L’essentiel depuis une semaine, jusqu’au 27/09 à 15h

 

PROCHE ET MOYEN-ORIENT

Golan : Israël prêt à rouvrir le point de passage de Kouneïtra

Les autorités israéliennes sont prêtes à rouvrir le point de passage de Kouneïtra vers la partie du plateau du Golan contrôlée par le gouvernement de Damas, maintenant que l’armée syrienne en a chassé les rebelles, a déclaré jeudi le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman.

 

En visite sur place, il a souligné que la réouverture de ce point de passage dépendait désormais du gouvernement syrien.

Israël a conquis lors de la guerre des Six-Jours en 1967 une partie du Golan qu’elle a annexée en 1981.

 

Source : Reuters

 

 

Syrie : les djihadistes vont quitter la zone démilitarisée d’Idlib, dit l’opposition

Les djihadistes vont probablement quitter la zone démilitarisée dont les contours ont été dessinés par la Turquie et la Russie après un accord conclu entre Ankara, disent les groupes rebelles modérés.

 

Quelque trois millions de civils, tous hostiles à Damas, vivent à Idlib, au côté de dizaines de milliers de combattants, djihadistes liés à Al Qaïda ou rebelles plus modérés soutenus par la Turquie.

 

La Russie et la Turquie sont convenues la semaine dernière d’établir à compter de la mi-octobre une zone démilitarisée dans cette province syrienne afin de séparer les forces gouvernementales et les rebelles, pour la plupart des combattants djihadistes, et éviter une offensive des forces loyalistes qui aurait probablement entraîné de lourdes pertes dans la population civile.

 

Source : Reuters

 

 

Syrie : Washington se prépare à une autre guerre illimitée, à cause de l’Iran

Après l’Afghanistan où l’armée américaine est embourbée depuis 17 ans, les Etats-Unis se préparent à une autre guerre illimitée, en Syrie cette fois : l’administration Trump a fait savoir cette semaine qu’elle restera sur le territoire syrien tant que l’Iran n’en partira pas.

 

Sur le sol syrien, Washington a déployé quelque 2.000 soldats, dans le cadre de la lutte internationale contre le groupe Etat islamique (EI).

Mais l’Iran ne semble pas pressé de partir.

D’où les interventions aériennes régulières de l’armée israélienne (Israël est allié aux USA).

 

Source : AFP

 

 

La Russie inquiète Israël en renforçant la défense antiaérienne syrienne

Israël a mis en garde Moscou lundi sur les conséquences de sa décision de renforcer la défense antiaérienne de son allié syrien à la suite de la destruction par erreur d’un avion russe, dont le Kremlin juge l’Etat hébreu responsable.

 

Une semaine après la destruction d’un Iliouchine Il-20 de l’armée russe au-dessus de la Méditerranée par la défense antiaérienne syrienne répliquant à des frappes israéliennes, la Russie a fait monter d’un cran la tension en annonçant la livraison sous deux semaines de ses missiles S-300 au régime de Bachar al-Assad.

 

Les Etats-Unis ont protesté contre cette décision. “Toute arme supplémentaire destinée à soutenir Assad en ce moment ne fait que le garder dans une position où il menace la région — et la menace, c’est un flot de réfugiés quittant la région, c’est le meurtre de son propre peuple”, a déclaré le ministre américain de la Défense Jim Mattis.

 

“Il y a aujourd’hui cinq armées qui se font face en Syrie et les récents incidents montrent que le risque de guerre régionale est bien réel”, a averti chef de la diplomatie française Le Drian.

L’armée russe intervient en Syrie depuis septembre 2015 en soutien au régime de Bachar al-Assad, ce qui a permis à ce dernier de reprendre le contrôle d’une grande partie du territoire.

 

Israël a multiplié en Syrie les bombardements contre des positions gouvernementales, des convois d’armes destinées selon lui au Hezbollah, et de manière intensifiée ces derniers mois contre des cibles iraniennes. Israël reste techniquement en guerre avec la Syrie.

 

Source : AFP

 

 

Les Européens veulent faire du troc avec l’Iran, Washington fulmine

Les Etats-Unis ont vivement répliqué mardi au projet européen d’instaurer un troc avec l’Iran pour contourner les sanctions américaines, menaçant de leur foudre ceux qui se prêteront au jeu. “Nous n’allons pas permettre que nos sanctions soient contournées par l’Europe ou qui que ce soit d’autre”, a averti mardi le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

 

L’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 est censé empêcher l’Iran de se doter de la bombe atomique tout en sortant le pays de son isolement économique grâce à une levée des sanctions qui l’étranglaient.

 

Mais en claquant la porte de l’accord en mai, Donald Trump a rétabli une série de sanctions lourdes de conséquences pour l’économie iranienne et pour les entreprises étrangères commerçant avec l’Iran si elles opèrent en dollars ou ont aussi des intérêts aux Etats-Unis.

 

Le 4 novembre, une nouvelle vague de sanctions frappera directement les exportations de brut iranien et les opérations bancaires avec ce pays qui va se retrouver de facto déconnecté des circuits financiers internationaux.

 

Source : AFP

 

 

Attentat d’Ahvaz : l’enquête iranienne sur la piste de l’EI

Plus de 20 personnes ont été arrêtées dans le cadre de l’attentat meurtrier d’Ahvaz, dans le sud de l’Iran, qui semble désormais établir un lien entre les assaillants et le groupe jihadiste sunnite État islamique (EI).

 

Les “5 membres” du “commando terroriste” ayant abattu 24 personnes à l’arme automatique samedi matin en marge d’un défilé militaire ont été identifiés”, a indiqué le ministère des Renseignements iranien.

 

Le ministère affirme que les assaillants étaient affiliés “à des groupes séparatistes takfiris soutenus par des pays arabes réactionnaires”.

Le terme “takfiri” est utilisé par les autorités iraniennes pour désigner les jihadistes sunnites.

 

La conclusion du ministère semble donner du crédit à la revendication de l’attentat publiée par l’EI dès samedi.

L’attentat a également été revendiqué au nom de la Résistance nationale d’Ahvaz, qui se présente comme un groupe séparatiste arabe.

 

Située à environ 560 km au sud de Téhéran, Ahvaz est la capitale de la province du Khouzestan, peuplée majoritairement d’Arabes.

Il est question d’une dérive “idéologique” de certains groupuscules séparatistes vers le jihadisme.

 

Source : AFP

 

 

Yémen : l’ONU s’efforce de mobiliser davantage de soutien à la réponse humanitaire

Alors que la crise humanitaire au Yémen atteint des niveaux sans précédent avec les trois-quarts de la population ayant besoin d’une forme d’assistance, l’ONU a organisé lundi à New York une réunion pour mobiliser davantage de soutien à la réponse humanitaire.

 

Plus de 22 millions de personnes ont besoin d’aide au Yémen, dont 8,4 millions de personnes souffrant d’insécurité alimentaire grave et 10 millions qui pourraient entrer dans cette catégorie d’ici la fin de l’année, si une action urgente n’est pas menée.

 

Le conflit au Yémen – déjà l’un des pays les plus pauvres du monde avant la crise -s’est intensifié en mars 2015, lorsqu’une coalition internationale dirigée par l’Arabie saoudite est intervenue militairement à la demande du Président yéménite contre les rebelles houthis.

 

Actuellement, plus de 150 organisations humanitaires travaillent sans relâche pour fournir une assistance. Sur les près de 3 milliards de dollars requis cette année, 2 milliards de dollars (65%) ont été mobilisés, ce qui en fait l’appel humanitaire le mieux financé au monde.

Cependant, les besoins continuent de dépasser la capacité de réponse.

 

Source : ONU

 

 

Yémen : 3 corridors humanitaires seront ouverts entre Hodeida et Sanaa

La coalition qui intervient militairement au Yémen sous commandement saoudien a annoncé lundi son intention d’ouvrir, en coordination avec l’ONU, 3 corridors humanitaires entre le port de Hodeïda (ouest) et la capitale Sanaa.

 

La situation humanitaire ne cesse d’empirer au Yémen avec des risques croissants de famine d’une grande ampleur.

La ville portuaire de Hodeïda, sur la mer Rouge, et la capitale yéménite Sanaa sont aux mains des rebelles Houthis, soutenus par l’Iran.

 

La coalition sous commandement saoudien est intervenue au Yémen en 2015 pour rétablir le gouvernement reconnu internationalement.

La guerre qui se poursuit depuis a fait quelque 10.000 morts, en majorité des civils, et plus de 56.000 blessés. Elle a provoqué la pire crise humanitaire du monde.

 

Le 18 septembre, après la non-tenue de pourparlers qui étaient annoncés par l’ONU à Genève, des responsables de la coalition anti-rebelles avaient annoncé la reprise d’une offensive pour prendre Hodeïda, principal point d’entrée des importations, de l’aide internationale, mais aussi des armes.

 

Source : AFP

 

 

Nouvelles arrestations de militaires en Turquie

Les autorités turques ont ordonné lundi l’arrestation de 61 militaires, dont de nombreux officiers appartenant à la marine et à l’armée de terre, soupçonnés d’être liés à Fethullah Gülen, prédicateur exilé aux Etats-Unis que les autorités accusent d’avoir orchestré la tentative de coup d’Etat de l’été 2016.

 

Depuis la tentative de putsch de juillet 2016, au cours de laquelle 250 personnes ont été tuées, les autorités turques procèdent à des vagues régulières d’arrestations, notamment dans la fonction publique et dans les rangs des forces de sécurité.

 

Plus de 150.000 fonctionnaires ont été renvoyés et quelque 77.000 personnes inculpées.

Fethullah Gülen, dont Ankara réclame l’extradition, dément toute implication dans la tentative de coup d’Etat.

 

Source : Reuters

 

 

Le sort du pasteur américain détenu en Turquie dépend de la justice, dit Erdogan

Le sort du pasteur américain Andrew Brunson, poursuivi en Turquie pour terrorisme, ne dépend pas du pouvoir politique mais de la justice, a répété le président Recep Tayyip Erdogan, dans un entretien accordé mardi à Reuters, en marge de l’Assemblée générale de l’Onu.

 

Le pasteur évangélique a été placé en résidence surveillée en juillet après 21 mois de détention. Il est passible de 35 ans de prison. “Brunson a été arrêté pour terrorisme (…) Le 12 octobre, il y aura une nouvelle audience. Nous ne savons pas ce que le tribunal décidera et les responsables politiques n’auront pas voix au chapitre.

 

“En tant que président, je n’ai pas le droit d’ordonner sa libération. Notre système judiciaire est indépendant”, a souligné Recep Tayyip Erdogan, qui réclame depuis des mois l’extradition de Fethullah Gülen, le théologien turc exilé aux Etats-Unis, auquel il impute le putsch manqué de juillet 2016.

 

Donald Trump a ordonné en août le doublement des droits de douane sur l’aluminium et l’acier importés de Turquie pour protester contre le maintien en détention d’Andrew Brunson. La Turquie a riposté en taxant plus lourdement les voitures, les spiritueux et le tabac américains.

 

La livre turque a perdu près de 40% de sa valeur face au dollar cette année en raison des inquiétudes suscitées par la politique monétaire d’Erdogan et de la crise diplomatique avec Washington. Le chef de l’Etat a par ailleurs assuré que la Turquie continuerait à acheter du gaz naturel iranien, malgré les sanctions américaines contre Téhéran.

 

Source : Reuters

 

 

Israël demande à des Bédouins d’évacuer un village d’ici le 01/10

Les autorités israéliennes ont donné jusqu’au 1er octobre aux Bédouins installés dans un village de Cisjordanie occupée pour évacuer les lieux avant que les habitations soient rasées.

La localité de Khan al Ahmar, où ils habitent, consistent en des cabanes de tôle et de planche, construites sur une colline aride près d’une route israélienne qui relie Jérusalem à la mer Morte.

 

Israël prévoit de démolir cette localité et de reloger ses 180 habitants – des Bédouins qui élèvent des moutons et des chèvres – 12 km plus loin, près du village palestinien d’Abou Dis et à côté d’une décharge d’ordures.

Ce projet-là a provoqué un tollé chez les Palestiniens et de la part de certains pays d’Europe. Car la démolition permettrait d’étendre les colonies israéliennes et de couper en deux la Cisjordanie, rendant encore plus compliquée l’éventuelle création d’un Etat palestinien sur ce territoire.

 

Israël occupe depuis près de 50 ans la Cisjordanie où plusieurs communautés de bédouins sont installées à l’est de Jérusalem, dans un secteur où l’Etat hébreu projette d’implanter davantage de colonies, selon des ONG de défense des droits de l’Homme.

 

Source : Reuters

 

 

 

AFRIQUE

Libye : arrêt des combats à Tripoli après un nouveau cessez-le-feu

Le calme est revenu en banlieue sud de Tripoli après un mois de combats meurtriers entre milices rivales, à la faveur d’un nouvel accord de cessez-le-feu annoncé mercredi par le gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale (GNA).

 

Le GNA a exprimé sa “satisfaction” après “le retour au calme” dans les secteurs touchés par les combats qui ont fait au moins 117 morts, plus de 400 blessés et 25.000 déplacés depuis la fin août, selon un nouveau bilan officiel.

 

L’accord a été signé par des représentants des villes de Tripoli et de Tarhouna (ouest), dont sont issues les principales milices impliquées dans les combats.

Le nouvel accord stipule le respect du cessez-le-feu conclu sous l’égide de l’ONU début septembre et qui n’avait tenu que quelques jours.

 

Il prévoit également la formation d’une force régulière mixte composée notamment de policiers de Tripoli et Tarhouna pour sécuriser la banlieue sud de la capitale.

Mais sans une solution pérenne, le nouvel accord reste aussi fragile que le premier, mettent en garde des analystes. Car le GNA et l’ONU n’ont aucune autorité sur les groupes armés.

 

Les affrontements ont éclaté le 27 août sur fond de lutte d’influence entre milices pour dominer la capitale et contrôler les institutions et des richesses du pays, plongé dans le chaos depuis la chute de régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

 

Le GNA a promis mercredi de “tirer la leçon” de la dernière “escalade militaire” et de mettre en œuvre des mesures de sécurité prévues par l’accord de cessez-le-feu signé sous l’égide de l’ONU.

Ce texte stipule notamment la sortie de la capitale des groupes armés et de leurs armes lourdes.

 

Prenant acte des difficultés sur le terrain, la France semble ne plus vouloir pousser à l’organisation d’élections le 10 décembre en Libye, selon un calendrier qui avait été adopté en mai à Paris en présence de responsables libyens rivaux.

 

Source : AFP

 

 

La guerre civile au Soudan du Sud a fait près de 400.000 morts

Le bilan de la guerre civile au Soudan du Sud est considérablement plus élevé que ce qui avait été rapporté jusqu’à présent, à en croire une étude rendue publique mercredi, qui avance le chiffre global de plus de 380.000 morts.

 

Ce chiffre englobe les personnes tuées dans les violences (190.000) et celles qui sont mortes de faim ou en raison de la déliquescence des services de santé due au conflit civil.

“Le nombre véritable de victimes pourrait être considérablement plus élevé”, estiment en outre les auteurs du rapport.

 

Salva Kiir a signé un accord de paix avec Riek Machar et d’autres factions rebelles le 12 septembre à Addis-Abéba, pour mettre un terme à la guerre civile. Un précédent accord de paix, signé en 2015, avait été rompu un an plus tard.

 

Source : Reuters

 

 

L’armée kényane tue 10 combattants islamistes

L’armée kényane a tué 10 combattants appartenant au groupe islamiste somalien des Chabaab lors d’affrontements qui se sont produits lundi dans l’est du pays, ont annoncé les forces armées gouvernementales.

 

Les Chabaab sont en lutte pour tenter de renverser le gouvernement somalien et imposer la charia. Ils ont intensifié leurs attaques au Kenya depuis que ce pays a envoyé des troupes en Somalie en 2011.

Les Chabaab ont mené plusieurs attaques au cours des 12 derniers mois dans le comté de Lamu.

 

Source : Reuters

 

 

Une attaque de rebelles fait 18 morts dans l’est de la RDC

14 civils et 4 soldats ont été tués samedi dans une attaque menée par des rebelles dans la ville de Beni dans l’est de la République démocratique du Congo, rapportent l’armée et un responsable local.

 

Ces violences pourraient compliquer les actions humanitaires menées dans la région pour lutter contre l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola qui affecte les provinces du Nord-Kivu et d’Ituri.

 

Les assaillants qui se sont heurtés aux forces régulières congolaises feraient partie des Forces alliées démocratiques, un groupe d’islamistes ougandais opérant dans l’est de la RDC, a dit le responsable de la communauté locale, Kizito Bin Hangi.

 

“Beni est ingouvernable ce matin. Plusieurs manifestations ont été décrétées dans la ville où les gens expriment leur colère et leur consternation” a-t-il dit.

Plusieurs dizaines de personnes ont été blessées avant que les assaillants parviennent à prendre la fuite.

 

Source : Reuters

 

 

Au Zimbabwe, l’épidémie de choléra de trop

Au moins 32 personnes ont succombé en quinze jours à cette maladie de la pauvreté, témoin de l’état catastrophique du Zimbabwe d’aujourd’hui.

Le pays y est habitué.

 

En 2008, l’épidémie avait fait au moins 4.000 morts. Elle avait alors éclaté au beau milieu d’une crise économique qui avait forcé de nombreux hôpitaux publics à fermer faute de médicaments et de personnels, partis à l’étranger.

 

Comme à chaque contagion, les autorités ont interdit les réunions publiques et la police a nettoyé les rues de ses vendeurs et de leurs étals de nourriture à l’hygiène douteuse.

Mais le choléra a continué à se propager. Plus de 7.000 cas ont été recensés à ce jour. Alors pour nombre d’habitants de Harare, cette épidémie est celle de trop.

 

La colère gronde contre la réaction “léthargique” du gouvernement et ses priorités, dans un pays ravagé depuis une bonne décennie par une crise économique catastrophique.

Dans la plupart des quartiers affectés, il y a des tonnes d’ordures qui n’ont pas été ramassées depuis des mois.

 

Fraîchement élu, le président Emmerson Mnangagwa a succédé en novembre à Robert Mugabe en promettant de tourner la page de la corruption et de relancer l’économie.

Mais ses moyens semblent très limités. Son ministre des Finances Mthuli Ncube a dû lancer un appel aux dons pour financer 35 des 64 millions de dollars nécessaires pour enrayer l’épidémie.

 

Le maire de la capitale Herbert Gomba a lui rappelé que des travaux de rénovation des canalisations étaient en cours. Mais il n’a pas promis de miracle. “Il nous faut trouver de nouvelles sources d’eau potable et un milliard de dollars pour régler de façon adéquate le problème.”

 

Source : AFP

 

 

Le Président centrafricain promet de ne ménager aucun effort pour réconcilier et reconstruire son pays

Le Président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, a déclaré mercredi à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies que son gouvernement et le peuple centrafricains étaient résolument engagés sur la voie de la consolidation du processus démocratique et de relèvement économique du pays.

 

Touadéra a promis de ne ménager aucun effort pour créer les conditions de la réconciliation et de la reconstruction de son pays, où est déployée une Mission de la paix des Nations Unies (MINUSCA) depuis plusieurs années.

 

Il a expliqué que son gouvernement s’efforçait de restaurer l’autorité de l’Etat en poursuivant le déploiement progressif de l’administration et des services de l’Etat dans les provinces ainsi que le rétablissement des services sociaux de base.

 

Il a déploré la persistance d’événements tragiques et douloureux « perpétrés par les ennemis de la paix », qui « alimentent les violences qui ensanglantent, depuis le début de l’année 2018, aussi bien dans la capitale qu’à l’intérieur du pays, avec une augmentation des cas de violation des droits de l’homme et du droit international humanitaire ».

 

Source : ONU

 

 

Mali : le chef de l’ONU appelle à matérialiser les dividendes de la paix

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a appelé mercredi la communauté internationale à redoubler d’efforts pour le Mali et le Sahel et permettre à la région de tirer profit de son potentiel.

 

Pour le Secrétaire général, les retards pris dans la mise en œuvre de l’accord de paix au Mali ne feront « qu’aggraver les problèmes de sécurité et entravé la marche vers la stabilité ».

« Il est temps que toutes les parties honorent leurs obligations, notamment en accélérant l’application de la feuille de route du 22 mars », a souligné le chef de l’ONU.

 

Guterres estime que les dividendes de la paix doivent se matérialiser pour le peuple malien dans leur vie quotidienne.

Pauvreté, changement climatique, chômage, démographie, déficits de gouvernance.

 

Le Secrétaire général a énuméré les nombreux défis qui affectent le Mali et plus largement la région du Sahel, auxquels viennent s’ajouter les menaces du terrorisme, de l’extrémisme violent et de l’insécurité chronique.

 

Face à ces menaces, le chef de l’ONU a souligné que la Force conjointe du G5 Sahel est un bon exemple de responsabilité régionale. « Mais il lui faut un mandat fort et un financement pérenne », a-t-il martelé.

 

Source : ONU

 

 

Madagascar : situation “sous contrôle” après la réapparition de la peste

Le ministre malgache de la Santé a assuré jeudi que la situation était “sous contrôle” après l’annonce des premiers cas confirmés de peste de la saison, disant que les leçons avaient été tirées du lourd bilan de l’an dernier.

 

“Nous avons enregistré du 1er août jusqu’au 17 septembre treize cas suspects de peste, dont trois cas confirmés qui ont causé deux décès”, a déclaré M. Yoël Rantomalala.

“Pour l’instant, nous contrôlons la situation, on est sur la bonne voie”, a insisté M. Rantomalala devant la presse.

 

La peste est endémique sur la Grande Ile et réapparaît presque chaque année depuis 1980 dans les zones rurales à la faveur de la saison des pluies.

L’an dernier, l’épidémie s’était exceptionnellement propagée aux grandes zones urbaines. La contamination avait été déclarée sous contrôle fin novembre, après avoir fait plus de 200 morts.

 

Source : AFP

 

 

 

ASIE

Tempête russo-ukrainienne sur la mer d’Azov

Dominant une mer étincelante sous le soleil de plomb, les grues du port ukrainien de Marioupol restent immobiles : son activité se trouve en grande partie paralysée en raison de ce que Kiev dénonce comme un blocus russe de la mer d’Azov.

 

Cette petite mer se trouve dans une zone sous haute tension, entre la péninsule ukrainienne de Crimée annexée par la Russie en 2014 et l’est de l’Ukraine, théâtre d’une guerre avec les séparatistes prorusses.

 

Une nouvelle crise s’amplifie, Kiev et les Occidentaux accusant la Russie d'”entraver” délibérément la navigation des navires commerciaux via le détroit de Kertch, seule voie maritime vers la mer d’Azov.

 

L’Ukraine critique une tentative de Moscou d’étouffer ses ports, cruciaux pour les exportations de sa production métallurgique, voire de préparer une offensive contre Marioupol, dernière grande ville sous contrôle de Kiev dans l’est.

 

La tension monte y compris sur le plan militaire dans les eaux peu profondes de la mer d’Azov qui baignent le sud du Donbass, région ukrainienne où le conflit armé avec les séparatistes prorusse a fait plus de 10.000 morts en quatre ans.

 

Kiev et l’Occident accusent la Russie de soutenir militairement les séparatistes, ce qu’elle dément, malgré de nombreuses preuves du contraire.

 

Source : AFP

 

 

L’Inde n’a pas demandé l’arrêt des importations de pétrole iranien

Le gouvernement indien n’a pas demandé aux raffineurs pétroliers d’interrompre leurs importations de brut iranien, a-t-on assuré mercredi de source gouvernementale à New Delhi.

“Nous avons de bonnes relations avec l’Iran et les Etats-Unis et notre décision ne dépend pas de l’énergie”, a-t-on déclaré.

 

La plupart des raffineries indiennes ont toutefois réduit leurs importations avant l’entrée en vigueur, le 4 novembre, de sanctions américaines dans le secteur pétrolier.

Troisième importateur mondial de pétrole et deuxième client de Téhéran après la Chine, l’Inde participe à la construction du port de Chabahar, dans le sud-est de l’Iran.

 

Source : Reuters

 

 

La Chine mise sur le numérique pour moins dépendre du commerce

L’organisme de planification du gouvernement chinois veut développer encore plus l’économie numérique, estimant que l’intelligence artificielle et le “big data” deviendront des sources de création d’emplois.

 

“La Chine promouvra la transformation numérique des secteurs traditionnels, poussant davantage de travailleurs à changer de poste et à améliorer la qualité de l’emploi”, explique mercredi la Commission nationale pour le développement et la réforme (NDRC).

 

La différend commercial qui gagne en ampleur entre la Chine et les Etats-Unis plombe les perspectives économiques de la Chine à moyen terme et met en danger des millions d’emplois. Cette poussée vers une économie numérique est pour Pékin un moyen d’être moins dépendant du commerce et d’autres éléments externes.

 

L’économie numérique chinoise a connu une croissance de 18% à 3.800 milliards de dollars (3.230 milliards d’euros) en 2017, soit le tiers du Produit intérieur brut (PIB), selon l’académie chinoise des technologies de l’information et des communications.

 

Source : Reuters

 

 

Amnesty demande à Pékin de reconnaître qu’il interne les musulmans

Amnesty International (AI) a appelé la Chine lundi à faire la lumière sur la “répression massive” dont seraient victimes jusqu’à un million de membres de minorités musulmanes dans la vaste région du Xinjiang, dans le nord-ouest chinois.

 

La région est l’objet d’une sévère reprise en main politique ces dernières années, à la suite d’une série d’attentats meurtriers attribués à des islamistes ou à des indépendantistes musulmans.

La situation a conduit le gouvernement à durcir de façon draconienne l’encadrement des pratiques religieuses et les contrôles policiers.

 

Pékin est accusé par les défenseurs des droits de l’Homme d’y avoir ouvert des “centres de rééducation” pour les personnes soupçonnées d’intentions hostiles. La plupart serait des Ouïghours ou des Kazakhs, les principales ethnies musulmanes du Xinjiang.

 

Le Pakistan, principal allié musulman de la Chine, qui y investit des dizaines de milliards de dollars dans un vaste projet d’infrastructures, a pour sa part nié avoir critiqué Pékin la semaine dernière, comme l’ont rapporté certains médias.

 

Le contrôle des religions s’est accru en Chine dans le but officiel de “contrer l’extrémisme”.

Les chrétiens ont également été visés, une importante église “clandestine” de Pékin ayant été fermée en septembre.

 

Source : AFP

 

 

Hong Kong interdit un parti indépendantiste, une première depuis 1997

Hong Kong a interdit lundi le Parti national, qui milite pour l’indépendance de l’ex-colonie britannique, une première depuis le retour en 1997 du territoire dans le giron de Pékin.

Aux termes de la déclaration sino-britannique qui avait présidé à cette rétrocession, la région autonome du Sud de la Chine jouit de libertés inconnues dans le reste du pays.

 

Mais nombreux sont ceux qui se disent convaincus que Pékin est en train de durcir sa mainmise sur Hong Kong.

La demande d’interdiction avait été fortement critiquée par les organisations de défense des droits de l’Homme et par le ministère britannique des Affaires étrangères.

 

L’organisation Human Rights Watch a jugé cette décision “historique dans les efforts de Pékin et du gouvernement hongkongais contre les libertés hongkongaises”.

Cela crée un précédent dangereux qui pourrait entraîner l’interdiction d’autres formations politiques.

 

Source : AFP

 

 

Achat d’armes russes : convocation de l’ambassadeur US à Pékin

L’ambassadeur des Etats-Unis en Chine a été convoqué samedi au ministère chinois des Affaires étrangères pour y recevoir une plainte officielle de Pékin contre la décision de sanctionner une agence militaire chinoise et son directeur pour avoir acheté des avions de chasse et des systèmes antiaériens russes.

 

Un porte-parole avait indiqué plus tôt dans la journée que la décision d’acquérir des avions de chasse et des systèmes antimissiles auprès de la Russie participait de la coopération normale entre deux Etats souverains et que les Etats-Unis n’avaient pas “le droit de s’y ingérer”.

 

Par ailleurs, le ministère de la Défense a annoncé dans un communiqué qu’il allait rappeler son chef de la marine, en visite aux Etats-Unis, et reporter des discussions militaires prévues la semaine prochaine entre représentants chinois et américains.

 

La Chine est le seul pays à disposer des systèmes sophistiqués S-400 en violation de la loi américaine sanctionnant ce que Washington considère comme une “attitude pernicieuse” de la Russie, a expliqué un responsable du département d’Etat, samedi.

 

Source : Reuters

 

 

Malaisie : l’homme de fer Abdulla Yameen lâche le pouvoir

Coup de théâtre aux Maldives : l’homme fort du pays Abdulla Yameen a reconnu lundi sa défaite surprise à l’élection présidentielle face au candidat de la coalition d’opposition, Ibrahim Mohamed Solih.

 

“Les citoyens des Maldives ont décidé de ce qu’ils souhaitent. J’ai accepté les résultats d’hier”, a déclaré Abdulla Yameen, qui a mené une féroce répression de toute dissidence et muselé la société civile depuis son arrivée au pouvoir en 2013.

 

Les Etats-Unis ont salué un scrutin “qui a ouvert un nouveau chapitre dans l’histoire du pays” et promis une coopération accrue avec l’archipel.

Fustigé pour sa répression par l’Union européenne, les États-Unis et l’Inde, M. Yameen s’était rapproché ces dernières années de la Chine.

 

Source : AFP

 

 

 

PLANETE GLOBALE

L’ouverture de la route du Nord de l’Arctique bouscule le fret mondial

C’est une conséquence de la fonte des glaces qui pourrait à long terme révolutionner le fret mondial : parti en août de l’Extrême orient russe, un porte-conteneurs brise-glace danois est arrivé jeudi au large de Saint-Pétersbourg après avoir franchi l’Arctique par le Nord, du jamais vu pour un navire de cette taille.

 

Praticable auparavant seulement quelques semaines par an et pour des bateaux de taille plus modeste que ce géant des mers, cette route surnommée “passage du nord-est”, qui longe les côtes septentrionales de la Sibérie, devient accessible de plus en plus longtemps en raison du réchauffement climatique.

 

Si à court terme cet itinéraire reste difficile et coûteux à exploiter, la Russie mise sur le développement de ce raccourci maritime, qui permet aux navires de gagner jusqu’à 15 jours par rapport à la voie classique passant par le canal de Suez.

 

Jusqu’à présent, seuls des navires de moindre taille ont parcouru cette route – désormais accessible de juillet à octobre – à l’instar des méthaniers brise-glace nucléaires qui acheminent vers l’Europe et l’Asie le gaz naturel liquéfié (GNL) provenant de la péninsule russe de Yamal, où le russe Novatek et le français Total ont inauguré une gigantesque usine il y a quelques mois.

 

Le président russe Vladimir Poutine a appelé début septembre “tous les partenaires intéressés à développer cette route prometteuse”.

Dans son projet de budget 2019-2021, la Russie a par ailleurs prévu d’investir plus de 40 milliards de roubles (516 millions d’euros au taux actuel) dans le développement de cette route.

 

Rouslan Tankaïev, expert auprès de la Chambre de commerce et de l’Union des producteurs d’hydrocarbures de Russie, estime que d’ici à 2050, “la route sera praticable toute l’année”, une “bénédiction” pour des pays comme la Russie ou le Canada.

 

Selon lui, cet itinéraire peut réduire le trajet de plusieurs milliers de kilomètres par rapport au Canal de Suez, mais est aussi “beaucoup plus sûr” vu les risques de piraterie.

Selon M. Tankaïev, les volumes de transport par l’Arctique augmenteront “très rapidement”.

 

Cette ruée inquiète les associations de protection de l’environnement, qui craignent des marées noires menaçant un écosystème relativement préservé.

Une démocratisation de cette route aurait pour conséquence une intensification de l’exploitation des hydrocarbures dans l’Arctique.

 

Source : AFP

 

 

La lutte contre la tuberculose est gravement sous-financée, estime la N° 2 de l’ONU

La lutte contre la tuberculose est considérablement sous-financée, avec un déficit d’environ 13 milliards de dollars par an, a déclaré mercredi la Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, Amina J. Mohammed, lors d’une réunion de haut niveau sur cette maladie.

 

Près d’un an après la Conférence ministérielle sur l’élimination de la tuberculose tenue à Moscou en novembre dernier, les ministres et autres dirigeants de 120 pays se sont engagés à accélérer les progrès pour mettre fin à la maladie.

 

Mme Mohammed a décrit la tuberculose comme une « épidémie vicieuse » qui infecte quelque 10,4 millions de personnes dans le monde et est alimentée par la pauvreté, les inégalités, les migrations et les conflits.

 

Alors que la tuberculose touche tous les pays et tous les continents, plus de la moitié des nouveaux cas se produisent dans cinq pays seulement. Dans certains pays dont le Mozambique, les Philippines et l’Afrique du Sud, 500 cas sont enregistrés pour 100.000 habitants.

 

Source : ONU

 

 

L’ONU et l’UE lancent d’une nouvelle initiative pour lutter contre la pollution plastique

Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et la Commission européenne ont lancé conjointement mercredi une plateforme mondiale pour combattre la pollution plastique.

 

Cette plateforme encouragera de nouveaux engagements pour réduire et changer les habitudes de conception, de production, de consommation et d’élimination des plastiques à travers le monde.

Des millions de tonnes de plastiques qui se retrouvent chaque année dans nos océans.

 

De nombreux pays à travers le monde ont pris des engagements ambitieux pour lutter contre la pollution par les plastiques.

À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement cette année, l’Inde a annoncé son intention d’interdire tous les plastiques à usage unique d’ici 2022.

 

L’objectif de la Plateforme mondiale des plastiques est de fournir un soutien aux pays et aux villes qui ont pris des engagements ambitieux, en facilitant le partage d’expériences, la mise en place de nouvelles politiques et l’inspiration pour de nouveaux engagements.

 

Source : ONU

 

 

Abus sexuels dans l’Eglise : le pape évoque l’indignation des jeunes

Le pape a reconnu mardi à Tallinn, lors d’une visite en Estonie, que les scandales sexuels impliquant le clergé catholique étaient un repoussoir pour une jeunesse ne percevant pas une condamnation suffisamment forte de la part de l’Eglise.

 

Les jeunes “sont indignés par les scandales sexuels et économiques, face auxquels ils ne voient pas une nette condamnation”, a-t-il constaté, devant la jeunesse chrétienne du pays conviée dans une église luthérienne.

 

L’Eglise catholique est actuellement au cœur d’une crise existentielle dévastatrice en raison de la multiplication de révélations sur des abus sexuels. Mardi, l’Eglise catholique allemande a officiellement présenté ses excuses après la publication d’un rapport accablant relatant des agressions sexuelles sur plus de 3.600 mineurs sur la période 1946-2014.

 

Fait nouveau, de très nombreux évêques sont désormais dans le collimateur de la justice de leur pays pour avoir détourné le regard, voire organisé les transferts de paroisse de prêtres pédophiles.

 

A la veille de son voyage, le pape a accepté la démission de 2 nouveaux évêques au Chili, où 119 enquêtes sont ouvertes pour agressions sexuelles présumées commises par des membres de l’Eglise depuis les années 1960.

Dans ce contexte chargé, le pape a cherché à rassurer la jeunesse chrétienne d’Estonie.

 

Source : AFP

 

 

Washington et Pékin s’enlisent dans la guerre commerciale

La guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine s’est aggravée lundi avec l’entrée en vigueur de nouvelles taxes douanières américaines sur 200 milliards de dollars de biens chinois.

Cette dernière salve porte à plus de 250 milliards les marchandises chinoises frappées de nouvelles taxes, soit environ la moitié des exportations chinoises vers les Etats-Unis.

 

La Chine devait rétorquer immédiatement avec l’imposition de nouveaux droits de douane punitifs de 5 ou 10% sur des biens américains, représentant 60 milliards de dollars d’importations annuelles en Chine.

 

Trump intime depuis des mois à son partenaire chinois de mettre fin à des pratiques commerciales qu’il juge déloyales. Il déplore qu’en contrepartie d’un accès au marché chinois, les entreprises américaines soient contraintes de partager avec des partenaires locaux une partie de leur savoir-faire technologique, ce qu’il assimile à du “vol” de propriété intellectuelle.

 

“La guerre commerciale est désormais une réalité”, a pris acte Brian Coulton, le chef économiste de l’agence de notation financière Fitch.

Rendant la situation plus difficile, le dialogue semble rompu.

 

Les mesures protectionnistes américaines ont atteint un niveau tel qu’elles affectent “sensiblement” la perspective de croissance économique mondiale, même si l’expansion reste encore solide, a estimé vendredi l’agence de notation.

 

L’expansion mondiale est d’autant plus menacée que Donald Trump a engagé un bras de fer commercial avec tous les principaux partenaires des Etats-Unis.

Pour l’heure, il a signé un armistice fragile avec l’Union européenne et le Mexique, mais son administration mène de délicates négociations avec le Canada.

 

En outre, le Japon avec lequel les Etats-Unis accusent un déficit commercial de 56,6 milliards de dollars, semble désormais être dans le viseur du locataire de la Maison Blanche.

La politique protectionniste de Donald Trump ne suscite pas que les inquiétudes des économistes.

 

Le géant de la distribution Walmart a mis en garde sur les conséquences des hausses de prix pour les consommateurs américains : si de nouvelles taxes étaient imposées sur les marchandises chinoises, il pourrait augmenter ses prix sur un large éventail de produits.

 

L’inquiétude du monde des affaires est d’autant plus grande que Donald Trump a menacé de taxer encore 267 milliards de dollars de marchandises chinoises si Pékin venait à répliquer aux 200 milliards taxés.

 

Source : AFP

 

 

L’abus d’alcool tue 3 millions de personnes par an estime l’OMS

Plus d’un décès sur 20 en 2016 – 3 millions de personnes, pour la plupart des hommes – ont été causés par l’usage nocif de l’alcool, selon un rapport publié en fin de semaine par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

« Beaucoup trop de gens, leurs familles et les communautés subissent les conséquences de l’usage nocif de l’alcool par la violence, les blessures, les problèmes de santé mentale et des maladies comme le cancer et accident vasculaire cérébral », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, le Directeur général de l’OMS.

 

Le rapport montre qu’environ 237 millions d’hommes et 46 millions de femmes souffrent de troubles liés à la consommation d’alcool et que ces troubles sont plus fréquents dans les pays à revenu élevé.

 

Le rapport montre que, bien que presque tous les pays ont des taxes sur l’alcool, moins de la moitié d’entre eux utilisent d’autres stratégies liées aux prix.

En outre, bien que de nombreux pays interdisent la publicité à la télévision et à la radio, les restrictions sont rares en ce qui concerne la publicité sur Internet et les médias sociaux.

 

Source : ONU

 

 

 

AMERIQUES

Venezuela : Maduro propose à Trump de le rencontrer malgré des “différences abyssales”

Le président du Venezuela Nicolas Maduro s’est dit prêt, mercredi à la tribune de l’Assemblée générale annuelle des Nations unies, à rencontrer son homologue américain Donald Trump, qui n’a cessé de l’étriller depuis deux jours à New York.

 

A l’ONU, le président américain a notamment estimé devant des journalistes que Nicolas Maduro pourrait être “renversé très rapidement” si “les militaires décidaient de le faire”.

“Plus de deux millions de personnes ont fui” le pays en raison du gouvernement socialiste vénézuélien soutenu par Cuba, avait-il aussi déploré à la tribune de l’ONU.

 

Les Etats-Unis avaient également annoncé mardi de nouvelles sanctions financières contre 4 personnes de l’entourage de Nicolas Maduro.

Le président Maduro lui-même était déjà sur la liste des sanctions financières américaines depuis l’été 2017.

 

Le Venezuela va sombrer davantage dans la récession cette année et afficher une hyperinflation historique de 1.000.000% d’ici fin décembre, avait prévenu fin juillet le Fonds monétaire international.

 

Le Produit intérieur brut vénézuélien devrait se contracter de 18% en 2018, avait précisé le FMI, s’inquiétant des répercussions sur les pays voisins, en particulier la Colombie, qui voient affluer en masse les Vénézuéliens fuyant le pays.

 

Le Venezuela tire 96% de ses revenus du pétrole brut. Or, sa production de pétrole a chuté d’au moins la moitié en un an et demi, faute de liquidités pour moderniser les champs pétroliers.

 

Source : AFP

 

 

Le prêt du FMI à l’Argentine passe de 50 à 57 milliards de dollars

L’Argentine, secouée par une crise économique, a obtenu mercredi du Fonds monétaire international 7 milliards de dollars supplémentaires et une accélération du calendrier des versements, afin de stabiliser la troisième économie d’Amérique latine.

 

Le prêt accordé par le Fonds monétaire international (FMI) en juin “passe de 50 à 57,1 milliards de dollars. Les versements prévus pour le restant de l’année 2018 et 2019 augmentent de 19 milliards de dollars”, a déclaré le ministre argentin de l’Economie Nicolas Dujovne.

 

D’ici à la fin de l’année 2018, l’Argentine recevra 13 milliards au lieu des 6 milliards prévus initialement dans le premier accord conclu en juin. Et pour 2019, Buenos Aires pourra compter sur la mise à disposition de 22 milliards, au lieu de 11.

 

L’annonce de l’accord Argentine-FMI intervient alors que le peso semble s’inscrire dans une phase de stabilité après deux crises monétaires, qui ont fait perdre au peso plus de 50% de sa valeur face au dollar.

 

Le pouvoir d’achat des 41 millions d’Argentins a considérablement baissé ces derniers mois. En 2018, l’inflation se situera au-dessus de 40%, alors que la récession annuelle atteindra 2,4%.

Pour l’économiste Fausto Spotorno, “l’accord avec le FMI dissipe les doutes financiers pour au moins un an. C’est positif. Le gouvernement doit désormais atteindre ses objectifs”.

 

Dans la rue, l’accord avec le FMI a du mal à passer.

NDLR : à chaque fois que le FMI intervient dans un pays, cela entraîne une forte austérité, puis des manifestations.

 

Source : AFP

 

 

 

EUROPE

Steve Bannon poursuit sa campagne d’Europe, via l’Italie

Steve Bannon, l’ancien conseiller de Donald Trump, a fait une nouvelle fois étape samedi en Italie, terreau fertile pour ses idées ultra-conservatrices, qu’il souhaite faire gagner aux prochaines élections européennes en apportant son aide aux partis nationalistes du Vieux continent.

 

Proche de l’extrême droite américaine, Steve Bannon mène depuis plusieurs mois une campagne anti-Union européenne que l’a conduit dans plusieurs capitales, où il a systématiquement fustigé les élites, la bureaucratie et les médias traditionnels.

 

L’ambition de l’ex-stratège de Donald Trump est d’engendrer une révolte populiste de droite à travers le continent grâce aux élections du Parlement européen en mai 2019.

Pour cela, il a annoncé cet été le lancement d’une fondation, baptisée “Le Mouvement”, destinée à organiser les différentes formations de droite radicale

 

Au cours de sa tournée européenne, Steve Bannon a noué des contacts avec les principaux leaders nationalistes : Marine Le Pen en France, le protagoniste du Brexit Nigel Farage au Royaume-Uni, le Premier ministre Hongrois Viktor Orban ou M. Salvini.

 

Samedi soir, l’ancien patron du site d’informations ultra-conservateur Breitbart, qui faisait sa première grande intervention publique en Italie, a aussi prédit une nouvelle crise financière.

“Elle fera paraître celle de 2008 comme un pique-nique dominical. Ce sera une crise de la dette, une crise monétaire”, a-t-il assuré.

 

Source : AFP

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