L’ONU va rouvrir un bureau humanitaire à Saada au Yémen

Les agences des Nations Unies ont reçu jeudi le feu vert du gouvernement du Yémen pour rouvrir un bureau commun dans la principale ville de la province nord de Saada, où des combats entre groupes armés et forces gouvernementales ont fait rage jusqu’à ce qu’un cessez-le feu, annoncé le 11 février, ouvre la voie à un accès humanitaire accru.

« Il y a un besoin urgent d’aide humanitaire à Saada. Notre principale préoccupation en ce moment est de garantir l’accès sans entraves et immédiat aux personnes touchées », a expliqué le Coordonnateur résident et humanitaire de l’ONU au Yémen, Aboudou K. Adjibadé.
« Nous nous félicitons donc de pouvoir maintenant rétablir un bureau de l’ONU à Saada mais nous continuons à demander l’accès à l’ensemble du gouvernorat », a-t-il ajouté.

En effet, l’accès des humanitaires est nécessaire dans d’autres zones de Saada, ainsi que dans les gouvernorats d’Al-Jawf et d’Amran qui ont aussi été touchés par les déplacements et les combats. Jusqu’à présent, l’insécurité et la présence de mines terrestres ont entravé ou retardé la distribution de l’aide humanitaire dans certaines parties de ces gouvernorats.

Environ 250.000 personnes déplacées reçoivent une assistance dans cinq gouvernorats touchés par le conflit : Hajjah, Amran, Saada, Al-Jawf et Sanaa. Environ 10% d’entre elles vivent dans des camps, tandis que les 90% restantes sont accueillies par les communautés locales ou disséminées dans divers endroits.
« Saada est l’un des gouvernorats les plus touchés par la sixième série de combats », a déclaré Gian Carlo Cirri, le représentant du Programme alimentaire mondial (PAM) qui a dirigé la mission d’évaluation de l’ONU dans la province.

Il a rendu hommage « en particulier aux travailleurs humanitaires qui ont continué à fournir une assistance à des milliers de personnes pendant la guerre et sauvé des centaines de vie ».
La mission était accompagnée par le vice-président du Haut Comité de secours du gouvernement du Yémen, le Dr Abdulkarim Yahia Rase’a, et le ministre d’État Ahmad Al Kuhlani, qui est également chef de l’unité opérationnelle pour les camps de personnes déplacées. Elle a notamment rencontré le gouverneur de Saada, Abdullah Taha Hajer, et des personnes déplacées internes dans plusieurs camps au coeur de la ville.

Le financement de l’opération humanitaire au Yémen reste une grave source de préoccupation puisque seulement 20% des 177 millions nécessaires ont été versés, soit 35 millions de dollars. De nombreuses agences de l’ONU ont été contraintes de contracter des emprunts internes pour maintenir leurs activités de secours dans le pays.

Source : ONU

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