Le “dzud”, une calamité pour les nomades mongols et leurs troupeaux

SERGELEN (Mongolie) (AFP) – L’hiver dernier avait été rude pour l’éleveuse nomade Baatariin Erdenechimeg et son troupeau de 1.000 bêtes, dont la moitié avait péri: elle pensait avoir échappé au pire en traversant la moitié de la Mongolie.
Mais, pour la deuxième année consécutive, elle doit faire face au “dzud”: un hiver rigoureux précédé d’un été sec.

Comme des centaines de milliers d’autres Mongols, Erdenechimeg est une nomade et dépend entièrement de son bétail pour vivre.
Sa famille a déjà perdu un tiers des animaux qui lui restaient et le printemps se fait attendre. “Nos animaux ne pouvaient pas survivre à un tel froid”, dit Erdenechimeg, 42 ans et mère de deux enfants.
“Ils se sont écroulés dans la neige et sont morts au cours de la nuit. Ceux qui restent n’ont que la peau sur les os”, ajoute-t-elle.

Ce phénomène climatique exceptionnel du “dzud” — l’un des pires qu’a connu la Mongolie, pays parmi les plus pauvres d’Asie — provoque des pénuries de fourrage.
Plus de 3,5 millions d’animaux — vaches, moutons, chèvres, yacks, chevaux et chameaux — sont déjà morts, alors que la neige recouvre la majorité du pays. Et leurs carcasses gelées parsèment les steppes mongoles enneigées.… Lire la suite