump, qui peut “sauver l’Occident”. Ce nationaliste a adapté l'”Amérique d’abord” trumpienne en “Brésil d’abord”. Brasilia pourrait aussi permettre à Washington d’isoler davantage le Venezuela et Cuba.

 

Araujo estime aussi qu’il faut “résister à la Chine maoïste (sic) qui dominera le monde”. Jair Bolsonaro s’est déjà aliéné Pékin en l’accusant “d’acheter le Brésil” et en se rendant à Taïwan.

L’économie brésilienne pourrait souffrir d’un affaiblissement majeur de ses liens avec la Chine.

 

Source : AFP

 

 

Guatemala : fin de l’éruption du volcan Fuego, les habitants bientôt rapatriés

Le volcan de Fuego, au Guatemala, a terminé son puissant cycle d’éruption lundi, alors que près de 4.000 habitants de villages menacés avaient été évacués par crainte d’une catastrophe semblable à celle de juin qui avait fait 194 morts et 234 disparus.

Les spécialistes surveillent aussi 2 autres volcans, dont l’activité a connu récemment un regain.

 

Source : AFP

 

 

L’ex-président péruvien Garcia, soupçonné de corruption, demande asile à l’Uruguay

L’ancien président péruvien Alan Garcia a demandé asile à l’ambassade d’Uruguay à Lima après avoir été interdit de sortie du territoire le temps d’une enquête pour corruption, a annoncé dimanche le ministère des Affaires étrangères du Pérou.

 

Celui qui a présidé le Pérou à deux reprises est soupçonné d’être impliqué dans le gigantesque scandale de pots-de-vin versés dans plusieurs pays d’Amérique du Sud par le géant brésilien des travaux publics Odebrecht.

 

Le procureur financier José Domingo Pérez a de son côté réclamé la prison préventive pour la cheffe de l’opposition péruvienne Keiko Fujimori, fille de l’ancien président Alberto Fujimori (1990-2000), accusée d’avoir reçu de manière illicite 1,2 million de dollars de la part d’Odebrecht pour sa campagne présidentielle de 2011.

 

Source : AFP

 

 

ASIE

Les talibans ne veulent pas vraiment la paix, estime le chef du gouvernement afghan

Les talibans n’ont pas encore fait la preuve de leur détermination à mettre fin à 17 ans de guerre en Afghanistan, en dépit des efforts américains en faveur d’un accord de paix, a déclaré à l’AFP le chef du gouvernement afghan.

 

Abdullah Abdullah, “chef exécutif” en titre du gouvernement en place à Kaboul, s’est montré, lors de cet entretien à Paris, beaucoup plus sceptique sur les chances de parvenir à un accord que son rival politique, le président Ashraf Ghani, et ses homologues occidentaux.

 

Le responsable s’exprimait mercredi, au lendemain d’un nouvel attentat-suicide sanglant à Kaboul où 55 personnes ont été tuées lors d’un banquet célébrant la naissance du prophète Mahomet.

 

“Fermement condamné” par un porte-parole des talibans, cet attentat n’a pour l’heure pas été revendiqué mais le groupe Etat islamique (EI) est le plus souvent à l’origine des attaques-suicide en Afghanistan.

 

Abdullah entend étudier en détail les compte-rendus des derniers rounds de négociations entre les talibans et l’envoyé spécial américain Zalmay Khalilzad, qui se seraient tenus au Qatar la semaine dernière.

 

Quelle que soit l’issue de ces pourparlers, M. Abdullah juge que l’Afghanistan doit tenir comme prévu son élection présidentielle en avril, malgré la poussée de violences et les demandes de report émises par certains.

 

Le chef du gouvernement n’a pas caché ses inquiétudes sur le manque de progrès dans la lutte contre la fraude électorale, endémique dans le pays.

Il s’est ainsi dit “déçu” par les élections législatives d’octobre, marquées par de nombreux ratés.

 

Des milliers de plaintes ont été déposées devant la Commission électorale indépendante (CEI), alors que quatre millions de personnes ont bravé les menaces des talibans pour aller voter.

La gestion chaotique de ce scrutin organisé avec trois ans de retard laisse planer le doute sur la capacité d’organiser en avril le scrutin présidentiel.

 

Source : AFP

 

 

Imran Khan dénonce une nouvelle “tirade” de Trump contre le Pakistan

Le Premier ministre pakistanais Imran Khan a dénoncé lundi une nouvelle “tirade” de Donald Trump contre le Pakistan après que le président américain a affirmé dimanche qu’Islamabad “ne faisait rien du tout” pour les Etats-Unis dans sa guerre contre le terrorisme.

 

“Cette guerre a fait 75.000 victimes au Pakistan et a causé 123 milliards de dollars de pertes à l’économie” nationale, a écrit Imran Khan dans une série de tweets. “Nos zones tribales ont été dévastées et des millions de personnes ont été déracinées”.

 

“Cette guerre a eu un impact dramatique sur la vie de Pakistanais ordinaires”, a insisté le Premier ministre pakistanais, qualifiant de “minuscule” la somme de 20 milliards de dollars reçue selon lui des Etats-Unis.

 

Donald Trump a déclaré dimanche sur la chaîne de télévision Fox news qu’il avait annulé des centaines de millions de dollars d’aide destinés au Pakistan parce qu'”il ne fait rien, rien du tout, pour nous”.

 

Washington reproche de longue date à ce pays de donner refuge sur son territoire à des groupes armés qui ensuite attaquent les troupes afghanes et américaines de l’autre côté de la frontière afghano-pakistanaise.

 

Début janvier, le président américain avait déjà accusé de “mensonges” et de “duplicité” le Pakistan, qui a rejoint les Etats-Unis en 2001 dans leur guerre contre le terrorisme. “Il abrite les terroristes que nous chassons en Afghanistan”, avait-il tweeté, regrettant que son pays ait “bêtement donné 33 milliards de dollars d’aide au Pakistan”.

 

Le Pakistan continue de permettre le ravitaillement de l’armée américaine en Afghanistan via son territoire, a en outre remarqué le chef du gouvernement pakistanais. “M. Trump peut-il nommer un autre allié qui a consenti à autant de sacrifices ?”

 

Au lieu de faire du Pakistan “un bouc émissaire pour leurs échecs”, les Etats-Unis, enlisés depuis 17 ans en Afghanistan, feraient mieux de chercher à comprendre “pourquoi les talibans sont aujourd’hui plus forts qu’avant”, a suggéré M. Khan.

 

Source : AFP

 

 

De l’Afghanistan au bush : les réfugiés qui renoncent aux villes australiennes surpeuplées

Réfugié afghan de la minorité hazara, Ali est désormais installé dans le vaste arrière-pays australien. Il a ouvert un “Restaurant de l’amitié afghane” en hommage à l’accueil chaleureux qu’il dit avoir reçu à son arrivée à Griffith voici cinq ans.

 

Ce père de trois enfants âgé de 44 ans figure parmi un nombre croissant de réfugiés et de migrants qui ont préféré saisir des occasions d’emploi dans le bush, plutôt que d’aller dans des grandes villes comme Sydney et Melbourne, où les prix de l’immobilier sont astronomiques.

 

En Australie près de la moitié des habitants est née à l’étranger ou a au moins un parent né à l’étranger. Canberra accueille environ 14.000 réfugiés chaque année, auxquels s’ajoutent parfois des arrivées en vertu de programmes d’accueil exceptionnels comme celui qui a concerné récemment 12.000 Irakiens et Syriens.

 

Mais la politique extrêmement dure menée par l’Australie contre les boat-people clandestins et des incidents liés au racisme lui ont donné la réputation d’être inhospitalière envers les migrants non-Blancs.

 

D’après l’Institut de recherches Lowy, le ressentiment anti migrants est monté en flèche bien que le nombre d’arrivants, limité à 190.000 chaque année, soit resté stable.

Pour la première fois, le sondage annuel 2018 de Lowy montre que plus de la moitié des Australiens estiment le nombre de migrants “trop élevé”, contre 40% en 2017.

L’adoption par la classe politique conservatrice classique des messages de la droite dure a banalisé certains préjugés.

 

Mais parallèlement, les agglomérations de l’intérieur du pays manquent de bras et d’habitants.

Le ministre des Populations et des villes Alan Tudge veut ainsi obliger les nouveaux migrants à habiter plusieurs années en zone rurale pour décongestionner les grands centres urbains.

 

Mingoola, petite ville à la frontière entre les Etats du Queensland et de Nouvelle-Galles du Sud, se prévaut d’être une “success story”. La localité qui se mourait à petit feu du fait du vieillissement de la population a accueilli des réfugiés d’Afrique de l’Est issus de régions rurales et qui n’arrivaient pas à s’en sortir à Sydney.

 

Source : AFP

 

 

Afghanistan : le PAM va venir en aide à 2,5 millions de personnes touchées par la sécheresse

En prévision de la Conférence ministérielle sur l’Afghanistan organisée les 27 et 28 novembre à Genève, le Programme alimentaire mondial (PAM) entend insister sur l’importance de la lutte contre l’insécurité alimentaire, surtout face au défi de taille que constitue la grave sécheresse que connait le pays.

 

« En cette période particulièrement difficile, le gouvernement afghan, les agences des Nations Unies, y compris le PAM, et leurs partenaires ont besoin d’un soutien supplémentaire », a dit le porte-parole du PAM, Hervé Verhoosel.

 

Un nombre croissant d’Afghans ont urgemment besoin d’assistance alimentaire en raison de la sécheresse qui touche de vastes régions du pays. La sécheresse affecte 20 provinces du nord, du sud et de l’ouest (sur un total de 34 provinces).

 

3,5 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire dans la vingtaine de provinces les plus touchées par la sécheresse.

Face à cette situation, le PAM est déjà venu en aide à 1,4 million de personnes jusqu’à la mi-novembre.

 

D’ici à la fin du mois de novembre, le PAM devrait atteindre 1,7 million de personnes et, de décembre 2018 à mars 2019, près de 2,5 millions de personnes sont ciblées.

De son côté, Kaboul a fourni au PAM 60.000 tonnes métriques de blé.

 

En outre, l’agence humanitaire onusienne prévoit d’augmenter considérablement son programme de lutte contre la sécheresse. Près de 2,5 millions de personnes dans les 20 provinces touchées sont ciblées pendant au moins six mois alors que le gouvernement et d’autres ONG partenaires vont venir en aide à un million d’Afghans vulnérables.

 

L’autre volet de la réponse du PAM consiste à soutenir les zones touchées par la sécheresse par des projets. Dans tout le pays, plus de 1.500 kilomètres de canaux d’irrigation ont été ainsi construits et 10 millions d’arbres plantés.

 

Reste que pour mener toutes ces opérations de décembre 2018 à mai 2019, le PAM a encore besoin de 83,6 millions de dollars pour lutter contre la sécheresse et financer son plan stratégique du pays.

 

Des fonds qui permettront à l’agence onusienne de fournir une aide alimentaire et financière à 4,5 millions de personnes. Il s’agit d’une assistance à 2,5 millions de personnes touchées par la sécheresse.

 

L’aide vise enfin les deux autres millions de personnes, notamment les personnes déplacées par les conflits et les catastrophes naturelles, les rapatriés, les femmes et les enfants ayant des besoins nutritionnels.

 

Source : ONU

 

 

Le président chinois arrive aux Philippines, allié historique de Washington

Le président chinois Xi Jinping est arrivé mardi aux Philippines pour sa première visite d’Etat dans ce pays traditionnellement allié des Etats-Unis, mais qui s’est tourné vers Pékin sur fond de lutte d’influence en Asie entre les deux premières économies mondiales.

 

Peu après son arrivée au pouvoir en 2016, le président Rodrigo Duterte avait annoncé sa “séparation” d’avec les Etats-Unis, jugeant que l’archipel, colonie américaine jusqu’en 1946, avait peu bénéficié de cette alliance.

 

Il cherche à développer les relations avec Pékin et obtenir au passage de l’aide pour son pays de 105 millions d’habitants. La Chine a promis d’injecter des milliards de dollars d’investissements et de prêts dans de grands projets d’infrastructures mais ces sommes ne se sont pour l’heure pas parvenues jusqu’à Manille.

 

La Chine a prêté dans le monde des dizaines de milliards de dollars depuis 2013 pour accroître son influence et faire pièce à l’hégémonie américaine qui a caractérisé l’ordre mondial de l’après Seconde Guerre mondiale, en particulier en Asie.

 

Des centaines de manifestants se sont rassemblés devant l’ambassade de Pékin pour dénoncer le rapprochement avec la Chine. “Les Philippines ne sont pas à vendre”, criaient-il. Certains brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : “La Chine hors des eaux philippines”, référence aux eaux disputées de mer de Chine méridionale.

 

Rodrigo Duterte avait choisi d’ignorer un jugement de la Cour permanente d’arbitrage de la Haye déclarant illégales les revendications de Pékin sur la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale. D’autres pays du Sud-Est asiatique ont des prétentions sur cette mer réputée riche en hydrocarbures et par où transitent 4,5 milliards d’euros de fret annuel.

 

Les relations avec les Etats-Unis se sont cependant réchauffées depuis l’arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump, qui a mis la sourdine sur les critiques contre la campagne de répression antidrogue menée par le président philippin.

 

La Chine a promis à Manille 24 milliards de dollars en prêts et en investissements mais seule une infime partie est effectivement arrivée dans l’archipel.

Les opposants de Duterte disent qu’il a été dupé. D’autres dénoncent le “piège de la dette”, citant en exemple la politique chinoise de prêts aux pays en développement.

 

Pour l’analyste philippin Richard Heydarian, les promesses chinoises ont convaincu Manille de “mettre la pédale douce” sur la question de la mer de Chine mais Pékin n’a pas tenu sa part du marché.

 

Source : AFP

 

 

Le sommet de l’Apec échoue à s’entendre une déclaration commune

Les dirigeants de l’Asie-Pacifique ont pour la première fois de leur histoire échoué à s’entendre, dimanche, sur une déclaration commune à l’issue d’un sommet en Papouasie Nouvelle-Guinée marqué par les divergences entre les Etats-Unis et la Chine sur le commerce et les investissements.

 

Le cadre multilatéral des relations commerciales que l’Apec a été chargé de protéger depuis 1989 est menacé par l’influence croissante de la Chine dans la région Pacifique et par les droits de douane imposés par les Etats-Unis, qui ont pour conséquence de tendre les relations et de créer des divisions.

 

Le Premier ministre de Papouasie Nouvelle-Guinée, qui présidait la réunion, a souligné que l’un des points de blocage portait sur la mention éventuelle de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) et sur sa possible réforme dans la déclaration finale.

 

Le président chinois Xi Jinping a suscité des inquiétudes chez les Occidentaux en rencontrant des dirigeants des Iles Pacifiques pour évoquer son programme de “Nouvelles routes de la soie”.

Ce projet prévoit un vaste plan de développement des transports terrestres et maritimes entre la Chine, l’Asie du Sud-Est, l’Asie centrale, le Moyen-Orient, l’Europe et l’Afrique.

 

Les Etats-Unis et leurs alliés, le Japon, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, ont riposté dimanche avec un plan de 1,7 milliard de dollars pour déployer électricité et internet en Papouasie.

 

Source : Reuters

 

 

Le chef du renseignement militaire russe est mort

Le chef de la direction du renseignement militaire russe (GRU), Igor Korobov, dont les services ont été mis en cause dans plusieurs affaires récentes par les Occidentaux, est décédé mercredi des suites d’une “longue et grave maladie”, a annoncé le ministère de la Défense.

 

Agé de 62 ans, le général Igor Korobov dirigeait le GRU depuis 2016. Il avait été décoré du titre de Héros de la Russie, le plus haut titre honorifique du pays, pour son travail à la tête de l’agence de renseignement.

 

Le directeur du GRU figurait depuis mars dernier sur une liste d’individus sanctionnés par les Etats-Unis pour avoir contribué à “saper la cybersécurité pour le compte du gouvernement russe”.

 

La Grande-Bretagne accuse le GRU d’une tentative d’assassinat par empoisonnement de son ancien agent Sergueï Skripal et de sa fille à Salisbury (Angleterre) en mars dernier. Les Pays-Bas ont pour leur part attribué à des agents du GRU la responsabilité d’une intrusion dans le réseau informatique de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC).

 

Moscou rejette toutes ces accusations.

Selon un média russe, Igor Korobov avait été convoqué par le président Vladimir Poutine après l’affaire Skripal et sermonné pour le déroulement de cette opération qui a fait du GRU un objet de moquerie dans les médias occidentaux.

 

Le GRU, fondé en 1918 juste après la prise du pouvoir par les Bolcheviks, est l’une des trois grandes agences de renseignement russes, avec le Service fédéral de sécurité (FSB) et le Service des renseignements extérieurs (SVR).

 

Igor Korobov avait été inculpé avec plusieurs agents le mois dernier par la justice américaine pour conspiration en vue de pirater des ordinateurs et de dérober des données dans le but de nuire à ceux qui ont dévoilé un programme de dopage d’athlètes russes à l’initiative de l’Etat.

 

Trois de ces sept agents avaient déjà été inculpés par le procureur spécial Robert Mueller dans le cadre de l’enquête menée aux Etats-Unis sur les soupçons d’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine de 2016.

 

Source : Reuters

 

 

Les USA vont réduire leurs manœuvres avec la Corée du Sud

Le secrétaire américain à la Défense, Jim Mattis, a annoncé mercredi que l’ampleur des manœuvres militaires “Foal Eagle”, organisées conjointement chaque année par les Etats-Unis et la Corée du Sud, serait réduire l’année prochaine.

 

Jim Mattis a dit que cette décision visait à ne pas entraver les efforts diplomatiques menés en direction de la Corée du Nord, qui considère ces exercices militaires comme une menace pour sa sécurité.

 

Plusieurs séries de manœuvres ont été suspendues par les deux alliés depuis le sommet inédit du 12 juin dernier entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, lors duquel Trump a fait la promesse de mettre fin aux “jeux de guerre”.

Trump et Kim devraient à nouveau se rencontrer en 2019.

 

Source : Reuters

 

 

Indonésie : un cachalot retrouvé mort avec 6 kg de plastique dans le ventre

Un cachalot a été retrouvé mort en Indonésie avec 115 verres en plastique et 25 sacs du même matériau dans l’estomac, une nouvelle illustration des problèmes de déchets de l’archipel qui inquiètent les écologistes.

 

 

L’archipel d’Asie du Sud-Est est le deuxième producteur mondial de déchets marins après la Chine. Environ 1,29 million de tonnes sont jetées chaque année en mer, ce qui provoque des dégâts immenses sur les écosystèmes et la santé.

 

En 2017, les autorités avaient décrété un “état d’urgence déchets” sur une plage de Bali ensevelie sous les détritus. L’archipel s’est engagé à réduire les déchets marins de 70% d’ici 2025. Mais du fait de la faiblesse de ses infrastructures et du manque de prise de conscience de la population, cet objectif devrait être difficile à atteindre.

 

Source : AFP

 

 

En Thaïlande, les moines rendus obèses par l’afflux d’offrandes sucrées

Chaque jour, des milliers de moines bouddhistes font la tournée des offrandes à travers la Thaïlande. Les boissons sucrées et gâteaux industriels qu’ils récoltent les rendent souvent obèses, un phénomène devenu un vrai problème de société dans le royaume.

 

Les moines sont plus de 300.000 dans ce pays majoritairement bouddhiste de près de 70 millions d’habitants.

La tradition de faire des offrandes en nature aux moines est très ancrée en Thaïlande, mais aussi en Birmanie ou au Cambodge voisin, où les statues de Bouddha le montrent joufflu.

 

Mais la classique obole de riz s’est transformée en paniers de “junk-food”, des chips aux boissons énergétiques, dans ce pays où les scandales de moines vivant grand train ou détournant de l’argent à des fins personnelles n’ont pas découragé les fidèles de leur faire des dons, considérés comme de “bonnes actions” portant chance.

 

Ce goût pour des offrandes trop grasses, trop sucrées ou trop salées, donne des taux de diabète et d’hypertension au sein du clergé bouddhiste qui affolent les autorités sanitaires, dans un pays où plus généralement l’obésité progresse.

 

En décembre 2017, la junte militaire au pouvoir en Thaïlande a publié une Charte de la Santé des moines, les enjoignant à prendre soin de leur corps.

Des initiations à la diététique sont organisées, y compris à travers les monastères de province, pour tenter de changer leurs habitudes alimentaires.

 

Le problème, c’est qu’ils sont censés accepter toutes les offrandes car “selon l’enseignement de Bouddha, tout ce qui est offert doit être accepté”, rappelle Phra Rajvoramuni, un moine ayant participé à la rédaction de la charte.

Par ailleurs, en Thaïlande, les moines sont censés ne pas faire de sport.

 

Source : AFP

 

 

EUROPE

Migrants : la justice italienne demande la mise sous séquestre à Marseille de l’Aquarius

La justice italienne a demandé le placement sous séquestre du navire humanitaire Aquarius à Marseille pour une affaire de traitement illégal de déchets, un nouveau coup dur pour les ONG qui se portent au secours des migrants en mer.

 

L’ONG Médecins sans frontières (MSF), qui affrète l’Aquarius avec SOS Méditerranée depuis 2016, a dénoncé “une mesure disproportionnée et instrumentale, visant à criminaliser pour la énième fois l’action médico-humanitaire en mer”.

 

A la demande du parquet de Catane (Sicile), la justice italienne “a ordonné le placement sous séquestre” du navire et de comptes bancaires de MSF.

Mais MSF a annoncé son intention de faire appel.

 

La mesure ne change de toute façon pas la donne au large de la Libye, où les ONG ont secouru plus de 120.000 migrants depuis 2014 mais sont désormais quasi-absentes après 18 mois d’incessantes attaques politiques — de gauche comme de droite –, judiciaires et administratives.

 

Plusieurs ONG ont suspendu ou déplacé leurs activités, tandis que d’autres voient leur navire bloqué en Italie, à Malte ou en France, comme c’est le cas de l’Aquarius.

L’Aquarius est amarré à Marseille depuis début octobre dans l’attente d’un pavillon lui permettant de naviguer après le retrait de ceux de Gibraltar puis du Panama.

 

L’enquête porte sur le traitement des vêtements trempés et souillés abandonnés par les migrants à bord, ainsi que des restes alimentaires et déchets sanitaires, que les deux navires ont confiés aux services des ordures des ports où ils débarquaient les migrants secourus en mer.

 

Or, les équipes médicales de MSF à bord ont signalé parmi les migrants de nombreux cas de gale, HIV, méningites ou infections respiratoires comme la tuberculose et ne pouvaient ignorer le risque de transmission de virus ou d’agents pathogènes via leurs vieux vêtements, selon le parquet.

 

Grâce à des accords controversés conclus en Libye par le précédent gouvernement de centre gauche pour empêcher les migrants de prendre la mer, puis à la politique des ports fermés de M. Salvini, l’Italie a vu le nombre d’arrivées sur ses côtes chuter drastiquement à partir de l’été 2017.

 

Cette année, l’Italie a enregistré 22.500 arrivées sur ses côtes, soit une baisse de plus de 80% par rapport aux années précédentes. Mais selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), faute de navires de secours, la traversée depuis la Libye a coûté la vie à au moins 1.267 migrants cette année.

 

Source : AFP

 

 

La Pologne ne signera pas le pacte mondial pour la migration

Le gouvernement polonais a annoncé à son tour mardi qu’il ne signerait pas le pacte mondial pour la migration validé en juillet dernier par tous les pays membres de l’Onu sauf les Etats-Unis.

 

“Ce document ne répond pas aux exigences de la Pologne qui veut de solides garanties pour que chaque pays ait le droit de décider en toute indépendance quels migrants il accepte de recevoir”, précise le gouvernement.

 

Varsovie reproche aussi au pacte de ne pas faire suffisamment la différence entre immigration illégale et immigration légale.

La Pologne rejoint ainsi la Hongrie et l’Autriche. La Bulgarie devrait également les imiter.

 

A Bratislava, le ministre slovaque des Affaires étrangères, Miroslav Lajcak, a menacé de démissionner si son pays rejetait à son tour le pacte. Il a dénoncé “les populistes, les xénophobes et les nationalistes qui répandent des mensonges sur ce texte”.

 

Mardi, le Premier ministre slovaque a dit craindre que son pays, s’il signe ce document, ne doive accueillir plus de migrants qu’il ne le souhaite.

Le Parti national slovaque (SNS), membre de la coalition gouvernementale, a clairement annoncé son intention d’empêcher que la Slovaquie ratifie l’accord.

 

Source : Reuters

 

 

Bosnie : une nouvelle présidence et des nationalistes pour un pays paralysé

Trois coprésidents ont prêté serment mardi en Bosnie, dont le nationaliste serbe prorusse Milorad Dodik, pour lequel ce pays paralysé par ses divisions communautaires un quart de siècle après la guerre est le résultat d’un “concept raté”.

 

Cette situation politique est un défi supplémentaire pour les institutions de ce petit pays pauvre des Balkans de 3,5 millions d’habitants, en proie au clientélisme, à la corruption, au chômage (entre 20% et un tiers de la population active) et d’où ont émigré depuis cinq ans quelque 170.000 personnes, selon des ONG.

 

Prévue par l’accord de Dayton qui avait mis fin au conflit de 1992-95 (100.000 morts), cette présidence à trois têtes sortie des élections du 7 octobre, est censée représenter les principales communautés : les Bosniaques musulmans (environ la moitié de la population), les Serbes orthodoxes (un tiers) et les Croates catholiques (15%).

 

Les deux premières sont représentées par des nationalistes : le conservateur Sefik Dzaferovic, 61 ans, dont le parti SDA affiche sa proximité avec le président turc Recep Tayyip Erdogan ; et Milorad Dodik, 59 ans, qui revendique son amitié avec le président russe Vladimir Poutine et exercera en premier, pendant huit mois, la présidence tournante.

 

A leurs côtés, le social-démocrate Zeljko Komsic, 54 ans, assure vouloir bâtir une “Bosnie des citoyens”, transcendant les communautés. Mais sa légitimité est mise en cause par le principal parti croate (HDZ, nationaliste) qui l’accuse de devoir son poste à des voix bosniaques et de trahir les siens.

 

Les députés HDZ sont en position de bloquer le travail parlementaire.

Pendant sa prestation de serment mardi, Milorad Dodik a assuré ne pas vouloir “agir au détriment de qui que ce soit” et souhaité “une coopération efficace”.

 

S’il entend œuvrer à obtenir le statut de candidat à l’Union européenne pour la Bosnie, il est en revanche opposé à la volonté des deux autres coprésidents de rapprocher le pays de l’Otan, plaidant pour sa “neutralité militaire”.

De divisions jamais surmontées découle un empilement administratif ubuesque.

 

Source : AFP

 

 

Les centristes suédois renoncent à former un gouvernement

La dirigeante du Parti du centre suédois a renoncé jeudi à former un gouvernement en Suède en l’absence de majorité parlementaire claire.

Plus de deux mois après les législatives, Annie Loof est la troisième responsable à jeter l’éponge.

 

La Suède est plongée dans une impasse politique depuis les élections législatives du 9 septembre qui n’ont pas permis de dégager une majorité claire.

Avec 62 députés, les démocrates suédois, formation d’extrême droite, se trouvent en position d’arbitre et s’opposent à tout gouvernement qui ne tiendrait pas compte de leurs exigences.

 

Source : Reuters

 

 

Allemagne : enquête sur le financement de la campagne de l’AfD

La justice a ouvert une enquête sur la présidente du groupe Alternative pour l’Allemagne (AfD) au Bundestag, Alice Weidel, soupçonnée d’infraction à la législation sur le financement des partis politiques, a annoncé mercredi le parquet de Constance, dans le sud-ouest de l’Allemagne.

 

La branche locale de l’AfD est soupçonnée d’avoir reçu d’une entreprise basée en Suisse 145.000 francs suisses (près de 128.000 euros) entre juillet et septembre 2017, juste avant les élections législatives fédérales qui ont permis au parti d’extrême droite de faire son entrée au Parlement.

 

La loi allemande interdit aux partis politiques de recevoir des dons provenant de pays n’appartenant pas à l’Union européenne.

Comme Alice Weidel bénéficie de l’immunité parlementaire, le parquet a dû à l’avance lui notifier, ainsi qu’au président du Bundestag, qu’une enquête allait être ouverte.

 

Lors d’un discours au Parlement mercredi, Weidel a reconnu que son parti avait “commis des erreurs” dans la gestion des dons pour la campagne électorale. Elle a précisé que les fonds litigieux avaient été remboursés à l’entreprise suisse.

Plusieurs membres de l’AfD de la région de Constance sont également visés par l’enquête.

 

Source : Reuters

 

 

Grèce : heurts entre jeunes et policiers après une manifestation à Athènes

Des heurts ont éclaté samedi entre la police grecque et de jeunes manifestants au terme d’une marche à Athènes à l’occasion du 45e anniversaire de la répression violente d’un soulèvement étudiant qui avait contribué à la chute de la dictature des colonels.

 

Plus de 10.000 personnes ont défilé pacifiquement dans le centre de la capitale grecque avec des bannières proclamant la “Résistance” et des slogans hostiles aux politiques d’austérité appliquées depuis huit ans à la demande des bailleurs internationaux de la Grèce.

 

Source : Reuters

 

 

L’ex-PM macédonien Grouevski obtient l’asile en Hongrie

L’ex-Premier ministre macédonien Nikola Grouevski, condamné par la justice de son pays à 2 ans de réclusion pour corruption, a annoncé mardi avoir obtenu l’asile politique en Hongrie.

Nikola Grouevski, qui a démissionné en 2016 après dix années passées au pouvoir, a fui son pays six mois après avoir été condamné à une peine de deux ans de prison pour corruption.

 

Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, avait apporté son soutien à Nikola Grouevski lors de la campagne pour les élections législatives en Macédoine, fin 2016, et il avait salué les efforts de son parti pour stopper les migrants traversant les Balkans pour se rendre vers l’Europe de l’Ouest.

 

Source : Reuters

 

 

Nouvelle manifestation à Prague contre le Premier ministre Babis

Des milliers de Tchèques ont manifesté samedi à Prague pour réclamer la démission du Premier ministre Andrej Babis à l’occasion de l’anniversaire de la “Révolution de velours” qui avait précipité la chute du régime communiste tchécoslovaque en 1989.

 

Andrej Babis est accusé de chercher à entraver une enquête pour fraude le visant, ce qu’il dément. Les partis de l’opposition ont réclamé la tenue d’un vote sur une motion de censure, qui devrait intervenir le 23 novembre.

Les Tchèques avaient déjà manifesté jeudi à Prague.

 

Source : Reuters

 

 

Rome : des bulldozers démolissent les villas kitsch d’un clan mafieux

Les forces de l’ordre ont lancé mercredi dans la banlieue de Rome la démolition de huit villas construites illégalement par un clan mafieux, les Casamonica, connu pour sa violence et son goût du kitsch.

 

“Aujourd’hui est une belle journée pour les Romains. Nous restaurons la légalité, les règles, la discipline et la sécurité”, s’était félicité Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur et chef de la Ligue (extrême droite). La Ligue gouverne l’Italie dans le cadre d’une coalition avec le Mouvement 5 Etoiles (populiste), dont fait partie la maire de Rome.

 

Le clan des Casamonica, d’origine rom, est présent essentiellement dans la périphérie sud et sud-est de Rome. Il est soupçonné de fraudes, extorsions et trafic de drogue. Ses membres sont considérés comme très violents.

 

Les Casamonica sont cités dans l’enquête sur le réseau mafieux qui s’était infiltré à la mairie de Rome durant le mandat du prédécesseur de Virginia Raggi, Gianni Alemanno (2008-2013, droite). La justice poursuit 46 personnes dans cette affaire.

 

Source : AFP

 

 

Manifestation à Londres contre l'”inaction” politique face au changement climatique

Des centaines de personnes ont manifesté samedi à Londres à l’appel du mouvement Extinction Rebellion, bloquant des ponts de la capitale pour dénoncer l'”inaction criminelle” du gouvernement en matière de lutte contre le changement climatique.

 

Le mouvement réclame que le gouvernement “prenne des mesures pour réduire à zéro d’ici 2025 les émissions de dioxyde de carbone”. Il demande aussi l’instauration d’une “assemblée citoyenne nationale” pour superviser les changements.

 

Le Royaume-Uni s’est engagé en 2008 à réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’au moins 80% d’ici à 2050, par rapport aux niveaux de 1990.

Les émissions ont baissé de 43% par rapport à 1990, selon un rapport officiel d’août 2018.

En juillet, le gouvernement a annoncé la fin de la vente de voitures diesel ou essence d’ici 2040.

 

Source : AFP

 

 

Condamné à redoubler d’efforts sur le climat, l’Etat néerlandais se pourvoit en cassation

L’Etat néerlandais a annoncé vendredi se pourvoir en cassation suite à une décision de justice rendue début octobre l’ordonnant de réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’au moins 25% d’ici 2020.

 

“Le cabinet se pourvoit en cassation afin de soumettre à la Cour suprême la question de principe relative à la manière dont la justice peut examiner les choix politiques du gouvernement”, a déclaré le ministère néerlandais des Affaires économiques et du Climat.

 

“La procédure en cassation n’a aucune conséquence sur l’engagement du gouvernement de réduire les émissions de CO2 de 25% d’ici 2020. Le gouvernement continue à y travailler”, a affirmé le ministère.

 

Dans une procédure historique, quelque 900 Néerlandais avait entamé une action en justice contre leur gouvernement avec l’aide de l’ONG Urgenda, active dans la défense de l’environnement. Ces citoyens demandaient que La Haye prenne des mesures pour réduire les émissions de CO2 aux Pays-Bas de 40% d’ici à 2020, par rapport aux niveaux de 1990.

 

Le gouvernement néerlandais avait fait appel en mai de sa condamnation en première instance en 2015. La Cour d’appel de La Haye avait confirmé le jugement, affirmant que l’Etat agissait “illégalement” et faisait “trop peu pour prévenir un changement climatique dangereux”.

 

Le ministère avait alors annoncé étudier un éventuel recours en cassation, tout en promettant d'”exécuter la décision” de la Cour d’appel.

Les Pays-Bas sont particulièrement vulnérables aux conséquences du changement climatique, une partie du pays se trouvant en dessous du niveau de la mer.

 

Source : AFP

 

 

Les Pays-Bas opposés à une armée européenne, préfèrent l’Otan

Les Pays-Bas ne sont pas favorables à la formation d’une armée européenne et considèrent que l’Otan doit rester le pilier de la défense du continent, a déclaré vendredi le Premier ministre néerlandais Mark Rutte.

 

Le président français Emmanuel Macron a relancé le débat sur la constitution d’une armée commune et a obtenu sur ce point le soutien de la chancelière allemande Angela Merkel, en dépit de l’hostilité affichée du président américain Donald Trump à cette idée.

 

Angela Merkel a insisté, lors d’un discours sur “l’avenir de l’Union européenne” prononcé mardi devant le Parlement européen à Strasbourg, qu’une telle armée ne ferait pas concurrence à l’Otan mais “compléterait” son action.

 

Ce projet, longtemps combattu par le Royaume-Uni qui s’apprête à sortir de l’Union européenne, ne fait cependant toujours pas l’unanimité parmi les pays européens, dont certains privilégient leur relation avec les Etats-Unis.

 

Source : Reuters

 

 

 

 

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