Hamas – Fatah : peu d’espoirs de réconciliation

1- Des clefs pour comprendre
L’Autorité palestinienne n’est pas reconnue par 2 mouvements islamistes notoires : le Hamas (Mouvement de la résistance islamique) et le Djihad islamique.
Le Hamas avait remporté les législatives en janvier 2006. Après 16 mois de cohabitation houleuse au pouvoir avec le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas, il s’est emparé de la bande de Gaza par la force en mettant en déroute les services de sécurité de M. Abbas. C’était en juin 2007.
Gaza avait été évacuée en 2005 par Israël après 38 ans d’occupation.

La Syrie accueille la direction en exil du Hamas, et l’Iran apporte son soutien au Hamas et au Djihad islamique. Le Hezbollah chiite, basé au Liban, apporte aussi son soutien au Hamas.
Le Jihad islamique est considéré comme un des mouvements palestiniens les plus extrémistes et son aile armée a revendiqué l’essentiel des attentats suicide des dernières années contre Israël.
Le Hamas, le Jihad islamique, ainsi que d’autre mouvements extrémistes, tirent régulièrement des roquettes en direction d’Israël.

Si l’Autorité palestinienne, dont le parti au pouvoir est le Fatah, négocie avec Israël sur les conditions nécessaires à la paix, les deux mouvements islamistes rejettent catégoriquement toute négociation et appellent à la guerre sainte contre Israël. Des centaines de milliers de Palestiniens les soutiennent.
L’Autorité palestinienne n’a aucun contrôle sur eux. Le président Abbas ne contrôle que la Cisjordanie.

Israël et l’Egypte ont fermé les frontières maritimes et terrestres de la Bande de Gaza après la prise de pouvoir du Hamas, en juin 2007. Ce blocus asphyxie 1,5 million d’habitants. Des centaines de tunnels ont été creusés sous la frontière avec l’Egypte afin d’approvisionner le territoire pauvre et surpeuplé, aussi bien en vivres et produits de première nécessité qu’en armes pour les mouvements islamistes.

Une trêve de 6 mois négociée par l’Egypte était entrée en vigueur le 19 juin et globalement respectée jusqu’au 4 novembre, lorsque le calme a été rompu par une incursion israélienne dans la Bande de Gaza pour détruire un tunnel : 6 activistes palestiniens ont été tués. En représailles, les groupes armés palestiniens ont repris leurs tirs de roquettes contre Israël qui a riposté en renforçant le blocus du territoire.
Suite à la reprise des affrontements depuis ce 4 novembre, les deux camps se sont accusés mutuellement de violer le cessez-le-feu. Le Hamas a ensuite proclamé la fin de la trêve le 19 décembre, reprenant massivement les tirs de roquette sur le territoire israélien.

Depuis la violente prise du pouvoir à Gaza par le Hamas, les milliers de tirs de roquettes ont fait une quinzaine de morts en Israël.
En revanche, depuis 2000, plus de 7.000 Palestiniens ont été tués, surtout des civils. Mais pour Israël, le Hamas est responsable de tout ce qui arrive dans le territoire. L’ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert appelait la population de Gaza à s’en prendre aux dirigeants du Hamas.

Israël a mené depuis un an 2 offensives majeures dans le territoire palestinien : celle de mars 2008 a fait plus de 130 morts, sans parvenir à mettre fin aux tirs de roquettes, et celle du 27 décembre au 18 janvier fut d’une violence jamais vue depuis 1967. Elle visait à mettre fin aux tirs de roquettes effectués depuis des années sur les localités du sud d’Israël depuis la bande de Gaza.
Suite à cette offensive majeure, Israël et le Hamas ont déclaré séparément des cessez-le-feu le 18 janvier, Israël ayant affirmé avoir atteint ses objectifs militaires.

L’offensive a fait 1.417 morts dont 926 civils, 255 policiers et 236 combattants, selon le Centre palestinien des droits de l’homme. Parmi eux, 116 femmes et 313 enfants.
13 Israéliens ont été tués dans ces combats.
Depuis le 18 janvier, la trêve a été depuis rompue à plusieurs reprises de part et d’autre.

L’objectif déclaré de cette dernière offensive était de détruire les capacités du Hamas à lancer des roquettes et à faire entrer clandestinement des armes à Gaza via la frontière avec l’Egypte.
Les destructions dans la bande de Gaza ont été massives : de nombreux symboles du Hamas ont été visés, ainsi que des centaines de tunnels de contrebande entre la bande de Gaza et l’Egypte.
En Israël, cela a renforcé le sentiment anti Palestiniens, et un gouvernement très à droite s’est mis en place en mars.


2- L’Autorité palestinienne tient à faire respecter l’ordre en Cisjordanie
Une fusillade entre les forces de sécurité du Fatah et des activistes du Hamas a fait 3 morts, jeudi matin à Qalqiliya, en Cisjordanie. Un policier et 2 membres du Hamas ont été tués.
Les policiers étaient intervenus pour arrêter dans une maison un membre du Hamas. Une fusillade a alors éclaté. Les hommes du Hamas étaient des combattants bien entraînés et étaient recherchés par Israël depuis des années.

Le 31 mai, 6 personnes avaient été tuées à Qalqiliya lorsque la police était intervenue dans une cache du Hamas. C’était le bilan le plus lourd d’affrontements entre le Fatah et le Hamas depuis deux ans et la prise de contrôle de la Bande de Gaza par le Mouvement de la résistance islamique.

Abbas s’est engagé auprès de Barack Obama à assurer la sécurité du territoire, conformément à la “feuille de route” sur le Proche-Orient mise au point en 2003.
Ces opérations, a déclaré un représentant du Hamas à Gaza, vouent à l’échec les négociations entre le mouvement islamiste et le Fatah qui doivent reprendre en juillet au Caire.
Le Hamas a menacé d’annuler sa participation aux pourparlers de réconciliation.

Si ces initiatives de Mahmoud Abbas exacerbent les rivalités inter palestiniennes, elles pourraient renforcer son crédit à Washington au moment où des tensions apparaissent entre Barack Obama, soucieux de faire avancer les pourparlers de paix, et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

Barack Obama a reçu Mahmoud Abbas il y a 10 jours à la Maison blanche et l’a félicité pour les mesures de sécurité prises en Cisjordanie depuis 2003 dans le cadre de la “feuille de route” qui impose de poursuivre les activistes. Il a en outre relevé que les forces de sécurité palestiniennes travaillaient avec le général américain Keith Dayton, chargé de les aider à se renforcer.
Le président de l’Autorité palestinienne a pour sa part déclaré devant la presse qu’il était engagé à faire respecter “la loi et l’ordre” dans ce territoire. Il a qualifié de “hors-la-loi” les activistes du Hamas.

Israël estime que les Palestiniens doivent faire davantage d’efforts en matière de sécurité, bien que l’Etat juif n’ait lui-même pas mis en œuvre tous les engagements pris aux termes de la “feuille de route”.
Le Hamas accuse quant à lui les forces de sécurité dominées par le Fatah d’aider Israël à pourchasser ses militants et de les harceler en Cisjordanie.

22 activistes du Hamas avaient en outre été arrêtés fin mai en Cisjordanie, dans ce que le Hamas a présenté comme une tentative de saboter la médiation menée par l’Egypte pour réconcilier les deux groupes.
Pour le Fatah, ces arrestations n’avaient aucun lien avec la rivalité qui oppose les deux factions. Un responsable de la sécurité a expliqué que les militants visés étaient impliqués dans des réseaux de blanchiment d’argent ou qu’ils dissimulaient des armes.


3- Peu d’espoirs pour un gouvernement d’union Fatah – Hamas
a- Une majorité de Palestiniens serait pour un gouvernement d’union
Les négociations de réconciliation entre le Fatah et le Hamas sont organisées sous la médiation de l’Egypte. Ces pourparlers visent à mettre fin à la partition de fait entre la bande de Gaza, aux mains du Hamas, et la Cisjordanie, administrée par l’Autorité autonome d’Abbas, en mettant sur pied un gouvernement d’unité nationale.

Une majorité de Palestiniens soutient les efforts en vue de la formation d’un gouvernement d’union afin de surmonter les divisions internes qui ont compromis les chances de conclusion d’un accord de paix avec Israël, selon un sondage d’opinion paru fin mai.
Selon cette enquête réalisée par l’université de Birzeit, en Cisjordanie, 58% des personnes interrogées estiment qu’une coalition réunissant le Fatah, soutenu par les Occidentaux, et les islamistes du Hamas constituerait le meilleur moyen de résoudre la crise.

Un gouvernement d’union contribuerait à surmonter les conséquences dévastatrices d’un boycottage économique du Hamas par les Occidentaux en raison de son refus de reconnaître Israël. Les Occidentaux soutiennent le président palestinien Mahmoud Abbas, favorable à un dialogue avec l’Etat juif.

Le sondage, qui porte sur 6.398 personnes interrogées début avril, donne la répartition des réponses selon que ces personnes vivent en Cisjordanie occupée ou dans la bande de Gaza.
Il montre que, contrairement à de précédents sondages, plus de 37% des Palestiniens de la bande de Gaza voteraient pour le Fatah de Abbas en cas de tenue de nouvelles élections législatives et que seulement 23% voteraient pour le Hamas.
Au total, le Fatah obtiendrait 31% des suffrages et le Hamas 17%.

Le sondage montre aussi qu’Abbas pourrait battre le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, à l’élection présidentielle qui doit se tenir l’an prochain. Un sondage réalisé en mars donnait l’avantage au Hamas.
Les 2/3 des Palestiniens croient qu’une victoire présidentielle ou législative du Hamas inciterait Israël à resserrer son blocus de Gaza alors que ce serait l’inverse en cas de victoire du Fatah.

b- Des mois de réunions infructueuses
La dernière des discussions entre factions, parrainées par l’Egypte s’est tenue le 18 mai.
L’Egypte tente en vain depuis un an de faire aboutir sa mission de médiation entre les deux parties.
Une douzaine de mouvements, dont les frères ennemis du Hamas et du Fatah, participent à ces négociations, qui visent notamment à mettre en place un gouvernement d’unité nationale susceptible d’organiser des élections législatives et présidentielle le 25 janvier 2010.

Les pourparlers butent sur une série de questions, dont la mise sur pied d’un gouvernement d’unité, la création d’une force de sécurité commune, le calendrier de nouvelles élections et leur mode de scrutin ainsi que les futurs rapports avec Israël.

Les islamistes du Hamas refusent de reconnaître l’Etat juif et, donc, de conclure avec lui un accord de paix permanent, ne lui offrant au mieux qu’une trêve de dix ans. Le Fatah du président Mahmoud Abbas, qui administre la Cisjordanie, est quant à lui prêt à reprendre le dialogue pour la paix avec Israël pourvu que le gouvernement de Benjamin Netanyahu accepte, ce qu’il s’est gardé de faire jusqu’à présent, le principe d’un Etat palestinien.

Le 11 mai, devant l’échec des négociations pour former un gouvernement d’union, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a finalement annoncé un nouveau gouvernement palestinien, toujours dirigé par Salam Fayyad et sans la participation du Hamas.
Salam Fayyad est un économiste respecté qui bénéficie du soutien des Occidentaux.
Mahmoud Abbas a toutefois ajouté que le nouveau gouvernement démissionnerait si un accord de partage du pouvoir était conclu.

Mahmoud Abbas a également annoncé que le Fatah tiendrait un congrès le 1er juillet prochain pour renouveler son équipe dirigeante.
Son dernier congrès avait eu lieu en 1989 et la popularité du Fatah a décliné régulièrement depuis, notamment en raison de son incapacité à se renouveler. Des réformes internes pourraient aider le Fatah à affronter le Hamas lors des prochaines élections générales.

La majeure partie des membres du comité central du Fatah ont dépassé les 70 ans. Le comité est supposé avoir 21 membres mais cinq d’entre eux sont morts depuis le dernier congrès. Même si le prochain congrès est très attendu, Mahmoud Abbas a reconnu qu’il risquait d’être compromis si Israël empêche des membres du parti en exil d’entrer en Cisjordanie pour y participer. Au moins 400 membres du Fatah devraient venir de la Bande de Gaza ou de l’étranger.

Côté Hamas, début mai a été réélu Khaled Mechal pour un nouveau mandat de 4 ans au poste de chef politique du Hamas.
Khaled Mechal, 53 ans, a été élu pour la première fois à ce poste en 1996. Agé de 53 ans, il vit en exil en Syrie depuis 1999, après avoir notamment été la cible d’une tentative d’assassinat de la part des services secrets israéliens en Jordanie en 1997.


4- Des malades de Gaza victimes de la rivalité Hamas-Fatah
Victimes de la maladie et de la rivalité Hamas-Fatah : fin avril, des centaines de Palestiniens souffrant du cancer et d’autres affections étaient dans l’impossibilité de sortir de la Bande de Gaza pour se faire soigner à cause des querelles politiques qui opposent les deux factions rivales.
Au moins 8 patients gazaouis qui attendaient de pouvoir sortir du territoire pour recevoir un traitement sont morts depuis le mois de mars.

La crise a commencé en mars lorsque, victime du conflit Hamas-Fatah, le comité médical qui aide les malades à trouver un traitement hors de Gaza a été suspendu, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Les malades en étaient donc réduits à attendre et à espérer.
Puis le ministre Hamas de la Santé Bassir Naim a annoncé le rétablissement du comité médical.
Le Hamas pose toutefois des conditions à la reprise des activités de l’instance, qui était dominée par le Fatah, demandant qu’elle soit dotée de nouveaux membres acceptables pour les deux factions palestiniennes.

Le 22 mars, le mouvement islamiste a pris le contrôle du comité médical, jusque là géré par le Fatah, et qui envoyait chaque mois un millier de patients souffrant de maladies graves en Israël ou en Egypte.
En Cisjordanie, fief du Fatah, le gouvernement de Mahmoud Abbas, qui finance les traitements médicaux des Palestiniens à l’étranger, a riposté en suspendant la plupart des transferts de malades.
Les malades de Gaza ne peuvent se rendre à l’étranger sans l’assistance du comité à cause du blocus imposé à la bande côtière par Israël et l’Egypte depuis que le Hamas en a pris le contrôle par la force en juin 2007.

La branche israélienne de Médecins pour les droits de l’Homme (PHR), qui travaille en concertation avec le Centre palestinien pour les droits de l’Homme, a certes réussi à en faire sortir 35 pour qu’ils se fassent soigner depuis la suspension du comité. Mais les deux organisations soulignent qu’elles n’ont pas les moyens de faire le travail du comité.


5- Le Hamas a tué ou blessé des dizaines d’opposants
Des activistes du Hamas se sont servis de l’offensive israélienne dans la Bande de Gaza pour couvrir l’élimination d’opposants politiques et de collaborateurs suspects, tuant 32 personnes et en blessant des dizaines d’autres dans des attaques menées depuis décembre, selon Human Rights Watch.
L’organisation de défense des droits de l’homme a appelé les dirigeants du Hamas à cesser ce qu’elle décrit comme une série d’arrestations arbitraires, d’actes de torture et d’exécutions sommaires.

Selon Human Rights Watch, il s’agit du plus important regain de violences internes depuis que le Hamas s’est emparé de la Bande de Gaza en juin 2007.
D’autres organisations de défense des droits de l’homme, internationales et palestiniennes, ont dénoncé de telles exécutions et représailles. Le Fatah a aussi déclaré que 14 de ses membres à Gaza avaient été tués par le Hamas durant l’offensive israélienne et que 160 autres avaient reçu une balle dans le bras ou la jambe, ou avaient été battus.

Le porte-parole du Hamas a démenti que le groupe islamiste ait été impliqué dans des exactions.
“Des factions de résistants ont revendiqué avoir tué des collaborateurs durant la guerre israélienne à Gaza et dans d’autres régions où se produisaient les combats. Nous avons lancé une enquête qui est en cours”, a précisé ce porte-parole.
Les militants et sympathisants du Hamas seraient au contraire les victimes de mesures répressives en Cisjordanie.

La Commission indépendante pour les droits de l’Homme, organisation palestinienne, rapporte que chaque mouvance pratique quotidiennement des arrestations fondées sur des motifs politiques dans la zone sous son contrôle.
Dans les prisons des deux territoires ont été recensés des cas de mauvais traitements à des détenus, passage à tabac, arrachage d’ongles et privation de sommeil.

Human Rights Watch révèle que ni le Hamas ni le Fatah ne respectent les droits de l’Homme. Les deux mouvements se livrent à des arrestations politiques et recourent occasionnellement à la torture.
La plupart des abus commis par les deux camps restent impunis.
HRW stigmatise les Etats-Unis et d’autres pays qui aident financièrement l’Autorité autonome du président Mahmoud Abbas et ses forces de sécurité dominées par le Fatah pour “ne pas avoir prêté une attention suffisante aux abus systématiques commis par ces forces”.


6- L’ordre Hamas se consolide à Gaza
Le contrôle du Hamas sur la Bande de Gaza est quasiment total. Depuis l’été, le mouvement de la Résistance islamique a réduit au silence ses derniers opposants, noyauté la fonction publique.
Et la scission entre Gaza et la Cisjordanie, ces deux territoires censés constituer ensemble le futur Etat palestinien, semble de plus en plus irréversible. Elle est l’un des principaux obstacles aux efforts de paix, qui affaiblit le président de l’Autorité palestinienne, le modéré Mahmoud Abbas, dans les pourparlers.

Israël, Abbas et la communauté internationale ne veulent pas d’un accord qui exclurait la Bande de Gaza, ses 362km² et ses 1,5 million d’habitants. Et il semble peu probable que l’Etat hébreu renonce à contrôler la Cisjordanie tant que le Hamas tiendra Gaza. C’est en tous cas la conclusion de l’International Crisis Group, groupe de réflexion indépendant, dans un rapport publié en septembre.

“Nous pensons que le Hamas poursuit son projet de couper Gaza de la Cisjordanie et de bâtir son propre régime. Nous pensons qu’ils sont en train de réussir”, soupire l’ancien vice-Premier ministre (Fatah) Azzam Ahmed.
Le règne du parti unique s’est renforcé avec la neutralisation l’été dernier des derniers opposants au Hamas : un attentat attribué au Fatah avait fourni le prétexte pour fermer des dizaines de locaux du parti et associations pro-Fatah. Des centaines de militants ont été interpellés et le siège désormais vide du parti est gardé par des policiers Hamas. Enfin, le clan Hilles, allié du Fatah et un des derniers rivaux armés du Hamas, a été éradiqué en août, ses membres exilés ou arrêtés.

Un vaste mouvement de grève, lancé par les syndicats de Cisjordanie, a fait long feu : le Hamas a limogé des milliers d’enseignants, remplacés par des jeunes diplômés de l’université qui lui sont désormais redevables et contraint la plupart des médecins grévistes à retourner travailler.
Economiquement, le Hamas survit. Malgré le blocus et les sanctions internationales, l’argent arrive toujours, d’Iran ou donné par des musulmans dans le monde entier.

Le gouvernement Abbas verse encore les salaires de 70.000 fonctionnaires à Gaza, en échange de leur loyauté et de leur refus de travailler pour le Hamas. Une loyauté, ainsi que le dernier lien avec Gaza, qui disparaîtraient en cas d’arrêt de ces versements, lesquels par ailleurs financent l’économie gazaouie. Et donc confortent le Hamas…
Ce dernier verse pour sa part environ 20.000 salaires, le Premier ministre Ismail Haniyeh évoquant un budget opérationnel mensuel de 20 millions de dollars. Le tout financé par des entrées illégales de fonds, le blanchiment d’argent et les augmentations d’impôts.

Sources : AFP, AP, Reuters, ONU

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