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Les gigantesques gisements gaziers découverts en Méditerranées orientale mettent la Turquie en colère

Rappel du contexte

 

L’île de Chypre est située au sud de la Turquie. Or, de gigantesques gisements gaziers ont été découverts ces dernières années en Méditerranées orientale.

Cela aiguise l’appétit de Chypre, qui rêve de devenir à terme un acteur énergétique majeur.

 

Mais Chypre est divisée en deux depuis l’invasion du tiers nord de l’île par l’armée turque en 1974 après un coup d’État visant à rattacher l’île à la Grèce.

La République de Chypre, membre de l’Union européenne, n’exerce son autorité que sur les 2/3 sud de l’île.

 

Au nord se trouve l’autoproclamée République turque de Chypre du Nord (RTCN), parrainée par Ankara et non reconnue par la communauté internationale.

La Turquie s’oppose à toute exploration et exploitation des ressources gazières chypriote qui exclurait le tiers nord de l’île.

 

 

L’UE sanctionne la Turquie

 

La Turquie a annoncé mardi qu’elle continuera ses activités controversées de forage gazier au large de Chypre, malgré les sanctions votées par Bruxelles. L’UE a adopté lundi une série de mesures politiques et financières pour sanctionner la poursuite de ces forages réalisés illégalement par la Turquie dans les eaux territoriales de Chypre malgré ses mises en garde.

 

La République de Chypre a signé ces dernières années des contrats d’exploration avec des groupes d’hydrocarbures, mais Ankara réclame la suspension de toute exploration tant qu’une solution à la division de l’île n’est pas trouvée.

 

 

L’Égypte grande gagnante

 

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a approuvé la construction d’un gazoduc entre l’Égypte et Chypre. Les récentes découvertes de gisements en Méditerranée orientale ont entraîné une kyrielle d’accords entre l’Égypte, Chypre, la Grèce et Israël.

 

Résultat : depuis l’an dernier, l’Égypte n’importe plus de gaz naturel liquéfié.

Devenu auto-suffisant, le pays entend devenir une nouvelle puissance exportatrice.  Et c’est dans cette perspective que Le Caire a décidé de faire venir du gaz, afin de le liquéfier dans ses usines du nord du pays, puis de le réexpédier vers l’Europe.

 

C’est dans le cadre de cette stratégie qu’en septembre 2018, un accord avait été signé avec Chypre pour la construction d’un gazoduc sous-marin de plusieurs centaines de kilomètres. Ce pipeline devrait transporter du gaz chypriote vers l’Égypte, puis faire le chemin inverse après sa transformation. Cet accord suscite des tensions avec la Turquie.

 

Source : Boursorama avec AFP Services, RFI

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