L’essentiel du mardi 16 au jeudi 18 octobre 15h30

 

AMERIQUES

Trump menace de fermer la frontière face aux migrants honduriens

Donald Trump a menacé jeudi de déployer l’armée et de fermer sa frontière sud si le Mexique n’intervient pas pour repousser des convois de migrants d’Amérique centrale faisant route vers les Etats-Unis.

 

“Je dois demander au Mexique, dans les termes les plus durs, de bloquer cette ruée – et s’il n’en est pas capable, j’appellerai l’armée et je FERMERAI NOTRE FRONTIÈRE SUD”, a prévenu le président américain sur son compte Twitter, qui a également laissé entendre qu’il pourrait suspendre l’aide des Etats-Unis à l’Amérique centrale.

 

Des habitants de la ville hondurienne de San Pedro Sula ont formé samedi un convoi avec l’intention de traverser le Guatemala et le Mexique et de gagner les Etats-Unis, dans l’espoir de fuir violence et pauvreté.

 

D’autres ressortissants du petit pays d’Amérique centrale les ont rejoints au fil des jours et la caravane compte aujourd’hui plusieurs milliers d’hommes, femmes et enfants.

Epuisés, les migrants doivent traverser plusieurs pays : Guatemala, Salvador et Mexique.

 

Comme au Guatemala et au Salvador, les gangs font régner la terreur au Honduras, où 68% des neuf millions d’habitants vivent sous le seuil de pauvreté.

Le Honduras est considéré comme l’un des pays les plus violents du monde, avec un taux annuel de 43 homicides pour 100.000 habitants. La sécheresse incite aussi des Honduriens au départ.

 

Le président guatémaltèque, Jimmy Morales, a indiqué mercredi que son pays collaborait avec des organisations humanitaires pour aider les migrants en leur fournissant nourriture et abri.

Au Mexique, un grand nombre de migrants passent au Chiapas, dont le gouverneur s’est déclaré prêt à accueillir les migrants en dépit de l’opposition du gouvernement fédéral.

 

Dans une série de tweets postés jeudi, Donald Trump semble établir un lien entre la question migratoire et le nouvel accord de libre-échange (USMCA) que son administration a négocié avec le Mexique, et qui n’a toujours pas été ratifié.

 

“L’assaut sur notre pays à notre frontière sud, avec des éléments criminels et des DROGUES qui se déversent chez nous, est beaucoup plus important pour moi, en tant que président, que le commerce ou l’USMCA. J’espère que le Mexique repoussera cet assaut à notre frontière nord”, écrit le président américain.

 

Mercredi, Donald Trump a demandé aux parlementaires américains de durcir la législation migratoire après avoir jugé l’actuelle “horrible, faible et dépassée”.

Plus de 500.000 personnes traversent chaque année illégalement la frontière sud du Mexique pour tenter ensuite de remonter vers les Etats-Unis, selon des chiffres de l’ONU.

 

Source : Reuters, AFP

 

 

Après six mois de crise au Nicaragua, Ortega reste accroché au pouvoir

Le président du Nicaragua Daniel Ortega reste fermement accroché au pouvoir à Managua, sans espoir en vue de le ramener à la table des négociations pour mettre fin à six mois d’une crise qui a fait plus de 320 morts et donné un sévère coup de frein à l’économie du pays.

 

Le 18 avril dernier, des protestations contre une réforme des retraites ensuite abandonnée ont donné le coup d’envoi d’un vaste mouvement pour réclamer le départ du président Ortega et de son épouse, la vice-présidente Rosario Murillo.

 

Les manifestations ont été durement réprimées par les autorités et depuis la destruction en juin dernier des dernières barricades érigées par des manifestants lors d’opérations meurtrières, le gouvernement de Daniel Ortega n’a de cesse de proclamer que la situation est revenue à la normale.

 

Selon le sociologue Oscar René Vargas, le harcèlement et les arrestations de militants de l’opposition, emprisonnés sous l’accusation de délits de droit commun, voire de “terrorisme”, ne peut “masquer le nombre écrasant de prisonniers politiques”.

 

“Il n’y a pas de solution en vue pour sortir de la crise”, déplore pour sa part l’ancien diplomate et analyste politique Bosco Matamoros.

Si la légitimité du pouvoir est sérieusement compromise, le régime a encore l’usage de la force.

 

Mis en difficulté, le président sandiniste, âgé de 72 ans, a réussi contre tous les pronostics à se maintenir au pouvoir en refusant d’avancer les élections prévues pour 2021.

Depuis la suspension, le 15 juin dernier, du dialogue national sous les auspices de l’Eglise catholique, il rejette même toute tentative de conciliation.

 

En juin dernier, le gouvernement a dû reconnaître les dégâts causés à l’économie dans le pays le plus pauvre d’Amérique centrale. Les prévisions de croissance du PIB ont été revues à la baisse. La situation pourrait encore empirer si les Etats-Unis adoptent des sanctions économiques contre le régime.

 

Source : AFP

 

 

Haïti : violentes manifestations contre la corruption à Port-au-Prince

Des milliers de manifestants ont protesté mercredi à Haïti contre la corruption, après la publication d’un rapport du Sénat accusant d’anciens membres du gouvernement de détournement de fonds et d’abus de pouvoir entre 2008 et 2016.

 

Un homme a été tué dans le centre de la capitale, Port-au-Prince, où de violents incidents se sont produits, a annoncé la police. Des dizaines de personnes, dont 10 officiers de police, ont été blessées.

 

La police anti-émeute a procédé à des tirs de gaz lacrymogènes afin de tenter de disperser les manifestants, dont certains ont répondu par des jets de pierres.

Des manifestants ont érigé des barrages routiers auxquels ils ont mis le feu dans différents quartiers de Port-au-Prince.

 

Source : Reuters

 

 

Colombie : les étudiants à nouveau dans la rue pour l’éducation publique

Des milliers d’étudiants sont à nouveau descendus dans les rues mercredi en Colombie, une semaine après une première manifestation réclamant une augmentation du budget des universités publiques.

 

Les étudiants des 32 universités publiques du pays ont réclamé au gouvernement du président Ivan Duque, au pouvoir depuis le 7 août, d’augmenter la part de l’éducation supérieure publique dans le budget de 2019.

 

Duque a affirmé comprendre les revendications, mais accusé le gouvernement antérieur de l’ex-président Juan Manuel Santos d’avoir laissé un “budget affaibli”.

Le chef de l’Etat a assuré mardi qu’il présenterait au Parlement un budget global pour l’éducation de quelque 13,3 milliards de dollars en 2019.

 

Sur cette somme, la plus élevée à ce jour pour ce secteur, environ 1,3 milliard de dollars seront destinés aux universités publiques, moins que ce que demande ce secteur.

Duque a demandé au ministre des Finances de chercher quelque 330 millions de dollars supplémentaires à consacrer au public dans les deux prochaines années.

 

Source : AFP

 

 

Le Canada légalise le cannabis dans l’euphorie

Le Canada est devenu mercredi le premier pays du G20 à légaliser le cannabis récréatif, une réforme “historique” saluée toute la journée par d’interminables files d’attente devant les boutiques officielles.

 

Trois ans après son élection, le gouvernement libéral de Justin Trudeau réalise l’un de ses engagements de campagne les plus symboliques : le Canada est seulement le deuxième Etat de la planète à autoriser la marijuana récréative, après l’Uruguay en 2013.

 

Aux Etats-Unis, la consommation récréative de cannabis a également été légalisée dans 8 Etats –la Californie est devenue le 1er janvier 2018 le plus gros marché légal au monde– et dans la capitale Washington.

 

Parallèlement, nombre de pays comme les Pays-Bas ou l’Espagne ont dépénalisé la marijuana ou légalisé le cannabis thérapeutique.

La mise en œuvre de cette mesure sera scrutée et disséquée tant par les Canadiens, appelés aux urnes dans un an pour des législatives incertaines, que par les pays alliés d’Ottawa.

 

L’herbe est un marché juteux évalué à environ 6 milliards de dollars canadiens (4 milliards d’euros) par an.

L’opposition conservatrice au Parlement d’Ottawa a multiplié les attaques contre cette mesure qui, selon aussi des médecins, a occulté plusieurs dangers pour la santé et la sécurité publiques.

 

Le Premier ministre a répété que “la prohibition” du cannabis, en vigueur depuis 1923 au Canada, n’avait pas empêché que “les jeunes Canadiens” aient “le plus haut taux d’utilisation de marijuana dans le monde”, et que tout cela n’avait profité qu’au “crime organisé”.

 

 

PROCHE ET MOYEN ORIENT

Affaire Khashoggi : le rôle d’un proche de “MBS” au cœur de l’enquête

La presse turque a publié jeudi des images retraçant les mouvements à Istanbul d’un officier des services de sécurité proche du prince héritier saoudien et présenté comme le chef de “l’équipe d’exécution” soupçonnée d’avoir assassiné le journaliste Jamal Khashoggi.

 

La publication de ces nouvelles images tirées des caméras de vidéosurveillance survient au moment où la pression monte sur Ryad pour dévoiler le sort du journaliste critique, porté disparu depuis qu’il s’est rendu au consulat saoudien à Istanbul le 2 octobre.

 

Le New York Times avait affirmé mardi que l’homme en question, Maher Abdulaziz Mutreb, qui avait été identifié par les autorités turques comme l’un des membres d’une équipe de 15 agents envoyée par Ryad pour “assassiner” le journaliste, faisait partie de l’entourage du prince héritier et homme fort d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane.

 

Khashoggi était entré au consulat et n’en est jamais sorti.

La présence de Mutreb, ainsi que d’autres membres de services de sécurité rattachés à ben Salmane, parmi le commando saoudien présent à Istanbul le 2 octobre met à mal la version officielle de Ryad affirmant tout ignorer du sort du collaborateur du Washington Post.

 

La presse turque, affirmant s’appuyer sur des enregistrements sonores réalisés sur place, avait déjà publié mercredi de nouvelles informations accablantes, selon lesquelles Jamal Khashoggi aurait été torturé et assassiné dans le consulat dès le jour de sa disparition.

 

En dépit d’indices croissants impliquant Ryad, les Etats-Unis semblent chercher à ménager leur allié saoudien.

Le président Donald Trump a toutefois nié mercredi chercher à “couvrir” Ryad.

 

Un prochain indice de la position américaine devrait venir de la décision du secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, qui a promis de décider jeudi s’il se rend ou non à une conférence économique organisée à Ryad et boycottée par un nombre croissant de personnalités.

 

Signe de la complexité du dossier pour les Etats-Unis, Donald Trump a souligné les énormes intérêts stratégiques qui lient les Etats-Unis à l’Arabie saoudite, notamment dans la lutte contre le terrorisme et l’influence de l’Iran chiite ainsi que la coopération militaire et sa dimension économique.

 

Le Washington Post a publié mercredi ce qu’il présente comme la dernière contribution de Jamal Khashoggi, un texte dans lequel le journaliste évoque le manque de liberté de la presse dans le monde arabe.

 

Les autorités turques ont fouillé mercredi la résidence du consul saoudien à Istanbul. Et une partie des enquêteurs s’est rendue dans la soirée au consulat tout proche pour une nouvelle fouille, la deuxième cette semaine.

 

Source : AFP

 

 

Gaza : en pleine tension avec Israël, le Hamas promet de sévir contre les éléments incontrôlés

Le Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza a promis jeudi de sévir contre les responsables de deux tirs de roquettes en direction d’Israël la veille, dans un apparent effort pour se disculper et atténuer la menace ravivée d’une confrontation.

 

Israël a ordonné jeudi la réouverture des écoles autour de la bande de Gaza, foyer d’un nouvel accès de fièvre la veille. Dans l’enclave palestinienne, les détonations s’étaient tues mercredi après des frappes de représailles israéliennes contre une vingtaine d’objectifs, qui ont fait 1 mort et 3 blessés.

 

Mais les risques de confrontation restent d’actualité.

Le Hamas, qui gouverne sans partage Gaza, a de nouveau cherché jeudi à se dissocier des tirs de roquettes.

 

De son côté, Israël tient le Hamas pour responsable de tout ce qui se passe à Gaza, sans exclure que des éléments non contrôlés par le mouvement aient pu agir.

Israël, le Hamas et ses alliés se sont livré trois guerres depuis 2008 dans l’enclave coincée entre l’Etat hébreu, l’Egypte et la Méditerranée.

 

Ils observent depuis la guerre de 2014 un cessez-le-feu de plus en plus remis en cause.

Depuis le 30 mars et le début d’une vaste mobilisation palestinienne le long de la frontière, les tensions sont vives.

 

Des manifestations rassemblant des milliers de personnes ont dégénéré en affrontements avec les soldats israéliens postés de l’autre côté de la barrière frontalière.

Les échanges de tirs de roquettes palestiniennes et de frappes israéliennes se sont succédés.

 

Au moins 207 Palestiniens et un soldat israélien ont été tués. Vendredi, de nouvelles manifestations sont prévues. Elles seront scrutées attentivement par la communauté internationale.

 

La protestation des Gazaouis, qui lancent des cerfs-volants et des ballons incendiaires vers Israël, empoisonne la vie des riverains israéliens de l’enclave.

Les Gazaouis, éprouvés par les guerres, la pauvreté et les pénuries, réclament notamment la levée du vigoureux blocus imposé depuis plus de 10 ans par Israël.

 

Israël le justifie par la nécessité de contenir le Hamas et accuse le mouvement d’orchestrer les protestations à des fins “terroristes”.

L’ONU et l’Egypte s’emploient depuis des semaines à forger une trêve durable. Mais les positions sont difficilement conciliables.

 

Les signaux négatifs s’accumulent, comme la suspension, la semaine passée, de livraisons de fioul payées par le Qatar et supposées, sous les auspices de l’ONU, soulager certains des maux des Gazaouis.

 

L’exaspération va grandissant côté israélien, où la question d’un changement de stratégie est ouvertement posée.

Les commentateurs conjecturent jeudi sur une riposte plus forte que les frappes de la veille, mentionnant notamment la possibilité d’une attaque aérienne significative.

 

Source : AFP

 

 

Sanctions visant une milice : l’Iran fustige la “vindicte aveugle” de Washington

L’Iran a condamné mercredi les sanctions américaines visant la milice Bassidj, force paramilitaire clé de la République islamique, dénonçant la “vindicte aveugle” de Washington.

Washington accuse l’Iran d’avoir un rôle déstabilisateur au Moyen-Orient.

 

Selon le département du Trésor américain, ces sanctions visent les activités de “recrutement et d’entraînement d’enfants-soldats” par le Bassidj. Ils “sont ensuite envoyés en Syrie” par les Gardiens de la Révolution, l’unité d’élite en Iran, “pour soutenir le régime brutal de Bachar al-Assad”, a affirmé une responsable américaine à des journalistes.

 

Les sanctions touchent aussi le “réseau de soutien financier” du Bassidj, soit, selon le Trésor américain, “au moins 20 sociétés et institutions financières”. L’une d’elle, la banque Parsian, a affirmé que ces sanctions n’auraient “aucun effet” dans la mesure où elle est déjà visée par des sanctions identiques et qu’elle a, pour cette raison, abandonné le dollar.

 

Mojtaba Fereydouni, haut responsable financier dans une entreprise sidérurgique iranienne, estime pour sa part que ces sanctions vont compliquer la tâche de la société si elle cherche à attirer des capitaux étrangers ou à ouvrir des comptes bancaires hors d’Iran. “Mais les sanctions ne pourront pas donner un coup d’arrêt définitif aux exportations iraniennes”, dit-il à l’AFP.

 

“Il suffit d’envoyer la production dans un pays tiers et de l’y laisser quelques jours. De là, vous la réexpédiez sans mention de l’Iran et avec un nouveau certificat d’origine”, explique-t-il, soulignant que “tout cela induira un coût supplémentaire de 20 à 30 dollars par tonne”.

 

Source : AFP

 

 

ASIE

Afghanistan : un député candidat aux législatives tué par une bombe

Un député candidat aux élections législatives de samedi en Afghanistan a été tué mercredi par l’explosion d’une bombe dans son local de campagne dans la ville de Lashkar Gah, dans la province d’Helmand (sud), ont annoncé des responsables.

 

“Le député Jabar Qahraman et 3 autres personnes ont été tués”, a indiqué à la presse le ministre de l’Intérieur, Wais Ahmad Barmak.

7 personnes ont été blessées et “3 suspects ont été arrêtés”, a-t-il ajouté.

 

Les talibans ont aussitôt revendiqué l’attentat.

C’est le 10e candidat aux élections législatives à avoir été tué, la plupart dans des attaques ciblées, selon la Commission électorale indépendante (CEI) qui organise le scrutin.

 

Mercredi, les talibans ont dans un nouveau communiqué appelé les professeurs et directeurs d’écoles à “ne pas laisser les écoles se transformer en centres de vote”.

Outre les candidats, des dizaines de personnes ont été tuées ces derniers mois au cours d’attaques des talibans et du groupe Etat islamique (EI), notamment lors de rassemblements électoraux.

 

Plus de 2.500 candidats se disputent les 249 sièges en jeu à la chambre basse du Parlement. Ouverte fin septembre, la campagne sera officiellement close mercredi soir.

Quelque 54.000 membres de la police et de l’armée vont assurer la sécurité dans plus de 5.000 bureaux de votes répartis dans les zones du pays sous contrôle du gouvernement.

 

Pour des raisons de sécurité, sur d’autres parties du territoire contrôlées par les talibans, 2.000 centres de vote n’ouvriront pas.

Près de neuf millions d’électeurs sont inscrits sur les listes électorales mais la participation pourrait être très réduite en raison des craintes d’attentats.

 

Source : AFP

 

 

Taïwan prépare une manifestation sur l’indépendance, drapeau rouge au nez de Pékin

Les indépendantistes taïwanais descendent dans la rue samedi pour une manifestation qu’ils espèrent spectaculaire. En tout cas, il s’agira d’un défi lancé à Pékin et d’un casse-tête pour le gouvernement de l’île.

 

Ce rassemblement se tient alors que la Chine devient de plus en plus dure face à Taïwan. La présidente Tsai Ing-wen marche quant à elle sur des œufs, prise entre l’enclume du géant asiatique et le marteau des indépendantistes.

 

La Chine continentale et Taïwan sont dirigés par des régimes rivaux depuis 1949, après une guerre civile entre communistes établis à Pékin et nationalistes du Kuomintang (KMT) réfugiés à Taipei.

 

La Constitution actuelle de Taïwan héritée du KMT définit l’île comme la “République de Chine” représentant toute la Chine, pas une entité séparée.

Les manifestants exigeront samedi un référendum sur une déclaration officielle d’indépendance.

 

Taïwan se considère comme un Etat souverain mais n’a jamais déclaré son indépendance. Pékin a prévenu qu’il userait de la force si Taïwan tentait un divorce officiel.

Pékin est déjà courroucé par un référendum prévu en novembre sur une participation de l’île aux JO et autres compétitions sportives internationales sous la bannière “Taïwan”.

 

Pékin attaque sur de multiples fronts pour bouter l’île hors de l’arène internationale, en l’empêchant de participer à des conférences mondiales, en lui arrachant un par un ses alliés diplomatiques.

 

Pour tenir un vote public sur l’indépendance, il faudrait amender la loi qui interdit les référendums sur les changements constitutionnels et de souveraineté.

D’après les analystes, il est peu probable que Mme Tsai fasse amender la loi, car cela reviendrait à agiter un drapeau rouge au nez de Pékin.

 

Source : AFP

 

 

Poutine en Ouzbékistan pour sceller un rapprochement russo-ouzbek

Le président Vladimir Poutine se rend jeudi en Ouzbékistan pour une visite censée sceller un rapprochement économique entre la Russie et cette ex-république soviétique d’Asie centrale, deux ans après la mort du dirigeant autoritaire ouzbèke Islam Karimov.

 

Des accords d’un montant de 20 milliards de dollars doivent être signés à l’occasion des pourparlers entre Vladimir Poutine et son homologue ouzbek Chavkat Mirzioïev, qui vont donner également le coup d’envoi de la construction de la première centrale nucléaire en Ouzbékistan, confiée au groupe nucléaire russe Rosatom.

 

L’un des plus gros producteurs de coton au monde, riche en gaz, “l’Ouzbékistan est l’un de nos principaux partenaires économiques, et notre coopération est intense”, a souligné mardi le conseiller du Kremlin Iouri Ouchakov.

 

Mirzioïev a engagé depuis son arrivée au pouvoir des réformes économiques et politiques, en donnant des signes d’assouplissement du régime, et il cherche à attirer les investissements et les touristes étrangers en Ouzbékistan, après des années d’isolement.

 

L’un des fleurons du rapprochement avec la Russie est la construction de la première centrale nucléaire en Ouzbékistan par le groupe russe Rosatom, un projet estimé à 11 milliards de dollars selon M. Ouchakov.

 

La centrale doit fournir environ 20% de l’électricité consommée dans le pays, avec comme objectif de permettre à l’Ouzbékistan de consommer moins de gaz et d’en augmenter les exportations.

 

En Russie, environ 2 millions de migrants ouzbeks travaillent et envoient de l’argent à leurs familles, ce qui est important pour l’économie ouzbèke.

Les deux pays veulent aussi renforcer la coopération militaire.

 

Mais la Russie doit contrer l’influence de la Chine, premier partenaire commercial de Tachkent, et des Etats-Unis qui cherchent à renouer leur partenariat stratégique avec l’Ouzbékistan, après avoir été expulsés d’une base aérienne dans ce pays en 2005.

 

Source : AFP

 

 

Les pressions sur la Chine s’intensifient, selon le Premier ministre

L’économie chinoise subit des pressions de plus en plus intenses sur son économie et le gouvernement prendra des mesures pour éviter des fluctuations excessives de la croissance, a déclaré le Premier ministre Li Keqiang mardi, lors d’un déplacement en Europe.

 

“L’environnement international devenant difficile et instable, les pressions baissières sur l’économie chinoise se sont accrues mais nous sommes résolus, et nous en avons les moyens, à faire face aux risques et aux difficultés”, a-t-il déclaré, selon la radio publique chinoise.

 

Certaines régions chinoises très tournées vers l’exportation, telle la province méridionale du Guangdong, subissent déjà les retombées du différend commercial qui oppose Pékin à Washington et multiplient les mesures pour aider les entreprises.

 

Selon une enquête Reuters après de 68 économistes, le PIB a crû de 6,6% sur un an au troisième trimestre après 6,7% le trimestre précédent. Ce serait la croissance la moins forte depuis le premier trimestre 2009.

 

Source : Reuters

 

 

Maldives : le président sortant admet sa défaite malgré son recours devant la Cour suprême

Le président sortant des Maldives Abdulla Yameen a clairement accepté mercredi, dans une adresse télévisée à la nation, sa défaite lors de l’élection présidentielle de septembre, malgré son recours devant la Cour suprême pour faire annuler le scrutin.

 

Connu pour ses passages en force et sa répression féroce de toute dissidence, il avait dans un premier temps reconnu avec réticence la victoire d’Ibrahim Mohamed Solih avec 58,4% des suffrages.

 

Mais prétextant avoir reçu depuis des témoignages faisant état de fraude, il avait déposé la semaine dernière un recours contre les résultats devant la Cour suprême.

Cette manœuvre du président sortant, proche de Pékin, avait suscité l’inquiétude de la communauté internationale, en particulier les Etats-Unis, l’Union européenne et l’Inde voisine.

 

Les Etats-Unis ont menacé de sanctions M. Yameen s’il remettait en cause le résultat des urnes.

Le week-end dernier devant la Cour, les avocats de M. Yameen avaient attribué sa défaite surprise à une “encre qui disparaît” sur les bulletins en sa faveur.

 

Source : AFP

 

 

AFRIQUE

Angola : le retour massif de réfugiés congolais pourrait déboucher sur une crise humanitaire au Kasaï

L’Angola accueille actuellement quelque 68.000 réfugiés et demandeurs d’asile, principalement originaires de RDC.

Mais le HCR redoute que les retours massifs de réfugiés congolais de l’Angola, observés au cours des deux dernières semaines, ne puissent déboucher sur une crise humanitaire.

 

D’après certaines estimations rapportées par le HCR, près de 200.000 Congolais auraient traversé la frontière avec le Kasaï (situé en RDC) ces derniers jours.

 

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s’est préoccupé de l’évolution rapide de la situation humanitaire dans la région du Kasaï.

Selon le porte-parole du HCR, Babar Baloch, ces dizaines de milliers de Congolais ont été refoulés à la suite d’un ordre d’expulsion des autorités angolaises visant les migrants.

 

Le HCR précise que les Congolais travaillaient dans le secteur minier informel, au nord-est de l’Angola.

Mais ces expulsions ne se font pas sans heurts. Des affrontements violents auraient eu lieu.

 

Face au risque d’une nouvelle crise humanitaire au Kasaï, le HCR appelle Luanda et Kinshasa à travailler ensemble « pour assurer un mouvement de population sûr et ordonné ».

En attendant, les équipes du HCR travaillent actuellement avec d’autres démembrements des Nations Unies et d’autres partenaires de la région.

 

Source : ONU

 

 

Comores : l’UA appelle à la retenue, à la reprise du dialogue

Le climat politique s’est singulièrement dégradé aux Comores depuis le référendum constitutionnel du 30 juillet dernier.

Ce scrutin aux allures de plébiscite (92,74% de oui) a renforcé les pouvoirs du président Assoumani, notamment en l’autorisant à accomplir deux mandats successifs au lieu d’un.

 

Les adversaires du chef de l’Etat ont boycotté ce scrutin, qualifié de “mascarade” et qualifié son régime de “république bananière”.

Sur fond de vives tensions politiques depuis des mois, des incidents ont éclaté lundi lorsque des protestataires ont érigé des barrages dans la capitale de l’île d’Anjouan.

 

L’Union africaine (UA) a appelé à la “retenue” et à la “reprise du dialogue intercomorien” après ces affrontements qui ont opposé l’armée de l’archipel et des opposants au régime du président Azali Assoumani.

 

Source : AFP

 

 

L’épidémie d’Ebola a fait 139 morts en RDC

La dernière épidémie de fièvre hémorragique Ebola qui s’est déclarée le 1er août dernier en République démocratique du Congo (RDC) a fait 139 morts, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), et 215 personnes sont ou pourraient avoir été infectées.

Selon l’OMS, l’épidémie pourrait rapidement s’étendre à l’Ouganda et au Rwanda.

 

Source : Reuters

 

 

AUSTRALIE

Camp de réfugiés à Nauru : le médecin limogé, pression sur Canberra

La médecin-chef chargée par l’Australie de soigner les demandeurs d’asile et réfugiés de Nauru, dans le Pacifique, a été limogée, a annoncé son employeur alors que Canberra tentait de faire pièce aux critiques contre ses camps de rétention controversés.

 

La société privée chargée par le gouvernement australien de fournir des soins médicaux aux migrants relégués par Canberra dans cette minuscule nation du Pacifique a déclaré que la médecin allait quitter l’île mercredi.

 

Son prédécesseur avait également été expulsé après un différend avec le gouvernement sur les transferts médicaux.

Le gouvernement australien a déclaré que le limogeage du médecin relevait du gouvernement de Nauru et de son employeur.

 

Les ONG ne cessent de dénoncer la politique d’immigration draconienne de l’Australie.

Depuis 2013, Canberra, qui dément tout mauvais traitement, refoule systématiquement en mer tous les bateaux de clandestins, originaires pour beaucoup d’Afghanistan, du Sri Lanka et du Moyen-Orient.

 

Ceux qui parviennent à passer à travers les mailles du filet sont envoyés dans des îles reculées du Pacifique. Canberra argue qu’il sauve ainsi des vies en dissuadant les migrants d’entreprendre un périlleux voyage.

Les arrivées de bateaux, qui étaient quasiment quotidiennes, sont aujourd’hui rarissimes.

 

Un journaliste de l’AFP est parvenu récemment à rentrer dans les camps de rétention éparpillés sur l’île. Il a constaté que de nombreuses personnes étaient désespérées, faisant état de tentatives de suicide, y compris d’enfants.

 

L’ONG Médecins sans frontières vient de recevoir l’ordre du gouvernement de Nauru de cesser sa mission auprès de ceux qui souffrent de problèmes psychiatriques.

“La situation mentale des réfugiés détenus indéfiniment à Nauru est épouvantable”, a expliqué le docteur Beth O’Connor, psychiatre de MSF.

 

Nauru a traité les membres de MSF “de militants politiques”.

Ces critiques internationales s’ajoutent à celles d’Australiens qui demandent au Premier ministre conservateur Scott Morrison de transférer les enfants malades dans leur pays.

D’après MSF, près de 900 migrants vivent sur Nauru depuis plus de cinq ans, dont 115 enfants.

 

Source : AFP

 

PLANETE GLOBALE

En 2050, le monde comptera 2,2 milliards de personnes de plus, dont la moitié africaines (ONU)

La population mondiale devrait augmenter de 2,2 milliards d’habitants d’ici 2050, et plus de la moitié de cette croissance – 1,3 milliard – devrait provenir d’Afrique subsaharienne, a annoncé mercredi le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA).

 

Selon l’étude, il y a 43 pays dans lesquels les femmes ont quatre enfants ou plus, dont 38 en Afrique.

Si les prévisions sont avérées, l’Afrique passera de représenter de 17% de la population mondiale en 2017 à 26% en 2050.

 

La responsable de l’UNFPA a exhorté tous les pays à mettre en œuvre une série de politiques et de programmes qui augmenteraient les « choix en matière de procréation » de leurs populations.

 

Selon un nouveau rapport de l’UNFPA, la liberté de décider du nombre, du moment et de l’espacement des grossesses peut renforcer le développement social et économique.

Lorsqu’une femme a le pouvoir et les moyens d’éviter ou de différer une grossesse, par exemple, elle maîtrise mieux sa santé.

 

Chaque année, 300 000 femmes meurent pendant leur grossesse ou leur accouchement parce qu’elles n’ont pas le choix en matière de santé maternelle.

Chaque jour, des milliers de filles sont forcées d’avoir des enfants, entre dans des mariages précoces et sont victimes de mutilations génitales féminines. Elles n’ont pas de choix.

 

Source : ONU

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