La grippe A/H1N1 a fait 57 millions de malades aux Etats-Unis

AP – Le bilan de la grippe A/H1N1 aux Etats-Unis s’élève à 57 millions de cas, 257.000 hospitalisations et 11.690 décès, ont annoncé vendredi les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC).

Ces chiffres couvrent une période de neuf mois, incluant les cas recensés entre l’identification de la maladie, en avril 2009, et la mi-janvier 2010. Ils sont en hausse d’environ 4% par rapport aux dernières estimations du CDC, qui portaient sur huit mois.
Le nombre de nouveaux cas est toutefois en baisse dans tout le pays. Ils ont atteint leur apogée en octobre et sont depuis en déclin.
Sur Internet:
CDC report: http://www.cdc.gov… Lire la suite

Mauritanie : la fatwa seule n’arrêtera pas les mutilations génitales féminines

 

NOUAKCHOTT, 2 février 2010 (IRIN) – Selon les érudits religieux et les activistes qui luttent contre les mutilations génitales féminines et les excisions (MGF/E), une récente fatwa bannissant les mutilations génitales féminines en Mauritanie n’aidera à réduire cette pratique que si les responsables religieux relaient ce message auprès de la population.


Etant donné que cette pratique des MGF est largement répandue en Mauritanie, ainsi que la croyance qu’elle est imposée par l’Islam – les familles mutilent leurs filles « comme Allah le veut », a dit une femme en entendant parler de la fatwa -, convaincre les gens d’arrêter prendra du temps et nécessitera un engagement des responsables religieux.


« Les imams et les oulémas ne doivent pas se contenter de faire connaître cette fatwa dans leurs prêches », a dit à IRIN l’érudit musulman Baba ould Mata. « Ils doivent sortir… et aller au devant des populations, notamment dans les régions reculées où [les MGF] sont les plus courantes ».

Un groupe de clercs et d’érudits musulmans a signé le 12 janvier un décret religieux contre les MGF après deux journées de débat conduit par le Forum de la pensée islamique et du dialogue des cultures, dans la capitale Lire la suite

Egypte : les montagnes d’ordures liées à l’abattage des porcs, un « scandale national »

LE CAIRE, 27 janvier 2010 (IRIN) – La décision du gouvernement égyptien d’abattre les 300 000 porcs du pays en mai 2009 est de plus en plus considérée comme une grossière erreur par les experts et les responsables. En effet, depuis que les porcs ne sont plus là pour les manger, les déchets organiques s’accumulent dans les rues du Caire et posent de sérieux risques pour la santé.

L’abattage des porcs, qui a duré un mois, avait officiellement pour but d’enrayer la propagation de la grippe H1N1, mais le gouvernement a dit par la suite qu’il s’agissait d’une simple mesure générale de santé publique.
Selon l’organisation non gouvernementale (ONG) locale Association for the Protection of the Environment, l’abattage des porcs a affecté le gagne-pain de 70 000 anciens éleveurs porcins et collecteurs d’ordures informels et leur famille dans la région du Caire.

Récemment, au cours d’une session parlementaire houleuse, le gouverneur du Caire, Abdel Azim Wazir, a qualifié la décision d’abattre les porcs d’« erreur ». Le législateur Hamdy el-Sayed, président du Syndicat des médecins, a quant à lui parlé de « scandale national ».
« Nos rues sont pleines d’ordures. C’est catastrophique », a-t-il dit.
« La décision de … Lire la suite

Bangladesh : les empoisonnements aux pesticides font des ravages

 

DHAKA, 19 janvier 2010 (IRIN) – Une enquête annuelle du gouvernement sur la situation sanitaire au Bangladesh a révélé que les empoisonnements liés aux pesticides étaient l’une des principales causes de décès. L’enquête met ainsi en évidence un problème de santé de premier plan.

Le bulletin sanitaire de 2009, qui rassemble les statistiques en matière de santé depuis 2008, a enregistré 7 438 décès par empoisonnement lié à des pesticides dans plus de 400 hôpitaux du pays chez les hommes et les femmes âgés de 15 à 49 ans.


Parmi ces morts, les empoisonnements directement dus aux pesticides représentent huit pour cent des victimes. Ils sont précédés uniquement par les insuffisances respiratoires, qui sont la cause de 11 pour cent de ces décès, peut-on lire dans le bulletin.

Le rapport a été publié en décembre 2009. Le bulletin sanitaire de l’année précédente ne mentionnait aucun empoisonnement lié aux pesticides.


Muhammad Abul Faiz, professeur de médecine au Sir Salimullah Medical College de Dhaka, a dit que 38 pour cent des 933 cas d’empoissonnement pris en charge par cet établissement en 2008 étaient dus à des pesticides.

Selon M. Faiz, ancien directeur général des services de santé du gouvernement, l’utilisation de Lire la suite

OMS : Changer les comportements, un défi majeur pour la santé mondiale

 

Malgré des progrès dans de nombreux domaines de la santé, le monde est toujours confronté à des défis persistants, du manque d’argent et de moyens à la résistance de nombreuses personnes à adopter les changements nécessaires dans leur mode de vie, a souligné aujourd’hui Margaret Chan, Directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

« Convaincre les gens d’adopter des comportements sains est l’un des principaux défis de santé publique », a-t-elle déclaré en ouverture de la principale réunion annuelle du Conseil d’administration de l’OMS. Elle a insisté sur les problèmes liés à l’abus d’alcool et critiqué la publicité à destination des enfants pour des aliments mauvais pour la santé. 44 millions d’enfants seraient en surpoids ou atteints d’obésité dans le monde.

 

Margaret Chan a néanmoins salué des progrès sur de nombreuses questions comme le VIH-Sida, la tuberculose, le paludisme, les vaccinations et la santé des enfants. « Ces progrès sont parfois fragiles, menacés par des facteurs qui vont de la résistance aux médicaments à l’absence de certitudes entourant les questions liées au financement dans le futur », a-t-elle dit, « mais les tendances sont positives. Même si l’optimisme concernant le paludisme doit être prudent, c’est la Lire la suite

La fraude médicale estimée à 180 milliards d’euros dans le monde

 

Reuters – Kate Kelland

Environ 180 milliards d’euros sont perdus chaque année au niveau mondial à cause de la fraude et d’erreurs dans le domaine médical, une somme qui suffirait à quadrupler les budgets de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Unicef et contrôler le paludisme en Afrique, selon un rapport publié lundi.

 

L’étude, menée par le Réseau européen de lutte contre la fraude et la corruption dans les soins de santé (EHFCN) et le Centre pour les services de lutte contre la fraude (CCFS) à l’université de Portsmouth, révèle que 5,59% des dépenses annuelles de santé au niveau mondial sont perdues en raison d’erreurs ou de faits de corruption.

La dernière estimation faite par l’OMS des dépenses de santé au niveau mondial s’élevant à 4.700 milliards de dollars (3.269 milliards d’euros), le montant des pertes ressort donc à près de 180 milliards d’euros compte tenu de ce taux de perte de 5,59%.

 

“Chaque euro perdu à cause de la fraude ou de la corruption signifie que quelqu’un, quelque part ne pourra pas obtenir le traitement dont il a besoin”, souligne Paul Vincke, président du EHFCN et l’un des auteurs de cette étude.

“(Ces personnes) sont malades Lire la suite

Les peuples autochtones représentent un tiers des plus pauvres dans le monde

 

Les autochtones à travers le monde vivent dans des conditions alarmantes et représentent un tiers des plus pauvres de la planète, selon le premier rapport de l’ONU sur la situation de ces populations publié jeudi. De manière disproportionnée, celles-ci sont victimes de taux élevés de pauvreté, de problèmes de santé, de criminalité et de violations des droits de l’homme, précise ce rapport qui a été présenté au siège des Nations Unies à New York.

 

Aux Etats-Unis, les Américains autochtones ont 600 fois plus de risque de contracter la tuberculose et 62% plus de risque de commettre un suicide que l’ensemble de la population.

En Australie et au Népal, un enfant autochtone peut s’attendre à mourir 20 ans plus tôt que son compatriote non autochtone. Bien que moins élevée, la différence d’espérance de vie est néanmoins de 13 ans au Guatemala et de 11 ans en Nouvelle-Zélande.

 

Dans certaines régions de l’Equateur, la population autochtone a 30 fois plus de risque d’avoir un cancer de la gorge que la moyenne nationale. Et au niveau mondial, plus de 50% des adultes autochtones souffrent de diabète type 2, un taux qui devrait augmenter, selon le rapport.

Alors que les populations autochtones représentent 370 Lire la suite