L’essentiel depuis vendredi, jusqu’au 22 octobre à 16h30

 

PLANETE GLOBALE

John Bolton attendu de pied ferme à Moscou sur le retrait d’un traité nucléaire

Deux jours après le coup de tonnerre de l’annonce américaine du retrait d’un traité majeur sur les armes nucléaires, le conseiller de la Maison Blanche à la Sécurité nationale John Bolton rencontre lundi à Moscou le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, qui attend de pied ferme ses explications.

 

Cette visite, annoncée avant que Donald Trump n’annonce sa décision de retirer son pays du traité INF sur les armes nucléaires de portée intermédiaire (INF, Intermediate Nuclear Forces Treaty) conclu avec la Russie pendant la Guerre froide, était déjà importante, s’agissant du premier déplacement d’un haut responsable américain à Moscou depuis plusieurs mois.

 

Mais l’annonce de Donald Trump, samedi, lui a donné encore plus de relief alors que les relations entre les deux pays sont déjà au plus bas.

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, a ajouté lundi qu’une sortie américaine du traité INF “rendrait le monde plus dangereux”.

 

“L’intention de sortir de ce traité soulève les plus graves préoccupations”, a ajouté Dmitri Peskov. Parallèlement, alors que l’annonce américaine fait craindre un retour de la prolifération nucléaire, le porte-parole du Kremlin a assuré que la Russie “n’attaquera jamais personne en premier”.

 

John Bolton est connu pour ses positions très fermes en matière de politique étrangère. Chantre par le passé d’une chute du régime iranien, il faisait partie de ceux qui plaidaient pour “sortir de l’accord iranien” signé en 2015 par plusieurs pays avec Téhéran pour l’empêcher de se doter de l’arme nucléaire.

 

Nommé en mars 2018, John Bolton n’a également jamais caché sa conviction que Washington devrait frapper militairement la Corée du Nord plutôt que négocier avec ce régime et il reste un partisan de sanctions beaucoup plus larges contre la Russie, accusée par Washington d’avoir tenté de perturber le processus démocratique américain.

 

Selon le journal britannique The Guardian, c’est John Bolton lui-même qui a fait pression sur le président américain pour un retrait du traité INF.

Ce serait aussi lui qui bloquerait toute négociation pour une extension du traité New Start sur les missiles stratégiques, qui arrive à expiration en 2021.

 

Le traité INF, en abolissant l’usage de toute une série de missiles d’une portée variant de 500 à 5.500 km, avait mis un terme à la crise déclenchée dans les années 1980 par le déploiement des SS-20 soviétiques à têtes nucléaires ciblant les capitales occidentales.

 

Pour Donald Trump, Moscou viole depuis de nombreuses années ce traité. Washington se plaint notamment du déploiement du système de missiles 9M729, dont la portée dépasserait la limite convenue des 500 km.

 

Source : AFP

 

 

Les conditions inhumaines dans les habitations informelles sont un scandale mondial, selon une experte de l’ONU

Ignorer les près de 900 millions de personnes qui vivent dans des habitations informelles surpeuplées est un scandale mondial des droits humains que les gouvernements doivent résoudre, a déclaré jeudi la Rapporteure spéciale des Nations Unies sur le droit au logement.

 

« Les conditions de vie dans les quartiers d’habitations informelles sont l’une des violations les plus répandues des droits de l’homme dans le monde. Pourtant, la plupart les ignorent et beaucoup les exacerbent », a déclaré Leilani Farha dans un rapport à l’Assemblée générale des Nations unies.

 

« Les conditions de vie de beaucoup de personnes sont inhumaines : surpeuplement, manque de services de base tels que toilettes et eau courante, et insécurité totale. Beaucoup craignent constamment de voir leur maison rasée par un bulldozer ou détruite ».

 

« Dans de nombreuses villes d’Afrique, plus de la moitié de la population vit dans des quartiers informels. En Asie, il y a 520 millions d’habitants dans des quartiers informels, souvent dans des zones vulnérables aux inondations, aux glissements de terrain ou à la contamination ».

 

Même dans les pays les plus riches, les logements informels ou les campements sont courants.

Le rapport exhorte les États à cesser de stigmatiser et de criminaliser les résidents des quartiers informels.

 

« L’engagement pris par les États dans le Programme de développement durable de fournir à tous des logements sûrs, adéquats et abordables et de moderniser les quartiers informels d’ici à 2030 doit être traité comme un impératif des droits de l’homme », a déclaré Mme Farha.

 

Source : ONU

 

 

La disparition de Jamal Khashoggi souligne la pratique préoccupante des enlèvements extraterritoriaux (expert de l’ONU)

La disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi n’est que le dernier exemple d’une « pratique nouvelle et très préoccupante » selon laquelle des États enlèveraient des personnes en dehors de leurs frontières, a déclaré jeudi un expert des droits de l’homme de l’ONU.

 

« Nous avons manifesté notre grand désarroi et notre grande inquiétude quant à cette disparition qui est choquante », a déclaré Bernard Duhaime, le Président du Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires, dans un entretien accordé à ONU Info.

 

Journaliste critique du régime saoudien, Jamal Kashoggi est entré au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, en Turquie le 2 octobre. Il n’a pas été revu depuis cette date. « Bien que cette affaire ait ses propres spécificités, il s’agit quand même d’un cas parmi des milliers de disparitions que l’on constate de nos jours ».

 

Cette année, le rapport du Groupe de travail fait part de sa vive préoccupation face au nombre encore élevé de disparitions forcées dans le monde, avec 820 nouveaux cas signalés entre mai 2017 et mai 2018. Il demande qu’une aide accrue soit fournie aux familles des victimes et aux membres de la société civile pour leur permettre de lui signaler les cas de disparition forcée.

 

« Que ce soit pour réprimer la dissidence politique, combattre le crime organisé ou prétendument le terrorisme, en recourant à la disparition forcée, les États sont en train de perpétrer un crime et une atteinte à la dignité humaine », a déclaré M. Duhaime devant l’Assemblée générale.

 

Source : ONU

 

 

Les USA accusent une Russe d’ingérence dans les ‘mid-terms’ 2018

Le département américain de la Justice a accusé vendredi une ressortissante russe d’avoir joué un rôle clé dans un projet soutenu par le Kremlin qui visait à mener une “guerre d’information” contre les Etats-Unis et à influencer la campagne des élections de mi-mandat du mois prochain.

 

Le ministère a annoncé avoir engagé des poursuites pénales contre Elena Khousainova, âgée de 44 ans et résidant à Saint-Pétersbourg, pour conspiration en vue de s’immiscer dans le système politique américain.

 

Il s’agit de la première mise en accusation pour ingérence liée aux “mid-terms” du 6 novembre, lors desquelles seront renouvelés l’ensemble des sièges de la Chambre des représentants et un tiers des membres du Sénat, indique une source gouvernementale au fait de l’enquête.

 

Selon la plainte déposée à Alexandria, en Virginie, par le département de la Justice, Elena Khousainova était la directrice de comptabilité d’une opération baptisée “projet Lakhta”, financée par l’oligarque russe Evgueni Viktorovitch Prigojine et deux entreprises qu’il contrôle, Concord Management and Consulting LLC, et Concord Catering.

 

Surnommé le “cuisinier” de Vladimir Poutine par les médias russes car ses sociétés organisent des banquets pour la présidence, Prigojine est sous le coup de sanctions américaines.

En s’appuyant sur les réseaux sociaux et d’autres médias, les membres de cette conspiration ont mené “une guerre d’information contre les Etats-Unis”.

 

Concord Management et Concord Catering figurent parmi les trois entités et 13 ressortissants russes inculpés par le procureur spécial Robert Mueller en février dernier pour ingérence dans le processus électoral américain de 2014 à 2016, dans le cadre d’une opération multiforme visant à soutenir le candidat républicain Donald Trump et à dénigrer Hillary Clinton.

 

La plainte du département de la Justice précise que Khousainova a présenté en juin dernier à Concord un budget mensuel de 114 millions de roubles (1,5 million d’euros) incluant le financement de publicités sur Facebook et de “comptes de développement” sur Twitter.

 

La plainte détaille des exemples de ressortissants russes utilisant des fausses personnalités sur les réseaux sociaux pour alimenter des polémiques.

“Cela prouve que la menace russe n’a pas disparu”, a commenté Barbara McQuade, ancienne procureure dans le Michigan. “C’est une véritable guerre de propagande”.

 

En juin dernier, le procureur Mueller avait inculpé 12 agents des services de renseignement russes pour piratage des réseaux informatiques du Parti démocrate lors de la campagne présidentielle de 2016.

 

Source : Reuters

 

 

La mission BepiColombo entame un voyage de 7 ans vers Mercure

La mission BepiColombo, initiative commune de l’Agence spatiale européenne (Esa) et de son homologue japonaise Jaxa, a entamé un voyage périlleux de sept ans vers Mercure afin d’explorer la planète la plus petite et la moins connue du système solaire.

 

Peu de vaisseaux spatiaux ont visité Mercure en raison de sa proximité avec le soleil – moins de 60 millions de kilomètres en moyenne – contre presque 150 millions de kilomètres entre la Terre et le soleil.

 

Les températures de surface sur Mercure peuvent atteindre plus de 400 degrés Celsius pendant la journée et chuter à moins 170 degrés la nuit.

La sonde Mariner 10 de la Nasa, lancée sur Mercure en 1973, a cartographié environ 45% de la surface de la planète et 30 ans plus tard, en 2004, sa mission Messenger a achevé ce travail.

 

Source : Reuters

 

 

AMERIQUES

La “caravane” de migrants honduriens poursuit sa route, défiant Trump et Mexico

Après avoir passé une deuxième nuit au Mexique, des milliers de Honduriens s’apprêtaient à reprendre lundi leur difficile marche vers les États-Unis, défiant le président américain Donald Trump et les autorités mexicaines.

 

“Nous allons de l’avant”, a déclaré à l’AFP Juan Carlos Flores, un migrant hondurien de 47 ans. Le Mexique “ne nous a pas reçus comme nous l’espérions, ils peuvent nous renvoyer au Honduras, nous savons aussi qu’il y a ici des narcotrafiquants qui enlèvent et tuent les migrants, mais nous avons encore plus peur dans notre pays”, a-t-il dit.

 

Les autorités mexicaines étaient parvenues à bloquer jeudi cette “caravane” mais de nombreux migrants sont entrés illégalement dans le pays par le fleuve Suchiate séparant le Mexique du Guatemala. Ils ont repris leur avancée en masse, tandis que Donald Trump a assuré dimanche que tout était mis en œuvre “pour arrêter l’assaut”.

 

Environ 3.000 personnes composent cette “caravane”, selon un commandant de la police fédérale, mais le chiffre pourrait être plus élevé encore.

Le président américain avait menacé jeudi de fermer la frontière avec le Mexique si les autorités ne bloquaient pas l’avancée de la “caravane”.

 

Le trajet pourrait prendre un mois, selon Rodrigo Abeja, membre de l’organisation Pueblos Sin Frontera (Peuples sans frontière), qui a déjà accompagné plusieurs caravanes.

Parmi ces migrants se trouvent de nombreuses femmes et enfants. Tous s’exposent au risque d’être arrêtés et expulsés vers leur pays d’origine.

 

La route à travers le Mexique expose les migrants au risque d’agressions de la part de groupes criminels.

Plus de 500.000 personnes traversent chaque année illégalement la frontière sud du Mexique pour tenter ensuite de remonter vers les États-Unis, selon des chiffres de l’ONU.

 

Source : AFP

 

 

Brésil : la députée “trop moche” pour être violée craint plus de violences

La députée brésilienne de gauche Maria do Rosario, à laquelle Jair Bolsonaro avait dit qu’elle était “trop moche” pour qu’il la viole, redoute que l’arrivée au pouvoir du candidat d’extrême droite n’entraîne encore plus de violences contre les femmes.

 

“Le Brésil est le champion des violences faites aux femmes”, rappelle l’élue.

Selon l’ONG Forum brésilien pour la sécurité publique, 4.473 femmes ont été assassinées en 2017 et 60.018 ont été violées, des chiffres en hausse de 6% et 8% par rapport à 2016.

 

“Vous imaginez si cette violence est encouragée institutionnellement”, s’alarme la députée.

Bolsonaro estime qu’il est “possible de lutter contre la violence par la violence, en armant les citoyens. Ces armes, nous savons qu’elles seront d’abord dirigées contre les femmes, les Noirs, les gays, les lesbiennes”, ajoute-t-elle.

 

Pendant la campagne, le candidat a néanmoins dit vouloir que les agressions contre les femmes soient punies plus sévèrement. Il prône aussi la castration chimique pour les violeurs.

Jair Bolsonaro, 63 ans, ultra-favori pour le deuxième tour de l’élection présidentielle de dimanche, est en passe de devenir le prochain président du Brésil.

 

Pendant la campagne, il a réussi à capitaliser sur le mécontentement d’une population exaspérée par les scandales de corruption.

Maria de Rosario fait elle-même l’objet d’une enquête, soupçonnée d’avoir reçu 150.000 réais (35.000 euros) du géant du BTP Odebrecht pour sa campagne électorale de 2010.

 

Source : AFP

 

 

Le programme de Bolsonaro ferait “exploser” la déforestation, selon des ONG

Les propositions du candidat d’extrême droite à l’élection présidentielle brésilienne Jair Bolsonaro représentent une grave menace pour l’environnement et pourraient conduire à faire “exploser” la déforestation, estime un groupe d’ONG, dont Greenpeace et WWF-Brésil.

 

Dans une lettre ouverte diffusée vendredi à neuf jours du second tour de scrutin le 28 octobre, une vingtaine d’organisations dénoncent plusieurs promesses de campagne de Bolsonaro, dont celle de se retirer de l’Accord de Paris sur la limitation des émissions de gaz à effet de serre.

 

Le Brésil abrite les 3/5e de la surface de l’Amazonie, la plus grande forêt tropicale au monde considérée comme l’une des meilleures défenses naturelles contre le réchauffement climatique, grâce à ses arbres qui absorbent une gigantesque quantité de dioxyde de carbone.

 

Source : Reuters

 

 

Réfugiés vénézuéliens au Pérou : l’ONU missionne Angelina Jolie

L’ONU a missionné Angelina Jolie au Pérou pour évaluer la situation des réfugiés vénézuéliens, a annoncé le Haut-Commissariat pour les réfugiés, plusieurs médias locaux indiquant qu’elle était arrivée dimanche à Lima.

 

Ambassadrice de bonne volonté du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), la star hollywoodienne va mener “une mission de trois jours pour évaluer les besoins humanitaires des réfugiés vénézuéliens”, qui fuient en masse la crise économique dans leur pays, et “les défis auxquels est confronté le Pérou en tant que pays hôte”, selon un communiqué du HCR.

 

Selon une estimation de Lima, 456.000 Vénézuéliens résident actuellement au Pérou, contre 6.000 en 2016. D’après l’ONU, 2,3 millions de Vénézuéliens (soit 7,5% d’entre eux) vivent à l’étranger, dont 1,6 million qui ont émigré depuis 2015, quand les pénuries de nourriture et de médicaments se sont aggravées, parallèlement à l’hyperinflation.

 

Source : AFP

 

 

Ces Américains qui défient l’âge de la retraite

Ils rangent les chariots à bagages des aéroports. Ils sont vendeurs de vêtements ou caissiers dans des supermarchés à un âge où d’autres ont pris leur retraite depuis bien longtemps.

Près de la moitié des Américains n’ont pas d’épargne privée pour leur retraite et n’ont pas d’autre choix que de travailler.

 

L’accroissement de ces vétérans du travail est un stigmate de la crise financière de 2008 : l’effondrement des marchés financiers et immobiliers est survenu au moment où une part importante des baby-boomers approchaient de la retraite.

Placée en Bourse, leur épargne destinée à leurs vieux jours a été réduite à la portion congrue.

 

Le taux d’activité des personnes âgées de 75 ans et plus est passé de 5,3% en 2000 à 8,3% en 2017. Dans le même temps, celui des 80 ans et plus est passé de 3,2% à 6%, selon le bureau des statistiques américaines.

La tendance va se poursuivre.

 

Source : AFP

 

 

AFRIQUE

Purger sa peine en “enfer”, la vie dans les prisons de Sierra Leone

Un rayon de lumière pénètre l’air vicié par une ouverture de la taille d’un poing. Il révèle des corps nus, en sueur, entassés côte à côte comme des sardines, couchés dans l’obscurité sur un sol en béton gras.

 

L’odeur d’urine et d’excréments venant d’un seau en plastique qui déborde, un unique seau pour une cellule contenant peut-être 20 personnes, prend à la gorge. La scène se déroule au centre correctionnel de Bo, dans le sud de la Sierra Leone.

 

C’est l’une des 8 prisons qu’un journaliste de l’AFP a visitées la semaine dernière pour évaluer l’état des établissements pénitentiaires du pays qui, selon des voix indépendantes, constituent un scandale national.

 

Le tableau est digne d’un Zola tropical : cellules surpeuplées et mal éclairées, dont les détenus ont dit souffrir de maladies, nourriture pourrie, blattes et punaises de lit, climat de violence…

En 2016, la Commission des droits de l’homme de Sierra Leone a qualifié d'”inhumains” la misère et le manque de programmes de réhabilitation ou d’éducation dans les prisons du pays.

 

Plus de 85% des détenus ont entre 15 et 35 ans. De nombreux jeunes sont détenus pour des délits mineurs et passent de longues périodes en prison en détention provisoire ou pendant leur procès.

 

Source : AFP

 

 

300 migrants envahissent l’enclave de Melilla, un mort

Près de 300 personnes ont pris d’assaut dimanche l’enclave espagnole de Melilla au Maroc, ont annoncé les autorités locales qui font état d’un mort par arrêt cardio-respiratoire.

Environ 200 migrants ont réussi à franchir la barrière métallique de sept mètres de haut qui entoure Melilla. Ils ont été conduits dans un centre d’accueil où leur identité devait être vérifiée.

 

Selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), plus de 6.000 migrants sont arrivés à Melilla et dans le territoire voisin espagnol de Ceuta depuis le début de l’année. A certains endroits, les clôtures entourant les enclaves sont surmontées de fils de fer barbelés.

 

Les routes de l’immigration ont encore changé depuis que l’Italie a bloqué l’embarquement de navires de sauvetage dans ses ports et qu’un accord entre l’UE et la Turquie a permis de réduire les traversées vers la Grèce via la mer Égée.

 

Plus de 40.000 personnes sont arrivées par voie maritime sur les côtes andalouses depuis le mois de janvier, ce qui fait de l’Espagne la première destination des migrants.

La grande majorité de ceux qui arrivent en Espagne sont des hommes, principalement originaires de Guinée, du Mali et du Maroc, a précisé le HCR.

 

Source : Reuters

 

 

Mali : la situation sécuritaire dans le centre du pays jugée très préoccupante par l’ONU

Le chef des opérations de maintien de la paix des Nations Unies, Jean-Pierre Lacroix, a prévenu vendredi le Conseil de sécurité que la situation sécuritaire au Mali était très préoccupante, en particulier dans le centre du pays. Dans ce contexte, il a estimé que la force conjointe G5 Sahel « reste plus que jamais d’actualité ».

 

Lors des deux tours de l’élection présidentielle malienne qui ont eu lieu respectivement le 29 juillet et le 12 août, la région du centre a concentré près de 80% des centres de vote affectés par l’insécurité, a noté M. Lacroix.

 

Cette insécurité continue également de restreindre l’accès des acteurs humanitaires aux personnes les plus vulnérables et de limiter le champ d’action des interventions de développement.

 

Et au cours des derniers mois, il y a eu une intensification des attaques extrémistes violentes dans le Burkina Faso voisin. « L’insécurité se répand rapidement, y compris par-delà les frontières, avec des conséquences allant du déplacement forcé des communautés locales à l’érosion de l’autorité de l’État et de la fourniture de services sociaux de base ».

 

Source : ONU

 

 

Comores : lent retour à la normale après la reprise du contrôle d’Anjouan par l’armée

La vie revenait lentement à la normale dimanche à Mutsamudu au lendemain de la prise du contrôle par l’armée du centre de la capitale de l’île d’Anjouan, dans l’archipel des Comores, où s’étaient retranchés durant six jours des rebelles armés opposés au président Azali Assoumani.

 

Seul signe palpable, les activités du port, suspendues plusieurs jours pour des raisons de sécurité, ont repris.

Dans les rues, les barrages militaires étaient toujours en place, avec des soldats toutefois moins tendus que samedi où les militaires sont entrés dans la médina sans rencontrer de résistance.

 

L’intervention de l’armée pour libérer le centre de Mutsamudu où les rebelles, au nombre d’une quarantaine selon les estimations, s’étaient retranchés n’a pas provoqué de liesse particulière et n’a pas rassuré tout le monde.

 

Aucun des opposants n’a été arrêté et leurs armes n’ont pas été retrouvées, selon des habitants.

“Comment ces rebelles ont-ils pu s’évaporer dans la nature avec armes et bagages”, se demande un sexagénaire rencontré sur le pas de sa porte.

 

Les rebelles ont apparemment réussi à s’échapper pendant les négociations entamées vendredi entre des médiateurs locaux et un représentant du gouvernement de Moroni.

Les troubles qui ont fait 3 morts avaient commencé lundi après une manifestation d’opposants qui avaient érigé des barricades démantelées ensuite par les forces de l’ordre.

 

Source : AFP

 

 

La disputée Migingo, une carapace de tôle sur le lac Victoria

Ce n’est qu’une minuscule carapace de tôle posée sur les eaux argentées du lac Victoria, un enchevêtrement d’abris de fortune autour duquel gravitent quelques dizaines de bateaux en bois. Le Kenya et l’Ouganda se disputent depuis plus de 10 ans ce bout de rocher en apparence insignifiant.

 

Les insulaires kényans, ougandais et tanzaniens identifient en chœur le nerf de la guerre : le poisson. La perche du Nil abonde dans les eaux profondes entourant Migingo alors que les pêcheurs de la côte voient leurs prises fondre comme neige au soleil, en raison de la surpêche, de la baisse du niveau de l’eau, d’une végétation envahissante sur le lac et de la pollution.

 

L’intérêt pour Migingo a crû dans les années 2000. Ce bout de caillou quasi inhabité, et dont l’appartenance au Kenya n’avait jusqu’alors jamais été remise en question, a piqué la curiosité des autorités ougandaises, qui ont envoyé des représentants afin d’y collecter des taxes et offrir leur protection face à des pillards.

 

Les pêcheurs kényans, affirmant être rackettés par la police ougandaise jusque dans les eaux kényanes, voire expulsés de Migingo, en ont alors appelé à leur gouvernement, qui à son tour a déployé ses forces sur l’îlot.

 

L’affaire a provoqué de vives tensions entre les deux pays, principalement en 2009. Certains observateurs redoutaient alors de voir se déclarer “la plus petite guerre” du continent.

Le Kenya et l’Ouganda ont finalement opté pour la création d’une commission commune devant déterminer à qui appartient l’île.

 

Mais aucun rapport n’a encore été publié.

En attendant que la question soit tranchée, l’île est cogérée par les forces kényanes et ougandaises, un mariage de raison qui connaît ses hauts et ses bas.

 

Source : AFP

 

 

Tunisie : grève nationale annulée dans le secteur public

Le syndicat tunisien UGTT a annoncé dimanche avoir annulé l’appel à la grève nationale des fonctionnaires prévue pour mercredi après un compromis trouvé avec le gouvernement sur une augmentation des salaires.

 

Le gouvernement s’est également engagé à ne pas céder les entreprises publiques, a ajouté le syndicat.

La Tunisie est sous la pression de ses créanciers internationaux qui lui demandent de réduire son déficit budgétaire, notamment en gelant les salaires dans le secteur public.

 

Source : Reuters

 

 

ASIE

Nouveau jour de scrutin chaotique en Afghanistan

Les élections législatives, perturbées samedi par des problèmes logistiques et marquées par un attentat sanglant à Kaboul, se sont poursuivies dimanche malgré les risques liés à la sécurité et les soupçons de fraude électorale. Les Taliban opérant librement dans une grande partie du pays, ces élections sont considérées comme un test majeur de crédibilité pour le gouvernement.

 

Environ trois millions d’Afghans ont voté samedi, un taux de participation plus important que prévu, mais de graves problèmes techniques ont été signalés dans tout le pays et un grand nombre de bureaux de vote sont restés fermés, souvent à cause du manque de personnel.

 

Le député sortant Mohammad Arif Rahmani a évoqué des signes “évidents” de fraude.

Face à une vague de plaintes, la Commission électorale indépendante (CEI) a annoncé qu’elle prolongeait le vote dans 401 bureaux de vote qui n’avaient pas ouvert samedi.

 

Dans les faits, moins des 2/3 des bureaux de vote qui devaient ouvrir dimanche ont effectivement ouvert leurs portes, le reste des bureaux étant fermés pour des raisons de sécurité, a déclaré le président de la CEI, Abdul Bade Sayad.

 

Plus de 120 attentats à la grenade ou à l’aide d’engins explosifs improvisés ont été recensés samedi et des dizaines de personnes ont été tuées et blessées à travers le pays.

Un attentat suicide, survenu dans un quartier du nord de Kaboul, a fait au moins 15 morts – 10 civils et 5 policiers. Il n’a pas été revendiqué.

 

Dans certaines provinces, des hommes armés sont entrés de force dans des bureaux et ont détruit du matériel électoral et dimanche, les corps de 4 observateurs ont été retrouvés dans la province de Balkh, dans le nord du pays. Ils avaient été enlevés la veille et ont été tués par balle.

 

Les opérations de dépouillement ont commencé mais les résultats ne sont pas attendus avant novembre. La Fondation d’Afghanistan pour la transparence des élections, un groupe de la société civile, a annoncé que plus d’un million d’électeurs avaient voté à Kaboul. La participation a cependant été très faible dans les provinces.

 

En outre, le vote dans la province de Kandahar a été retardé d’une semaine après l’assassinat jeudi du puissant commandant de la police locale, le général Abdul Razeq.

Les élections dans la province de Ghazni, dans le centre du pays, ont également été reportées en raison de désaccords sur la représentation des différents groupes ethniques.

 

Source : Reuters

 

 

Une espèce rare d’orang-outan menacée par un barrage en Indonésie

Dans la forêt tropicale de Sumatra, le primate le plus rare au monde, l’orang-outan de Tapanuli, est menacé par un projet de barrage hydroélectrique financé par la Chine, s’alarment les défenseurs de l’environnement.

 

La construction de ce barrage indonésien fait partie de l’ambitieux programme des “nouvelles Routes de la Soie” promu par la Chine et destiné à développer les infrastructures dans quelque 70 pays entre l’Asie et l’Europe.

 

L’Indonésie, qui souffre de coupures de courant régulièrement, a grand besoin de renforcer sa capacité de production d’électricité. Mais les scientifiques estiment que ce projet pourrait signer la fin de cette espèce d’orang-outan découverte récemment, et qui ne comprend que 800 individus.

 

C’est au cœur de cette forêt que la société indonésienne PT North Sumatra Hydro Energy construit un projet de 1,6 milliard de dollars censé entrer en fonctionnement en 2022.

Elle est épaulée pour le financement par Sinosure, une compagnie publique chinoise, et Bank of China, selon des documents vus par l’AFP.

 

Certains défenseurs de l’environnement dénoncent un nouveau projet soutenu par la Chine en dépit de risques environnementaux. “Cette question devient prégnante avec les nouvelles Routes de la Soie”, une initiative qui représente “un tsunami de plus de 7.000 projets”, souligne le professeur Bill Laurance, directeur d’un Centre pour l’environnement tropical en Australie.

 

Pourtant, ces menaces sont à peine mentionnées dans l’étude d’impact sur l’environnement effectuée par PT North Sumatra Hydro Energy, selon les scientifiques qui l’ont consultée.

En août, le Forum indonésien pour l’environnement a déposé plainte contre le permis accordé au projet par le gouvernement provincial.

 

Les effets sur la faune et l’avis des communautés locales qui vivent en aval du barrage n’ont pas été suffisamment pris en compte par la compagnie, estime Yuyun Eknas, un responsable de l’association. Sollicitée par l’AFP, la société PT North Sumatra Hydro Energy n’a pas souhaité répondre. Ni le ministère indonésien de l’environnement.

 

Source : AFP

 

 

A Taïwan, des dizaines de milliers d’indépendantistes dans la rue

Des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue samedi à Taipei pour réclamer un référendum sur l’indépendance de Taïwan, une manifestation d’une ampleur inédite qui défie Pékin. Selon les organisateurs, la manifestation a rassemblé plus de 100.000 personnes.

 

Il s’agit de la première manifestation de cette ampleur pour demander un référendum sur une déclaration officielle d’indépendance depuis que l’île est devenue une démocratie il y a plus de 20 ans.

 

Lancée à l’appel de la nouvelle Alliance Formose, soutenue par les anciens présidents Lee Teng-hui et Chen Shui-bian, elle se tient alors que la Chine durcit son attitude face à Taïwan.

La présidente Tsai Ing-wen marche quant à elle sur des œufs, prise entre l’enclume du géant asiatique et le marteau des indépendantistes.

 

Pékin a prévenu qu’il userait de la force si Taïwan tentait un divorce officiel.

Le Parti démocratique progressiste (PDP) dont est issue la présidente Tsai Ing-wen penche traditionnellement du côté de l’indépendance mais celle-ci est favorable au maintien du status quo.

 

Ce qui n’a pas empêché les relations de devenir glaciales depuis son arrivée au pouvoir : Mme Tsai refuse en effet d’avaliser la ligne de Pékin, à savoir que Taïwan fait partie d’une “Chine unique”.

Pékin attaque sur de multiples fronts pour bouter l’île hors de l’arène internationale.

 

Par son approche mesurée, Mme Tsai s’est fait des ennemis parmi les indépendantistes du PDP.

Pour tenir un vote public sur l’indépendance, il faudrait amender la loi qui interdit les référendums sur les changements constitutionnels et de souveraineté.

 

Mais d’après les analystes, il est peu probable que Mme Tsai fasse amender la loi, car cela reviendrait à agiter un drapeau rouge au nez de Pékin.

Le PDP a interdit à ses responsables et candidats de participer à la manifestation, organisant à la place son propre rassemblement contre l'”annexion” de Taïwan par la Chine.

 

Source : AFP

 

 

Ouverture mercredi du pont géant reliant Hong Kong à la Chine continentale

Un gigantesque pont reliant Hong Kong, Macao et la Chine continentale, ouvrira à la circulation mercredi 24 octobre.

Le chantier pharaonique, qui a commencé en 2009, a été marqué par de nombreux retards, des dépassements de coûts, des poursuites pour corruption, mais aussi le décès d’ouvriers.

 

Pour les autorités, cette liaison terrestre va doper les échanges commerciaux. Mais pour les adversaires hongkongais du projet, il n’est qu’une tentative de plus de Pékin d’accroître son emprise sur l’ancienne colonie britannique.

 

Source : AFP

 

 

La Russie et l’Ouzbékistan scellent leurs liens dans tous les domaines

La Russie et l’Ouzbékistan ont annoncé vendredi un renforcement de leurs liens dans de nombreux domaines, à l’occasion d’une visite du président Vladimir Poutine dans ce pays d’Asie centrale, deux ans après la mort de son autoritaire dirigeant Islam Karimov.

 

L’économie, les hydrocarbures, l’industrie textile, la culture, la santé, les sciences, l’éducation et les programmes spatiaux feront l’objet d’une coopération renforcée, ont décidé M. Poutine et son homologue ouzbek Chavkat Mirzioïev à l’issue de pourparlers à Tachkent.

 

“Les relations entre nos deux pays ont été portées à un niveau complètement nouveau et inédit”, s’est félicité M. Mirzioïev lors d’une déclaration devant la presse, aux côtés de son homologue russe.

 

Mirzioïev a engagé depuis son arrivée au pouvoir il y a deux ans d’importantes réformes économiques et politiques, en donnant des signes d’assouplissement du régime. Il cherche notamment à attirer en Ouzbékistan les investissements et les touristes étrangers, après des années d’isolement.

 

Un forum économique russo-ouzbek de deux jours qui s’est tenu à Tachkent jeudi et vendredi a été marqué par la signature d’accords bilatéraux pour un montant total de 27,1 milliards de dollars, selon le ministère de l’Économie ouzbek.

 

Un moment fort de la visite a été le coup d’envoi par les deux présidents de la construction de la première centrale nucléaire d’Ouzbékistan, confiée au groupe nucléaire russe Rosatom.

Cette centrale doit permettre d’assurer “la stabilité énergétique non seulement de l’Ouzbékistan, mais de toute la région”, a souligné M. Poutine.

 

La centrale, qui doit fournir environ 20% de l’électricité consommée dans le pays, a notamment pour objectif de permettre à l’Ouzbékistan d’utiliser moins de gaz et d’en augmenter les exportations.

 

Source : AFP

 

 

Immigration : la Thaïlande assume ses contrôles au faciès

En Thaïlande, la police multiplie les raids contre les immigrés illégaux dans les bars et lieux publics, dans le but affiché de faire le tri parmi les “personnes à la peau foncée”, suscitant les critiques des ONG et des craintes pour les demandeurs d’asile.

 

“Notre travail, c’est de séparer parmi les personnes à la peau foncée les bons de ceux qui ont de fortes chances de commettre des délits”, a récemment indiqué dans un entretien à l’AFP le nouveau chef de l’immigration, Surachate Hakparn, pour expliquer l’opération “X-Ray Outlaw Foreigner” (“Radiographie des étrangers illégaux”) lancée depuis quelques semaines.

 

“On se doit d’expulser les méchants afin de préserver la stabilité du pays”, argumente-t-il. Il fait allusion, entre autres, aux escroqueries d’Ougandais ou de Nigérians qui séduisent en ligne des hommes et femmes thaïlandais avant de vider leur compte en banque.

 

Mais les raids visent aussi des personnes qui ont quitté leur pays sous la menace. Plus de 70 chrétiens pakistanais ont ainsi été arrêtés en octobre par la police thaïlandaise alors qu’ils fuient des persécutions religieuses leur donnant droit à prétendre au statut de réfugiés.

 

Face à l’opinion publique, la junte au pouvoir depuis un coup d’État en 2014 fait tout pour apparaître comme la garante de la “stabilité”, à l’approche d’élections promises pour début 2019.

Selon le chef de l’immigration se trouvent en Thaïlande plus de 6.000 personnes en situation irrégulière.

 

Le plus gros des interpellés vient des pays voisins comme la Birmanie ou le Cambodge, qui fournissent en main-d’œuvre corvéable à merci les plantations et bateaux de pêche de Thaïlande.

 

Mais on trouve aussi des immigrés venus de divers pays d’Afrique, du Pakistan ou d’Afghanistan, dans l’espoir de pouvoir transiter vers l’Occident depuis la Thaïlande, une fois obtenu le précieux statut de demandeur d’asile auprès du Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) de l’ONU.

 

Cette vague d’arrestations vient rappeler les conditions de vie difficiles des étrangers interpellés dans le royaume. Ils sont placés dans des centres de détention très décriés où ils vivent, parfois des années, entassés dans des cellules communes.

 

“L’opération de l’immigration thaïlandaise a aussi attrapé dans ses filets des réfugiés et des demandeurs d’asile, placé des jeunes enfants dans des endroits horribles similaires à des prisons”, dénonce Brad Adams, de l’ONG Human Rights Watch.

“Et elle a une claire dimension de ciblage racial”, contre les Africains notamment, ajoute-t-il.

 

Source : AFP

 

 

Washington annule un nouvel exercice militaire en Corée du Sud

Le ministre américain de la Défense Jim Mattis et son homologue sud-coréen Jeong Kyeong-doo ont décidé d’annuler l’exercice militaire “Vigilant Ace” prévu en décembre, un geste envers Pyongyang visant à faciliter les négociations sur le programme nucléaire nord-coréen.

 

Les deux ministres veulent ainsi “donner au processus diplomatique” avec Pyongyang “toutes les chances de se poursuivre”, a annoncé vendredi Dana White, porte-parole du Pentagone.

Cette décision s’inscrit dans les préparatifs d’un deuxième sommet entre Donald Trump et Kim Jong Un après le premier, historique, du 12 juin à Singapour.

 

Après les manoeuvres Ulchi Freedom Guardian, qui ont lieu chaque année début septembre, et deux exercices navals américano-sud-coréens, l’exercice militaire Vigilant Ace est le quatrième à être annulé en Corée du Sud depuis le sommet Trump-Kim en juin.

 

La Corée du Nord réclame depuis longtemps la fin de ces exercices qu’elle considère comme la répétition de l’invasion générale de son territoire. Pyongyang a souvent réagi en menant ses propres opérations militaires.

 

Vigilant Ace est un exercice aérien qui a lieu tous les ans début décembre en Corée du Sud pour améliorer la coordination entre les deux armées alliées et renforcer la préparation des troupes à une éventuelle invasion nord-coréenne. L’an dernier, 230 avions et quelque 12.000 soldats américains et sud-coréens y avaient participé.

 

Source : AFP

 

 

PROCHE ET MOYEN-ORIENT

Khashoggi : un conseiller d’Erdogan met en doute la version saoudienne

Un conseiller du président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en doute lundi la version saoudienne sur la mort du journaliste Jamal Khashoggi, celle d’une bagarre qui aurait mal tourné le 2 octobre dernier au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul.

 

“On ne peut pas s’empêcher de se demander comment il y a pu y avoir une bagarre entre quinze jeunes hommes entraînés au combat (…) et un homme de 60 ans, Khashoggi, seul et sans défense”, estime Yasin Aktay, responsable du Parti de la justice et du développement (AKP) et également ami de Khashoggi.

 

Le président Erdogan a annoncé dimanche qu’il ferait toutes les déclarations nécessaires sur la mort du journaliste lors d’une réunion prévue mardi au Parlement avec des membres de l’AKP. Il a précisé lundi qu’il discuterait dans la journée de cette affaire et de l’enquête avec ses ministres.

 

Source : Reuters

 

 

Khashoggi : la presse turque implique “MBS” avant des révélations attendues d’Erdogan

La presse turque a publié lundi de nouvelles informations impliquant le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane dans le meurtre à Istanbul du journaliste Jamal Khashoggi, à la veille de révélations promises par le président turc Recep Tayyip Erdogan.

 

Selon le quotidien turc Yeni Safak, l’homme présenté comme le chef d’un commando saoudien de 15 agents dépêchés à Istanbul pour tuer le journaliste, a ainsi été directement en contact avec le bureau de MBS après “l’assassinat”.

 

L’homme en question est Maher Abdulaziz Mutreb, un membre de la garde rapproché de “MBS”, qui peut être vu sur des images de vidéosurveillance diffusées par les médias turcs arriver au consulat saoudien puis devant la résidence du consul le jour de la disparition de Khashoggi, le 2 octobre.

 

Le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir a indiqué dimanche que Jamal Khashoggi avait été victime d’un “meurtre”, évoquant une “opération non-autorisée” par le pouvoir, dont Mohammed ben Salmane n’était “pas informé”.

 

Dans le quotidien Hurriyet, un éditorialiste proche du pouvoir turc, Abdulkadir Selvi, affirme que le journaliste a été immédiatement conduit vers le bureau du consul à son arrivée au consulat où il a été “étranglé” par les agents saoudiens. “Cela a duré entre 7 et 8 minutes”.

 

Le corps a ensuite été “coupé en 15 morceaux” par un médecin légiste faisant partie du commando saoudien, a ajouté M. Selvi, selon lequel le corps démembré a été sorti du consulat mais se trouverait toujours dans un endroit inconnu à Istanbul.

 

“Si le prince hériter ne rend pas de comptes et n’est pas évincé de son poste, nous ne devons pas clore ce dossier”, a poursuivi l’influent chroniqueur.

Les aveux, émaillés de contradictions, de Ryad sur les circonstances de la mort du journaliste, continuent de susciter une vague de scepticisme dans le monde.

 

Ryad a annoncé le limogeage du numéro 2 du Renseignement saoudien, le général Ahmed al-Assiri, et de 3 autres hauts responsables de ces services, ainsi que d’un conseiller “médias” à la cour royale, Saoud al-Qahtani. 18 suspects saoudiens ont été interpellés.

 

Mais des analystes occidentaux ont vu dans ces limogeages et arrestations une tentative de désigner des boucs émissaires et d’épargner le prince héritier ben Salmane, dit MBS, l’homme fort du royaume.

 

Outre une crise de crédibilité, ce scandale international a poussé au boycott, par des responsables occidentaux et des dirigeants de firmes internationales, d’une grande conférence économique, chère au prince héritier, prévue à Ryad à partir de mardi.

 

Source : AFP

 

 

La coalition US dit avoir frappé une mosquée servant de QG à l’EI en Syrie

La coalition sous commandement américain a annoncé dimanche avoir tué des militants de l’organisation Etat islamique (EI) dans une frappe aérienne menée jeudi contre une mosquée dans l’est de la Syrie.

 

D’après l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), des frappes aériennes menées jeudi et vendredi dans le village d’Al Sousa et ses environs ont fait 41 morts, dont 10 enfants.

Nombre de ces victimes appartenaient à des familles de combattants de l’EI, précise l’OSDH, qui ajoute qu’une vingtaine de djihadistes ont aussi été tués.

 

Le ministère syrien des Affaires étrangères a accusé samedi la coalition d’avoir “commis un crime” et a fait état d’au moins 62 civils tués à Al Sousa et dans une localité voisine de la province de Daïr az Zour, dernier fief tenue par l’EI le long de l’Euphrate.

 

Source : Reuters

 

 

Amman veut reprendre des zones prêtées à Israël en vertu de l’accord de paix de 1994

Le roi de Jordanie a annoncé dimanche que son pays avait notifié Israël de sa volonté de récupérer des zones prêtées à l’Etat hébreu pour une période renouvelable de 25 ans en vertu de l’accord de paix de 1994. Il s’agit de Baqoura et Ghoumar. Le Premier ministre israélien a pour part affirmé qu’il voulait ouvrir des négociations pour maintenir la situation actuelle en l’état.

 

Source : AFP

 

 

Israël reporte de “quelques semaines” la démolition d’un village bédouin en Cisjordanie

Israël a reporté dimanche de “plusieurs semaines” l’application de l’ordre de démolition d’un village bédouin en Cisjordanie occupée, devenu emblématique de l’opposition à l’occupation et à la colonisation israéliennes.

 

Cette décision a été prise par le cabinet de sécurité israélien “pour permettre aux négociations (avec les habitants) d’aboutir en vue d’une évacuation volontaire” de Khan al-Ahmar, a indiqué un communiqué du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

 

Ce report de cette localité de 200 habitants a suscité la colère des alliés du Premier ministre au sein de sa coalition et le scepticisme des habitants qui doutent qu’une solution puisse être trouvée à l’amiable.

 

Les autorités israéliennes accusent les bédouins de Khan al-Ahmar de s’y être installés illégalement, et leur donnaient jusqu’au 1er octobre pour partir et démolir toute construction.

Le sort de ce village de tôle et de toile a suscité la préoccupation de certains pays.

 

Mercredi, le procureur de la Cour pénale internationale avait prévenu Israël qu’une “évacuation par la force” risquait de constituer un “crime de guerre”.

Pour les organisations hostiles à l’occupation israélienne, ainsi que pour l’UE ou l’ONU, l’affaire dépasse largement le village en question.

 

Elles craignent que la destruction de Khan al-Ahmar n’ouvre la voie à de nouvelles constructions de colonies dans un secteur stratégique : cette opération permettrait en effet d’étendre et de relier de larges blocs de colonies autour de Jérusalem.

 

Cela achèverait de boucler Jérusalem et de restreindre l’accès des Palestiniens de Cisjordanie à la partie orientale de la Ville sainte, rendant encore plus hypothétique la création d’un Etat palestinien, selon les défenseurs des bédouins. Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est, annexée par Israël, la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

 

Source : AFP

 

 

Passer en Egypte, maigre bouffée d’oxygène pour les Gazaouis sous blocus

Après la destitution en 2013 du président élu issu des Frères musulmans, Mohamed Morsi, l’Egypte a gardé la frontière avec Gaza close. Le Caire accusait le Hamas, proche de la confrérie islamiste et au pouvoir dans le territoire palestinien, de soutenir l’insurrection jihadiste dans le Sinaï.

 

A la faveur d’une amélioration des relations avec le Hamas, Rafah a rouvert le 12 mai et environ 200 personnes sortent de Gaza tous les jours, sauf le week-end.

Il s’agit de l’une des seules options de sortie pour ces Palestiniens qui vivent sous un vigoureux blocus imposé depuis plus de dix ans par Israël, seul autre voisin de Gaza.

 

Alors que l’enclave compte deux millions d’habitants, le flot de voyageurs reste ténu.

Seuls les malades, les étudiants, les pèlerins et ceux qui disposent d’une autre nationalité ou d’un titre de résidence à l’étranger sont autorisés à passer. Les rares élus sont informés via internet.

 

Source : AFP

 

 

Gaza : Israël rouvre les points de passage pour les personnes et marchandises

Le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman a ordonné dimanche la réouverture du point de passage pour les personnes et celui pour les marchandises avec la bande de Gaza, 4 jours après les avoir fermés en réponse à un tir de roquette palestinien.

 

Cette décision découle de “l’atténuation des événements violents à Gaza lors du week-end et des efforts du Hamas (au pouvoir dans ce territoire palestinien) pour freiner” les manifestants, a indiqué le ministre.

 

Par ailleurs, alors que des manifestations ont lieu tous les vendredi depuis le 30 mars le long de la frontière avec Israël, des responsables du Hamas ont été vus dernièrement en train de dissuader les protestataires d’approcher la barrière, lourdement gardée par l’armée israélienne.

 

“Globalement, ils (les Palestiniens) gardent leurs distances”, a confirmé un porte-parole de l’armée israélienne vendredi, précisant toutefois qu’un certain nombre de personnes se sont approchées de la barrière frontalière, ont brûlé des pneus et lancé des engins explosifs vers les soldats.

 

“Ils ont répliqué avec des moyens anti-émeutes et à balles réelles selon les règles d’engagement en vigueur”, a-t-il ajouté.

Au moins 130 Palestiniens ont été blessés ce jour-là par des tirs israéliens, selon le ministère de la Santé de Gaza.

 

Depuis le début de la mobilisation, au moins 207 Palestiniens ont été tués et un soldat israélien a trouvé la mort.

En visite dans la bande de Gaza jeudi, une délégation égyptienne a incité le chef du Hamas à apaiser les manifestations, selon un responsable égyptien.

 

L’émissaire de l’ONU pour le Proche-Orient, Nickolay Mladenov, a appelé vendredi Israéliens et Palestiniens “à faire montre de retenue, à agir de façon pacifique et à éviter l’escalade”.

Mercredi, Israël a suspendu la livraison quotidienne de carburant pour la centrale électrique de Gaza, normalement assurée grâce à un accord supervisé par l’ONU.

 

“La décision de reprendre les livraisons de carburant depuis le Qatar a été repoussée pour le moment, et sera examinée dans un certain nombre de jours en fonction des événements”, a indiqué le ministère de la Défense israélien.

 

Israël et le Hamas se sont livré trois guerres depuis 2008 et observent un cessez-le-feu régulièrement remis en cause depuis le conflit de 2014.

L’ONU et l’Egypte s’emploient depuis des semaines à tenter de forger une trêve durable entre l’Etat hébreu et le Hamas. En échange du calme, le blocus pourrait être allégé.

 

Source : AFP

 

 

Blanchiment : le Gafi fixe un nouvel ultimatum à l’Iran

Le Groupe d’action financière, qui réunit 35 pays et deux organisations régionales, a donné vendredi à l’Iran jusqu’en février pour prendre des mesures de lutte contre le blanchiment d’argent sale et le financement du terrorisme.

 

Créé en 1989, le Gafi a pour objectif d’assainir le système financier international.

L’instance, qui avait déjà rappelé à l’ordre l’Iran en juin dernier, maintient une mesure de suspension de toute sanction mais presse les autorités de Téhéran d’appliquer le plan d’action promis, un texte de loi toujours en souffrance devant le Parlement.

 

Source : Reuters

 

 

Iran : Rohani remanie son gouvernement face à la crise économique

Le président iranien Hassan Rohani a remanié dimanche son gouvernement et nommé un nouveau ministre de l’Economie pour faire face aux graves difficultés économiques provoquées par les sanctions américaines.

 

Donald Trump a dénoncé en mai l’accord international de 2015 sur le programme nucléaire iranien et a ouvert la voie au rétablissement des sanctions levées après sa conclusion.

Une première série est entrée en vigueur en août. D’autres suivront le 4 novembre et viseront le secteur pétrolier.

 

Ces sanctions, qui s’ajoutent à une forte inflation, un chômage en hausse, une chute du rial et la corruption d’Etat, ont aggravé la situation économique du pays.

Le Fonds monétaire international estime que l’économie iranienne se contractera cette année de 1,5% et chutera de 3,6% en 2019, avant de se rétablir lentement.

 

Source : Reuters

 

 

L’Arabie saoudite ne veut pas créer un nouveau choc pétrolier, selon Tass

L’Arabie saoudite n’a aucune intention d’imposer à ses clients occidentaux un embargo sur le pétrole comme celui de 1973 et continuera à dissocier le pétrole de la politique, a déclaré lundi le ministre saoudien de l’Energie en pleine crise provoquée par la mort du journaliste Jamal Khashoggi.

 

La version officielle avancée samedi par Ryad d’une mort “accidentelle” de Jamal Khashoggi au cours d’une altercation dans le consulat saoudien à Istanbul n’a pas convaincu grand monde, à l’exception de Donald Trump qui s’est efforcé de désamorcer la crise en évoquant des explications “crédibles”.

 

Plusieurs responsables républicains au Congrès ont en revanche renouvelé leurs critiques contre l’Arabie saoudite et en particulier le prince héritier Mohamed ben Salman (“MBS”), dont plusieurs proches sont directement impliqués.

 

Le ministre saoudien a néanmoins ajouté qu’il ne pouvait pas exclure que le prix du baril de brut remonte au-dessus de 100 dollars après l’entrée en vigueur des sanctions américaines visant le secteur pétrolier iranien.

 

Source : Reuters

 

 

EUROPE

Italie : Rome maintient son budget mais promet à l’UE de contenir la dette

Malgré les critiques de la Commission européenne, la coalition populiste au pouvoir en Italie a maintenu lundi inchangées ses prévisions de budget, tout en s’engageant à respecter à la lettre les objectifs qu’elle s’est fixés, sans creuser davantage le déficit ou la dette.

 

La coalition formée de la Ligue (extrême droite) et du Mouvement 5 étoiles (M5S, anti-système) a en outre réaffirmé son attachement à l’Union européenne et à la zone euro, assurant qu’il n’y avait “aucune chance” que l’Italie en sorte.

 

Le gouvernement prévoit un déficit à 2,4% du PIB en 2019, contre 0,8% pour le précédent gouvernement, puis à 2,1% en 2020 (contre 0) et à 1,8% en 2021. Dans le même temps, Rome s’est engagé à porter la dette publique, actuellement à quelque 131% du PIB, à 126,5% en 2021.

 

Alors que Bruxelles l’avait sommée de lui fournir lundi des “clarifications” sur son budget, “jugé hors des clous” européens, l’Italie a maintenu le cap.

Rome a reçu une bouffée d’air frais lundi du côté des marchés, qui s’étaient nettement tendus ces derniers temps.

 

Les investisseurs étaient rassurés par le fait que l’agence américaine Moody’s, qui a dégradé vendredi soir la note de l’Italie, n’ait pas accompagné cette baisse d’une perspective négative.

Ceci signifie que l’agence, malgré ses inquiétudes sur les choix budgétaires de Rome, ne devrait pas dégrader de nouveau sa notation dans les 6 ou 12 mois à venir.

 

“En outre, le commissaire européen, Pierre Moscovici, a essayé d’arrondir les angles avec Rome en soulignant que l’UE n’interfèrerait pas dans la politique économique italienne, ouvrant ainsi la porte à un règlement apaisé du conflit entre l’Italie et la Commission”, a souligné Christopher Dembik, analyste chez Saxo Banque.

 

L’Italie ploie déjà sous une dette de 2.300 milliards d’euros et les prévisions de croissance du gouvernement sont jugées beaucoup trop optimistes : 1,5% en 2019 contre 1% prévu par la plupart des observateurs, dont le FMI.

 

Source : AFP

 

 

Manifestation monstre à Londres pour un second référendum sur le Brexit

A un peu plus de cinq mois du retrait britannique de l’Union européenne, des centaines de milliers de partisans du maintien du Royaume-Uni au sein de l’UE ont défilé samedi dans les rues de Londres pour réclamer un second référendum sur le Brexit, la plus importante manifestation à ce jour des “Remainers”.

 

Les organisateurs ont estimé que 700.000 personnes avaient participé à cette marche, la plus vaste en Grande-Bretagne depuis une manifestation contre la guerre en Irak en 2003.

L’un des organisateurs a revendiqué le droit des Britanniques à changer d’avis car la sortie du Royaume-Uni de l’UE aura selon lui des conséquences pour plusieurs générations.

 

Lors du référendum de juin 2016, 52% des Britanniques ont voté en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’UE.

Selon certains sondages, une courte majorité serait désormais favorable au maintien, mais les enquêtes d’opinion n’ont pas noté de basculement décisif de l’opinion.

 

Source : Reuters

 

 

Berlin favorable à un plancher mondial d’imposition des sociétés

Le ministre allemand des Finances propose d’instaurer un plancher mondial de taxation des compagnies et des mesures plus restrictives pour les transferts de fonds vers les paradis fiscaux, afin d’empêcher les compagnies d’échapper à l’impôt par le biais de ces transferts et d’optimisation fiscale.

 

L’Allemagne et la France veulent que l’Union européenne adopte des règles visant à faire payer aux groupes emblématiques du numérique, parmi lesquels figurent les “Gafa” (Google, Apple, Facebook et Amazon), leur juste part d’impôt sur leurs activités réalisées en Europe.

 

La Commission européenne a proposé en mars dernier d’instaurer une taxe de 3% sur le chiffre d’affaires des géants d’internet, en attendant une réforme fiscale en profondeur.

Au total, environ 200 groupes pourraient être concernés par une telle taxation, dont le rendement s’élèverait à près de cinq milliards d’euros à l’échelle européenne.

 

Le projet est en revanche combattu par des Etats membres, comme l’Irlande, où siègent certains groupes visés, et des pays nordiques, qui redoutent les effets sur les secteurs de l’innovation ainsi que d’éventuelles représailles commerciales américaines.

 

Source : Reuters

 

 

Bulgarie : le meurtrier de la journaliste Marinova avoue son crime

L’homme de 21 ans soupçonné du viol et du meurtre de la journaliste de télévision bulgare Viktoria Marinova au début du mois dans un parc public de Ruse, dans le nord de la Bulgarie, a avoué publiquement son crime vendredi.

 

La mort de la jeune femme de 30 ans a suscité une vague d’émotion et un débat sur la liberté de la presse en Bulgarie, car il n’avait pas été exclu au départ que son décès puisse être lié à son travail journalistique.

 

Viktoria Marinova, qui travaillait pour la chaîne de télévision TVN, avait récemment annoncé qu’elle allait enquêter sur un détournement présumé de fonds européens, ce qui avait alimenté la thèse d’un assassinat politique.

 

Son corps a été retrouvé le 6 octobre dans un parc de Ruse, ville située sur le cours du Danube, à la frontière avec la Roumanie.

Severin Krasimirov vivait à proximité du parc. Le jeune homme, dont l’ADN a été retrouvé sur le lieu du crime, avait quitté la Bulgarie le lendemain.

 

Source : Reuters

 

 

OCEANIE

L’Australie présente des excuses nationales aux victimes de pédophilie

Le Premier ministre australien Scott Morrison a présenté lundi des excuses nationales aux victimes de pédophilie, en reconnaissant devant le Parlement que l’État n’avait pas été à la hauteur face à des “crimes maléfiques”.

 

“Ils ont été commis contre des Australiens par des Australiens, par des ennemis présents au milieu de nous”, a dénoncé le Premier ministre.

“En tant que Nation, nous avons manqué à nos obligations à leur égard, nous les avons délaissées, et cela nous couvrira à jamais de honte”.

 

Des violences sexuelles ont été commises au sein d’institutions religieuses mais aussi étatiques.

Après une décennie de révélations, le gouvernement australien avait finalement cédé en 2012 aux pressions et créé une Commission d’enquête royale sur les réponses institutionnelles aux crimes de pédophilie.

 

Cette Commission a rendu fin 2017 un rapport accablant. Elle avait été contactée par plus de 15.000 personnes disant avoir été victimes d’actes de pédophilie couverts par l’Église, des orphelinats, des clubs de sport, des écoles ou des organisations de jeunesse pendant de longues décennies, sans que les soupçons ne débouchent sur des enquêtes.

 

Plus de 4.000 institutions avaient été mises en cause, dont de nombreuses entités catholiques, dans ces témoignages souvent très éprouvants, au cours d’auditions publiques ou à huis clos.

Quelques très hauts responsables de l’Église australienne ont depuis fait l’objet de poursuites.

 

Le gouvernement australien avait déjà par le passé présenté des excuses officielles, notamment aux Aborigènes ou encore à des dizaines de milliers de mères, souvent célibataires, qui furent contraintes entre 1951 et 1975 à abandonner leur bébé, ensuite placé en adoption.

 

Pour certaines victimes, cet acte de contrition est insuffisant de la part d’un gouvernement qui devrait selon eux mettre fin les subventions aux institutions coupables, accélérer les procédures pénales relatives à ces crimes, ou encore ouvrir une enquête sur les actes au sein de l’armée.

 

Source : AFP

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