L’essentiel : du 24 octobre au 25 octobre à 15h30

 

AFRIQUE

Un rapport de l’Onu dénonce les rapts et viols au Soudan du Sud

Les forces gouvernementales et rebelles du Soudan du Sud ont enlevé et violé cette année des centaines de femmes et jeunes filles et recruté des enfants soldats, accuse un rapport de la Mission des Nations unies (Minuss).

 

Ces abus, aussi bien commis par les forces fidèles au gouvernement du président Salva Kiir qu’aux insurgés commandés par Riek Machar, enfreignent le droit international et peuvent s’apparenter à des crimes de guerre, souligne ce document publié mardi.

 

Le rapport s’appuie sur une enquête menée entre avril et août dernier dans le sud-ouest du pays, en proie à la guerre civile depuis 2013.

Les accusations ont été rejetées par l’armée gouvernementale. Un porte-parole de la rébellion a promis d’enquêter.

 

Source : Reuters

 

 

Au Maroc, les migrants ne renoncent pas malgré les refoulements

Les autorités marocaines ont lancé l’été dernier une vaste campagne de “relocalisation”, ces déplacements forcés de migrants vers le sud du pays, parfois accompagnés de rapatriement en avion vers les pays d’origine.

 

Officiellement, il s’agit de “lutter contre les réseaux de trafic qui s’activent dans le nord du royaume”, selon les autorités marocaines, qui évoquent 54.000 tentatives de passage avortées entre janvier et fin août.

 

Pour les associations, cette campagne a été marquée par des “violations des droits de l’Homme”. Mais les migrants ne sont pas pour autant découragés et ceux qui n’ont pas été renvoyés dans leur pays natal, reviennent par centaines à Tanger, avec l’objectif de gagner coûte que coûte l’Espagne, juste en face.

 

Les déplacements forcés suscitent des critiques virulentes des défenseurs des droits de l’homme.

Selon l’OIM, 43.000 migrants ont gagné l’Espagne depuis le début de l’année, dont 38.000 par voie maritime et 362 sont morts ou portés disparus en route vers l’Espagne.

 

Le Groupe antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et des migrants (Gadem) a dénoncé mi-octobre la politique “discriminatoire” du Maroc vis-à-vis des quelque 6.500 migrants originaires d’Afrique subsaharienne.

 

Source : AFP

 

 

Seize otages libérés dans le nord-ouest du Cameroun

Les affrontements entre les séparatistes anglophones et l’armée camerounaise dans le nord-ouest du Cameroun ont fait au moins dix morts, a-t-on appris mercredi auprès des deux camps, deux jours après l’annonce de la réélection de Paul Biya à la présidence du pays.

 

Les violences liées au mouvement séparatiste dans les régions anglophones de l’ouest du pays ont perturbé le déroulement des élections. En octobre 2017, les séparatistes ont proclamé l’indépendance d’un Etat baptisé “Ambazonie”, déclenchant une riposte de l’armée camerounaise qui a tué plusieurs centaines de rebelles.

 

Selon le porte-parole du gouvernement, l’armée a tué une trentaine de séparatistes lors d’une opération menée mardi matin près de la ville de Ndu, dans le nord-ouest, afin de libérer 16 otages.

 

Source : Reuters

 

 

RCA : l’envoyé de l’ONU appelle à soutenir le rétablissement de l’autorité de l’Etat

Malgré les défis persistants rencontrés par la République centrafricaine (RCA), l’envoyé de l’ONU Parfait Onanga-Anyanga estime qu’il y a des raisons d’espérer voir l’édification d’une paix durable dans le pays.

 

Le chef de la Mission des Nations Unies en RCA (MINUSCA) a mis en avant plusieurs réussites dans le rétablissement de l’autorité de l’Etat. « La situation générale en matière de sécurité en Centrafrique a été maîtrisée, des élections démocratiques ont été organisées et le pays est revenu à l’ordre constitutionnel ».

 

L’autorité de l’État se rétablit dans la capitale Bangui et au-delà, la sécurité s’est considérablement améliorée dans plusieurs préfectures, notamment grâce au soutien des accords de paix locaux.

 

Les préfets et sous-préfets ont été redéployés dans tout le pays, de même que les fonctionnaires des ministères chargés de l’éducation, de la santé, de l’agriculture et de l’élevage, ainsi que de l’eau et de l’assainissement.

 

Les forces nationales de sécurité et de défense sont également déployées et les processus de justice et de réconciliation commencent à prendre forme, a encore relevé M. Onanga-Anyanga.

« Hier, le 22 octobre, la session inaugurale de la Cour pénale spéciale s’est déroulée. C’est un pas important dans l’engagement du pays contre l’impunité », s’est-il félicité.

 

« Nous devons maintenant renforcer l’Etat de droit et aider le gouvernement à reprendre le contrôle des sites miniers appartenant aux groupes armés, faute de quoi le règlement de cette question compromettrait les résultats de tout accord de paix ».

 

Il estime également qu’il faut continuer à soutenir le gouvernement dans la lutte contre l’impunité et le rétablissement de l’Etat de droit, tout en accordant une attention à l’application du programme national de réconciliation, notamment en veillant à ce que les droits des victimes soient respectés, en particulier les centaines de milliers de Centrafricains déplacés par le conflit.

 

Source : ONU

 

 

PROCHE ET MOYEN-ORIENT

Turquie : Amnesty dénonce le manque de recours face aux purges

L’ONG Amnesty Internationale a dénoncé dans un rapport publié aujourd’hui, le manque de recours dont disposent les personnes limogées dans le cadre des purges menées en Turquie après le coup d’Etat manqué de juillet 2016.

 

Environ 130.000 personnes ont été limogées au cours des deux années d’état d’urgence, instauré en juillet 2016 et levé en juillet 2018, selon Amnesty. Parmi elles, seules un peu plus de 6.000 ont été réintégrées.

 

Les autorités affirment que ces purges étaient nécessaires pour “nettoyer” les institutions et écarter tout risque de sédition, mais des ONG et l’opposition dénoncent une manœuvre visant à faire taire les opposants au président Recep Tayyip Erdogan.

 

Les autorités ont imputé la tentative de coup d’Etat au prédicateur Fethullah Gülen, installé aux Etats-Unis et qui nie toute implication.

Outre les gulénistes présumés, les purges ont visé les milieux pro-kurdes et de nombreux médias.

 

Source : AFP

 

 

Turquie : les missiles russes S-400 installés dans un an, annonce Akar

L’installation des missiles sol-air russes S-400 acquis par la Turquie débutera en octobre 2019, annonce le ministre de la Défense, Hulusi Akar, dans un entretien publié jeudi par le quotidien Hurriyet.

 

Les missiles en question ne sont pas compatibles avec le système de défense de l’Otan et les Etats-Unis ont cherché à dissuader Ankara de s’en doter en brandissant notamment la menace de sanctions et de suspension des contrats d’armement en cours.

Hulusi Akar a par ailleurs assuré que la commande de chasseurs US F-35 suivait son cours.

 

Source : Reuters

 

 

Khashoggi : l’Arabie saoudite évoque pour la première fois un acte “prémédité”

Le procureur général d’Arabie saoudite a déclaré jeudi que, sur la base d’informations fournies par la Turquie, les suspects accusés du meurtre du journaliste Jamal Khashoggi avaient commis un acte “prémédité”, une version que Ryad n’avait jamais évoquée jusqu’ici.

 

Les enquêtes se poursuivent, a ajouté le procureur.

Jamal Khashoggi, journaliste et opposant saoudien, a été tué le 2 octobre dans l’enceinte du consulat saoudien à Istanbul. Selon des responsables turcs, Khashoggi a été assassiné par une équipe d’agents venus de Ryad.

 

Après avoir nié sa mort, les autorités saoudiennes, sous la pression internationale, avaient avancé plusieurs versions évoquant d’abord une “rixe” ayant mal tourné puis une opération “non autorisée” et dont le prince héritier Mohammed ben Salmane, considéré comme l’homme fort du royaume, n’avait “pas été informé”.

 

Au total, 18 suspects, tous Saoudiens, ont été arrêtés en Arabie saoudite et plusieurs hauts responsables des services de renseignement ont été limogés. Peu après l’annonce du procureur, des médias d’Etat saoudiens ont indiqué que le prince héritier MBS avait présidé jeudi la première réunion d’une commission chargée de restructurer les services de renseignement.

 

Mercredi, le prince héritier a pris la parole pour la première fois sur l’affaire, qualifiant d'”incident hideux” et “douloureux” le meurtre du journaliste qui a provoqué l’indignation internationale et écorné l’image du royaume, premier exportateur de pétrole au monde.

 

S’exprimant devant le forum Future Investment Initiative (FII) à Ryad, l’héritier du trône, dont l’image a aussi pâti, a affirmé que “la justice prévaudra” et qu’il n’y aura “pas de rupture des liens avec la Turquie”, les deux pays coopérant dans l’enquête selon lui.

 

Jeudi, le chef de la diplomatie turque a affirmé qu’il existait toujours “des questions” auxquelles Ryad doit répondre, notamment l’identité des commanditaires et le lieu où se trouve le corps du journaliste assassiné.

 

Les responsables saoudiens ont cherché jeudi à faire bonne figure en affirmant être “très contents” des résultats du forum FII qui s’est tenu pendant trois jours à Ryad, évitant soigneusement d’évoquer les désistements en cascade de responsables politiques et de grands chefs d’entreprise occidentaux choqués par l’affaire Khashoggi.

 

Sur la scène internationale, les versions incomplètes ou contradictoires de l’Arabie saoudite sur l’affaire Khashoggi continuent de susciter scepticisme et interrogations.

Cette semaine, les Etats-Unis ont annoncé une première mesure de rétorsion : la révocation des visas de 21 suspects saoudiens.

 

La Grande-Bretagne leur a emboîté le pas en annulant tout éventuel visa détenu par les suspects.

De son côté, la France s’est dite prête à des “sanctions internationales” contre “les coupables”, “en lien avec ses partenaires”.

 

Source : AFP

 

 

Zones reprises à Israël : la décision d’Amman dictée par la pression interne

La décision du roi de Jordanie Abdallah II de récupérer des zones prêtées à Israël en vertu de leur accord de paix a été dictée par des pressions intérieures et un contexte économique difficile, estiment des experts.

 

Ces derniers mettent en garde contre une possible crise entre les deux pays voisins qui ont signé la paix en 1994.

Dimanche, Abdallah II a annoncé que son pays avait notifié Israël de sa volonté de récupérer deux secteurs frontaliers : Baqoura, à l’est du Jourdain, et Ghoumar (sud).

 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a répondu qu’il voulait ouvrir des négociations pour maintenir le statu quo. Amman a dit être prête à parler avec Israël tout en insistant sur son droit de récupérer ses terres.

 

Après la guerre israélo-arabe de 1967, Israël a occupé des territoires jordaniens dont Ghoumar. Il s’était emparé de Baqoura lors d’une infiltration en territoire jordanien en 1950.

Lors des négociations de paix, la Jordanie a accepté de maintenir pendant 25 ans ces deux secteurs sous contrôle israélien mais avec une reconnaissance de la souveraineté jordanienne.

 

Les Israéliens y avaient construit des infrastructures ainsi que des installations agricoles. Le délai de 25 ans est renouvelable automatiquement si aucun des deux camps ne donne un préavis pour mettre fin aux dispositions de l’accord.

L’annonce d’Abdallah II est intervenue à quelques jours de la fin du préavis.

 

“Le roi avait deux choix : soit risquer une crise avec Israël, soit risquer une agitation de la rue et une aggravation de la situation interne”, affirme à l’AFP Oraib Rantawi, directeur du Centre Al-Quds pour les études politiques à Amman.

 

“La rue gronde pour de multiples raisons surtout économiques et (les Jordaniens) n’ont pas besoin de nouvelles crises ou déceptions”, ajoute l’expert.

Le royaume, largement dépendant des aides étrangères et dépourvu de ressources naturelles, est en proie à une crise économique, 20% des habitants vivant à la limite du seuil de pauvreté.

 

Des manifestations et des mouvements de protestations de députés, de partis, de syndicats et de militants pour récupérer Ghoumar et Baqoura ont précédé l’annonce du roi.

“Revenir sur cette décision (du roi) est impossible, et coûterait cher à la stabilité de la Jordanie et à la direction jordanienne”, selon M. Rantawi.

 

Le peuple jordanien dont plus de la moitié est d’origine palestinienne est opposé à l’accord de paix avec Israël.

Rantawi n’exclut pas qu’Israël “entrave l’application de la décision” jordanienne.

 

Source : AFP

 

 

Gaza : les livraisons de fioul payé par le Qatar ont repris

Les livraisons de fioul payé par le Qatar ont repris dans la bande de Gaza, a indiqué la seule centrale électrique du territoire palestinien. Ces livraisons, interrompues le 12 octobre par Israël à la suite de violences meurtrières à la frontière, s’inscrivent dans les efforts de l’ONU pour soulager les maux de l’enclave et dissiper les vives tensions entre Israël et la bande de Gaza.

 

Le carburant doit augmenter la production de la seule centrale électrique du territoire coincé entre l’Etat hébreu, l’Egypte et la Méditerranée afin de fournir aux Gazaouis plus que les quatre heures de courant qu’ils reçoivent chaque jour du réseau public.

 

Le Qatar est un soutien de longue date du mouvement islamiste Hamas qui dirige l’enclave. L’ONU joue les intercesseurs et Israël laisse passer les citernes.

Si les Etats-Unis ont salué cet arrangement, l’Autorité palestinienne, rivale du Hamas établie en Cisjordanie occupée, l’a dénoncé, l’accord ayant été conclu sans son aval.

 

Source : AFP

 

 

Un Palestinien tué par l’armée israélienne en Cisjordanie

Un Palestinien a été tué par l’armée israélienne et trois autres ont été blessés lors d’une opération dans un village de Cisjordanie occupée, a annoncé un responsable médical palestinien.

Selon le récit de l’armée israélienne, une cinquantaine de Palestiniens ont jeté des pierres sur ses soldats au cours d’une opération dans le village de Taamun.

 

Les troupes israéliennes effectuent fréquemment des raids en Cisjordanie, y compris dans les zones sous contrôle civil palestinien, où Israël conserve la supervision de la sécurité dans le cadre d’accords de paix provisoires.

 

Les Palestiniens revendiquent la Cisjordanie, capturée par Israël lors de la guerre des Six-Jours en 1967, comme territoire de leur futur État indépendant ainsi que la bande de Gaza contrôlée par le Hamas et Jérusalem-Est qui serait leur capitale.

 

Source : Reuters

 

 

Oubliés dans le désert syrien, les déplacés du camp de Rokbane

En plein désert, à la frontière entre la Syrie en guerre et la Jordanie, environ 50.000 personnes vivent dans des tentes ou des huttes de terre, avec une seule clinique et pas de couches pour bébés.

 

Dans ce vaste camp de fortune installé au milieu d’un paysage aride du sud-est de la Syrie, les tentes faites de bâches s’alignent près de modestes cases de terre et n’offrent qu’une maigre protection face à la pluie et au froid, expliquent cinq habitants contactés par l’AFP.

 

Pour ces déplacés arrivés dès 2014 de Homs, de Palmyre (centre), voire même du nord-est de la Syrie, les pénuries de nourriture, de médicaments et de produits d’hygiène sont un cauchemar quotidien.

 

Face à cette misère, l’ONU a annoncé l’envoi imminent d’un convoi d’aides à Rokbane, en partenariat avec le Croissant-Rouge syrien.

La dernière livraison de vivres et de médicaments remonte à janvier, il y a près de neuf mois. Car atteindre le camp relève d’un véritable parcours du combattant.

 

En juin 2016, après un attentat suicide de l’EI contre l’armée jordanienne, Amman a fermé sa frontière avec la Syrie à cet endroit et interdit temporairement l’acheminement de toute aide aux déplacés depuis son territoire.

 

Depuis, les autorités jordaniennes n’ont autorisé que quelques livraisons, sur demande de l’ONU. Fin 2017, pour ne pas être impliquées, elles ont même exigé que ces aides soient transférées aux déplacés de Rokbane directement depuis la Syrie.

 

Alors les familles comptent essentiellement sur les produits arrivant par voie de contrebande depuis les territoires du régime syrien, et vendue à prix d’or. Or, depuis quelques semaines, les restrictions aux barrages sont plus nombreuses et les marchandises n’arrivent presque plus, selon des déplacés.

 

Source : AFP

 

 

Désaccords sur la composition du nouveau gouvernement irakien

Adel Abdoul Mahdi, intronisé mercredi comme Premier ministre irakien, n’a pas pu constituer qu’un gouvernement partiel, faute pour le moment d’un accord avec le Parlement concernant plusieurs portefeuilles clés comme l’Intérieur ou la Défense.

 

Adel Abdoul Mahdi a la lourde tâche de superviser la reconstruction d’une grande partie du pays, après quatre ans d’affrontements avec les djihadistes de l’Etat islamique, d’apaiser les tensions ethniques et religieuses, et de trouver un équilibre diplomatique entre les Etats-Unis et l’Iran, les deux principaux alliés de Bagdad qui sont aussi ennemis jurés.

 

Seuls 14 ministres, sur les 22 que devrait compter le gouvernement, ont officiellement été nommés mercredi. La coalition dirigée par l’imam chiite Moqtada al Sadr et le chef du gouvernement sortant Haïdar al Abadi, nommée Islah, et le bloc formé par les partis sunnites ont quitté l’enceinte avant que le vote pour les huit autres ministères ne puisse avoir lieu.

 

Un représentant d’Islah a déclaré que la coalition n’était pas satisfaite des noms proposés pour ces huit ministères.

Le Parlement se réunira à nouveau le 6 novembre pour se prononcer sur les ministères restant à attribuer, a déclaré le “speaker”, Mohamed al-Halbousi.

 

Source : Reuters

 

 

AMERIQUES

Robert de Niro et Joe Biden à leur tour visés par des colis suspects

L’acteur Robert de Niro et l’ancien vice-président démocrate Joe Biden ont été visés à leur tour par la série de colis suspects adressés à des personnalités hostiles au président Donald Trump, qui a accusé jeudi les médias d’être en “grande partie” responsables de la “colère” dans la société américaine.

 

Un colis suspect similaire à ceux adressés à plusieurs personnalités démocrates et à la chaîne CNN a été découvert jeudi matin au bureau new-yorkais de la société de production cofondée par Robert De Niro, critique notoire du milliardaire républicain.

 

La police a envoyé sur place sa brigade de déminage et le paquet, adressé à l’acteur, a été retiré et transporté dans son centre d’analyses du Bronx, a indiqué un porte-parole de la police new-yorkaise.

 

Cette dernière n’a pas précisé à ce stade si le colis contenait une bombe artisanale, comme cela s’est confirmé ces derniers jours pour ceux envoyés au financier George Soros, à l’ex-candidate démocrate Hillary Clinton, à l’ancien président Barack Obama, à son ex-ministre de la Justice Eric Holder et à la chaîne CNN.

 

La police fédérale américaine (FBI) avait indiqué mercredi soir que tous ces paquets étaient similaires, et portaient tous comme adresse d’expédition celle d’une élue démocrate de Floride, près du bureau de laquelle un colis suspect a aussi été retrouvé.

 

Source : AFP

 

 

Trump fait appel à l’armée pour protéger la frontière

Donald Trump a dit jeudi avoir fait appel à l’armée pour assurer la sécurité à la frontière sud des Etats-Unis, vers laquelle se dirige plusieurs milliers d’émigrants venus d’Amérique centrale, qui se trouvent actuellement au Mexique.

 

Lundi, Donald Trump avait déjà dit avoir alerté les gardes-frontières et l’armée du fait que la colonne de 7 à 10.000 personnes composée majoritairement de Honduriens fuyant la violence, la pauvreté et la corruption, représentait une “urgence nationale”.

 

Donald Trump se heurte au refus du Congrès de financer le mur qu’il a promis pendant la campagne électorale de 2016 de faire construire le long de la frontière mexicaine.

Frustré par ses échecs répétés, il a demandé en avril dernier à la Garde nationale de contribuer à la sécurisation de la frontière dans quatre Etats, où 2.100 soldats ont été déployés.

 

Source : Reuters

 

 

Au Brésil, une guerre sale sur le net pour la présidentielle

Désinformation massive sur les réseaux sociaux, accusations de manipulation de l’électorat et de financements occultes pour l’envoi de millions de messages dénigrant un candidat : dans la dernière ligne droite de la campagne au Brésil, une guerre sans merci fait rage sur internet.

 

La police fédérale a ouvert des enquêtes pour dissémination de fausses informations contre les deux finalistes, aussi bien le grand favori Jair Bolsonaro (extrême droite) que son adversaire de gauche Fernando Haddad.

 

Le principal champ de bataille de cette guerre du net est WhatsApp, messagerie instantanée extrêmement populaire qui appartient à Facebook et compte 120 millions d’usagers au Brésil, pour près de 210 millions d’habitants.

 

Le quotidien Folha de S. Paulo a révélé récemment que des entreprises avaient financé l’envoi de centaines de millions de messages anti-Haddad avant le 1er tour du 7 octobre.

Les compagnies auraient acheté des “contrats” pour l’envoi de ces messages à des contacts fournis par des agences spécialisées.

 

À la suite de ce scandale, Whatsapp a annoncé la fermeture de plus de 100.000 comptes.

La justice électorale a ouvert une enquête à la demande du Parti des Travailleurs (PT) de Fernando Haddad.

 

Jair Bolsonaro a nié énergiquement toute implication et a même menacé le journal qui a révélé l’affaire de le priver “de la manne publicitaire du gouvernement” s’il est élu.

Des millions de robots (faux profils d’utilisateurs créés pour doper des publications) bombardent des messages.

 

L’influence des réseaux sociaux sur un scrutin a déjà été mise en évidence en 2016 lors de l’élection de Donald Trump et du référendum sur le Brexit.

Facebook, dont la réputation a été entachée depuis, a annoncé lundi avoir supprimé 68 pages et 43 comptes associés à un groupe pro-Bolsonaro accusé de propager de fausses informations.

 

Victoria Grand, vice-présidente de WhatsApp, a affirmé mardi à des journalistes à Sao Paulo que le service de messagerie n’avait pas l’intention de changer la limite de destinataires pour un même message au Brésil, qui a été abaissé récemment de 250 à 20.

 

Jair Bolsonaro, qui compte près de 8 millions d’abonnés sur Facebook, a intensifié sa campagne sur les réseaux sociaux après avoir frôlé la mort lors d’un attentat à l’arme blanche un mois avant le premier tour, postant même des vidéos de son lit d’hôpital.

 

Source : AFP

 

 

Trump va promulguer des mesures de lutte contre la toxicomanie

Donald Trump doit promulguer mercredi une loi sur la lutte contre la toxicomanie qui facilite notamment l’accès aux traitements médicaux pour les usagers d’opiacés.

Les surdoses de drogue ont fait 72.000 morts – un record – l’an dernier aux Etats-Unis et la Maison blanche en a fait une urgence de santé publique.

 

Le texte, qui a fait l’objet d’un rare consensus au Congrès, élargit l’accès au traitement dans le cadre de Medicaid, l’assurance maladie pour les plus démunis et les handicapés. Il interdit par ailleurs les envois postaux de produits tels que le fentanyl, une substance plus puissante que l’héroïne, et augmente les subventions allouées à la lutte contre la toxicomanie.

 

Source : Reuters

 

 

Manifestation tendue à Buenos Aires contre la politique d’austérité de Macri

La police argentine est intervenue sans ménagement pour disperser mercredi des milliers de manifestants qui dénonçaient la politique budgétaire du président Mauricio Macri devant le bâtiment du Congrès, à Buenos Aires.

 

Les parlementaires ont entamé à la mi-journée l’examen du projet de loi de finances pour l’année 2019 préparé par le gouvernement, qui contient d’importantes réductions des dépenses publiques afin de réduire le déficit budgétaire.

 

Source : Reuters

 

 

ASIE

Birmanie : le “génocide” des Rohingyas continue, selon un enquêteur onusien

Le “génocide” des Rohingyas en Birmanie continue, a affirmé mercredi un enquêteur onusien, avant de présenter un rapport sur cette crise au Conseil de sécurité lors d’une réunion voulue par les Occidentaux contre l’avis de la Chine et de la Russie.

“C’est un génocide qui est toujours en cours”, a déclaré Marzuki Darusman.

 

Il a précisé qu’à l’exception des tueries, toutes les autres caractéristiques de ce crime de masse (ostraciser et discriminer une population, empêcher des naissances, enfermer une population dans des camps…) étaient toujours bien présentes.

 

Rendu public en septembre, un document de 444 pages d’une équipe non autorisée à se rendre sur place mais qui a recueilli de nombreux témoignages d’exilés Rohingyas a dénoncé un “génocide” et appelé à poursuivre devant la justice internationale six généraux birmans. Parmi eux, figure le commandant des forces armées birmanes, Min Aung Hlaing.

 

Quelque 390 villages détruits, 10.000 Rohingyas tués, plus de 720.000 Rohingyas ayant fui l’Etat Rakhine vers le Bangladesh à partir de l’été 2017, a énuméré devant le Conseil de sécurité Marzuki Darusman. L’enquêteur a appelé le Conseil de sécurité à saisir la CPI ou à créer un tribunal ad hoc, et à imposer des sanctions ciblées et un embargo sur les armes.

 

Source : AFP

 

 

Chine : l’étrange arsenal des centres éducatifs pour musulmans

A en croire les images de la télévision chinoise, un des “centres de formation professionnelle” qui accueille des musulmans dans le nord-ouest du pays ressemble à une école moderne où l’on peut apprendre le chinois, un sport ou une danse folklorique.

 

Mais l’administration chargée de ce centre situé dans la ville de Hotan, où les images ont été tournées, a passé commande en début d’année d’un arsenal qui n’a a priori pas grand chose à voir avec l’éducation : 2.768 matraques, 1.367 paires de menottes et 2.792 pulvérisateurs de gaz poivre.

 

La liste figure parmi les milliers de commandes passées au Xinjiang par les autorités locales chargées depuis deux ans de mettre en place un réseau de “centres de formation professionnelle” en réponse à la montée de l’islamisme et du séparatisme dans cette région à majorité musulmane, située à 2.000 km à l’ouest de Pékin.

 

Selon des militants en exil, il s’agit en fait de camps de rééducation politique fermés qui détiennent ou auraient détenu au total un million de Ouïghours ou de membres d’autres ethnies musulmanes.

 

A la suite de protestations à l’ONU et aux Etats-Unis, Pékin, qui avait pendant des mois démenti l’existence de ces sites, vient de se lancer dans une campagne de relations publiques visant à les présenter sous la forme de centres éducatifs.

 

Objectif selon le régime communiste : prévenir l’émergence du terrorisme, alors que des Ouïghours ont été à l’origine d’attentats meurtriers ces dernières années.

Mais une enquête de l’AFP révèle que ces centres sont gérés davantage comme des prisons que comme des écoles.

 

Des milliers de gardiens équipés de gaz lacrymogènes, de gourdins et de pistolets à impulsion électrique surveillent ces établissements entourés de barbelés et de caméras infrarouges, selon ces documents.

 

Les centres se sont généralisés à partir de l’an dernier, après des directives du gouvernement régional appelant à débusquer les extrémistes. Une liste de 25 comportements religieux suspects et de 75 signes d’extrémisme a été diffusée, parmi lesquels arrêter de fumer ou bien acheter une tente “sans raison valable”…

 

Les placements en détention ont explosé et au printemps 2017 les collectivités locales ont commencé à multiplier les appels d’offres pour construire les nouvelles installations. Au moins une personne dans chaque foyer doit suivre une formation pendant trois mois minimum, dans le cadre des programmes de lutte contre la pauvreté dans cette région de 24 millions d’habitants.

 

Si Pékin dément qu’un million de personnes soient internées, les appels d’offres consultés par l’AFP révèlent des chiffres considérables. En l’espace d’un mois au début de cette année, le bureau chargé de la “formation professionnelle” dans le seul comté de Hotan a commandé pas moins de 194.000 manuels de chinois. Et 11.310 paires de chaussures.

 

Source : AFP

 

 

Pékin empêchera coûte que coûte l’indépendance de Taiwan

L’armée chinoise agira à “n’importe quel prix” pour contrecarrer les tentatives visant à séparer Taiwan de la Chine, qui considère l’île autonome comme l’une de ses provinces, a déclaré jeudi le ministre chinois de la Défense.

 

Wei Fenghe a répété que la question de Taiwan était “liée à la souveraineté et à l’intégrité territoriale chinoises”, au lendemain d’une nouvelle opération maritime lancée par les Etats-Unis dans le détroit de Taïwan en forme de soutien à Taipei.

 

Les relations entre Pékin et la république de Chine se sont détériorées depuis la prise de fonction en 2016 de la présidente Tsai Ing-wen, favorable à une indépendance officielle de Taiwan. Cette demande est considérée comme inacceptable par Pékin, qui n’a pas renoncé à l’usage de la force pour mettre Taiwan sous son contrôle.

 

Source : Reuters

 

 

La Chine espionne les conversations téléphoniques de Trump, rapporte NYT

Les espions chinois écoutent régulièrement les conversations que le président américain Donald Trump tient sur des lignes non sécurisées, et Pékin se sert des informations recueillies pour tenter d’influencer la politique américaine, a rapporté mercredi le New York Times.

 

Plusieurs représentants de l’administration Trump ont déclaré ces dernières semaines que la Chine menait une campagne sans précédent pour influencer l’opinion publique américaine à l’approche des élections de mi-mandat le 6 novembre et représentait la plus grande menace à long terme pour le contre-espionnage américain.

 

En septembre, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, Donald Trump a accusé Pékin de chercher à faire perdre le Parti républicain lors des “midterms” en raison de la politique commerciale hostile à la Chine déployée par le président américain.

 

Le New York Times, citant d’anciens et d’actuels membres de l’administration américaine, rapporte que les conseillers de Donald Trump lui répètent souvent que les appels passés via ses téléphones portables ne sont pas sécurisés, mais que le président américain refuse de s’abstenir de les utiliser.

 

Source : Reuters

 

 

Les Philippines vont rouvrir Boracay, joyau souillé par le tourisme de masse

Les Philippines permettront à nouveau vendredi aux touristes de fouler les plages paradisiaques de Boracay, île fermée depuis six mois parce que le tourisme de masse l’avait transformée, selon le président Rodrigo Duterte, en “fosse septique”.

 

Le chef de l’Etat avait ordonné en avril la fermeture de cette île qui est la plus courue de l’archipel, afin de permettre de nettoyer le site, de faire le ménage dans un développement hôtelier anarchique, et de bâtir en particulier des unités de traitement des eaux usées.

 

Six mois après, Boracay aura moins d’hôtels et de restaurants, ainsi qu’un quota de visiteurs autorisés et de nouvelles réglementations interdisant le tabac et l’alcool sur les plages, afin de ramener de l’ordre sur son littoral.

 

Le but est de réparer une île qui accueillait ces dernières années jusqu’à deux millions de touristes par an.

La ministre philippine du Tourisme, Bernadette Romulo-Puyat, a espéré que cette “nouvelle” Boracay marque aussi l’avènement d’une “culture du tourisme durable” aux Philippines.

 

La ministre a dit avoir adressé par écrit des avertissements à d’autres lieux très prisés de l’archipel.

Certains sites ont pris les devants en réduisant leur fréquentation touristique.

 

La surexploitation par le tourisme de masse est loin d’être un problème exclusivement philippin et d’autres pays d’Asie du Sud-Est ont dû prendre des mesures drastiques pour tenter de limiter la casse.

 

Ainsi, les autorités thaïlandaises ont-elles également fermé pour une durée indéterminée Maya Bay -la baie thaïlandaise rendue célèbre par le film “La plage” avec Leonardo DiCaprio- située sur l’île de Koh Phi Phi Ley près de Phuket.

 

Source : AFP

 

 

PLANETE GLOBALE

Grandes manœuvres de l’Otan en Norvège

Les forces de 31 Etats participent à des manœuvres de l’Otan qui devaient débuter jeudi dans le centre de la Norvège, non loin des frontières de Russie, qui a elle-même procédé de vastes exercices militaires le mois dernier.

 

Cinquante mille hommes, 250 avions et 10.000 chars, camions et autres véhicules sont impliqués. “Les forces sont en position. Elles s’intègrent et entament pour deux semaines des exercices d’amélioration des capacités de combat en vue d’opérations majeures”, a déclaré le colonel Eystein Kvarving, interrogé par Reuters.

 

Baptisées “Trident Juncture”, ces manœuvres sont de loin les plus importantes effectuées en Norvège depuis le début des années 1980, signe que l’Alliance compte renforcer ses défenses après des années de réduction des coûts.

 

De plus en plus préoccupée par les ambitions russes depuis l’annexion de la Crimée en 2014, la Norvège s’est efforcée depuis d’obtenir le doublement annuel du nombre de “marines” américains formés sur son territoire, ce qui a suscité l’indignation de Moscou.

 

Les forces russes ont procédé le mois dernier à leurs manœuvres les plus importantes depuis 1981. L’opération Vostok-201, à laquelle 300.000 hommes ont participé, s’est déroulée près de la frontière chinoise.

 

Source : Reuters

 

 

Prêtres pédophiles : la Virginie enquête à son tour

Les autorités judiciaires de Virginie ont annoncé mercredi l’ouverture d’une enquête pour déterminer si des prêtres catholiques ont commis des agressions pédophiles dans les diocèses de l’Etat et si leur hiérarchie les a couverts.

 

La Virginie rejoint ainsi une dizaine d’Etats américains ayant initié des investigations –sous des formes diverses– depuis la publication en août d’un rapport sur des abus commis pendant des décennies par 300 “prêtres prédateurs” de Pennsylvanie sur au moins 1.000 enfants.

 

“Il n’y a pas de raison de penser que les abus se sont limités à un diocèse ou à la Pennsylvanie”, a commenté le procureur général de Virginie, Mark Herring, que la lecture de ce rapport a rendu “malade”.

 

Le scandale des prêtres pédophiles en Pennsylvanie a causé une onde de choc au sein de l’Eglise catholique américaine. L’archevêque de Washington Donald Wuerl, 77 ans, accusé d’avoir contribué à étouffer le scandale quand il était évêque de Pittsburgh (Pennsylvanie) de 1988 à 2006, a été contraint à la démission.

 

Source : AFP

 

 

Cathay Pacific : une fuite de données touche jusqu’à 9,4 millions de passagers

La compagnie aérienne hongkongaise Cathay Pacific a annoncé mercredi avoir été affectée par une fuite de données qui pourrait toucher jusqu’à 9,4 millions de passagers.

Elle a indiqué avoir lancé une enquête et alerté la police.

 

“Les données personnelles suivantes ont été accessibles : le nom du passager, la nationalité, la date de naissance, le numéro de téléphone, l’e-mail, l’adresse, le numéro de passeport, le numéro de carte d’identité, le numéro de carte de fidélité, les remarques au services clients, et l’historique des informations de voyage”.

 

Cette fuite intervient alors que la compagnie, en difficulté, est confrontée à la pression de concurrents chinois à plus bas coût et de rivaux du Moyen-Orient.

Hogg n’a pas mentionné de compensations financières pour les passagers concernés, contrairement à British Airways, qui a promis des indemnisations suite à un incident similaire.

 

Ces révélations interviennent seulement quelques mois après que l’Union européenne a renforcé ses lois de protection de données avec son Règlement général sur la protection des données (RGPD).

 

Source : AFP

 

 

EUROPE

Le Prix Sakharov 2018 au cinéaste Oleg Sentsov emprisonné en Russie

Le Parlement européen a appelé jeudi à la libération “urgente” du cinéaste ukrainien emprisonné en Russie Oleg Sentsov, en lui décernant son prestigieux Prix Sakharov 2018, qui récompense “une contribution exceptionnelle à la lutte pour les droits de l’Homme dans le monde”.

 

Originaire de la péninsule ukrainienne de Crimée, annexée par la Russie en 2014, Oleg Sentsov, 42 ans, est détenu dans la colonie pénitentiaire russe de Labytnangui, au-delà du cercle polaire arctique.

 

“Oleg Sentsov est devenu un symbole pour la libération des prisonniers politiques en Russie et dans le monde”, a déclaré le président du parlement Antonio Tajani. Il a souligné “l’urgence” de sa libération compte-tenu de “son état de santé”.

 

Oleg Sentsov, père de deux enfants, arrêté chez lui en mai 2014, a été condamné en août 2015 à 20 ans de prison pour “terrorisme” et “trafic d’armes”, à l’issue d’un procès qualifié de “stalinien” par l’ONG Amnesty International.

 

Il avait débuté une grève de la faim à la mi-mai pour obtenir la libération de tous les “prisonniers politiques” ukrainiens détenus en Russie, avant d’y mettre fin 145 jours plus tard, début octobre, afin, disait-il, d’éviter d’être nourri de force.

 

Sa situation est emblématique des relations à couteaux tirés entre la Russie et l’Ukraine depuis l’arrivée au pouvoir en 2014 de pro-occidentaux à Kiev, suivie de l’annexion de la Crimée et d’un conflit armé avec les séparatistes prorusses en Ukraine, qui a fait plus de 10.000 morts.

 

Source : AFP

 

 

Hourras et huées pour Salvini sur les lieux d’un fait divers sordide à Rome

Le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, a provoqué applaudissements et huées mercredi à Rome devant un squat où une adolescente a été retrouvée morte et qu’il a promis de raser.

 

Désirée, 16 ans, a été retrouvée morte samedi dans ce squat connu pour être un lieu de trafic de drogue tenu par des étrangers et des Italiens dans le quartier San Lorenzo, un bastion de la gauche près de la gare centrale de Termini.

 

L’autopsie a révélé des traces de stupéfiants et de relations sexuelles mais pas de violences.

Salvini, patron de l’extrême droite italienne, avait annoncé en début de matinée qu’il se rendrait devant le squat, désormais sous scellés de la justice, et il y a été accueilli par plusieurs centaines de journalistes et des dizaines de riverains.

 

“Chacal”, ont scandé certains, brandissant une banderole proclamant “Non à l’instrumentalisation du corps de Désirée”.

“Salvini, on est avec toi, on n’en peut plus”, ont martelé d’autres.

 

Derrière une nuée de caméras et de micros, M. Salvini a promis que les responsables de la mort de Désirée seraient traduits en justice et a annoncé la création de 254 postes de policiers et carabiniers en plus dans la capitale, dans le cadre de son programme d’embauches dans les forces de l’ordre.

 

“A Rome, il y a une centaine d’immeubles dans ces conditions, avec des délinquants qui défendent les occupations abusives et le trafic de drogue. Je reviendrai rencontrer les habitants mais en tant que ministre, je m’engage à faire le ménage et à revenir avec un bulldozer”.

 

Source : AFP

 

 

Le duel Macron-Salvini se durcit à la frontière en vue des européennes

Le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, a une nouvelle fois attaqué mercredi la gestion française des migrants à la frontière transalpine, sous-entendant que la France voulait déstabiliser son gouvernement, énième épisode du bras de fer engagé avec Emmanuel Macron en vue des élections européennes.

 

La frontière franco-italienne, où les autorités françaises ont refoulé plus de 44.000 personnes l’an dernier selon la Cimade, est devenue l’un des principaux points de crispation entre les deux gouvernements, après l’affaire des navires humanitaires refusés cet été par l’Italie.

 

“Il n’y a pas de volonté de déstabiliser qui que ce soit”, a répondu le porte-parole du gouvernement français Benjamin Griveaux, déplorant que l’Italie, avec la Pologne et la Hongrie, s’oppose au développement des moyens de l’agence européenne de gardes-frontières et garde-côtes Frontex.

 

Au-delà des incidents dénoncés par le vice-président du Conseil italien, la question frontalière illustre l’opposition revendiquée par le chef de l’Etat français au Premier ministre hongrois Viktor Orban et à Matteo Salvini, à quelques mois des élections européennes de mai 2019.

 

Dénoncée comme simpliste par certains à droite, ainsi que par la gauche communiste ou de La France insoumise, la grille de lecture “populistes contre progressistes” permet cependant à La République en marche d’espérer fédérer, note Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP.

 

“L’une des stratégies est d’imposer Salvini comme repoussoir anti-européen pour enraciner une liste En Marche comme alternative”, explique-t-il.

“Si Emmanuel Macron réussit à convaincre qu’il est un rempart contre l’Europe de Salvini, cela peut lui permettre de faire venir ces électeurs de la France du ‘oui'”, estime-t-il.

 

Selon un sondage Ifop Fiducial pour Match, Sud Radio et Cnews publié en septembre, La République en marche est créditée de 20% des voix aux européennes, en deçà du score de 24% d’Emmanuel Macron au premier tour de l’élection présidentielle, et talonné par le Rassemblement national, à 17% des voix.

 

Source : Reuters

 

 

L’Italie ne changera pas son budget, dit Matteo Salvini

Le gouvernement italien ne modifiera pas son projet de budget, a déclaré mercredi le vice-président du Conseil, Matteo Salvini, au lendemain du rejet de son projet de loi de finances pour 2019 par la Commission européenne.

 

“Je ne veux pas quitter l’euro ni l’Union européenne”.

La Commission européenne a donné trois semaines à l’Italie pour présenter un nouveau projet de budget.

 

Source : Reuters

 

 

Catalogne : un an après, une économie solide malgré des prévisions alarmistes

Il y a un an, la tentative de sécession de la Catalogne faisait craindre le pire aux entreprises. Mais depuis, la région a toujours une croissance robuste, alimentée par l’attractivité de Barcelone, malgré quelques ombres au tableau.

 

Au deuxième trimestre 2018, l’économie catalane, qui représente 19% du PIB espagnol, a enregistré une croissance supérieure à celle de l’Espagne, 3,1% contre 2,5%, selon des statistiques officielles.

 

Bien loin de l’inquiétude générée par la vaine tentative de sécession d’octobre 2017 qui avait provoqué “un choc de confiance” et une baisse de la consommation, explique à l’AFP Josep Oliver Alonso, professeur d’économie appliquée à l’Université autonome de Barcelone.

 

Pilier de l’économie locale, le tourisme avait vacillé. Et de nombreuses entreprises espagnoles ont délocalisé leurs sièges sociaux en évoquant l’insécurité juridique.

Mais la crise politique n’a pas coulé les moteurs de l’économie catalane que sont les exportations ou le tourisme.

 

Quoi qu’il en soit, malgré un an de tensions politiques, la Catalogne continue d’attirer les grandes entreprises étrangères comme Amazon. Très cosmopolite, Barcelone constitue un “vivier de talents”, alimenté par un “bon réseau d’universités”, renchérit Marco Bressan de Satellogic, une start-up spécialisée dans l’analyse de données grâce à l’intelligence artificielle.

 

Toujours au pouvoir en Catalogne, les séparatistes semblent eux plus préoccupés par l’autodétermination que par la politique économique. “Nous avons un double agenda”, reconnaît Albert Puig, conseiller économique à la vice-présidence catalane, un “grand agenda pour les thèmes du futur” dont l’autodétermination et “un plus petit, celui des affaires quotidiennes”.

 

Source : AFP

 

 

Un ex-ministre grec soupçonné de corruption en matière militaire

Un ancien ministre socialiste grec soupçonné d’avoir accepté des pots-de-vin de la part de fabricants d’armes voulant obtenir des marchés, a été placé mardi soir en détention préventive, a-t-on appris de source judiciaire.

 

Yannos Papantoniou aurait reçu 2,8 millions de francs suisses (2,45 millions d’euros) pour la modernisation de six frégates en 2003 alors qu’il était ministre de la Défense. Il nie les faits qui lui sont reprochés.

 

Source : Reuters

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