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Les civils souffrent le martyr en Syrie, alors que ni Daech ni les rebelles ne sont vaincus

17 juillet 2019

 

L’UNICEF lance un appel humanitaire pour des dizaines de milliers d’enfants

 

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) appelle à améliorer l’accès humanitaire et la protection des enfants en Syrie, y compris leur réintégration dans les communautés locales et leur retour en toute sécurité dans leur pays d’origine.

 

Au moins 70 000 personnes vivent dans le camp d’Al-Hol, au nord-est du pays. L’UNICEF estime que plus de 90 % d’entre eux sont des enfants et des femmes. Près de 20 000 de ces enfants sont syriens. Les 29 000 autres viennent de 62 pays différents, dont 9 000 d’Iraq.

 

La plupart des enfants ont moins de 12 ans. Ils sont les survivants de combats intenses et ont été témoins d’atrocités. Les enfants d’Al-Hol sont confrontés à une situation humanitaire désastreuse et, pour beaucoup d’entre eux, cette situation est aggravée par l’expérience récente d’avoir été maltraités ou forcés à combattre et à commettre des actes de violence extrême.

 

Ces enfants ne représentent qu’une fraction d’un groupe beaucoup plus important d’enfants qui seraient associés au conflit armé ; ils sont bloqués dans des camps, des centres de détention et des orphelinats à travers la Syrie et surtout dans le nord-est.

 

Ils continuent d’être exposés à d’énormes risques alors que la violence s’intensifie fortement. Dans la province d’Idlib, dans le nord-ouest du pays, près d’un million d’enfants sont piégés depuis des mois au milieu de violents combats.

 

L’UNICEF lance un appel de 9 millions de dollars pour continuer à fournir une assistance et un soutien aux enfants et aux familles dans le camp d’Al-Hol et intensifier les opérations afin de répondre aux besoins.

 

 

Sud : multiplication des actes de guérilla contre l’armée syrienne

 

Six soldats syriens ont été tués et 15 autres blessés ce mercredi 17 juillet dans une attaque dans la province de Deraa, dans le sud de la Syrie, berceau du soulèvement en 2011 contre le régime de Bachar el-Assad.

L’attaque a visé un bus transportant des soldats syriens.

 

Autre acte de guérilla récent : lundi dernier, des inconnus ont tiré des roquettes et des rafales d’armes automatiques contre une base de la 4e division blindée de la Garde républicaine, dirigée par le frère de Bachar el-Assad, le général Maher el-Assad.

 

La multiplication des actes de guérilla imputée à une « résistance populaire » a plongé la province de Deraa dans un climat de peur et d’insécurité. Les autorités syriennes discutent avec le garant russe de la possibilité d’entrer dans toutes les villes et localités, pour mettre un terme à ce mouvement insurrectionnel qui menace de s’étendre à l’ensemble de la province.

 

 

Nord-ouest : les raids du régime se poursuivent, catastrophe humanitaire

 

Le régime de Bachar al-Assad et son allié russe ont intensifié depuis fin avril leurs bombardements sur la province d’Idleb, où vivent quelque trois millions d’habitants, et sur des zones adjacentes dans les provinces limitrophes d’Alep, de Hama et de Lattaquié.

 

Idleb échappe toujours au contrôle du régime et reste dominée par les jihadistes du groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d’Al-Qaïda). D’autres factions rebelles et jihadistes y sont présentes.

 

Plus de 600 civils y ont été tués depuis fin avril dans des bombardements russes ou syriens, et plus de 50 en raison de tirs rebelles ou jihadistes, selon l’OSDH.

Quelque 330.000 personnes ont fui les combats, d’après l’ONU, qui craint une catastrophe humanitaire.

 

 

Le groupe EI continue de faire des dégâts chez l’armée syrienne

 

Le groupe État islamique (EI) a mené, jeudi 4 juillet, une attaque meurtrière contre l’armée syrienne dans la province orientale de Deir Ezzor.

Les troupes gouvernementales ont perdu 120 soldats depuis début mai dans des attaques jihadistes à l’est du pays.

 

Le mode opératoire est désormais connu. Des dizaines de combattants du groupe État islamique surgissent du désert, attaquent une position isolée de l’armée syrienne, et se retirent avant l’arrivée des renforts.

 

La guérilla développée par l’EI dans le désert de la Badia, à l’ouest de l’Euphrate, devient un vrai cauchemar pour l’armée syrienne et ses alliés.

D’importants renforts ont été envoyés dans cette vaste région qui s’étend de la ville centrale de Homs à la province orientale de Deir Ezzor, non loin de la frontière avec l’Irak.

 

Mais à peine une région est sécurisée que les jihadistes frappent ailleurs, avant de disparaître dans leurs repaires désertiques.

Les effectifs de l’EI dans la Badia s’élèveraient à plus d’un millier de combattants, munis de véhicules tout-terrain et d’armes de divers calibres.

 

Les jihadistes semblent avoir stocké dans le désert du matériel militaire, de la nourriture et de l’eau en quantités suffisantes en prévision d’une longue guérilla. Ils disposeraient aussi d’un réseau d’informateurs.

 

Sources : RFI, ONU, AFP

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