Le trafic d’armes continue d’aggraver l’instabilité en Afrique centrale

Les pays d’Afrique centrale et les Etats fournisseurs d’armes doivent intensifier leurs efforts individuels et collectifs pour éradiquer le trafic d’armes, a plaidé vendredi la Vice-secrétaire générale de l’ONU, Asha-Rose Migiro, à l’occasion d’un débat du Conseil de sécurité sur les conséquences de ce trafic dans la région.
En Afrique centrale, « la demande locale continue d’être importante, spécifiquement de la part de milices ou groupes rebelles », a expliqué Mme Migiro. « Les faibles capacités nationales et régionales, la porosité des frontières et la propagation des conflits dans la région entravent la régulation efficace des armes légères », a-t-elle souligné.

Estimé globalement entre 200 et 300 millions de dollars, le trafic d’armes illégal équivaut à 20% du commerce licite. L’Afrique est « le marché le plus rentable pour la contrebande d’armes », a dit le Directeur exécutif de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Antonio Maria Costa, intervenant à son tour devant le Conseil de sécurité.
Le problème des armes légères c’est qu’elle « sont durables », a-t-il ajouté, rendant encore plus complexe la régulation du trafic. Le stock d’armes accumulé par l’ex Union Soviétique a alimenté au début des années 1990 « presque … Lire la suite

Le Burundi dans une situation précaire avant les élections

1- Des clefs pour comprendre

Le Burundi, petit Etat de l’Afrique des Grands Lacs, qui compte huit millions d’habitants, tente de sortir depuis 2006 de 13 ans d’une guerre civile entre la majorité Hutu et la minorité Tutsi qui a fait au moins 300 000 morts et des millions de déplacés.

Les accords de paix du 4 décembre 2008 entre le gouvernement et les rebelles des Forces nationales de libération (FNL) ont été suivis d’un processus progressif de stabilisation avec l’aide des Nations Unies.

L’ONU est présente avec le Bureau intégré des Nations Unies au Burundi (BINUB), pour soutenir le processus de paix.

 

Les FNL étaient l’un des nombreux mouvements rebelles Hutu qui ont fait la guerre aux divers régimes pro-Tutsi depuis les années 1990.

Ils se sont transformés en avril 2009 en parti politique.

L’année 2010 sera une date historique pour le Burundi qui enregistrera pour la première fois la fin d’un cycle électoral sans rupture.

 

Dans son dernier rapport sur la situation dans ce pays, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, se félicite des nombreux résultats obtenus mais estime que la situation actuelle reste fragile.

Il note avec satisfaction que les FNL, qui étaient le dernier mouvement Lire la suite

Côte d’Ivoire : les ingrédients d’une nouvelle guerre civile sont réunis

1- Quelques clefs pour comprendre
La Côte d’Ivoire, premier exportateur de cacao du monde et autrefois considérée comme une oasis de paix dans l’Afrique de l’Ouest ravagée par la guerre, connaît l’instabilité depuis un coup d’Etat en 1999.
En 2002, une rébellion a échoué à renverser le président Gbagbo, et a ensuite occupé la moitié nord du pays. La Côte d’Ivoire est depuis divisée en deux, entre le Sud tenu par les troupes gouvernementales, et le Nord par les rebelles.

Le mandat de cinq ans de M. Gbagbo devait expirer fin 2005 mais le président est resté au pouvoir en invoquant une clause constitutionnelle qui autorise le chef de l’Etat à se maintenir en cas de guerre ou de crise nationale. L’élection présidentielle a depuis été reportée à de multiples reprises, notamment en raison de retards dans le recensement électoral.
Ce scrutin doit être la dernière étape du processus de normalisation et de réunification du pays.

Les bailleurs de fonds ont débloqué 56 millions d’euros pour aider à financer les élections, notamment appuyées par l’ONUCI, l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire.
L’Onuci, qui compte 7.661 hommes et est appuyée par la force française « Licorne » de 900 hommes, … Lire la suite