RDC : États-Unis et Nations Unies accusent les forces armées de « crimes contre l’humanité »

NAIROBI, 15 mars 2010 (IRIN) – Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) sont en bonne partie responsables d’une épidémie de violences sexuelles dans l’est du pays, selon des rapports des États-Unis et des Nations Unies. Ces rapports détaillent les crimes de guerre et les crimes potentiels contre l’humanité commis par divers groupes en RDC.

Les FARDC tentent de mettre en déroute les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et les rebelles ougandais de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) dans la région du Kivu et de la province Orientale, dans l’est du Congo. Leurs opérations ont cependant été critiquées à cause de l’impact qu’elles ont sur les civils.

« Les groupes armés tels que la LRA et les FDLR commettent des atrocités qui constituent de graves violations de la loi humanitaire internationale et même, dans certains cas, des crimes contre l’humanité », selon des experts des Nations Unies.
« Dans le Nord-Kivu, une organisation d’aide aux victimes de violences sexuelles a enregistré 3 106 cas entre janvier et juillet 2009 ; la moitié d’entre eux sont le fait de membres des FARDC », a indiqué un groupe de sept experts des Nations Unies dans son … Lire la suite

L’activisme d’AQMI aggrave insécurité et criminalité au Sahel

Reuters – David Lewis

L’essor pris par la branche saharienne d’Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), avec ses prises d’otages et son implication dans le trafic de cocaïne, fait planer sur les Etats du Sahel, à stabilité précaire, la menace d’une criminalité rampante, mais sans doute pas celle d’actions terroristes de grande ampleur.

Les rançons obtenues via les prises d’otages et les revenus du trafic de drogue permettent aux islamistes armés d’AQMI de recruter parmi les populations pauvres de pays comme le Niger, le Mali et la Mauritanie, à un moment où l’état-major de la branche algérienne du mouvement est sous pression.

Le principal effet du regain d’activisme de la branche Sud d’AQMI risque d’être une éclosion du crime organisé dans ces régions où nombre de projets de développement sont en cours, plutôt qu’une vague d’attentats djihadistes destinés à faire des dizaines de victimes.

« La force d’AQMI est que les Etats locaux sont faibles. Ils raisonnent plus souvent en termes de survie qu’en termes de stratégie », analyse l’ancien ministre malien de la Défense Soumeylou Boubeye Maiga, reconverti en consultant pour les questions de sécurité.

« Nous sommes dans une zone dont l’importance va croissant », souligne-t-il, faisant allusion … Lire la suite

Le programme de l’UNICEF contre la mortalité infantile en Afrique de l’Ouest est un échec

 

AP – Maria Cheng

Le programme de l’UNICEF pour réduire la mortalité des nourrissons et enfants moins de 5 ans liée aux maladies en Afrique de l’Ouest est un échec, selon une étude publiée mardi, qui montre que le taux de survie est supérieur dans des zones exclues de ce plan.

 

Entre 2001 et 2005, le Fonds des Nations unies pour l’enfance a consacré 27 millions de dollars (18,6 millions d’euros) à des mesures comme la vaccination des enfants ou la distribution de vitamine A et de moustiquaires de lit pour lutter contre la malaria dans onze pays. L’objectif: réduire le taux de mortalité des nourrissons et moins de 5 ans d’au moins 25% pour la fin 2006.

Mais l’étude publiée mardi sur le site Web de la revue médicale britannique « The Lancet » montre, d’après l’analyse du programme au Bénin, au Ghana et au Mali, que les enfants des zones exclues de cette stratégie avaient de meilleures chances de survie au-delà de 5 ans que les autres.

 

Déjà l’an dernier, des travaux s’interrogeaient sur le bénéfice réel des programmes de santé de l’ONU, qui ont coûté près de 200 milliards de dollars (138 milliards d’euros) en vingt ans

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