Législatives en Colombie : l’ombre des paramilitaires plane sur le Congrès

BOGOTA (AFP) – L’ombre des paramilitaires, responsables de dizaines de milliers de morts ces vingt dernières années en Colombie, planait lundi sur le Congrès colombien où, au lendemain des élections législatives, au moins 25 sièges revenaient à des proches de ces milices d’extrême droite.
“Le pays n’a pas puni les héritiers des +parapolitiques+”, titrait un article d’un des plus grands quotidiens colombiens, El Tiempo, en référence à l’expression consacrée pour qualifier les élus ayant des liens avec les milices.

Selon des résultats partiels du vote au Sénat, portant sur plus de 90% des suffrages, les Colombiens ont renouvelé leur confiance aux partis de la droite classique qui dominait la précédente assemblée, avec en tête le Parti social d’unité nationale et le Parti conservateur qui obtiendraient 50 sièges sur 102.
Mais ils ont également choisi pour le Sénat au moins 25 candidats poursuivis pour leurs liens avec les paramilitaires, ou apparentés à des personnes poursuivies pour ces liens, selon l’ONG Fundacion Nuevo Arco Iris, spécialiste du conflit colombien et des paramilitaires.

Une fois publiés les résultats pour la Chambre des représentants, ce nombre devrait encore augmenter, selon l’ONG Transparencia por Colombia, qui a identifié pour les deux chambres 35 élus concernés.… Lire la suite

Afghanistan : Karzaï accepte deux étrangers à la commission des plaintes électorales

AP – Le président afghan Hamid Karzaï accepte désormais que deux étrangers siègent au sein de la commission des plaintes électorales, a annoncé samedi son porte-parole Waheed Omar.
M. Karzaï était très critiqué pour ce qui semblait être une tentative de prise de contrôle de cette institution.

Par un décret signé mi-février, il s’octroyait le pouvoir de nommer les cinq membres de cette commission, après consultation des présidents des groupes parlementaires et de la Cour suprême. Son porte-parole Syamak Herawi avait alors expliqué que les commissaires étrangers “ne se souciaient pas de l’intérêt national afghan”.
Avant ce décret, les Nations unies désignaient le président de la commission des plaintes électorales et deux autres membres, tandis que la commission des droits de l’Homme et la Cour suprême afghanes en nommaient chacune un.

Hamid Karzaï a fait marche arrière et accepte désormais la présence d’étrangers au sein de la commission, mais seulement deux afin que les Afghans y conservent la majorité, a expliqué son porte-parole Waheed Omar. Il accepte cette présence étrangère car le pays est encore en “phase de transition” vers la démocratie.
“Le gouvernement afghan a montré qu’il était disposé à accepter deux non-Afghans dans la commission des plaintes électorales … Lire la suite

Ukraine : des membres de l’opposition saisissent la Cour constitutionnelle

AP – Des parlementaires de l’opposition ukrainienne ont déposé un recours auprès de la Cour constitutionnelle pour contester un texte législatif qui a permis au nouveau président Viktor Ianoukovitch de renforcer sa mainmise sur le pouvoir.

Une nouvelle coalition majoritaire s’est constituée cette semaine autour du parti de M. Ianoukovitch, attirant dans ses rangs des députés de factions rivales, dont plusieurs membres du bloc de l’ex-Premier ministre Ioulia Timochenko qui ont choisi de faire défection.
Le Parlement a ensuite rapidement approuvé la nomination de Mikola Azarov, allié de M. Ianoukovitch, au poste de Premier ministre.

Avant de former la coalition, Viktor Ianoukovitch avait signé une loi autorisant des députés à rompre avec leur formation.
Des parlementaires de l’opposition ont avancé que cette mesure était inconstitutionnelle dans la mesure où la Constitution autorise seulement l’ensemble d’une faction à rejoindre les rangs d’une coalition.
La Cour constitutionnelle a annoncé vendredi avoir été saisie par 56 parlementaires. Aucune date d’audience n’a été fixée.

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Le Burundi dans une situation précaire avant les élections

1- Des clefs pour comprendre

Le Burundi, petit Etat de l’Afrique des Grands Lacs, qui compte huit millions d’habitants, tente de sortir depuis 2006 de 13 ans d’une guerre civile entre la majorité Hutu et la minorité Tutsi qui a fait au moins 300 000 morts et des millions de déplacés.

Les accords de paix du 4 décembre 2008 entre le gouvernement et les rebelles des Forces nationales de libération (FNL) ont été suivis d’un processus progressif de stabilisation avec l’aide des Nations Unies.

L’ONU est présente avec le Bureau intégré des Nations Unies au Burundi (BINUB), pour soutenir le processus de paix.

 

Les FNL étaient l’un des nombreux mouvements rebelles Hutu qui ont fait la guerre aux divers régimes pro-Tutsi depuis les années 1990.

Ils se sont transformés en avril 2009 en parti politique.

L’année 2010 sera une date historique pour le Burundi qui enregistrera pour la première fois la fin d’un cycle électoral sans rupture.

 

Dans son dernier rapport sur la situation dans ce pays, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, se félicite des nombreux résultats obtenus mais estime que la situation actuelle reste fragile.

Il note avec satisfaction que les FNL, qui étaient le dernier mouvement Lire la suite

Dos Santos promet des élections législatives en 2012 en Angola

Reuters – D’abord promises en 2009 mais reportées à plusieurs reprises, des élections législatives seront organisées en 2012 en Angola, a annoncé le président Jose Eduardo dos Santos vendredi en promulguant la nouvelle Constitution.
Cette dernière, adoptée en janvier par le Parlement, prévoit que le chef de l’Etat, jusqu’alors désigné à l’issue d’un scrutin au suffrage universel direct, sera le chef de file du parti majoritaire à l’Assemblée.

Cela pourrait permettre à Dos Santos, au pouvoir depuis trente ans, de rester à la tête du pays pour encore deux mandats de cinq ans, jusqu’en 2022.
“L’Etat doit créer les conditions pour que des élections législatives puissent se tenir en 2012, l’année où le mandat du gouvernement arrive à expiration”, a dit le président.
A la tête de l’Angola depuis 1979, Dos Santos est âgé de 67 ans.
Henrique Almeida, version française Guy Kerivel… Lire la suite

La popularité de Hatoyama s’érode sur fond de scandale au Japon

Reuters – La cote de popularité du Premier ministre japonais Yukio Hatoyama, éclaboussé par un scandale financier touchant le numéro deux de son Parti démocrate (PDJ), est tombée à son plus bas niveau depuis sa prise de fonctions en septembre, montrent des sondages publiés lundi.
Selon une étude publiée par le quotidien Asahi, seulement 42% des personnes interrogées approuvent la politique du Premier ministre, qui jouissait d’une cote de confiance de plus de 70% peu après le raz de marée de son parti aux élections d’août dernier.

Hatoyama pâtit du scandale financier qui touche le secrétaire général du PDJ, Ichiro Ozawa, et qui a conduit à l’arrestation ces derniers jours d’anciens collaborateurs de ce dernier.
Un autre sondage, publié par le journal Yomiuri, montre que 70% des personnes interrogées pensent que Ozawa devrait démissionner de ses fonctions, ce qu’il a exclu samedi.

Agé de 67 ans, Ichiro Ozawa est crédité par nombre de politologues d’avoir permis par son action et son aura la nette victoire électorale du Parti démocrate en août dernier à la chambre basse (chambre des représentants).
Son habileté politique est jugée essentielle pour que le PDJ remporte cette année les élections à la chambre haute (Chambre des … Lire la suite

Egypte : un conservateur à la tête des Frères musulmans égyptiens

LE CAIRE (AFP) – Les conservateurs ont renforcé leur emprise sur les Frères musulmans égyptiens, avec l’annonce samedi de la nomination de l’un des leurs à la tête de ce mouvement, première force d’opposition du pays.
Mohammed Badie remplace Mehdi Akef, un membre de la “vielle garde” dont le mandat venait à expiration, qui s’était mis lui-même en retrait en octobre dernier en raison de profondes divergences entre conservateurs et réformistes.

M. Akef a annoncé lors d’une conférence de presse au Caire que son successeur avait été choisi “par consensus” au sein du Conseil consultatif de la confrérie.
M. Badie, un ancien radical, a de son côté multiplié les déclarations mesurées. “Nous croyons à la réforme progressive par des moyens pacifiques et constitutionnels, nous refusons la violence”, a-t-il assuré.
“Les Frères musulmans estiment que tout régime politique doit préserver les libertés individuelles et la démocratie, et ils appuient la séparation des pouvoirs” législatif, judiciaire et exécutif, a-t-il poursuivi.

Il a notamment dénoncé les violences confessionnelles, et qui se sont traduites début janvier par le meurtre de six membres de la communauté chrétienne copte dans une localité de Haute-Egypte.
Mohammed Badie, né en 1943 à Mahalla, dans le delta du Nil, … Lire la suite