L’essentiel pour le 23 octobre 2018

 

PROCHE ET MOYEN-ORIENT

“Danger d’une famine imminente et géante” au Yémen, selon l’ONU

Le Yémen fait face à “un danger clair et présent d’une famine imminente et géante”, a averti mardi le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Affaires humanitaires, Mark Lowcock, qui estime à 14 millions le nombre de personnes qui pourraient en être victimes, soit la moitié de la population totale du pays.

 

Le responsable a notamment réclamé “un cessez-le-feu humanitaire” autour des installations participant à la distribution d’aide alimentaire ou des infrastructures (ports) permettant de l’acheminer.

 

“Les parties du conflit continuent de violer le droit humanitaire international”, a-t-il dénoncé, en évoquant par exemple l’occupation d’entrepôts contenant de la nourriture ou des attaques contre des hôpitaux.

 

Depuis 2015, le Yémen est soumis à une guerre opposant les rebelles Houthis, soutenus par l’Iran, qui contrôlent le port de Hodeida ainsi que la capitale yéménite Sanaa, à une coalition arabe sous commandement saoudien qui défend le gouvernement réfugié à Aden (sud).

En plus de trois ans, le conflit a fait près de 10.000 morts, selon l’ONU.

 

Source : AFP

 

 

Meurtre de Khashoggi : Washington révoque les visas des Saoudiens impliqués

Les Etats-Unis ont engagé mardi la révocation des visas des Saoudiens impliqués dans le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, qualifié de “sauvage” et de soigneusement “planifié” par le président turc Recep Tayyip Erdogan.

 

“Ces sanctions ne seront pas le dernier mot des Etats-Unis sur ce dossier”, a averti le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

Cette mesure, la première décision concrète annoncée par Washington à l’encontre de son allié de longue date, vise 21 personnes.

 

Trois semaines après le meurtre, la pression internationale sur Ryad ne cesse de s’accroître : M. Erdogan a appelé à punir “toutes les personnes impliquées, des exécutants aux commanditaires”, sans cependant citer nommément le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, dit “MBS”.

 

Agé de 59 ans, Jamal Khashoggi, un éditorialiste qui collaborait avec le Washington Post, a été tué le 2 octobre dans le consulat de son pays à Istanbul où il s’était rendu pour obtenir des documents administratifs en vue de son mariage.

 

Après avoir nié la mort du journaliste, le gouvernement saoudien a avancé plusieurs versions contradictoires, évoquant notamment une “rixe” ayant mal tourné. Ryad soutient désormais que le journaliste a été tué au cours d’une opération “non autorisée” dont MBS n’était pas informé.

 

Restant évasif sur d’éventuelles décisions à venir, Donald Trump a pris soin de souligner combien Ryad était un “excellent allié” de Washington depuis des décennies et a rappelé que le royaume sunnite était “l’un des principaux investisseurs aux Etats-Unis”.

 

L’intervention de M. Erdogan a eu lieu quelques heures après l’ouverture à Ryad d’un forum international sur l’investissement, marqué par des désistements en cascade de dirigeants étrangers et chefs d’entreprises, dans la tourmente de l’affaire Khashoggi.

 

Source : AFP

 

 

Pour le prince héritier saoudien, la conférence de Ryad est un succès

Le prince héritier saoudien Mohamed ben Salman a affirmé mardi que la conférence sur les investissements organisée à Ryad était un “succès” malgré le boycott de nombreux dirigeants et chefs d’entreprise à la suite du meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

 

“Plus de monde, plus d’argent”, a commenté “MBS”, dont plusieurs membres de l’entourage auraient liquidé le journaliste très critique à son égard lorsqu’il s’est rendu au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul le 2 octobre.

 

Après l’avoir farouchement nié, Ryad a reconnu ce week-end que Jamal Khashoggi avait bien été tué au cours d’une “rixe”, sans toutefois donner d’indication sur le lieu où se trouverait son corps. Le roi Salman a assuré mardi que les responsables de cette affaire et ceux qui ont “manqué à leur devoir” devraient rendre des comptes.

 

L’affaire a tourné au scandale diplomatique et de nombreux dirigeants occidentaux ont préféré boycotter le forum sur les investissements – appelé le Future Investment Summit (FII).

L’Arabie saoudite va signer à cette occasion pour plus de 50 milliards de dollars de contrats dans les secteurs du gaz, du pétrole et des infrastructures, a claironné Mohamed ben Salman.

 

Le ministre de l’Energie saoudien a admis que le premier exportateur mondial traversait “une sorte de crise”, tout en ajoutant que le pays irait de l’avant dans sa volonté de diversifier l’économie.

 

Total, Hyundai, Norinco, Schlumberger, Halliburton, Baker Hughes et Trafigura sont au nombre des sociétés concernées par les contrats accordés par le royaume, selon la télévision publique saoudienne.

 

Total avait justifé lundi sa présence par le fait que le groupe pétrolier “n’a jamais été favorable aux mesures de sanctions et d’isolement, par exemple contre la Russie, l’Iran ou le Qatar, ni aux mesures de boycott”.

 

Source : Reuters

 

 

Autorité palestinienne et Hamas pratiquent la torture, dit HRW

Human Rights Watch (HRW), groupe de défense des droits de l’homme dont le siège est à New York, a accusé mardi les forces de sécurité de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie et du mouvement Hamas à Gaza de pratiquer des arrestations arbitraires et la torture systématique d’opposants politiques.

 

L’Autorité palestinienne tout comme le Hamas ont rejeté ces accusations.

Ce document énumère une vingtaine de cas de Palestiniens détenus en Cisjordanie ou dans la bande de Gaza “sans aucun motif clair, si ce n’est d’avoir écrit un article critique, de s’être exprimés sur Facebook ou d’appartenir à tel ou tel mouvement politique ou étudiant”.

 

Ces prisonniers subissent pendant de longues périodes des conditions de détention condamnables, tout comme certains détenus palestiniens dans les prisons israéliennes, ajoute le HRW, qui fait état de la pratique systématique de la torture. HRW demande en conséquence une réduction de l’aide étrangère aux forces de sécurité palestiniennes en Cisjordanie.

 

Source : Reuters

 

 

Deux responsables de l’Autorité palestinienne libérés par Israël

Israël a libéré lundi deux responsables de l’Autorité palestinienne arrêtés ce week-end, a annoncé la police sans autre précision.

Ils ont été interpellés pour avoir participé à l’enlèvement d’un habitant palestinien de Jérusalem, ont indiqué leurs avocats.

 

Selon la chaîne de télévision israélienne Reshet 13, le Palestinien enlevé possède la double nationalité israélienne et américaine. L’Autorité palestinienne le recherchait pour avoir facilité la vente de biens immobiliers dans la vieille ville de Jérusalem à des acheteurs juifs.

 

Source : Reuters

 

 

Irak : 6 morts dans un attentat à la voiture piégée près de Mossoul

Six personnes ont été tuées mardi et une vingtaine blessées dans un attentat à la voiture piégée contre un marché d’al-Qayyarah, importante localité au sud de Mossoul, l’ancienne “capitale” du groupe Etat islamique (EI) en Irak, a indiqué à l’AFP un responsable médical.

 

Al-Qayyarah, à 60 km au sud de Mossoul, a été reprise par les troupes irakiennes à l’EI, comme l’ensemble des centres urbains d’Irak, qui s’est déclaré fin 2017 “vainqueur” des jihadistes.

Des cellules clandestines subsistent toutefois et conservent une capacité de nuisance dans l’ensemble du pays, notamment les zones désertiques ou montagneuses.

 

Source : AFP

 

 

Les étrangers de l’EI, un casse-tête pour les Kurdes de Syrie

Les forces kurdes en Syrie, fer de lance de la lutte contre le groupe Etat islamique (EI), détiennent des centaines de jihadistes étrangers présumés, mais aussi des femmes et des enfants.

Ce dossier constitue un véritable casse-tête pour les autorités semi-autonomes kurdes, qui refusent de juger ces étrangers et réclament leur rapatriement vers leur pays d’origine.

 

Quelque 900 jihadistes étrangers, originaires de 44 pays, sont en détention, selon Nouri Mahmoud, porte-parole de la principale milice kurde de Syrie, les Unités de protection du Peuple (YPG).

 

Environ 550 femmes et 1.200 enfants vivent dans des camps mis en place pour accueillir les familles de jihadistes, selon des responsables kurdes.

De nombreux détenus n’ont aucun papier d’identité, affirme Abdel Karim Omar.

 

A titre de comparaison, en Irak, plus de 300 personnes ont été condamnées à mort et autant à la prison à vie pour avoir rejoint l’EI, dont des dizaines d’étrangers, selon des sources judiciaires.

Son administration tente de faire “pression sur les gouvernements (étrangers) pour qu’ils reprennent leurs citoyens”.

 

Source : AFP

 

 

AMERIQUES

Les migrants honduriens en route vers les Etats-Unis font une pause au Mexique

Des milliers de migrants honduriens tentaient de reprendre des forces mardi à Huitxla, dans le sud du Mexique, s’accordant une pause dans leur épuisant périple vers les Etats-Unis, après dix jours de marche et déjà 800 km parcourus.

 

Arrivés la veille dans cette ville de l’Etat du Chiapas, à l’extrême sud du Mexique, les migrants, parmi lesquels des femmes et des enfants en bas âge, ont trouvé refuge dans des églises ou ont dormi à même le sol dans un parc de la ville ou sur un terrain de sport.

 

Dans la matinée, des habitants de la localité leur ont offert offraient du café chaud, fourni des couvertures, des couches pour bébés, tentant de soulager des migrants exténués, qui n’ont cessé de marcher depuis leur départ le 13 octobre de San Pedro Sula, dans le nord du Honduras.

 

La “caravane” comprend environ 7.000 migrants, essentiellement honduriens.

Ils fuient la violence et la misère dans leur pays.

Mais certains y laissent la vie.

 

Le Honduras a annoncé que 300 de ses ressortissants ont rejoint les 3.433 autres qui avaient finalement décidé de retourner dans leur pays entre vendredi et dimanche.

 

Parallèlement, une seconde caravane d’environ un millier de Honduriens, partie dimanche du Honduras, poursuit sa traversée à pied du Guatemala en direction de la frontière mexicaine.

La progression de ces caravanes a provoqué la fureur du président américain Donald Trump, qui a dit avoir mis en alerte l’armée et les gardes-frontières face à cette “urgence nationale”.

 

Source : AFP

 

 

Les Russes à pied d’œuvre pour peser sur les élections américaines

Des piratages informatiques pilotés par les Russes accompagnés d’une campagne de désinformation sur internet ont entaché l’élection présidentielle de 2016 aux Etats-Unis.

A deux semaines du scrutin législatif, les agents de Moscou sont encore à l’œuvre.

 

La fermeture de milliers de comptes contrôlés par les Russes sur Twitter et Facebook ainsi que l’inculpation de 14 employés de l’Internet Research Agency (IRA) –considérée par la justice américaine comme une ferme à “trolls” payée par le Kremlin– ont ralenti mais n’ont en rien mis un terme aux efforts pour interférer avec la politique américaine.

 

Le mot de ralliement #MAGA des partisans du président Donald Trump –acronyme de son slogan de campagne “Make America Great Again”– reste en tête des hashtags apposés sur 18.000 tweets postés chaque jour par des centaines de comptes liés à la Russie.

 

Ces derniers sont surveillés par Hamilton 68, une opération de traçage lancée par l’Alliance pour sécuriser la démocratie, située à Washington. Le ministère américain de la Justice a annoncé vendredi l’inculpation pour conspiration du responsable de l’IRA, qui gère les dizaines de millions de dollars affectés à ces opérations de désinformation aux Etats-Unis et en Europe.

 

Les chefs d’accusation évoquaient notamment des messages postés sur des comptes de l’IRA, se faisant passer pour des comptes américains, destinés à jeter de l’huile sur le feu politique.

Le scrutin du 6 novembre concerne le contrôle du Congrès à Washington.

 

Mais “la plus grande préoccupation, c’est le risque de saper la confiance du public dans la crédibilité du résultat des élections”, relève Mme Spaulding, experte en sécurité nationale auprès du Centre pour les études stratégiques et internationales (CSIS).

 

D’après les services de renseignement américains, le président russe Vladimir Poutine a supervisé en 2016 les efforts pour perturber les élections américaines et détourner les électeurs de la candidate démocrate Hillary Clinton afin d’aider la campagne de Donald Trump.

 

Sur Instagram, Twitter, Facebook et ailleurs, ils ont créé des identités et des groupes qui ont soutenu, partagé et posté de fausses informations et des messages négatifs.

Cela a continué après l’élection, jusqu’à ce que Twitter ferme des centaines de comptes identifiés comme faisant partie du dispositif russe d’interférence politique.

 

De nouveaux comptes sont apparus, beaucoup de “bots” (comptes automatisés). Plutôt que de créer du contenu, ils relaient la grande quantité de messages facteurs de division qui circulent sur les réseaux sociaux, selon Bret Schafer, qui gère le site Hamilton 68.

 

Après un second assaut de Twitter il y a quelques semaines sur des milliers de faux comptes ayant émis quelque 9 millions de tweets, le volume d’activité russe a fortement baissé.

Deux semaines avant l’élection, le site Hamilton 68 montre que Moscou n’a pas jeté l’éponge même si ses activités se sont bien amenuisées.

 

Source : AFP

 

 

USA : la juge du procès Roundup ordonne une baisse drastique des dommages et intérêts

Une juge américaine a ordonné lundi de réduire à 78 millions de dollars, contre 289 millions, la somme que devra payer à un jardinier souffrant d’un cancer le géant Monsanto, accusé d’avoir caché la dangerosité de son désherbant Roundup.

 

Le 10 août, un jury populaire de San Francisco (ouest) avait conclu que Monsanto avait agi avec “malveillance” en cachant le caractère potentiellement cancérigène du glyphosate et que ses désherbants grand public Roundup et professionnel RangerPro avaient “considérablement” contribué à la maladie de Dewayne Johnson, 46 ans, qui est en phase terminale.

 

Ce verdict a été maintenu lundi sur le fond par la juge de San Francisco Suzanne Bolanos, qui avait mené les débats du procès cet été.

A l’issue de ce procès historique, le jury avait condamné Monsanto à verser quelque 289 millions de dollars.

 

L’allemand Bayer, qui vient de racheter Monsanto, a indiqué pour sa part toujours prévoir de faire appel du verdict sur le fond.

Le géant agrochimique continue d’affirmer que son produit, commercialisé depuis plus de quarante ans et largement utilisé dans le monde entier, est inoffensif.

 

Monsanto a récemment déposé une demande de nouveau procès, estimant notamment que les débats n’avaient pas prouvé de lien de cause à effet entre le cancer et le glyphosate ni que la firme avait agi avec “malveillance”.

 

Ce procès historique était le premier mettant sur le banc des accusés les produits au glyphosate de Monsanto.

Selon Bayer, il y a 8.000 procédures juridiques en cours rien qu’aux Etats-Unis contre les produits au glyphosate de Monsanto.

 

Le jugement retentissant du mois d’août avait fait plonger en Bourse le titre Bayer et suscité de nombreuses réactions à travers le monde, notamment en France où le glyphosate est particulièrement controversé.

 

Attaqué partout sur la planète, mais rarement interdit, le glyphosate est la substance de base du Roundup et c’est le désherbant le plus utilisé au monde.

Classé “cancérigène probable” depuis 2015 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le glyphosate est utilisé sous diverses marques, la plus célèbre étant le Roundup.

 

Source : AFP

 

 

Sanctions US contre des Pakistanais, des Afghans et des Iraniens

Le département américain du Trésor a annoncé mardi des sanctions contre 6 membres de l’insurrection talibane et contre 2 Iraniens liés à la force Al Qods des Gardiens de la Révolution.

En déclarant ces 8 personnes “terroristes internationaux”, le département du Trésor indique qu’il est autorisé à geler leurs intérêts dans l’immobilier sous juridiction américaine.

 

Source : Reuters

 

 

PLANETE GLOBALE

A Moscou, Bolton défend le retrait américain d’un traité nucléaire

Le conseiller de la Maison Blanche à la Sécurité nationale, John Bolton, a défendu mardi le retrait annoncé des Etats-Unis d’un traité majeur sur les armes nucléaires, à l’issue de plusieurs rencontres de haut niveau à Moscou.

 

Le président Donald Trump a annoncé samedi sa décision de retirer son pays du traité sur les armes nucléaires de portée intermédiaire INF (Intermediate Nuclear Forces Treaty), conclu avec la Russie pendant la Guerre froide.

 

Bolton a justifié cette décision en qualifiant le texte de “traité bilatéral de la Guerre froide dans un monde multipolaire”.

Le conseiller américain a ainsi visé la Corée du nord et aussi la Chine, dont “entre un tiers et la moitié des missiles seraient concernés par l’INF si elle en faisait partie”.

 

Les Etats-Unis accusent également la Russie de violer “depuis de nombreuses années” le traité, ce qu’elle dément.

Signé en 1987, le traité INF abolit l’usage de toute une série de missiles d’une portée allant de 500 à 5.500 km.

 

“Le traité est ignoré par les autres pays. Vu comme cela, un seul pays est contraint par l’INF et ce sont les Etats-Unis”, a poursuivi M. Bolton, assurant qu’un retrait américain n’aurait pas de graves conséquences sur le système de sécurité mondiale, de même que le retrait en 2001 de Washington du traité ABM sur les missiles antibalistiques n’en a pas eu, selon lui.

 

Les réactions internationales ont été unanimes pour appeler les Etats-Unis à ne pas abandonner le traité INF.

John Bolton est connu pour ses positions très fermes en matière de politique étrangère.

 

Source : AFP

 

 

Destroyers américains dans le détroit de Taïwan : Pékin “préoccupé”

La Chine a déclaré mardi avoir fait part aux Etats-Unis de ses “vives préoccupations” après le passage la veille de deux destroyers américains dans le détroit de Taïwan qui sépare la Chine continentale de l’île, revendiquée par Pékin.

 

L’envoi de ces navires de guerre de l’US Navy renforce des tensions bilatérales déjà exacerbées par la guerre commerciale et les différends en mer de Chine méridionale, où Chinois et Américains se livrent une lutte d’influence.

 

La Chine considère que Taïwan fait partie intégrante de son territoire, même si l’île est dirigée par un régime rival depuis 1949 et la fin de la guerre civile chinoise. Taïwan n’est pas reconnu comme un Etat indépendant par l’ONU et n’a jamais déclaré son indépendance.

 

C’est la deuxième fois en trois mois que des navires de guerre américains passent par le détroit de Taïwan.

Washington a rompu ses relations diplomatiques avec Taipei en 1979 pour reconnaître Pékin, mais reste l’allié le plus puissant de l’île et son fournisseur d’armes numéro un.

 

La Chine a mené dernièrement une série de manœuvres militaires, dont un exercice à tir réel dans le détroit de Taïwan en avril, déclarant sa volonté de faire face aux “forces indépendantistes” taïwanaises.

 

Source : AFP

 

 

ASIE

Xi Jinping inaugure le pont Hong Kong-Zuhai-Macao

Le président chinois Xi Jinping a inauguré mardi le point reliant Hong Kong et Macao via Zuhai, dans le sud de la Chine, l’un des plus longs ouvrages de ce type au monde vu comme une opportunité pour Pékin de réaffirmer la libéralisation économique du pays.

 

Long de près de 35 km, l’édifice, qui comporte aussi une partie en tunnel sur 6,7 km, reliera la capitale financière qu’est Hong Kong aux rives relativement moins développées du Delta de la rivière des Perles, dans la province du Guangdong, et Macao, centre mondial des jeux d’argent.

 

Sa construction a coûté 120 milliards de dollars hongkongais, l’équivalent de 13 milliards d’euros.

Les autorités hongkongaises le présentent comme un moyen de consolider la position régionale de l’ancienne colonie britannique comme plateforme de l’aviation et de la logistique.

 

Pour certains en revanche, le pont servira aussi à affermir le contrôle qu’exerce le pouvoir central sur la Région administrative spéciale de Hong Kong, rétrocédée par le Royaume-Uni à la Chine en 1997 sous le signe du principe “un pays, deux systèmes” censé préserver un haut degré d’autonomie et le respect des libertés individuelles dans l’ex-colonie britannique.

 

“Ce pont va stimuler les échanges et le commerce entre Guangdong, Hong Kong et Macao, faciliter le développement de la Région de la baie et doper la compétitivité du Delta de la rivière des Perles”, a dit le vice-Premier ministre Han Zheng.

 

Source : Reuters

 

 

Un soldat tchèque tué en Afghanistan, deux autres blessés

Un soldat tchèque participant à la mission de l’Otan en Afghanistan a été tué et deux autres blessés lundi par un soldat de l’armée afghane, a annoncé l’armée tchèque.

Les talibans ont aussitôt revendiqué l’attaque.

 

“Un Moudjahidine infiltré, originaire de la province de Nangarhar (est), a attaqué avec son fusil des soldats américains sur la base aérienne de Shindand en fin d’après-midi, tuant et blessant un grand nombre de soldats”, a écrit Qari Yosuf Ahmadi.

 

Ces attaques “de l’intérieur”, c’est-à-dire commises par un membre des forces de sécurité afghanes qui retourne son arme contre les troupes internationales avec qui il combat, ont déjà tué plusieurs soldats de l’Otan par le passé.

 

Source : AFP

 

 

AFRIQUE

Présidentielle au Cameroun : Paul Biya réélu, Kamto se dit toujours vainqueur

Le président Paul Biya, 85 ans dont 35 au pouvoir, a été réélu lundi pour un septième mandat avec 71,28% des suffrages, alors que l’opposant Maurice Kamto, qui arrive deuxième, parle de “faux” chiffres officiels et revendique la victoire.

 

Si le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a “pris note” des résultats et appelé ce que d’éventuelles contestations électorales suivent “les canaux légaux”, le département d’Etat américain a relevé “un certain nombre d’irrégularités avant, pendant et après le vote du 7 octobre”, créant l'”impression que l’élection n’était pas crédible ou vraiment libre et équitable.

 

Les avocats de M. Kamto avaient dénoncé des “fraudes massives” et des cas présumés d’irrégularités, preuves à l’appui, la semaine dernière devant le Conseil constitutionnel.

“Nous utiliserons tous les moyens de droit pour faire rétablir la vérité des urnes”, ajoute M. Kamto.

 

Depuis 1982, Paul Biya règne en maître absolu au Cameroun, où il a tout verrouillé pour assurer son maintien à la tête du pays, s’appuyant sur l’administration et sur un parti-Etat, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) qu’il a créé en 1985.

 

Lundi matin, un fort déploiement sécuritaire était visible à Yaoundé aux abords de la Poste centrale où certains avaient appelé sur les réseaux sociaux à manifester contre l’annonce des résultats.

 

Dimanche, une manifestation à Douala, souhaitée par un député de l’opposition, avait été interdite et empêchée.

Une trentaine de personnes ont été arrêtées.

 

Lundi matin, quand commençait la proclamation des résultats de la présidentielle à Yaoundé, des coups de feu ont été entendus à Buea, la capitale de la région du Sud-Ouest, frappée depuis un an par un conflit meurtrier entre des séparatistes anglophones et l’armée, ont rapporté des témoins à l’AFP.

 

Dans les deux régions anglophones (Sud-Ouest et Nord-Ouest), l’armée avait été déployée en nombre pour combattre des groupes de séparatistes qui réclament l’indépendance des régions anglophones. Les affrontements entre l’armée et des séparatistes sont devenus quotidiens dans ces deux régions, et ont déjà forcé plus de 300.000 personnes à fuir leur domicile.

 

Source : AFP

 

 

RDC : l’ONU condamne l’assassinat de 11 personnes près de Beni

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a condamné l’assassinat samedi d’au moins 11 civils, dont un garçon, dans la province du Nord-Kivu, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).

 

« Le Secrétaire général est indigné par les assassinats et les enlèvements de civils par des groupes armés qui se poursuivent dans la région de Beni », a dit son porte-parole adjoint.

« Les civils ne sont pas des cibles », a déclaré dimanche le chef de l’OMS sur Twitter.

 

« Tout le monde doit œuvrer pour atteindre la paix et combattre Ébola », a-t-il dit, rappelant que Beni est l’épicentre de l’épidémie.

Guterres a appelé tous les groupes armés à cesser immédiatement leurs attaques contre les civils et à garantir l’accès humanitaire aux populations dans le besoin.

 

Source : ONU

 

 

Au Darfour, la mise en œuvre de l’accord de paix se poursuit à un rythme lent (ONU et UA)

Le chef de l’Opération de l’Union Africaine et des Nations Unies au Darfour (MINUAD), Jeremiah Mamabolo, a fait le point lundi sur la situation dans cette région de l’ouest du Soudan.

Il a indiqué que la mise en œuvre du Document de Doha pour la paix au Darfour se poursuit à un rythme lent, cette dernière étant minée par des contraintes de capacités et de ressources.

 

Jeremiah Mamabolo continue de discuter avec le gouvernement soudanais et les mouvements non-signataires, pour surmonter leurs différences. L’objectif est qu’ils se mettent d’accord pour signer un cadre de pré-négociation qui faciliterait une cessation des hostilités et la reprise des négociations politiques.

 

Le chef de la MINUAD a exhorté le Conseil de sécurité à envisager des mesures contre Abdul Wahid Nour, le chef de l’Armée de libération du Soudan (SLA), rappelant que les efforts pour ramener ce mouvement dans les processus de paix ont échoué.

 

« De toute évidence, Abdul Wahid Nour préfère la belligérance et la lutte armée à la cessation des hostilités et au processus politique », a déclaré Jeremiah Mamabolo, qui estime très improbable une participation du leader de la SLA au processus de paix.

 

Si la situation sécuritaire au Darfour reste relativement calme, la MINUAD a enregistré une hausse des tensions entre éleveurs et agriculteurs – principalement des personnes déplacées et rapatriées – sur la question des terres et des ressources.

 

Malgré des ressources limitées, les partenaires humanitaires continuent d’apporter une aide aux personnes dans le besoin dans les cinq Etats de la région.

Les préoccupations concernant les droits de l’homme sont toujours d’actualité au Darfour, a dit Jeremiah Mamabolo.

 

Source : ONU

 

 

EUROPE

Bosnie : échauffourées entre migrants et la police à la frontière avec la Croatie

Plusieurs milliers de migrants se trouvent actuellement en Bosnie dans la région de Bihac et de Velika Kladusa d’où ils essayent tous les jours de passer illégalement en Croatie, selon la police. La plupart sont Pakistanais et Afghans, mais il y a aussi des Iraniens, des Syriens et des Algériens.

 

Des échauffourées ont éclaté mardi à la frontière après que la police bosnienne a empêché environ 250 migrants de s’en approcher, a-t-on appris de source policière.

Auparavant évitée par les migrants, la Bosnie est confrontée depuis le début de l’année à un afflux qu’elle peine à gérer.

 

Malgré l’aide financière de l’Union européenne, les autorités bosniennes ne sont pas encore parvenues à mettre en place un centre d’accueil dans la région de Bihac, en raison de disputes politiciennes et d’une administration très complexe.

 

Des ONG mettent en garde contre une aggravation de la situation avec l’arrivée de la saison froide. “Nous appelons depuis des mois les autorités bosniennes (…) à trouver des logements supplémentaires pour des demandeurs d’asile”, a déclaré mardi un porte-parole du Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) chargé des Balkans, Neven Crvenkovic.

 

“L’hiver est à la porte et c’est vraiment le dernier moment pour mettre en place des capacités de logement nécessaires afin d’éviter une tragédie humanitaire dans le nord de la Bosnie”, a-t-il ajouté.

 

Les autorités régionales de Bihac ont décidé mardi de mettre des postes de contrôle à proximité de la ville pour empêcher l’arrivée des migrants dans cette région. La plupart y arrivent en bus et par le train en provenance de Sarajevo.

 

Source : AFP

 

 

Un eurodéputé italien écrase avec sa chaussure les notes du commissaire européen Pierre Moscovici après le rejet du budget

Un eurodéputé de la Ligue (extrême droite), l’un des deux partis de la coalition au pouvoir en Italie, a écrasé avec sa chaussure qu’il avait enlevée les notes du commissaire européen Pierre Moscovici après sa conférence de presse à Strasbourg sur le rejet du budget italien.

 

Angelo Ciocca a rejoint la tribune de presse à l’issue de la communication de M. Moscovici et a pris les notes de ce dernier sur la table. Il a alors enlevé une chaussure, qu’il a appliquée sur les feuilles subtilisées, sous l’œil incrédule du commissaire français.

 

“A Strasbourg, j’ai marché (avec une semelle faite en Italie!!!) sur la montagne de mensonges que Moscovici a écrite contre notre pays!!! L’Italie mérite le respect”, a ensuite twitté M. Ciocca.

 

La Commission a rejeté mardi le budget italien, largement en dehors des clous européens, une décision inédite, et demandé au gouvernement de la coalition populiste de lui présenter un budget révisé sous trois semaines.

 

Source : AFP

 

 

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