Russie : arrestations d’opposants par dizaines à St-Pétersbourg et Moscou

Reuters – La police russe a interpellé une trentaine de personnes mercredi à Saint-Pétersbourg, au cours d’un rassemblement organisé pour protester contre les restrictions au droit constitutionnel de réunion.

« La Russie sera libre », a déclaré un militant d’opposition, Andreï Dmitriev, avant d’être évacué par des policiers vers un bus en attente, dans le centre de la deuxième ville de Russie. Ce rassemblement avait réuni autour de 300 personnes.
A Moscou, une manifestation du même genre a rassemblé une cinquantaine d’opposants, dont une bonne dizaine ont été interpellés.

Les organisations d’opposition russe ont commencé l’an dernier à tenir des manifestations le dernier jour de chaque mois, afin de défendre l’article 31 de la Constitution, qui consacre la liberté de rassemblement.
Les opposants estiment que cela leur donne le droit de se rassembler sans autorisation préalable, ce dont sont régulièrement privées les organisations d’opposition. La police disperse régulièrement des rassemblements non autorisés.

Or les manifestations de rue sont l’une des rares voies encore possibles pour s’opposer, les médias d’Etat se fermant aux opposants, qui, souvent, ne peuvent même plus faire acte de candidature à des élections.
Denis Pintchouk; Eric Faye pour le service français… Lire la suite

Afghanistan : Karzaï accepte deux étrangers à la commission des plaintes électorales

AP – Le président afghan Hamid Karzaï accepte désormais que deux étrangers siègent au sein de la commission des plaintes électorales, a annoncé samedi son porte-parole Waheed Omar.
M. Karzaï était très critiqué pour ce qui semblait être une tentative de prise de contrôle de cette institution.

Par un décret signé mi-février, il s’octroyait le pouvoir de nommer les cinq membres de cette commission, après consultation des présidents des groupes parlementaires et de la Cour suprême. Son porte-parole Syamak Herawi avait alors expliqué que les commissaires étrangers « ne se souciaient pas de l’intérêt national afghan ».
Avant ce décret, les Nations unies désignaient le président de la commission des plaintes électorales et deux autres membres, tandis que la commission des droits de l’Homme et la Cour suprême afghanes en nommaient chacune un.

Hamid Karzaï a fait marche arrière et accepte désormais la présence d’étrangers au sein de la commission, mais seulement deux afin que les Afghans y conservent la majorité, a expliqué son porte-parole Waheed Omar. Il accepte cette présence étrangère car le pays est encore en « phase de transition » vers la démocratie.
« Le gouvernement afghan a montré qu’il était disposé à accepter deux non-Afghans dans … Lire la suite

Ouganda : des experts appellent à nouveau à rejeter un projet de loi homophobe

Alors que la présentation d’un projet de loi anti-homosexualité en troisième et dernière lecture devant le Parlement ougandais est imminente, deux experts des droits de l’homme des Nations Unies se sont dit à nouveau profondément préoccupés par son impact extrêmement négatif sur les libertés fondamentales et le travail des défenseurs des droits de l’homme dans le pays.

« Le projet de loi ne violerait pas seulement les droits fondamentaux des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et transgenres en Ouganda, il criminaliserait également les activités légitimes des hommes et des femmes, ainsi que les organisations nationales et internationales, qui luttent pour le respect de l’égalité et de non-discrimination sur la base de l’orientation sexuelle », ont souligné la Rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs des droits de l’homme, Margaret Sekaggya, et le Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression, Frank La Rue.

Selon le projet de loi, en plus d’une amende, les contrevenants seraient confrontés à une peine d’emprisonnement d’au moins cinq ans. Une organisation non gouvernementale verrait quant à elle son homologation annulée et la responsabilité pénale de ses dirigeants serait engagée.
« Le projet de loi entraverait en outre de … Lire la suite

Le Burundi dans une situation précaire avant les élections

1- Des clefs pour comprendre

Le Burundi, petit Etat de l’Afrique des Grands Lacs, qui compte huit millions d’habitants, tente de sortir depuis 2006 de 13 ans d’une guerre civile entre la majorité Hutu et la minorité Tutsi qui a fait au moins 300 000 morts et des millions de déplacés.

Les accords de paix du 4 décembre 2008 entre le gouvernement et les rebelles des Forces nationales de libération (FNL) ont été suivis d’un processus progressif de stabilisation avec l’aide des Nations Unies.

L’ONU est présente avec le Bureau intégré des Nations Unies au Burundi (BINUB), pour soutenir le processus de paix.

 

Les FNL étaient l’un des nombreux mouvements rebelles Hutu qui ont fait la guerre aux divers régimes pro-Tutsi depuis les années 1990.

Ils se sont transformés en avril 2009 en parti politique.

L’année 2010 sera une date historique pour le Burundi qui enregistrera pour la première fois la fin d’un cycle électoral sans rupture.

 

Dans son dernier rapport sur la situation dans ce pays, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, se félicite des nombreux résultats obtenus mais estime que la situation actuelle reste fragile.

Il note avec satisfaction que les FNL, qui étaient le dernier mouvement Lire la suite

Equateur : une experte de l’ONU dénonce la persistance du travail des enfants

Malgré les progrès réalisés, l’ampleur du travail des enfants en Equateur reste préoccupante et demeure un obstacle au développement, a souligné mardi la Rapporteuse spéciale de l’ONU sur les formes contemporaines d’esclavage, Gulnara Shahinian, après une visite dans le pays..

« La servitude domestique et la servitude pour dette sont des défis qui restent à surmonter », a-t-elle dit, saluant néanmoins l’engagement sincère du gouvernement équatorien à éliminer le travail des enfants.

« Je trouve très encourageant le nombre d’initiatives exemplaires prises par le gouvernement d’Equateur, les agences de l’ONU, le secteur privé, les organisations non-gouvernementales et d’autres parties prenantes pour éradiquer les pires formes du travail des enfants », a-t-elle déclaré, « mais je regrette profondément que ces programmes n’aient pas encore atteint une couverture universelle et ne soient pas accessibles à tous ».

 

L’experte indépendante a aussi évalué, lors de cette mission, les questions de l’exploitation au travail, des traitements inhumains et dégradants et de la discrimination.

Ces situations, qui s’apparentent à des formes contemporaines d’esclavage, touchent particulièrement les réfugiés et les demandeurs d’asile venus de Colombie, ainsi que certains pans de la population équatorienne, comme les afro-équatoriens, les Montubios et les autochtones.

« Je suis très préoccupée Lire la suite

Les peuples autochtones représentent un tiers des plus pauvres dans le monde

 

Les autochtones à travers le monde vivent dans des conditions alarmantes et représentent un tiers des plus pauvres de la planète, selon le premier rapport de l’ONU sur la situation de ces populations publié jeudi. De manière disproportionnée, celles-ci sont victimes de taux élevés de pauvreté, de problèmes de santé, de criminalité et de violations des droits de l’homme, précise ce rapport qui a été présenté au siège des Nations Unies à New York.

 

Aux Etats-Unis, les Américains autochtones ont 600 fois plus de risque de contracter la tuberculose et 62% plus de risque de commettre un suicide que l’ensemble de la population.

En Australie et au Népal, un enfant autochtone peut s’attendre à mourir 20 ans plus tôt que son compatriote non autochtone. Bien que moins élevée, la différence d’espérance de vie est néanmoins de 13 ans au Guatemala et de 11 ans en Nouvelle-Zélande.

 

Dans certaines régions de l’Equateur, la population autochtone a 30 fois plus de risque d’avoir un cancer de la gorge que la moyenne nationale. Et au niveau mondial, plus de 50% des adultes autochtones souffrent de diabète type 2, un taux qui devrait augmenter, selon le rapport.

Alors que les populations autochtones représentent 370 Lire la suite

Les lois antiterroristes britanniques épinglées à Strasbourg

Reuters – La Cour européenne des droits de l’homme a condamné les lois d’exception antiterroristes du Royaume-Uni, qui permettraient une pratique trop discrétionnaire des interpellations et des fouilles.
Le « Terrorism act 2000 », un ensemble de mesures en vigueur depuis le 19 février 2001, permet à un officier de police d’autoriser ses subordonnés à arrêter et fouiller tous les individus dans un périmètre donné en l’absence même d’une quelconque suspicion pesant sur eux.
Il suffit qu’ils le jugent « opportun ».

Dans un arrêt rendu à l’unanimité, la Cour de Strasbourg donne raison à deux citoyens britanniques, dont une journaliste, qui avaient porté plainte après avoir été interpellés et fouillés aux abords d’une manifestation à Londres en 2003.
Elle estime que ces contrôles, fondés sur la seule « intuition » du policier, constituent une violation du droit au respect de la vie privée.

Ils engendrent, selon elle, un grand risque « d’arbitraire », et risquent de favoriser une discrimination au faciès ou d’être détournés pour empêcher la tenue d’une manifestation.
La Cour européenne relève que ces mesures n’ont rien d’exceptionnel puisque, selon les statistiques du ministère de la Justice, les contrôles effectués au titre du Terrorism act 2000 sont … Lire la suite

Le chef de la diplomatie allemande évoque les droits de l’Homme en Arabie saoudite

 

RYAD (AFP) – Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, qui effectue une tournée régionale, a indiqué samedi à Ryad avoir largement évoqué les droits de l’Homme avec les autorités saoudiennes, et notamment la question de la peine de mort, en vigueur dans le royaume.

 

Dans l’optique de ce séjour, des défenseurs des droits de l’Homme avaient demandé à M. Westerwelle, premier chef de la diplomatie en Europe à reconnaître son homosexualité, d’évoquer la répression des homosexuels dans le royaume.

Selon la « charia » (loi islamique), les relations entre personnes de même sexe sont passibles de la peine de mort en Arabie saoudite.

 

« Nous avons eu une vaste discussion sur la question des droits de l’Homme, y compris (…) sur le pluralisme religieux », a déclaré M. Westerwelle à la presse, après un entretien avec son homologue saoudien, le prince Saoud Al-Fayçal.

« Le gouvernement du royaume d’Arabie saoudite est conscient que l’Union européenne a une position claire sur la question de la peine de mort: nous sommes convaincus que la peine capitale devrait être abolie partout dans le monde », a-t-il poursuivi.

 

Le prince Saoud a confirmé que les droits de l’Homme avaient été largement abordés, Lire la suite